François: amélioration progressive de son état de santé

La voiture du Pape à son retour de l’hôpital dimanche 23 mars  (ANSA)

François: amélioration progressive de son état de santé

La convalescence du Pape François à la maison Sainte Marthe, entamée depuis sa sortie de l’hôpital le 23 mars, se poursuit et permet d’enregistrer des progrès. La journée du Saint-Père est consacrée aux soins, à la prière, au repos et au travail. Ce vendredi matin, le Pape a été informé des tremblements de terre en Birmanie et en Thaïlande, et a prié pour les nombreuses victimes.

Vatican News

Plus de bulletins médicaux sur l’état de santé de François depuis sa sortie de l’hôpital Gemelli dimanche dernier, mais des nouvelles informations données par la Salle de presse du Saint-Siège. Mardi 25 mars, on signalait la réduction progressive du recours à l’oxygénothérapie de jour. Ce vendredi, on apprend que la nuit également, le soutien respiratoire par oxygène a été diminué. L’état de santé de François s’améliore petit à petit, autant du point de vue respiratoire que de la motricité. Il retrouve aussi progressivement l’usage de la parole. Mercredi 26 mars, des examens sanguins ont été effectués et n’ont rien révélé d’anormal.

Rythme de la convalescence

La journée du Pape s’articule autour de temps consacré aux soins, mais aussi à la prière, au repos et au travail. Dans la journée, outre le personnel sanitaire à son chevet, il lui arrive de recevoir ses plus étroits collaborateurs pour échanger sur des dossiers à traiter. Vendredi matin, le Saint-Père a suivi à la télévision, depuis sa chambre, la prédication de carême du père Roberto Pasolini et a concélèbré, comme chaque matin, la messe dans la petite chapelle de la maison Sainte Marthe.

Semaine Sainte

Concernant les cérémonies de la Semaine Sainte, le calendrier a été publié 27 mars jeudi par le Bureau des cérémonies pontificales, mais il est encore tôt pour que la participation de François soit définie. Tout dépendra du cursus post hospitalisation. Deux questions restent ouvertes: la modalité qui sera adoptée pour la bénédiction Urbi et Orbi du dimanche 20 avril, et le rite de canonisation de Carlo Acutis le dimanche suivant.

Enfin, informé du tremblement de terre qui a frappé la Birmanie et la Thaïlande, le Pape a également prié pour les victimes.

Source : VATICANNEWS, le 28 mars 2025

Quand Bernanos évoque le regard de Marie

Illustration
Détail de La Vierge en prière de Giovanni Battista Salvi, 1640-1650. CC0/wikimedia

Quand Bernanos évoque le regard de Marie

Notre pauvre espèce ne vaut pas cher, mais l’enfance émeut toujours ses entrailles, l’ignorance des petits lui fait baisser les yeux – ses yeux qui savent le bien et le mal, ses yeux qui ont vu tant de choses ! Mais ce n’est que l’ignorance, après tout. La Vierge était l’innocence.

Oui, mon petit, pour la bien prier, il faut sentir sur soi ce regard qui n’est pas tout à fait celui de l’indulgence – car l’indulgence ne va pas sans quelque expérience amère – mais de la tendre compassion, de la surprise douloureuse, d’on ne sait quel sentiment encore, inconcevable, inexprimable, qui la fait plus jeune que le péché, plus jeune que la race dont elle est issue et, bien que Mère par la grâce, Mère des grâces, la cadette du genre humain.

Georges Bernanos, extrait du roman Journal d’un curé de campagne

Écrivain français  (1888-1948)

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

29.03.2025 – SAINTE DU JOUR

Sainte Gladys

Veuve et ermite

(Ve s.)

Gladys, prénom toujours apprécié dans le monde anglo-saxon, était princesse du Pays de Galles. 

Elle et son mari Gondlée étaient devenus des saints, non sans peine. Gondlée, chef de clan, avait enlevé sa future épouse, dont la fidélité conjugale fut loin d’être exemplaire. 

Or le fils de tels parents, Cadoc, se manifesta très vite, au contraire, comme un saint authentique. Il eut assez d’influence pour amener ses parents à quitter leur existence brutale. 

Devenue veuve, Gladys se convertit et se fit ermite, vivant dans la prière et la pénitence au bord de la rivière Ebbwé, dans l’Ouest de l’Angleterre. Elle termina sa vie dans la paix de la conversion du cœur. 

Quant à son fils, devenu moine, il fonda un monastère dans la région de Cardiff, puis se réfugia avec ses moines en Armorique, notre Bretagne, lors de l’invasion des tribus saxonnes. Ayant rencontré saint Gildas, le moine Cadoc porta l’Évangile dans la région de Vannes en Morbihan. 

Ainsi, le fils et la mère se sont retrouvés par la miséricorde du Seigneur qui « écrit droit avec les lignes courbes de nos vies ». 

De retour en Angleterre, Cadoc prend soin de ses compatriotes, les Celtes des comtés orientaux combattant les conquérants saxons, qui le livrent au martyre à Weedon. Il avait mené jusqu’au bout le beau combat de la foi. Le prénom Cadoc, ou encore Kadeg, a d’ailleurs le sens, en celtique, de « combattant valeureux ».

 Cette notice fait référence au dictionnaire hagiographique intitulé Dix mille saints et rédigé par les bénédictins de Ramsgate en Angleterre (Éditions Brépols).

Sainte Gladys priez pour nous !

29.03.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 18,9-14. 

En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici :
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).
Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain.
Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’
Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’


Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Ludolphe de Saxe (v. 1300-1378)

dominicain puis chartreux à Strasbourg

La Vie de Jésus-Christ ; 2,30 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche I44; trad. Orval; © 1971 Abbaye d’Orval)

« Le Seigneur voit l’humble ; il reconnaît l’orgueilleux » (Ps 137,6)

Le pharisien de l’Évangile se vantait et se justifiait avec orgueil. Il accusait les autres et s’estimait meilleur qu’eux (…). Voilà bien les signes de l’orgueil que Dieu reconnaît de loin (cf. Ps 137,6) mais ne pardonne pas. Loin de s’accuser, cet homme se loue lui-même. Au lieu de prier Dieu, il se moque de celui qui le glorifie. Et lorsqu’il rend grâce, il ne pense pas aux dons de Dieu mais à ses propres mérites. « Le publicain, lui, reste à distance », avec l’humble sentiment qu’il n’est pas digne de s’approcher, « et il n’ose même pas lever les yeux au ciel » par modestie, car il a conscience de son indignité de pécheur, et son péché l’empêche de regarder le ciel. La douleur de son repentir fait qu’ « il se frappe la poitrine » où il trouve l’origine de tout mal, et il dit en s’accusant humblement : Toi qui peux tout, « mon Dieu, aie pitié de moi qui suis un pécheur » (Lc 18,13). Cette accusation de soi, cet aveu sans artifice, apporte au pécheur le pardon de ses fautes. Voilà les signes de l’humilité sur laquelle Dieu penche son regard et qu’il reconnaît. (…) Quel fut le fruit de cette attitude ? Dieu pardonna au publicain ce dont il s’accusait, et celui-ci s’en alla justifié. (…) Il est devenu juste à bon droit, car le pharisien présumait de sa justice, tandis que le publicain la possédait réellement. Celui-là était justifié à ses propres yeux par ses œuvres ; celui-ci l’était auprès de Dieu par sa foi. Celui-là se glorifiait orgueilleusement de ses biens ; celui-ci reconnaissait humblement son mal. Mieux vaut l’humble pécheur que le juste orgueilleux, car dès que le pécheur s’humilie, il n’est déjà plus pécheur ; et dès que le juste s’enorgueillit, il cesse d’être juste. Il ne faut donc pas se glorifier de ses œuvres, mais se confier humblement à la grâce.

LECTURES :

Livre d’Osée 6,1-6. 

Venez, retournons vers le Seigneur !  Il a blessé, mais il nous guérira ; il a frappé, mais il nous soignera.
Après deux jours, il nous rendra la vie ; il nous relèvera le troisième jour : alors, nous vivrons devant sa face.
Efforçons-nous de connaître le Seigneur : son lever est aussi sûr que l’aurore ; il nous viendra comme la pluie, l’ondée qui arrose la terre.
– Que ferai-je de toi, Éphraïm ? Que ferai-je de toi, Juda ? Votre fidélité, une brume du matin, une rosée d’aurore qui s’en va.
Voilà pourquoi j’ai frappé par mes prophètes, donné la mort par les paroles de ma bouche : mon jugement jaillit comme la lumière.
Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.

Psaume 51(50),3-4.18-19.20-21ab. 

R/ Tu veux la fidélité, Seigneur, non le sacrifice. (Os 6, 6a)

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, 
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave moi tout entier de ma faute, 
purifie-moi de mon offense.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, 
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; 
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, 
relève les murs de Jérusalem.
Alors tu accepteras de justes sacrifices,
oblations et holocaustes sur ton autel.