31.03.2025 – SAINTE DU JOUR

Bse Natalia Tułasiewicz

LAÏQUE ET MARTYRE († 1945)

Nathalie Tułasiewicz naît à Rzeszów près des Monts Carpates le 9 avril 1906 dans une famille d’intellectuels polonais. Elle passa son baccalauréat chez les Ursulines de Poznań et étudia la philologie à l’Université Mickiewicz de Poznań où elle passa sa maîtrise. Le sujet en était Mickiewicz et la musique. Elle devint enseignante à l’école privée Saint-Casimir et chez les Ursulines. 

En 1938 Nathalie préparait un doctorat de lettres. Elle s’intéressait au théâtre, à la philosophie, à la psychologie et à la musicologie. Elle étudiait particulièrement les écrits de saint François d’Assise, sainte Thérèse d’Avila et saint Jean de la Croix. 

L’occupation allemande fut un terrible choc pour Nathalie comme pour ses compatriotes. Elle y répondit par l’intensification de ses forces spirituelles devenant une véritable Mulier Fortis. Elle faisait partie de la Sodalité de Marie (Sodalicja Mariańska) association de laïcs à la spiritualité mariale. 

En 1940, Nathalie quitta Poznań qui faisait partie de la Pologne annexée au Reich et déménagea à Cracovie siège administratif du Gouvernement Général, où elle recevait quotidiennement la Sainte Communion. Elle avait des contacts avec des Polonais fidèles au Conseil polonais de Londres et donnait des leçons de littérature polonaise et de théologie en cachette. À la même époque à Cracovie un certain Karol Józef Wojtyła, ouvrier à l’usine de Solvay, allait se préparer clandestinement au séminaire…

Après une récollection près de Varsovie, Nathalie prit la décision d’accompagner volontairement en 1943 un groupe de femmes polonaises, au titre du travail obligatoire en Allemagne, pour leur apporter un soutien spirituel. Elles travaillèrent dans une usine à Hanovre. Son investissement y fut comparable à celle en France du bienheureux Marcel Callo. Comme lui elle organisait des conférences, des cercles de prières, des pièces de théâtre après le travail, etc. (>>>Bx Marcel Callo).

Lorsque la Gestapo découvrit cette présence chrétienne, en avril 1944, elle fut arrêtée, torturée et incarcérée à Cologne. En septembre 1944, elle fut déportée au camp de Ravensbrück. 

Le Vendredi Saint 1945 recueillant ses pauvres forces, Nathalie réunit des compagnes pour faire une conférence sur la Passion et la Résurrection du Seigneur. Deux jours après, elle fut envoyée à la chambre à gaz. C’était le jour de Pâques le 31 mars 1945.

Le camp fut libéré par l’armée soviétique le 30 avril 1945. 

 Natalia Tułasiewicz a été béatifiée le 13 juin 1999, à Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Bse Natalia Tułasiewicz priez pour nous !

31.03.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 4,43-54. 

En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée.
– Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays.
Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête.
Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm.
Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant.
Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! »


Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! »
Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit.
Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant.
Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure, (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté. »
Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.
Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Anastase d’Antioche (?-599)

moine puis patriarche d’Antioche

Homélie 5, sur la Résurrection du Christ, 6-9 ; PG 89, 1358-1362 (trad. cf bréviaire, défunts)

« Ton fils est vivant »

« Si le Christ a connu la mort, puis la vie, c’est pour être le Seigneur des morts et des vivants » (Rm 14,9). Mais « Dieu n’est pas le Dieu des morts, il est le Dieu des vivants » (Lc 20,38). Donc, puisque ce Seigneur des morts est vivant, les morts ne sont plus des morts mais des vivants : la vie règne en eux, pour qu’ils vivent sans plus craindre la mort. De même que « le Christ, ressuscité des morts, ne meurt plus » (Rm 6,9), de même, relevés et libérés de leur état périssable, ils ne verront plus la mort. Ils participeront à la résurrection du Christ, comme lui-même a pris part à notre mort. En effet, le Christ n’est descendu sur terre que pour « broyer les portes de bronze et briser les verrous de fer » (Ps 106,16) qui étaient fermés depuis toujours, et pour arracher notre vie de son état périssable et nous attirer vers lui, nous appelant de l’esclavage à la liberté. Si ce plan de salut n’est pas encore accompli, car les hommes meurent encore et leurs corps se dissolvent dans la tombe, que ce ne soit nullement un obstacle pour la foi. Car dès maintenant nous avons reçu les arrhes de tous les biens qui nous sont promis, en la personne de celui qui est notre premier né : par lui nous sommes montés au plus haut des cieux. En effet, nous siégeons auprès de celui qui nous a emportés avec lui dans les hauteurs, comme saint Paul le dit : « Avec lui, Dieu nous a ressuscités et nous a fait asseoir dans les cieux avec le Christ » (Ep 2,6).

LECTURES :

Livre d’Isaïe 65,17-21. 

Ainsi parle le Seigneur : Oui, voici : je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, on ne se souviendra plus du passé, il ne reviendra plus à l’esprit.
Soyez plutôt dans la joie, exultez sans fin pour ce que je crée. Car je vais recréer Jérusalem, pour qu’elle soit exultation, et que son peuple devienne joie.
J’exulterai en Jérusalem, je trouverai ma joie dans mon peuple. On n’y entendra plus de pleurs ni de cris.
Là, plus de nourrisson emporté en quelques jours, ni d’homme qui ne parvienne au bout de sa vieillesse ; le plus jeune mourra centenaire, ne pas atteindre cent ans sera malédiction.
On bâtira des maisons, on y habitera ; on plantera des vignes, on mangera leurs fruits.

Psaume 30(29),2a.3-4.5-6.9.12a.13cd. 

R/ Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé. (Ps 29, 2a)

Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé.
Quand j’ai crié vers toi, Seigneur.
Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme 
et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, 
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie ; 
avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie.

Et j’ai crié vers toi, Seigneur, 
j’ai supplié mon Dieu :
Tu as changé mon deuil en une danse,
que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !

Que mon cœur ne se taise pas, 
qu’il soit en fête pour toi, 
et que sans fin, Seigneur, mon Dieu, 
je te rende grâce !

Medjugorje ? » Allez-y parce que c’est un lieu de grâce ! » (I)

Illustration
© Shutterstock/Ponta shots

Medjugorje ? » Allez-y parce que c’est un lieu de grâce ! » (I)

L’archevêque italien Aldo Cavalli, visiteur apostolique envoyé par le Pape François dans la paroisse de Medjugorje (1) a été désigné par le Pape visiteur apostolique dans la localité de Bosnie-Herzégovine, devenue l’un des centres marials les plus visités au monde au cours des quarante dernières années. Il répond ici aux questions du journaliste de Vatican-news(extraits) :

  • Depuis quelques années, vous vivez dans la paroisse de Medjugorje et vous rencontrez des pèlerins. Quelle est votre expérience ?

Je n’étais jamais allé à Medjugorje. Mais je suis italien et, comme beaucoup de gens de mon pays, j’ai eu des contacts avec ceux qui y sont allés. J’ai toujours remarqué, à leur retour de Medjugorje, que ces personnes étaient plus engagées sur le plan spirituel et humain: dans l’Église, dans la catéchèse, pour faire le bien. Ils étaient beaucoup plus engagés qu’avant.

Cela fait maintenant trois ans que je suis là: c’est un lieu normal, sans rien de spécial, et c’est devenu par la grâce un lieu spirituel où les gens viennent du monde entier. Ils viennent et commencent à y prier. Ils entrent en communion avec le Seigneur Jésus et la Vierge Marie les accompagne. Il s’agit d’une prière simple. Ils veulent changer leur vie, vivre mieux qu’avant, ils veulent résoudre ou bien gérer les problèmes qu’ils ont. Un changement qui s’appelle la conversion, qui a lieu en particulier dans le sacrement de la pénitence. C’est ce qui se passe normalement à Medjugorje.

  • Qu’est-ce qui vous frappe lorsque vous regardez les nombreux pèlerins ?

Ils sont jeunes et vieux. Ils viennent sans aucun parrainage. Ils viennent tous dans un seul but: rencontrer le Seigneur et la Vierge Marie. Ils ne trouvent rien à voir ni à visiter. En matière de tourisme religieux, nous sommes à zéro. Mais ici, des jeunes et des adultes commencent à prier. Je venais d’arriver, en février il y a trois ans, et je me tenais sur les bancs extérieurs derrière l’église quand une famille latino est entrée, avec un garçon de 15 ans qui était un rebelle, un vrai rebelle… Au bout de cinq minutes, il est venu se confesser, et les parents l’ont regardé avec étonnement.

C’est un lieu de grâce que le Seigneur a choisi. L’autorisation du Pape signifie « allez, allez, allez ! Allez-y parce que c’est un lieu de grâce, où vous rencontrez le Seigneur et où le Seigneur vous rencontre ».

www.vaticannews.va

(1) Međugorje est une ville de Bosnie-Herzégovine devenue sanctuaire marial et lieu de pèlerinage catholique depuis la première apparition de la Vierge Marie sur la « colline des apparitions » en 1981. Ces apparitions se poursuivent encore aujourd’hui, notamment tous les 25 du mois.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

30.03.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Jean Climaque

ABBÉ († 649)

Anachorète, higoumène et
grand écrivain de l’Église d’Orient 

Jean naît vers 575. Sa vie se déroula donc pendant les années où Byzance, capitale de l’empire romain d’Orient, connut la plus grande crise de son histoire. À l’improviste, le cadre géographique de l’empire se transforma et le torrent des invasions barbares fit s’effondrer toutes ses structures. Seule tint bon la structure de l’Église, qui continua pendant ces temps difficiles à exercer son action missionnaire, humaine et socio-culturelle, en particulier à travers le réseau des monastères, dans lesquels œuvraient de grandes personnalités religieuses, comme celle, précisément, de Jean Climaque. 

Jean vécut et raconta ses expériences spirituelles dans les montagnes du Sinaï, où Moïse rencontra Dieu et Élie en entendit la voix. On conserve des informations le concernant dans une brève Vita (p. 88, 596-608), écrite par le moine Daniel de Raito : à seize ans, Jean, moine sur le mont Sinaï, y devint le disciple de l’abbé Martirio, un « ancien » ; c’est-à-dire un « sage ». Vers vingt ans, il choisit de vivre en ermite dans une grotte au pied de la montagne, dans un lieu appelé Tola, à huit kilomètres du monastère de Sainte-Catherine. Mais la solitude ne l’empêcha pas de rencontrer des personnes souhaitant avoir une direction spirituelle, ainsi que de se rendre en visite dans plusieurs monastères à Alexandrie. En effet, sa retraite d’ermite, loin d’être une fuite du monde et de la réalité humaine, déboucha sur un amour ardent pour les autres (Vita 5) et pour Dieu (Vita 7). 

Après quarante ans de vie érémitique vécue dans l’amour pour Dieu et pour son prochain, des années pendant lesquelles il pleura, il pria, il lutta contre les démons, il fut nommé higoumène du grand monastère du mont Sinaï et revint ainsi à la vie cénobitique, dans un monastère. Mais, quelques années avant sa mort, nostalgique de sa vie d’ermite, il laissa à son frère, moine dans le même monastère, la conduite de la communauté. 

Il meurt après 650. 

On possède de lui deux œuvres ascétiques « l’Échelle de perfection », d’où son surnom de Climaque, et le « Livre au Pasteur ».

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI :

 >>> Jean Climaque

Saint Jean Climaque priez pour nous !

30.03.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 15,1-3.11-32. 

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens.
Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.
Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.
Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.
Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.
Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !
Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.


Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.”
Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.


Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”
Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,
allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.
Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses.
Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.
Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.”
Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier.
Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.
Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !”
Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Nersès Snorhali (1102-1173)

patriarche arménien

Première partie, § 19-25 ; SC 203 (Jésus Fils Unique du Père, trad. I. Kéchichian, éd. du Cerf, 1973; p. 42-43)

La prière du fils perdu

À présent, je Te supplie, moi avec lui : « Père, j’ai péché contre Toi, contre le Ciel ; Je ne suis pas digne d’être appelé fils, Fais donc de moi le dernier des journaliers. » Rends-moi digne du plus pur Et saint baiser de ton Père si bon. Sous le toit de la salle des Noces Veuille me recevoir de nouveau. Et la robe première, Dont me dépouillèrent les brigands, Veuille m’en revêtir encore, Comme ornement de l’Épouse parée. L’anneau royal, Signe d’autorité, Fais que je le porte en ma main droite, Pour ne plus désormais obliquer à gauche. Et comme protection contre le Serpent Donne des chaussures à mes pieds Pour qu’ils ne heurtent pas la ténèbre, Mais que sa tête soit écrasée. À l’immolation du veau gras, Qui est le sacrifice sur la Croix, Et au sang sorti du Côté par la lance, D’où jaillit pour nous le ruisseau de Vie, Fais-moi communier à nouveau, Suivant la parabole de l’Enfant Prodigue, Pour manger le pain vivifiant, Pour boire ta coupe céleste.

LECTURES :

Livre de Josué 5,9a.10-12. 

En ces jours-là, le Seigneur dit à Josué : « Aujourd’hui, j’ai enlevé de vous le déshonneur de l’Égypte. »
Les fils d’Israël campèrent à Guilgal et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois, vers le soir, dans la plaine de Jéricho.
Le lendemain de la Pâque, en ce jour même, ils mangèrent les produits de cette terre : des pains sans levain et des épis grillés.
À partir de ce jour, la manne cessa de tomber, puisqu’ils mangeaient des produits de la terre. Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël, qui mangèrent cette année-là ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan.

Psaume 34(33),2-3.4-5.6-7. 

R/ Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur ! (Ps 33, 9a)

Je bénirai le Seigneur en tout temps, 
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur : 
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Magnifiez avec moi le Seigneur, 
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond : 
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira, 
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5,17-21. 

Frères, si quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né.
Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné le ministère de la réconciliation.
Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui : il n’a pas tenu compte des fautes, et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.
Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu.
Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu.