26.04.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 16,9-15. 

Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons.
Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient.
Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire.
Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne.
Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus.
Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité.
Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Livre d’heures du Sinaï (9e siècle)

Canon en l’honneur de la croix et de la Résurrection, SC 486 (Sinaiticus graecus 864; trad. Sr Maxime Ajjoub, éd. du Cerf, 2004, p. 383-385)

Prenez courage, le Christ est vraiment ressuscité !

Tu t’es revêtu, Seigneur, de ma pauvreté, librement tu es descendu jusqu’à la croix et à la Passion, afin de me faire don de la vie incorruptible et de me créer à neuf, grâce au sang de ton côté divin, en m’accordant par là ton impassibilité à toi, qui avais souffert la Passion. En te voyant, Sauveur, souffrir en ton essence humaine sur le gibet de la croix, la Vierge, ô Christ, s’écriait avec larmes : « Ne fais pas disparaître la fierté de ta mère et servante, toi qui sans semence d’homme t’es fait homme en mon sein, ô Verbe, afin d’arracher le monde à la corruption ! » Mort, il est ressuscité, et, ressuscité avec eux, aux morts il accorde la résurrection, le Christ ! Maintenant prenez courage, toutes les nations, car il est vraiment devenu roi de toute la terre, celui dont le pouvoir et la puissance royale était et sera, maintenant et dans tous les siècles. De grand matin les Porteuses de parfum venaient avec des aromates chercher dans le tombeau, comme un cadavre, ô Christ, pour l’oindre de myrrhe, ton corps vivifiant ; mais c’est toi qui t’es dressé devant elles, vivant, avec ces mots : « Cet Hadès qui dévorait tout, rassurez-vous, je l’ai dompté et j’ai ressuscité tous ceux qu’il retenait. » Le larron rend hommage au Roi, Joseph exulte avec les saintes femmes, tous célèbrent comme Dieu le Verbe ressuscité, qui a mené Thomas jusqu’à la foi et, à tous ses apôtres a accordé l’Esprit très saint pour les siècles.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 4,13-21. 

En ces jours-là, les chefs du peuple, les Anciens et les scribes constataient l’assurance de Pierre et de Jean et, se rendant compte que c’était des hommes sans culture et de simples particuliers, ils étaient surpris ; d’autre part, ils reconnaissaient en eux ceux qui étaient avec Jésus.
Mais comme ils voyaient, debout avec eux, l’homme qui avait été guéri, ils ne trouvaient rien à redire.
Après leur avoir ordonné de quitter la salle du Conseil suprême, ils se mirent à discuter entre eux.
Ils disaient : « Qu’allons-nous faire de ces gens-là ? Il est notoire, en effet, qu’ils ont opéré un miracle ; cela fut manifeste pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons pas le nier.
Mais pour en limiter la diffusion dans le peuple, nous allons les menacer afin qu’ils ne parlent plus à personne en ce nom-là. »
Ayant rappelé Pierre et Jean, ils leur interdirent formellement de parler ou d’enseigner au nom de Jésus.
Ceux-ci leur répliquèrent : « Est-il juste devant Dieu de vous écouter, plutôt que d’écouter Dieu ? À vous de juger.
Quant à nous, il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu. »
Après de nouvelles menaces, ils les relâchèrent, faute d’avoir trouvé le moyen de les punir : c’était à cause du peuple, car tout le monde rendait gloire à Dieu pour ce qui était arrivé.

Psaume 118(117),1.14-15ab.16-18.19-21. 

R/ Seigneur, je te rends grâce, car tu m’as exaucé. (Ps 117, 21)

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! 
Éternel est son amour !
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; 
il est pour moi le salut.
Clameurs de joie et de victoire
sous les tentes des justes.

« Le bras du Seigneur se lève, 
le bras du Seigneur est fort ! »
Non, je ne mourrai pas, je vivrai 
pour annoncer les actions du Seigneur.
il m’a frappé, le Seigneur, il m’a frappé, 
mais sans me livrer à la mort.

Ouvrez-moi les portes de justice : 
j’entrerai, je rendrai grâce au Seigneur.
« C’est ici la porte du Seigneur : 
qu’ils entrent, les justes ! »
Je te rends grâce car tu m’as exaucé : 
tu es pour moi le salut.

Il faut chercher avec soin la manière dont vous devez me louer

Illustration
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Il faut chercher avec soin la manière dont vous devez me louer

Je suis la Reine du ciel. Il faut chercher avec soin la manière dont vous me devez louer. Ayez pour certain que toute la louange de mon Fils est ma louange, et que qui l’honore m’honore.

En fait, nous nous sommes réciproquement aimés avec tant de ferveur que nous avons été tous deux comme un seul cœur ; et il m’a si spécialement honorée, moi qui n’étais qu’un vase de terre, qu’il m’a exaltée par-dessus les anges. C’est donc de cette manière que vous devez me louer :

« Béni soyez-vous, ô Dieu ! Créateur de toutes choses, qui avez daigné descendre dans le sein de la Vierge Marie sans incommodité, et qui avez daigné prendre d’elle une chair humaine sans péché !

Béni soyez-vous, ô Dieu ! Qui êtes venu à la Vierge sainte, qui êtes né d’elle sans péché, remplissant des tressaillements d’une joie ineffable son âme et tous ses membres !

Béni soyez-vous, ô Dieu ! Qui avez réjoui la Vierge Marie, votre Mère, après l’Ascension, lui donnant tant d’admirables consolations, et qui l’avez elle-même visitée en la consolant divinement !

Béni soyez-vous, ô Dieu ! Qui avez emporté au Ciel le corps et l’âme de la Vierge Marie, votre Mère, et qui l’avez honorablement placée auprès de la divinité, au-dessus de tous les anges.

Faites-moi miséricorde à raison de ses prières amoureuses. »

Marie d’après Saint Brigitte de Suède, docteur de l’Église

« Révélations Célestes » livre I ch 8

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

25.04.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Marc 
Évangéliste, évêque d’Alexandrie 
Martyr († v. 75)

 

Marc était probablement de la race d’Aaron ; il était né en Galilée. Il semble avoir fait partie du groupe des soixante-douze disciples du Sauveur ; mais il nous apparaît surtout dans l’histoire comme le compagnon fidèle de l’apostolat de saint Pierre. 

C’est sous l’inspiration du chef des Apôtres et à la demande des chrétiens de Rome qu’il écrivit l’Évangile qui porte son nom. Marc cependant ne suivit pas saint Pierre jusqu’à son glorieux martyre ; mais il reçut de lui la mission spéciale d’évangéliser Alexandrie, l’Égypte et d’autres provinces africaines. 

Le disciple ne faillit pas à sa tâche et porta aussi loin qu’il put, dans ces contrées, le flambeau de l’Évangile. Alexandrie en particulier devint un foyer si lumineux, la perfection chrétienne y arriva à un si haut point, que cette Église, comme celle de Jérusalem, ne formait qu’un cœur et qu’une âme dans le service de Jésus-Christ. La rage du démon ne pouvait manquer d’éclater. 

Les païens endurcis résolurent la mort du saint évangéliste et cherchèrent tous les moyens de s’emparer de lui. Marc, pour assurer l’affermissement de son œuvre, forma un clergé sûr et vraiment apostolique, puis échappa aux pièges de ses ennemis en allant porter ailleurs la Croix de Jésus-Christ. Quelques années plus tard, il eut la consolation de retrouver l’Église d’Alexandrie de plus en plus florissante.

La nouvelle extension que prit la foi par sa présence, les conversions nombreuses provoquées par ses miracles, renouvelèrent la rage des païens. Il fut saisi et traîné, une corde au cou, dans un lieu plein de rochers et de précipices. Après ce long et douloureux supplice, on le jeta en prison, où il fut consolé, la nuit suivante, par l’apparition d’un ange qui le fortifia pour le combat décisif, et par l’apparition du Sauveur lui-même. 

Le lendemain matin, Marc fut donc tiré de prison ; on lui mit une seconde fois la corde au cou, on le renversa et on le traîna en poussant des hurlements furieux. La victime, pendant cette épreuve douloureuse, remerciait Dieu et implorait sa miséricorde. Enfin broyé par les rochers où se heurtaient ses membres sanglants, il expira en disant : « Seigneur, je remets mon âme entre vos mains. »

25.04.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 21,1-14. 

En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples.
Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.
Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. »


Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau.
Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres.
Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.
Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.
Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur.


Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson.
C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire de Narek (v. 944-v. 1010)

moine et poète arménien

Le Livre de prières, n°66 (SC 78; trad. Isaac Kéchichian, s .j.; Éds du Cerf 2000 – réimpression de la 1e édition de 1961 revue et corrigée, p. 411 rev.)

« Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage »

Dieu miséricordieux, très compatissant, ami des hommes (Sg 1,6)…, lorsque tu parles, rien n’est impossible, même ce qui paraît impossible à notre esprit : c’est toi qui donnes un fruit savoureux en échange des dures épines de cette vie. (…) Seigneur Christ, souffle de nos narines (Lm 4,20) et splendeur de notre beauté (…), lumière et donateur de la lumière, tu ne prends pas plaisir au mal, tu ne veux la perdition de personne, tu ne souhaites jamais la mort (Ez 18,32). Tu n’es pas agité par le trouble, ni assujetti à la colère ; tu n’es pas intermittent en ton amour, ni changeant en ta compassion ; tu ne varies jamais dans ta bonté. Tu ne tournes pas le dos, tu ne détournes pas la face, mais tu es totalement lumière et volonté de salut. Quand tu veux pardonner, tu le peux ; quand tu veux guérir, tu es puissant ; quand tu veux vivifier, tu en es capable ; quand tu veux accorder ta grâce, tu es généreux ; quand tu veux rendre à la santé, tu es habile.(…) Quand tu veux rénover tu es créateur ; quand tu veux ressusciter, tu es Dieu. (…) Quand, avant même que nous le demandions, tu veux étendre la main, tu ne manques de rien. (…) Si tu veux m’affermir, moi qui suis ébranlé, tu es rocher ; si tu veux me donner à boire, à moi l’assoiffé, tu es source ; si tu veux révéler ce qui est caché, tu es lumière. (…) Toi qui pour mon salut as combattu avec force (…), tu as pris sur ton corps innocent toute la souffrance des châtiments que nous avions mérités, afin que, en devenant exemple, tu manifestes en acte la compassion que tu nous portes.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 4,1-12. 

En ces jours-là, après la guérison de l’infirme, comme Pierre et Jean parlaient encore au peuple, les prêtres survinrent, avec le commandant du Temple et les sadducéens ;
ils étaient excédés de les voir enseigner le peuple et annoncer, en la personne de Jésus, la résurrection d’entre les morts.
Ils les firent arrêter et placer sous bonne garde jusqu’au lendemain, puisque c’était déjà le soir.
Or, beaucoup de ceux qui avaient entendu la Parole devinrent croyants ; à ne compter que les hommes, il y en avait environ cinq mille.
Le lendemain se réunirent à Jérusalem les chefs du peuple, les anciens et les scribes.
Il y avait là Hanne le grand prêtre, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui appartenaient aux familles de grands prêtres.
Ils firent amener Pierre et Jean au milieu d’eux et les questionnèrent : « Par quelle puissance, par le nom de qui, avez-vous fait cette guérison ? »
Alors Pierre, rempli de l’Esprit Saint, leur déclara : « Chefs du peuple et anciens,
nous sommes interrogés aujourd’hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé.
Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus le Nazaréen, lui que vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts, c’est par lui que cet homme se trouve là, devant vous, bien portant.
Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle.
En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. »

Psaume 118(117),1-2.4.22-24.25-27a. 

R/ La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle. (Ps 117, 22)

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! 
Éternel est son amour !
Oui, que le dise Israël : 
Éternel est son amour !
Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur : 
Éternel est son amour !

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs 
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.
Voici le jour que fit le Seigneur, 
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !

Donne, Seigneur, donne le salut ! 
Donne, Seigneur, donne la victoire !
Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient ! 
De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !
Dieu, le Seigneur, nous illumine.