04.05.2025 – SAINT DU JOUR

Bx Thomas d’Olera
Religieux profès o.f.m. cap.

Selon la Lettre apostolique (reportée à la fin de cette composition hagiographique) du pape François, la fête liturgique a été fixée au 4 mai

Thomas d’Olera (dans le siècle Tommaso Acerbis) naît en 1563 à Olera, petit village de la commune d’Alzano Lombardo (Bergame, Italie), au sein d’une ancienne famille noble. 

« L’amour de Dieu, comme il l’écrivait, demeure dans les cœurs humbles ». La vie de Thomas d’Olera se reflète profondément dans ces paroles.

Encore adolescent, il partage avec ses parents les difficultés quotidiennes et le travail, d’abord en tant que berger, puis comme agriculteur. 

En 1580 la vocation l’amène, à l’âge de 17 ans, à rejoindre l’Ordre des Frères capucins du couvent de Vérone. Après sa formation, il devint un infatigable prédicateur de l’Évangile et, surtout, un humble frère quêteur. Chaque jour il demande à tous, sans distinction, des offrandes et du pain pour les religieux et pour les pauvres. Il assure à chacun consolation et prières.

Le frère Tommaso resta dans la ville de Vérone jusqu’en 1605. Puis il fut transféré à Vicence où ses prédications donnèrent naissance à des vocations féminines. Il récolta également des fonds pour faire construire le monastère Saint Joseph.

En 1612 il fut envoyé à Rovereto, dans la région du Trentin-Haut-Adige où il fit construire le monastère Saint-Charles pour y abriter des Clarisses.

C’est à Padoue qu’il continue sa mission, à partir de 1618 en tant que gardien du couvent.

Au couvent de Conegliano, il exerça les fonctions de frère mendiant. Thomas ne néglige personne et parle de Dieu aux grands de ce monde, y compris rois et empereurs, et aux personnes d’humble condition. 

Sa réputation de grand prédicateur lui vaut l’invitation de Léopold V, archiduc du Tyrol, pour être son guide spirituel. Il devint ensuite conseiller de nombreuses personnalités politiques et ecclésiastiques. Même s’il fréquentait de grands personnages, le Frère Tommaso resta humble et obéissant envers ses supérieurs. Il avait aussi un mode de vie très austère, rythmé par la prière et la pénitence. 

En plus de ses nombreuses activités, il fit construire un sanctuaire marial à Volders (dans le Tyrol, Autriche) qui sera inauguré, après sa mort, en 1654.

Le frère Tommaso est mort en odeur de sainteté, dans son humble cellule, le 3 mai 1631 à Innsbruck.

Le procès en béatification a été ouvert en 1963 ; il a été déclaré vénérable le 23 octobre 1987 par saint Jean-Paul II.

Tommaso (Acerbis) d’Olera a été béatifié le 21 septembre 2013, l’année du 450e anniversaire de sa naissance, dans la cathédrale Saint Alexandre de Bergame, par le délégué pontifical card. Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, qui lut la Lettre Apostolique du Pape François :
 « En accueillant le désir de notre frère François Beschi, évêque de Bergame, d’autres frères dans l’épiscopat et de nombreux fidèles, après avoir eu l’avis favorable de la Congrégation pour les Causes des Saints, avec notre autorité apostolique nous concédons que le vénérable Serviteur de Dieu Thomas d’Olera (dans le siècle Thomas Acerbis), religieux profès de l’Ordre des Frères Mineurs Capucins, qui par la contemplation du Christ crucifié, est devenu un témoin et un catéchiste plein de zèle de la très haute charité divine de la Sagesse, soit désormais appelé bienheureux et que nous puissions célébrer sa fête dans les lieux et selon les modalités prévues par le Droit, chaque année, le 4 mai». 

Pour un approfondissement biographique :
>>> Fra’ Tommaso d’Olera 

Bx Thomas d’Olera priez pour nous !

04.05.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 21,1-19. 

En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples.
Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.
Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. »
Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau.
Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres.
Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.
Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.
Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur.
Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson.
C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.
Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »
Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. »
Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis.
Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Homélies sur l’Évangile, n°24 (trad. par les moines du Barroux; Le Barroux, Éd. Sainte-Madeleine; diff. Téqui, 2000; rev.)

« Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage »

Que symbolise la mer, sinon le monde présent, battu par les vagues tumultueuses des affaires et les remous d’une vie caduque ? Et que représente le rivage ferme, sinon la pérennité du repos éternel ? Les disciples peinent donc sur le lac puisqu’ils sont encore pris dans les flots de la vie mortelle, mais notre Rédempteur, après sa résurrection, se tient sur le rivage puisqu’il a déjà dépassé la condition d’une chair fragile. C’est comme s’il avait voulu se servir de ces choses pour parler à ses disciples du mystère de sa résurrection, en leur disant : « Je ne vous apparais plus sur la mer (Mt 14,25), car je ne suis plus parmi vous dans l’agitation des vagues ». C’est dans le même sens qu’en un autre endroit, il a dit à ces mêmes disciples après sa résurrection : « Je vous ai dit ces choses quand j’étais encore avec vous » (Lc 24,44). Il n’a dit pas cela parce qu’il n’était plus avec eux — son corps était présent et leur apparaissait — mais… sa chair immortelle distançait de loin leurs corps mortels : il disait ne plus être avec eux tout en étant au milieu d’eux. Dans le passage que nous lisons aujourd’hui, par l’emplacement de son corps il leur signifie la même chose : alors que ses disciples naviguent encore, il se montre désormais établi sur le rivage.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 5,27b-32.40b-41. 

En ces jours-là, les Apôtres comparaissaient devant le Conseil suprême. Le grand prêtre les interrogea :
« Nous vous avions formellement interdit d’enseigner au nom de celui-là, et voilà que vous remplissez Jérusalem de votre enseignement. Vous voulez donc faire retomber sur nous le sang de cet homme ! »
En réponse, Pierre et les Apôtres déclarèrent : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes.
Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le suspendant au bois du supplice.
C’est lui que Dieu, par sa main droite, a élevé, en faisant de lui le Prince et le Sauveur, pour accorder à Israël la conversion et le pardon des péchés.
Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l’Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. »


ils rappelèrent alors les Apôtres et, après les avoir fait fouetter, ils leur interdirent de parler au nom de Jésus, puis ils les relâchèrent.
Quant à eux, quittant le Conseil suprême, ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus.

Psaume 30(29),3-4.5-6ab.6cd.12.13. 

Quand j’ai crié vers toi, Seigneur,
mon Dieu, tu m’as guéri ;
Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme 
et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, 
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu’un instant,
sa bonté, toute la vie.

Avec le soir, viennent les larmes,
mais au matin, les cris de joie.
Tu as changé mon deuil en une danse, 
mes habits funèbres en parure de joie.

Que mon cœur ne se taise pas, 
qu’il soit en fête pour toi, 
et que sans fin, Seigneur, mon Dieu, 
je te rende grâce !

Livre de l’Apocalypse 5,11-14. 

Moi, Jean, j’ai vu : et j’entendis la voix d’une multitude d’anges qui entouraient le Trône, les Vivants et les Anciens ; ils étaient des myriades de myriades, par milliers de milliers.
Ils disaient d’une voix forte : « Il est digne, l’Agneau immolé, de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et louange. »
Toute créature dans le ciel et sur la terre, sous la terre et sur la mer, et tous les êtres qui s’y trouvent, je les entendis proclamer : « À celui qui siège sur le Trône, et à l’Agneau, la louange et l’honneur, la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles. »
Et les quatre Vivants disaient : « Amen ! » ; et les Anciens, se jetant devant le Trône, se prosternèrent.

8e messe des novemdiales: François a invité à réveiller le monde

Le cardinal Ángel Fernández Artime a présidé la huitième messe des novemdiales.   (@Vatican Media)

8e messe des novemdiales: François a invité à réveiller le monde 

Lors de la huitième messe des novemdiales en suffrage du Pape, le cardinal Ángel Fernández Artime a invité à transformer l’enthousiasme des apôtres, auxquels Jésus ressuscité est apparu, en un «programme de vie». Leur «étonnement», qui contrastait avec «l’égarement» et le «découragement», devient un exemple pour ceux qui, aujourd’hui, ont un «grand besoin de rencontrer le Seigneur».

Edoardo Giribaldi – Cité du Vatican

Un nouveau «programme de vie», enraciné dans l’amour envers le Pape François et dans l’enthousiasme manifeste, dans l’émerveillement qui contraste avec la «perplexité» et le «découragement» initiaux des disciples devant le Ressuscité. Un exemple que tous les baptisés -et en particulier ceux qui embrassent la vie consacrée- sont appelés à témoigner aujourd’hui auprès de ceux qui «ont un grand besoin de rencontrer le Seigneur». C’est l’espérance que le cardinal Ángel Fernández Artime, ancien pro-préfet du Dicastère pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, a exprimé dans son homélie à l’occasion de la huitième et avant dernière messe des novemdiales en suffrage du Pape, présidée le 3 mai dans l’après-midi, dans la basilique Saint-Pierre.

La valorisation des femmes consacrées

Juste avant l’acte pénitentiel, sœur Mary T. Barron, OLA, Supérieure générale de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame des Apôtres et présidente de l’Union Internationale des Supérieures Générales (Uisg), a pris la parole. Au nom des femmes consacrées, elle a dressé un portrait chaleureux du Pape François: «un pasteur humble, compatissant, rempli d’un amour sans limites», capable de rappeler au monde que l’on peut embrasser la «fragilité», non pas comme une «limitation», mais comme une source de «grâce». Aux religieuses, elle a renouvelé l’invitation du Pape à se pencher dans le service, «comme le Christ s’est penché pour laver les pieds de ses disciples». D’une voix emplie de gratitude, elle a reconnu en François celui qui a su accueillir et valoriser les femmes consacrées, en les rendant «actives dans le cheminement synodal». «Nous promettons de poursuivre la mission», a conclu l’oblate, «en devenant des feux qui allume d’autres feux».

Un Souverain pontife capable de «secouer»

Ensuite, le père Mario Zanotti, secrétaire de l’Union des supérieurs généraux, a présenté les condoléances de tous les instituts religieux. «Le Pape François, a-t-il dit avec émotion, nous a laissé un grand héritage d’humanité, une humanité profondément chrétienne». Le prêtre italien a décrit un pontife «de proximité», capable d’écouter et, parfois, de «secouer», avec des paroles fortes, les «certitudes». Avec une fermeté évangélique, il a appelé à la cohérence avec les Saintes Écritures et avec le charisme des familles religieuses, indiquant son engagement envers la «pauvreté» comme signe commun, «un signe prophétique opposé au pouvoir et à l’argent».

Le besoin de rencontrer le Seigneur aujourd’hui

«Prier pour les morts est la plus grande œuvre de charité». C’est sur ces mots que s’est ouverte l’homélie du cardinal Fernández Artime, en référence à une citation de saint Alphonse Marie de Liguori, juxtaposée à celle de saint Jean-Marie Vianney, le curé d’Ars: «Prier pour les défunts signifie donc aimer ceux qui sont morts». Une introduction pleine de mémoire et d’amour, qui s’adressait également aux nombreux religieux et religieuses réunis pour la célébration. Le cardinal a rappelé l’affection des congrégations pour le Pape François et leur engagement constant dans la prière  «pour son ministère», pour sa personne, «pour l’Église, pour le monde».

À partir du passage évangélique proclamé -la manifestation du Seigneur ressuscité aux disciples sur la mer de Galilée- le cardinal a évoqué les paroles de saint Athanase, selon lesquelles la présence du Christ ressuscité fait de la vie «une fête permanente». Et c’est précisément cette lumière transformatrice qui rend les disciples capables d’affronter sans crainte «l’emprisonnement», «les menaces», la persécution.

«Ne rien placer avant l’amour du Christ»

Le cardinal Artime a ensuite rappelé les paroles de saint Jean-Paul II, prononcées lors du Jubilé de la vie consacrée en 2000: un choix qui devient une «présence prophétique pour tout le peuple chrétien»,souvent vécu dans des conditions difficiles, mais donné sans réserve «au nom du Christ, au service des pauvres, des marginaux et des derniers». Tous les baptisés, a-t-il poursuivi, sont appelés à être des témoins du Seigneur, et la vocation de disciple est une impulsion à vivre radicalement la primauté de Dieu.

«Cette mission est particulièrement importante lorsque -comme dans de nombreuses régions du monde aujourd’hui- nous faisons l’expérience de l’absence de Dieu ou nous oublions trop facilement sa centralité. Nous pouvons alors assumer et faire nôtre le programme de saint Benoît, résumé dans la maxime « ne rien placer avant l’amour du Christ »».

Une présence dans l’échec

Le cardinal rappelle également un autre trait de la vie consacrée, souligné par Benoît XVI: celui de «sentinelles qui perçoivent et annoncent la vie nouvelle déjà présente dans notre histoire». Les hommes et les femmes consacrés, a poursuivi le cardinal, doivent devenir un «signe crédible et lumineux de l’Évangile et de ses paradoxes», en ne se conformant pas à la mentalité de l’époque, mais en se transformant et en renouvelant sans cesse leur «engagement».

Toujours dans l’Évangile, a observé le cardinal espagnol, le Seigneur «s’est rendu présent» alors que tout semblait «fini, échu», et il va à la rencontre des disciples qui, pleins de joie, le reconnaissent comme «le Seigneur».

Réveiller le monde

Enfin, le cardinal Artime a cité à nouveau le Pape François qui, l’année de la vie consacrée (30 novembre 2014 – 2 février 2016), avait invité les religieux à «réveiller le monde», avec un cœur et un esprit purs, capables de reconnaître les femmes et les hommes d’aujourd’hui -en particulier les plus pauvres, les derniers, les laissés-pour-compte- «parce qu’en eux se trouve le Seigneur».

Source : VATICANNEWS, le 3 mai 2025

« Je suis sombre, mais belle, filles de Jérusalem » (II)

Sainte Vierge Marie de Częstochowa © Shutterstock/DyziO

« Je suis sombre, mais belle, filles de Jérusalem » (II)

Les  experts ne croient pas que les Vierges noires représentent l’idée que les artistes européens se faisaient de l’apparence physique réelle de la Vierge Marie et de Jésus. Dans les cas où la coloration sombre était intentionnelle, elle servait probablement davantage un objectif métaphorique et spirituel.

Quelle que soit son origine, la Vierge noire est largement considérée comme une figure miraculeuse capable de renforcer le lien entre les Chrétiens et leur religion. 

Souvent, les visiteurs parcourent de grandes distances pour voir des madones noires célèbres, notamment Notre-Dame de Częstochowa en Pologne.

« Il ne faut pas oublier que les Journées mondiales de la jeunesse, qui ont eu lieu à Częstochowa il y a 25 ans, ont été les premières à rassembler des jeunes venus des pays de l’Est. Ils étaient environ 200 000, venus d’Ukraine, de Russie, de Biélorussie », expliquait en 2016 le cardinal Stanislaw Dziwisz, archevêque de Cracovie, à Catholic News Agency.

Parmi les autres représentations célèbres de la Vierge noire, citons Notre-Dame de Montserrat en Espagne, Notre-Dame des Ermites en Suisse et Notre-Dame d’Altötting en Allemagne. En dehors de l’Europe, cette figure religieuse à la peau sombre est également présente en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie. Avec une telle influence, il est évident que l’histoire de ces œuvres d’art est riche et complexe.

L’histoire exacte de la Vierge noire est aussi mystérieuse que sa composition. La plupart des Madones noires d’Europe semblent dater de la période médiévale, en particulier du XIe au XVe siècle. Cependant, certaines de ces œuvres d’art seraient beaucoup plus anciennes. Par exemple, certains Chrétiens pensent que la célèbre image de Notre-Dame de Częstochowa remonte à l’époque des douze Apôtres.

Amber Morgan, 10 février 2025

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source: une minute avec Marie