Le pape François avait une dévotion profonde envers Marie
Lorsque le pape François, à 88 ans, a rejoint les cieux en avril 2025, il a laissé derrière lui une décision qui intrigue autant qu’elle fascine : être inhumé dans la basilique Sainte-Marie-Majeure, et non dans la crypte de Saint-Pierre, comme le veut la coutume.
Pourtant depuis des siècles, les papes reposent dans la crypte de la basilique Saint-Pierre, au cœur du Vatican. Ce lieu, empreint de solennité, abrite les tombeaux des successeurs de Pierre, symbolisant la continuité de l’Église. Mais François, l’Argentin au sourire humble, a décidé de s’écarter de cette tradition. En optant pour la basilique Sainte-Marie-Majeure, il devient le premier Pape depuis Clément IX, en 1669, à choisir ce lieu pour son inhumation. Mais qu’est-ce qui rend cette basilique si spéciale à ses yeux ?
Son choix n’est pas anodin. Il reflète une vie marquée par une dévotion profonde à la Vierge Marie et une volonté de simplicité, même dans la mort. François, de son vrai nom Jorge Bergoglio, a toujours cherché à se démarquer par des gestes symboliques. Ce dernier acte, mûrement réfléchi, s’inscrit dans cette lignée.
Le lien entre François et la Vierge Marie est au cœur de son choix. Tout au long de son pontificat, il a manifesté une piété mariale intense. Avant et après chaque voyage apostolique, il se rendait à Sainte-Marie-Majeure pour prier devant l’icône de Salus Populi Romani, une représentation de la Vierge tenant l’enfant Jésus, attribuée à Saint-Luc. Ce rituel, presque intime, montre à quel point ce lieu était un refuge spirituel pour lui. « Juste après la sculpture de la Reine de la Paix, il y a un petit renfoncement. Je l’ai vu et j’ai pensé : Voilà le lieu. » (François, dans El Sucesor, 2024)
La basilique, située sur la colline de l’Esquilin, est l’une des quatre basiliques pontificales de Rome et un haut lieu du culte marial. Elle abrite des reliques sacrées, comme des fragments du berceau de Jésus, datés scientifiquement de l’époque de sa naissance. Pour François, reposer près de ces trésors spirituels, sous le regard de la Vierge, était une façon de rester fidèle à sa foi jusqu’au bout.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Ġorġ Preca naît le 2 février 1880 à La Vallette (Malte). Après ses études, il entra au séminaire de Malte, où il étudia la théologie, et décida de devenir prêtre.
L’ordination sacerdotale eut lieu le 22 décembre 1906. En 1907, il réunit un groupe de jeunes laïcs pour les former à la vie ascétique et dans les principes catholiques, afin de les envoyer évangéliser la population. Cette date marqua le début de la « Societas Doctrinae Christianae ». Son groupe fut également appelé par ses membres « MUSEUM », acrostiche de « Magister utinam sequatur Evangelium universus mundus! » (Ô Maître, puisse le monde entier suivre l’Évangile !).
En 1910, il inaugura une section féminine avec l’aide de Giannina Cutajar. Peu à peu se définit le profil de la Société: des laïcs travailleurs célibataires, consacrés à l’apostolat de la catéchèse des enfants et des adultes; une grande discipline; une série de prières à réciter chaque quart d’heure; une heure de catéchèse par jour dans des centres paroissiaux et une heure de formation permanente pour les membres de la société. Cette fondation connut des moments difficiles, lorsque dom Georges reçut l’ordre de ses supérieurs de fermer son centre en 1909; ce qu’il accepta sans se plaindre.
Mais en 1916, l’Évêque de Malte ordonna une enquête qui lui fut favorable, permettant de recommencer son œuvre avec quelques modifications. Le décret de l’érection canonique remonte au 12 avril 1932. Le fondateur de la « Societas Doctrinae Christianae » se prodigua comme un apôtre de l’Évangile dans les îles de Malte et écrivit de nombreux ouvrages de doctrine dogmatique et morale, ainsi qu’ascétique. Mais il travailla en particulier à la divulgation de la Parole de Dieu en langue maltaise, qu’il présentait dans des livrets de méditation. Il fut également un grand apôtre du mystère de l’Incarnation.
Durant les moments difficiles de la société, dom Georges se confia entièrement à la protection de la Vierge. En effet, le 21 juillet 1918, il s’inscrivit dans le Tiers Ordre carmélite, avec le nom de Fra Franco. Il souhaitait que tous les jeunes qui fréquentaient son association portent le scapulaire du Carmel. Il eut également une dévotion particulière pour la Madone du Bon Conseil, diffusant avec ferveur sa médaille miraculeuse.
En 1957, il suggéra cinq nouveaux mystères pour le Rosaire, qu’il appela les « Mystères de lumière ». En 1952, cinq membres furent envoyés en Australie pour ouvrir des centres, marquant le début du développement de la société dans le monde, aujourd’hui présente en Angleterre, en Albanie, au Kenya, au Soudan et au Pérou.
Le 26 juillet 1962, dom Georges expira en odeur de sainteté à Santa Venera (Malte).
La première prière de Léon XIV dans la chapelle Sixtine, jeudi 8 mai 2025, jour de son élection sur le trône de Pierre. (ANSA)
Léon XIV va célébrer sa première messe avec les cardinaux
Dans son premier discours, le nouveau Souverain pontife a évoqué la paix, le désarmement et le dialogue, a souhaité insister Matteo Bruni, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège. Le choix de son nom, Léon XIV, est une référence claire à la doctrine sociale de l’Église. Ce dimanche 11 mai, le Pape récitera la prière du Regina Coeli depuis la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre.
Isabella H. de Carvalho – Cité du Vatican
Le Pape Léon XIV «a utilisé les premières paroles de Jésus après Pâques, des paroles de paix, de désarmement et de démobilisation» et a parlé de «dialogue». Le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège a voulu souligner ces éléments à propos du premier discours du nouveau Souverain pontife, lors d’un point de presse organisé peu après son élection. Matteo Bruni a évoqué l’importance et l’actualité du nom choisi par le nouveau Pape: il s’agit d’une référence claire à son prédécesseur Léon XIII, qui publia en mai 1891 l’encyclique Rerum novarum, à l’origine de la doctrine sociale moderne de l’Église. «Il s’agit clairement d’une référence non aléatoire aux hommes et aux femmes, à leur travail, même à l’époque de l’intelligence artificielle», a souligné Matteo Bruni.
Il a également ajouté que le nouveau Pape parlait de «dialogue»dans un monde souvent marqué par les conflits et les tensions. «Dieu nous aime, il vous aime tous et le mal ne prévaudra pas». Cette bénédiction de Léon XIV a également rappelé certaines des dernières paroles prononcées par François le dimanche de Pâques.
Les premiers rendez-vous du Pape
La Salle de presse a également fourni l’agenda des prochains rendez-vous du Pape. Les voici:
Vendredi 9 mai, à 11 heures, Léon XIV célébrera une messe avec les cardinaux dans la chapelle Sixtine. Elle sera retransmise en direct sur les médias du Saint-Siège. Rendez-vous sur vaticannews.va en français.
Dimanche 11 mai à 12h00, le nouvel évêque de Rome récitera la prière du Regina Coeli depuis la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre.
Lundi 12 mai à 10h00, le Pape Léon XIV rencontrera dans la Salle Paul VI tous les médias accrédités auprès de la Salle de presse du Saint-Siège qui ont couvert les événements de ces dernières semaines.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,52-59.
En ce temps-là, les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. » Voilà ce que Jésus a dit, alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)
fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
Jesus, the Word to be Spoken, ch. 6 (Jésus, celui qu’on invoque; trad. de l’anglais par Françoise Champenois-Laroche; Nouvelle cité, 1988; p. 84 rev.)
« Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui »
Comme Jésus nous parle avec tendresse lorsqu’il s’offre aux siens dans la sainte communion : « Ma chair est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment une boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui ». Qu’est-ce que mon Jésus pourrait me donner de plus que sa chair en nourriture ? Non, Dieu ne pourrait pas faire plus, ni me montrer un plus grand amour. La sainte communion, comme le mot lui-même l’implique, est l’union intime de Jésus avec notre âme et notre corps. Si nous voulons avoir la vie et la posséder de façon plus abondante, nous devons vivre de la chair de notre Seigneur. Les saints l’ont tellement bien compris qu’ils pouvaient passer des heures en préparation et plus encore en action de grâce. Qui pourrait expliquer cela ? « Quelle profondeur de richesse dans la sagesse et la science de Dieu ! Comme ses jugements sont incompréhensibles, s’exclamait Paul, comme ses chemins sont impénétrables, car qui connaît l’esprit du Seigneur ? » (Rm 11,33-34). Lorsque vous accueillez le Christ dans votre cœur après le partage du Pain Vivant, souvenez-vous de ce que Notre-Dame a dû ressentir alors que le Saint-Esprit l’enveloppait de son ombre et qu’elle, qui était pleine de grâce, a reçu le corps du Christ (Lc 1,26s). L’Esprit était si fort en elle qu’immédiatement « elle se leva en hâte » (v. 39) pour aller et servir.
LECTURES :
Livre des Actes des Apôtres 9,1-20.
En ces jours-là, Saul était toujours animé d’une rage meurtrière contre les disciples du Seigneur. Il alla trouver le grand prêtre et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s’il trouvait des hommes et des femmes qui suivaient le Chemin du Seigneur, il les amène enchaînés à Jérusalem. Comme il était en route et approchait de Damas, soudain une lumière venant du ciel l’enveloppa de sa clarté.
Il fut précipité à terre ; il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? » Il demanda : « Qui es-tu, Seigneur ? » La voix répondit : « Je suis Jésus, celui que tu persécutes. Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire. » Ses compagnons de route s’étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne. Saul se releva de terre et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas. Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire. Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur lui dit : « Ananie ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur. » Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue appelée rue Droite, chez Jude : tu demanderas un homme de Tarse nommé Saul. Il est en prière, et il a eu cette vision : un homme, du nom d’Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. » Ananie répondit : « Seigneur, j’ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu’il a fait subir à tes fidèles à Jérusalem. Il est ici, après avoir reçu de la part des grands prêtres le pouvoir d’enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. » Mais le Seigneur lui dit : « Va ! Car cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations, des rois et des fils d’Israël.
Et moi, je lui montrerai tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon nom. » Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant : « Saul, mon frère, celui qui m’a envoyé, c’est le Seigneur, c’est Jésus qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d’Esprit Saint. » Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva, puis il fut baptisé. Alors il prit de la nourriture et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours à Damas avec les disciples et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant que celui-ci est le Fils de Dieu.
Psaume 117(116),1.2.
R/ Heureux l’homme dont la faute est enlevée ! (Ps 31, 1a)
Louez le Seigneur, tous les peuples ; fêtez-le, tous les pays !
Son amour envers nous s’est montré le plus fort ; éternelle est la fidélité du Seigneur !
Le cardinal Robert Francis Prevost est né à Chicago qui a passé de nombreuses années comme missionnaire au Pérou avant d’être élu à la tête des Augustins pour deux mandats consécutifs.
Vatican News
Premier pape augustinien, il est le deuxième pontife américain, après François, mais à la différence de Bergoglio, l’Américain Robert Francis Prevost, 69 ans, est originaire du nord du continent. En effet, le nouvel évêque de Rome est né le 14 septembre 1955 à Chicago, Illinois, de Louis Marius Prevost, d’origine française et italienne, et de Mildred Martínez, d’origine espagnole. Il a deux frères, Louis Martín et John Joseph.
Il passe son enfance et son adolescence dans sa famille et étudie d’abord au Petit Séminaire des Pères Augustins, puis à l’Université Villanova, en Pennsylvanie, où il obtient en 1977 un diplôme en mathématiques et étudie la philosophie. Le 1er septembre de la même année, il est entré au noviciat de l’Ordre de Saint-Augustin (OSA) à Saint-Louis, dans la province de Notre-Dame du Bon Conseil de Chicago. Il a fait sa première profession le 2 septembre 1978 et ses vœux solennels le 29 août 1981.
Il a fait ses études à la Catholic Theological Union de Chicago, où il a obtenu un diplôme en théologie. À l’âge de 27 ans, il a été envoyé par ses supérieurs à Rome pour étudier le droit canonique à l’Université pontificale Saint-Thomas d’Aquin (Angelicum). Dans l’Urbe, il a été ordonné prêtre le 19 juin 1982 au Collège des Augustins de Santa Monica par Monseigneur Jean Jadot, pro-président du Conseil pontifical pour les non-chrétiens, aujourd’hui dicastère pour le dialogue interreligieux.
Le père Prevost a reçu sa licence en 1984 et l’année suivante, alors qu’il préparait sa thèse de doctorat, il a été envoyé dans la mission augustinienne de Chulucanas, Piura, Pérou (1985-1986). C’est en 1987 qu’il discute sa thèse de doctorat sur « Le rôle du prieur local de l’Ordre de Saint-Augustin » et qu’il est nommé directeur des vocations et directeur des missions de la province augustinienne « Mother of Good Counsel » à Olympia Fields, Illinois (USA).
L’année suivante, il rejoint la mission de Trujillo, également au Pérou, en tant que directeur du projet de formation commune pour les aspirants augustins des vicariats de Chulucanas, Iquitos et Apurímac. Pendant onze ans, il a occupé les postes de prieur de la communauté (1988-1992), de directeur de la formation (1988-1998) et de professeur des profès (1992-1998) et, dans l’archidiocèse de Trujillo, de vicaire judiciaire (1989-1998) et de professeur de droit canonique, de patristique et de morale au grand séminaire « San Carlos et San Marcelo ». Parallèlement, il s’est vu confier la charge pastorale de Notre Dame Mère de l’Église, devenue plus tard une paroisse portant le nom de Sainte Rita (1988-1999), dans la périphérie pauvre de la ville, et a été administrateur paroissial de Notre Dame de Monserrat de 1992 à 1999.
En 1999, il a été élu prieur provincial de la province augustinienne « Mère du Bon Conseil » à Chicago, et deux ans et demi plus tard, lors du chapitre général ordinaire de l’Ordre de Saint-Augustin, ses frères l’ont choisi comme prieur général, le confirmant en 2007 pour un second mandat.
En octobre 2013, il est retourné dans sa province augustinienne, à Chicago, et a été directeur de la formation au couvent Saint-Augustin, premier conseiller et vicaire provincial ; postes qu’il a occupés jusqu’à ce que le pape François le nomme, le 3 novembre 2014, administrateur apostolique du diocèse péruvien de Chiclayo, l’élevant à la dignité épiscopale en tant qu’évêque titulaire de Sufar. Il est entré dans le diocèse le 7 novembre, en présence du nonce apostolique James Patrick Green, qui l’a ordonné évêque un peu plus d’un mois plus tard, le 12 décembre, en la fête de Notre-Dame de Guadalupe, en la cathédrale Sainte-Marie.
Sa devise épiscopale est « In Illo uno unum », des mots que Saint Augustin a prononcés dans un sermon, l’Exposition sur le Psaume 127, pour expliquer que « bien que nous, chrétiens, soyons nombreux, dans l’unique Christ, nous sommes un ».
Le 26 septembre 2015, il est nommé évêque de Chiclayo par le pontife argentin et, en mars 2018, il est élu deuxième vice-président de la Conférence épiscopale péruvienne, au sein de laquelle il est également membre du Conseil économique et président de la Commission pour la culture et l’éducation.
En 2019, François le compte parmi les membres de la Congrégation pour le clergé le 13 juillet 2019 et l’année suivante, parmi ceux de la Congrégation pour les évêques (21 novembre).Entre-temps, le 15 avril 2020, le pape le nomme également administrateur apostolique du diocèse péruvien de Callao.
Le 30 janvier 2023, le pape le convoque à Rome en tant que préfet du Dicastère pour les évêques et président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine, le promouvant ainsi archevêque. Au Consistoire du 30 septembre de la même année, il le crée et le fait cardinal, en lui attribuant le diaconat de Santa Monica. Il en prend possession le 28 janvier 2024 et, à la tête du dicastère, participe aux derniers voyages apostoliques du pape François et aux première et deuxième sessions de la XVIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques sur la synodalité, tenues à Rome du 4 au 29 octobre 2023 et du 2 au 27 octobre 2024, respectivement. Une expérience des assemblées synodales déjà acquise dans le passé en tant que prieur des Augustins et représentant de l’Union des Supérieurs Généraux (UGS).
Entre-temps, le 4 octobre 2023, François compte parmi les membres des Dicastères pour l’évangélisation, Section pour la première évangélisation et les nouvelles Églises particulières; pour la doctrine de la foi; pour les Églises orientales; pour le clergé; pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique; pour la culture et l’éducation; pour les textes législatifs; de la Commission pontificale pour l’État de la Cité du Vatican.
Enfin, le 6 février dernier, il a été promu à l’ordre épiscopal par le pontife argentin, obtenant le titre d’Église suburbicaire d’Albano.
Lors de la dernière hospitalisation de son prédécesseur à la polyclinique «Gemelli», Mgr Prevost a présidé le rosaire pour la santé de François le 3 mars sur la place Saint-Pierre.
Le nouveau Pape Léon XIV exhorte à la paix et au désarmement du monde
Le conclave a élu le cardinal Robert Francis Prevost comme 267e évêque de Rome. Saluant les 100 000 personnes présentes sur la place Saint-Pierre, le nouveau Pape a tenu «à remercier tous ses frères cardinaux qui l’ont choisi pour être le Successeur de Pierre», et «pour marcher avec lui en tant qu’Église unie à la recherche de la justice». Il a eu une pensée pour le Pape François, et a adressé des salutations en espagnol, au diocèse péruvien de Chiclayo où il a été missionnaire.
Vatican News
À 19h23, le Pape Léon XIV a adressé ses salutations à Rome et au monde depuis la loggia centrale de la basilique vaticane:
«La paix soit avec vous tous!»
Chers frères et sœurs, c’est la première salutation du Christ ressuscité, le Bon pasteur qui a donné sa vie pour le troupeau de Dieu. Je voudrais moi aussi que ce salut de paix entre dans vos cœurs, qu’il parvienne à vos familles, à tous les hommes, où qu’ils soient, à tous les peuples, à toute la terre. Que la paix soit avec vous!
C’est la paix du Christ ressuscité, une paix désarmée et une paix désarmante, humble et persévérante. Elle vient de Dieu, de Dieu qui nous aime tous inconditionnellement. Nous entendons encore dans nos oreilles cette voix faible mais toujours courageuse du Pape François bénissant Rome!
Le Pape bénissant Rome a donné sa bénédiction au monde, au monde entier, ce matin de Pâques. Permettez-moi de poursuivre cette même bénédiction: Dieu nous aime, Dieu vous aime tous, et le mal ne prévaudra pas! Nous sommes tous entre les mains de Dieu. C’est pourquoi, sans crainte, unis main dans la main avec Dieu et les uns avec les autres, allons de l’avant. Nous sommes les disciples du Christ. Le Christ nous précède. Le monde a besoin de sa lumière. L’humanité a besoin de Lui comme un pont vers Dieu et son amour. Aidez-vous aussi les uns les autres à construire des ponts, par le dialogue, par la rencontre, tous unis pour être un seul peuple toujours dans la paix. Merci au Pape François!
Je tiens également à remercier tous mes frères cardinaux qui m’ont choisi pour être le Successeur de Pierre et pour marcher avec vous, en tant qu’Église unie, toujours à la recherche de la paix, de la justice, cherchant toujours à travailler comme des hommes et des femmes fidèles à Jésus-Christ, sans crainte, pour annoncer l’Évangile, pour être missionnaires.
Je suis un fils de saint Augustin, un augustinien, qui a dit: «Avec vous, je suis chrétien et pour vous, évêque». En ce sens, nous pouvons tous marcher ensemble vers cette patrie que Dieu a préparée pour nous.
À l’Église de Rome, une salutation spéciale! Nous devons chercher ensemble comment être une Église missionnaire, une Église qui construit des ponts, qui dialogue, toujours ouverte pour recevoir, comme cette place, à bras ouverts, tous, tous ceux qui ont besoin de notre charité, de notre présence, de notre dialogue et de notre amour.
(En espagnol)
Y si me permiten también, una palabra, un saludo a todos aquellos y en modo particular a mi querida diócesis de Chiclayo, en el Perú, donde un pueblo fiel ha acompañado a su obispo, ha compartido su fe y ha dado tanto, tanto para seguir siendo Iglesia fiel de Jesucristo.
Et si vous me permettez un mot, un salut à tous et de manière spéciale à mon cher diocèse de Chiclayo, au Pérou, où un peuple fidèle a accompagné son évêque, a partagé sa foi et a tant donné pour continuer à être une Église fidèle de Jésus-Christ.
À vous tous, frères et sœurs de Rome, d’Italie, du monde entier, nous voulons être une Église synodale, une Église qui marche, une Église qui cherche toujours la paix, qui cherche toujours la charité, qui cherche toujours à être proche surtout de ceux qui souffrent.
Aujourd’hui, c’est le jour de la Supplication à Notre-Dame de Pompéi. Notre Mère Marie veut toujours marcher avec nous, être proche, nous aider par son intercession et son amour.
Je voudrais donc prier avec vous. Prions ensemble pour cette nouvelle mission, pour toute l’Église, pour la paix dans le monde, et demandons à Marie, notre Mère, cette grâce spéciale.
Le salut du Pape s’est conclu par la prière de l’Ave Maria, la bénédiction Urbi et Orbi et l’octroi de l’indulgence plénière.