Visite de Notre-Dame de Fátima à Rome pour le Jubilé 2025

Visite de Notre-Dame de Fátima à Rome pour le Jubilé 2025

La statue originale de Notre-Dame de Fátima au Portugal se rendra à Rome à la demande du pape François pour le Jubilé de la spiritualité mariale en octobre 2025, dans le cadre du programme officiel du Jubilé de l’Espérance. 

Il existe plusieurs copies de la statue, appelées « statues pèlerines », qui sont souvent envoyées dans d’autres pays pour des occasions spéciales, mais l’originale ne quitte que très rarement le sanctuaire de Fátima, où elle est exposée dans la chapelle des apparitions.

Au cours des 105 années qui se sont écoulées depuis sa création, cette statue n’a quitté Fátima qu’à 13 reprises, la plupart du temps pour d’autres lieux au Portugal et deux fois pour l’Espagne. Elle a également été envoyée à Rome à trois reprises, toujours à la demande personnelle du pape.

Sa première visite à Rome a eu lieu en 1984, lorsque Jean-Paul II a consacré le monde au Cœur Immaculé de Marie le 25 mars. La deuxième visite a eu lieu 16 ans plus tard, du 6 au 9 octobre, à l’occasion du jubilé épiscopal de l’année sainte 2000, lorsque saint Jean-Paul II, le pape polonais, a consacré le nouveau millénaire à la Vierge Marie. La statue est revenue à Rome en 2013, les 12 et 13 octobre. Le pape Benoît XVI a fait la demande initiale, qui a été confirmée par le pape François, d’organiser une exposition de la dévotion mariale dans le monde au cours de la Journée mariale au Vatican.

Lors de cette quatrième tournée, la statue se rendra à Rome le 11 octobre prochain pour assister à la messe présidée par le Pape sur la place Saint-Pierre, organisée par le Dicastère pour l’évangélisation. Le service de presse du Sanctuaire de Fátima a indiqué que la statue sera de retour au Portugal pour la procession aux flambeaux qui a lieu traditionnellement dans la soirée du 12 octobre.

Dans un communiqué publié par le Dicastère pour l’évangélisation, son pro-préfet, l’archevêque Rino Fisichella, a déclaré que « la présence de la statue originale bien-aimée de Notre-Dame de Fátima nous permettra à tous de faire l’expérience de la proximité de la Vierge Marie » et l’a décrite comme « l’une des icônes mariales les plus significatives pour les Chrétiens du monde ».

Filipe Avillez, 28 février 2025

www.thetablet.co.uk

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

11.05.2025 – SAINT DU JOUR

Saint François De Girolamo († 1716)
Prêtre s.j.

Dans le Martyrologe Romain la date de la mémoire est celle de la naissance au ciel (dies natalis) : le 11 mai. Pour la Congrégation, et au niveau local, le jour de la mémoire est le 2 juillet.

Francesco De Girolamo, aîné de onze enfants, naît à Grottaglie (dans les Pouilles, Italie) le 17 décembre 1642.

Son enfance fut remarquable par une compassion innée pour les misères d’autrui. Un jour, il prit un pain pour les pauvres, sans la permission de ses parents. Sa mère lui en adressa d’amers reproches : « Croyez-vous que l’aumône appauvrisse ? dit-il à sa mère ; regardez le buffet ! » La mère regarda : aucun pain ne manquait. 

Entré jeune encore dans la Compagnie de Jésus, il s’y montra dès l’abord saint religieux dans la force du terme. Ce qu’il convient avant tout de remarquer en lui, c’est l’apôtre. Il demande un jour à ses supérieurs d’aller évangéliser les Indes et le Japon : « Les Indes et le Japon, lui est-il répondu, sont pour vous à Naples. Quant au martyre, les épines du ministère apostolique suffiront. » C’était vrai. 

Qu’il est beau de le voir chaque mois, la sonnette à la main, appeler Naples à la Sainte Communion, bravant toutes les intempéries des saisons et réussissant à amener jusqu’à vingt mille communiants, le même jour, à la Table sainte ! Souvent l’église ne suffisait pas à ses auditeurs ; une éminence en plein air lui servait de chaire, et l’on voyait les multitudes saisies d’émotion sous sa parole puissante. 

Avant d’aller prêcher, le missionnaire passait des heures en prière et ne paraissait devant la foule que le cœur débordant des flammes de la charité qu’il avait puisée aux pieds du crucifix. Un jour, une personne scandaleuse qui l’avait interrompu dans un sermon vint à mourir ; le Saint alla près de son lit funèbre et lui cria : « Où es-tu ? à ces mots, les lèvres du cadavre s’agitent et répondent : “ En enfer ! ” ». Dieu, par une foule de miracles, multipliait la puissance apostolique de son serviteur. 

Plusieurs fois l’on put constater sa présence en deux endroits simultanément ; ses prophéties étaient de chaque jour, sa foi rendit la vie à un enfant mort, et sa parole ressuscita une multitude d’âmes à la vie de la grâce. 

Il meurt, comme il l’avait prédit, le 11 mai 1716, à Naples.

Béatifié le 2 mai 1806 par le pape Pie VII (Barnaba Chiaramonti, 1800-1823), il fut canonisé le 26 mai 1839 par le pape Grégoire XVI (Bartolomeo Cappellari, 1831-1846).

Saint François De Girolamo priez pour nous !

11.05.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,27-30. 

En ce temps-là, Jésus déclara : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main.


Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père.
Le Père et moi, nous sommes UN. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Homélie 14 sur l’Evangile ; PL 76, 1129-1130 (2000 ans d’homélies, année C; trad. L. Brésard; Éd. Soceval 2000, p. 136)

« Je leur donne la vie éternelle »

Voici que celui qui est bon, non par un don reçu, mais par nature, dit : « Je suis le bon Pasteur ». Et il poursuit, pour que nous imitions le modèle qu’il nous a donné de sa bonté : « Le bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10,11). Lui, il a réalisé ce qu’il a enseigné ; il a montré ce qu’il a ordonné. Bon Pasteur, il a donné sa vie pour ses brebis, pour changer son corps et son sang en notre sacrement, et rassasier de l’aliment de sa chair les brebis qu’il avait rachetées. La route à suivre est montrée : c’est le mépris qu’il a fait de la mort. Voici placé devant nous le modèle sur lequel nous avons à nous conformer. D’abord nous dépenser extérieurement avec tendresse pour ses brebis ; mais ensuite, si c’est nécessaire, leur offrir même notre mort. Il ajoute : « Je connais — c’est-à-dire j’aime — mes brebis et mes brebis me connaissent ». C’est comme s’il disait en clair : « Qui m’aime, me suive ! », car celui qui n’aime pas la vérité ne la connaît pas encore. Voyez, frères très chers, si vous êtes vraiment les brebis du bon Pasteur, voyez si vous le connaissez, voyez si vous percevez la lumière de la vérité. Je parle non de la perception de la foi mais de celle de l’amour ; vous percevez non par votre foi, mais par votre comportement. Car le même évangéliste Jean, de qui vient cette parole, affirme encore : « Celui qui dit qu’il connaît Dieu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur » (1Jn 2,4). C’est pourquoi, dans notre texte, le Seigneur ajoute aussitôt : « De même que le Père me connaît et que je connais le Père, et je donne ma vie pour mes brebis », ce qui revient à dire clairement : Le fait que je connais mon Père et que je suis connu de mon Père, consiste en ce que je donne ma vie pour mes brebis. En d’autres termes : Cet amour par lequel je vais jusqu’à mourir pour mes brebis montre combien j’aime le Père.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 13,14.43-52. 

En ces jours-là, Paul et Barnabé poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place.
Une fois l’assemblée dispersée, beaucoup de Juifs et de convertis qui adorent le Dieu unique les suivirent. Paul et Barnabé, parlant avec eux, les encourageaient à rester attachés à la grâce de Dieu.
Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur.
Quand les Juifs virent les foules, ils s’enflammèrent de jalousie ; ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient.
Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.
C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : ‘J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre.’ »
En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle devinrent croyants.
Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.
Mais les Juifs provoquèrent l’agitation parmi les femmes de qualité adorant Dieu, et parmi les notables de la cité ; ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire.
Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium,
tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.

Psaume 100(99),1-2.3.5. 

R/ Acclamez le Seigneur, terre entière ! (Ps 99, 1)

Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l’allégresse, 
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui, 
nous, son peuple, son troupeau.

Oui, le Seigneur est bon, 
éternel est son amour, 
sa fidélité demeure d’âge en âge.

Livre de l’Apocalypse 7,9.14b-17. 

Moi, Jean, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main.
L’un des Anciens me dit : « Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau.
C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire. Celui qui siège sur le Trône établira sa demeure chez eux.
Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, ni le soleil ni la chaleur ne les accablera,
puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »

Est-ce que le nouveau pape Léon XIV parle français ?

Photos courtesy of the Midwest Augustinian Province of Our Mother of Good Counsel

Né à Chicago, le nouveau pape Léon XIV a des origines française par son père et espagnole par sa mère. Il parle anglais, espagnol, italien, et même latin. Mais parle-t-il français comme son patronyme, Prévost, le laisse suggérer.

Quand on parle d’Église universelle, le moins que l’on puisse dire c’est que le nouveau Pape en est le plus bel exemple ! Né le 14 septembre 1955 à Chicago aux États-Unis, il est à l’origine de nationalité américaine, mais par son parcours de prêtre missionnaire au Pérou de 1985 à 1998, il est également de nationalité péruvienne. Son père Louis Marius Prévost, est d’ascendance française et italienne, sa mère Mildred Martínez est d’ascendance espagnole, créole louisianaise et haïtienne, et ses parents à elle étaient issus de familles mulâtres de Louisiane. Autant dire que Léon XIV a baigné dans une ambiance multiculturelle et a donc sans doute des facilités pour les langues ! Anglais, espagnol, italien, portuguais et même latin, le Pape maitrise ainsi ces langues à la perfection.

Qu’en est-il du Français ? D’après ceux qui l’ont croisé, Léon XIV ne parle pas le français couramment, mais il le comprend « si on parle lentement », a ainsi confié Mgr de Moulins-Beaufort qui l’a régulièrement rencontré au dicastère des évêques à Rome, et l’a accompagné lors de ses visites à Marseille, en septembre 2023, et en Corse, en décembre 2024. Le Pape connait donc déjà la France ! La Sœur Nathalie Becquart, qui a eu la surprise de croiser quelques heures après son élection, le pape Léon XIV au Palais du Saint-Office (où le cardinal Prévost logeait depuis environ deux mois), confirme qu’il parle un peu le français, même s’ils s’adressent plutôt la parole en anglais.

De son côté, Mgr Hervé Giraud, évêque de Viviers et prélat de la Mission de France, qui a eu l’occasion de travailler à deux reprises avec lui précise. « Nous avions communiqué en italien, d’une façon très fluide, mais il ne parle pas couramment français. Je ne sais pas s’il a une connaissance particulière de la spiritualité française ou de la situation de l’Église en France, mais il collaborait avec le cardinal Aveline dans le cadre du dicastère pour les Évêques, et prêtait donc attention à la réalité de nos diocèses à travers cette mission ». L’évêque de Viviers ajoute, « quand je lui ai expliqué le dossier de la Mission de France, il s’y est vraiment intéressé, il a bien écouté et compris. Il sentait qu’en France, nous avions des initiatives intéressantes ». Et ses voyages à Marseille et à Rome ont du le conforter.

Source : ALETEIA, le 9 mai 2025

Léon XIV, un pape très marial

AFP

C’est avec une profonde dévotion que Léon XIV, à l’issue de son discours lors de sa première apparition comme pape ce 8 mai 2025, a enjoint les fidèles à prier avec lui la Vierge Marie. Une dévotion mariale très ancrée chez lui : il n’oublie jamais de s’en remettre entre les tendres mains de la Vierge !

Un moment suspendu. À peine après avoir prononcé ses premiers mots en tant que pape depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre ce 8 mai 2025, Léon XIV a invité tous les fidèles à prier avec lui la Vierge Marie « pour cette nouvelle mission, pour toute l’Église, pour la paix dans le monde ». Ce Je vous salue Marie, lancé en italien par le nouveau pape et repris par les catholiques du monde entier, manifeste de manière tangible le lien profond qui unit Léon XIV à la mère de Jésus. Pour Léon XIV, Marie est « notre mère », comme il l’a rappelé en ce moment historique, et elle « veut toujours marcher avec nous, être proche de nous, nous aider par son intercession et son amour ». Le pape Léon XIV a ainsi souligné la dimension à la fois maternelle de Marie, et son désir de venir en aide à l’humanité, en étant médiatrice entre les hommes et son Fils bien aimé.

C’est ce visage de Marie que le nouveau pape, alors qu’il était encore le cardinal Robert Prevost, préfet du Dicastère pour les Évêques, a dépeint en mars 2025 lors d’une veillée de prière du Rosaire place Saint-Pierre pour la santé du pape François. Il avait invité les fidèles à prier avec « Marie, Mère de l’Église », soulignant que la Vierge « assiste, restaure et console tous ceux qui ont recours à son aide » et qu’elle est un « signe de consolation et d’espérance certaine ». C’est encore l’aide et la tendresse de Marie qu’implore Léon XIV à la fin de sa première homélie comme Pape, ce 9 mai, lors de la messe de clôture du conclave : « Que Dieu m’accorde cette grâce, aujourd’hui et toujours, avec l’aide de la très tendre intercession de Marie, Mère de l’Église. »

Religieux de l’Ordre de l’Ordre de Saint-Augustin

Photos courtesy of the Midwest Augustinian Province of Our Mother of Good Counsel

Le nouveau pape s’est présenté lui-même comme « fils de Saint-Augustin », évêque d’Hippone. Il est en effet membre de l’Ordre de Saint-Augustin, un ordre mendiant fondé au XIIIe siècle fondé sur la Règle de Saint Augustin. Il est entré en 1977 en noviciat chez les Augustiniens, où il a prononcé ses vœux quatre ans plus tard, avant de recevoir l’ordination sacerdotale en 1982. Il tient de l’appartenance à l’Ordre de Saint-Augustin un profond attachement à la Vierge. Les Augustiniens entretiennent en effet une dévotion ancienne et profonde à la Vierge Marie, enracinée à la fois dans la spiritualité de saint Augustin et dans la tradition de l’Ordre.

Evêque sous le regard de Marie

Le 12 décembre 2014, en la fête de Notre-Dame de Guadalupe, patronne des Amériques, Robert Prevost est ordonné évêque dans son diocèse de Chiclayo, au Pérou, en la cathédrale Sainte-Marie. Une date qui a du sens pour cet homme attaché à Marie. Il choisit d’honorer la Vierge sur son blason épiscopal qui intègre une fleur de lys blanche sur fond bleu, représentant la Sainte Vierge Marie sous le titre d’Immaculée Conception, patronne du diocèse de Chiclayo.

Pape dans les pas de Léon XIII

En choisissant le nom de Léon XIV, le nouveau pape s’inscrit dans la lignée de son prédécesseur le pape Léon XIII, connu non seulement pour être à l’origine de la réflexion qui donnera lieu à la doctrine sociale de l’Église mais aussi pour avoir fait la promotion du Rosaire. Léon XIII est surnommé « le pape du Rosaire », il a écrit pas moins de onze encycliques sur le Rosaire et a institué le mois d’octobre comme le mois consacré à « la Sainte Reine du Rosaire ». Le choix de perpétuer son nom reflète une continuité spirituelle et doctrinale, soulignant ainsi l’importance de la Vierge Marie dans son pontificat.

Une affection pour la Vierge que cette dernière lui rend bien ! Hasard du calendrier ou clin d’œil de la Providence, son élection intervient au début du mois de mai, mois dédié traditionnellement à Marie, le jour de la Supplique à la Vierge de Pompéi. Une dévotion qui remonte au 8 mai 1876, lorsque Bartolo Longo, avocat anticlérical converti après une apparition de la Vierge le 2 octobre 1872, pose la première pierre d’un sanctuaire qu’il dédie à la mère de Jésus. Constatant la grande affluence des pèlerins en ce lieu, le pape Léon XIII (encore lui !) baptisera plus tard ce sanctuaire « la Paroisse du Monde ».

Source : ALETEIA, le 9 mai 2025

Le pape Léon XIV a prié aux pieds de l’image pèlerine de Fatima

Le moment s’est produit en 2019, lors d’une visite de l’Image Pèlerine de Fatima au diocèse de Chiclayo, au Pérou.

Le nouveau pape Léon XIV, élu hier après-midi à Rome, a prié aux pieds de la statue de la Vierge pèlerine de Fatima en 2019, lors de la présence de cette statue dans le diocèse de Chiclayo, au Pérou, dont il était l’administrateur apostolique. En tant qu’évêque diocésain, D. Robert Francis Prevost a consacré le Pérou au Sacré-Cœur de Jésus et au Sacré-Cœur de Marie, avec la Vierge pèlerine de Fatima comme icône mariale.

Le récit de ce moment est arrivé au Sanctuaire de Fatima à travers la « Misión Fatima Colombia » et la « Misión Fátima Perú », qui montrent que la première demande de présence de la statue pèlerine de Fatima dans ce diocèse a été lancée par D. Robert Francis Prevost, en tant qu’évêque diocésain.

« Pour ce diocèse, ce serait une grande bénédiction et un honneur de pouvoir recevoir la statue de la Vierge pèlerine de Fatima, dont nous savons qu’elle est actuellement en pèlerinage en Colombie (…). Le diocèse de Chiclayo est profondément marial et a hâte d’accueillir cette statue vénérée parmi nous. (…) Que Notre-Dame de Fatima nous accompagne et continue de nous guider jusqu’à Son Fils, Jésus », peut-on lire dans la lettre signée par l’actuel pape Léon XIV, adressée au recteur du sanctuaire de Fatima et datée du 7 décembre 2018.

Dans les images et la vidéo également envoyées, on voit le nouveau Pape lors de l’acte de consécration du Pérou aux Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie, le 6 janvier 2019, dans la Basilique de Santa Maria, Cathédrale de Chiclayo, le jour où ce diocèse a reçu la statue de la Vierge Pèlerine de Fatima.

La statue pèlerine numéro 12 de Notre-Dame de Fatima était au Pérou entre le 1er et le 20 janvier 2019, ayant été présente dans les villes de Lima, Callao, Chimbote, Chiclayo, Cañete et Tarma. La visite a été organisée par l’archidiocèse de Lima, en collaboration avec la Mission Fátima-Pérou, et visait à diffuser le message de Fatima, en particulier l’appel à la prière, à la conversion et à l’adoration du Saint-Sacrement. Le 18 janvier 2019, la statue pèlerine de Fatima a été reçue dans la Nonciature Apostolique de ce pays, où les évêques du pays se sont consacrés à Notre-Dame.


hotos et vidéo : © « Misión Fátima Colombia » et « Misión Fátima Perú »

Source : SANTUAIRE DE FATIMA, le 9 mai 2025

Les armoiries du pape Léon XIV : symboles et significations par le cardinal Robert Francis Prevost

Voici les armoiries papales de Léon XIV, qui reprennent l’héraldique épiscopale et cardinalice de Robert François Prévost devenu Pontife. Un écu divisé en deux secteurs : à gauche, sur un fond bleu, est représenté un lys blanc, symbole de pureté et d’innocence et traditionnellement associé à la Vierge Marie. Il ne s’agit pas d’un appel purement dévotionnel, mais d’une indication précise de la centralité qu’occupe Marie dans le chemin de l’Église : modèle d’écoute, d’humilité et de don total à Dieu.

A droite, sur fond blanc, se trouve le Sacré-Cœur de Jésus sur un livre fermé transpercé d’une flèche. Il s’agit d’une référence claire aux armoiries des Augustins, l’ordre auquel appartient Léon XIV. Cette image, intense et pleine de sens, fait référence au mystère du sacrifice rédempteur du Christ, cœur transpercé par l’amour de l’humanité, mais aussi à la Parole de Dieu, représentée par le livre fermé. Ce livre non ouvert suggère que la vérité divine est parfois voilée, et qu’elle doit être accueillie avec foi même lorsqu’elle n’est pas pleinement révélée. C’est une invitation à la confiance et à l’abandon, à persévérer dans la recherche du sens profond de l’Écriture, même dans les moments d’obscurité.

Même la devise de Léon XIV renvoie à saint Augustin. « In Illo unum uno » (« Dans l’unique Christ, nous sommes un »), reprend le commentaire du Psaume 127 sur l’abandon à la Providence, qui dit : « Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain travaillent les bâtisseurs / Si le Seigneur ne protège la ville, en vain veillent les sentinelles / En vain vous vous levez tôt et vous vous couchez tard pour manger le pain de la détresse / Il donne autant à ceux qu’il aime, pendant qu’ils dorment / Voici, les enfants sont un don du Seigneur, le fruit des entrailles est une récompense / Comme les flèches dans la main d’un guerrier, ainsi sont les enfants de la jeunesse, heureux ceux dont le carquois en est plein / Ils ne seront pas confus lorsqu’ils discuteront avec leurs ennemis à la porte ». Ces paroles reflètent l’idéal d’une Église unie, malgré les différences et les tensions qui la traversent inévitablement. C’est une expression de communion fondée non sur l’uniformité, mais sur la rencontre dans l’amour du Christ, qui rend possible la fraternité et la réconciliation même dans les contextes les plus complexes. Ce n’est pas un hasard si, dans son salut à l’Église et au monde, le pape Léon XIV a parlé précisément de cela : d’une Église comme pont, appelée à dépasser les divisions, à se faire espace de rencontre, d’écoute et de miséricorde.

Source :  Il nuovo sismografo, le 9 mai 2025