Étiquette : apostolat Fatima
Notre Dame de Fatima à Porrentruy et Delémont
Fatima à l’honneur pour la Messe radio-TV en direct de Payerne

L’église Notre-Dame de l’Immaculée à Payerne (VD) accueille la deuxième messe radio-filmée 2025, avec le Mouvement chrétien des retraités et la communauté portugaise. La célébration sera transmise le dimanche 11 mai 2025 à 10h sur RTS 2 et cath.ch. En radio, à 9h03 sur RTS-Espace 2.
A deux jours de la fête de Notre-Dame de Fátima, la liturgie comportera notamment quelques passages en portugais et un chant à la Vierge du Portugal. C’est pourquoi, durant cette messe radio – également télévisée sur RTS 2 et visible sur cath.ch –, nous pourrons compter sur la participation de la communauté portugaise, très dynamique au sein de la paroisse catholique de Payerne.
Source : CATH. CH, le 8 mai 2025
Léon XIV dans un sanctuaire augustinien et sur la tombe de François

Léon XIV dans un sanctuaire augustinien et sur la tombe de François
En fin d’après-midi ce samedi 10 mai, à son retour du sanctuaire de Notre-Dame du Bon Conseil, confié à des religieux augustiniens, le Pape Léon XIV s’est rendu à Sainte-Marie-Majeure.
Vatican News
Pour sa première visite surprise, ce samedi 10 mai, le Pape Léon XIV a choisi de se rendre sur la tombe de François, dans la basilique Sainte-Marie-Majeure. Il s’est agenouillé auprès de la pierre tombale, et a déposé une rose blanche.

Léon XIV devant la tombe de François à Sainte Marie Majeure (@Vatican Media)
Plus tôt dans l’après-midi, il a fait un autre déplacement dans un lieu symbolique, un sanctuaire à une soixantaine kilomètres de Rome, cher à l’Ordre de Saint-Augustin présents depuis le XIIIe siècle: le Sanctuaire de Notre-Dame-du-Bon-Conseil à Genazzano. Le Souverain pontife s’y est rendu vers 16 heures pour une visite privée.
Confié aux religieux augustiniens, le sanctuaire abrite une ancienne représentation de la Vierge, provenant de Shkodër en Albanie, chère à l’ordre et à la mémoire de Léon XIII. Le Souverain pontife du XIXe siècle n’a jamais pu la visiter, enfermé à l’époque au Vatican, mais l’a élevée à la dignité de basilique mineure en 1903. D’autres Papes ont visité Notre-Dame-du-Bon-Conseil: Jean XXIII en 1959 et Jean-Paul II en 1993. Mais le 25 avril 2024, c’est le futur Pape Léon XIV, alors cardinal, qui a célébré la messe au sanctuaire en la fête de Notre-Dame-du-Bon-Conseil. Dans son homélie, le cardinal Prévost avait alors exprimé sa dévotion à la Vierge, exhortant les fidèles à s’inspirer de Marie pour répandre la paix et la réconciliation dans le monde.

Le Pape avec le recteur du sanctuaire.
Saluer le peuple et prier la Vierge
Ce samedi 10 mai, le Pape Léon est arrivé dans un minivan Volkswagen, assis sur le siège avant. Il a été accueilli par une foule festive de centaines de personnes rassemblées sur la place ou regardant par les fenêtres et les balcons. Beaucoup criaient «Leone, Leone» («Léon, Léon» en français) et les rues avoisinantes se sont peu à peu remplies. En entrant dans l’église, où il a salué les religieux, le Souverain pontife s’est arrêté pour prier, d’abord devant l’autel, puis devant l’image de la Vierge, déposant un bouquet de roses blanches. Au sanctuaire, Léon XIV a fait don d’un calice et d’une patène. Avec les personnes présentes, il a récité la prière de Jean-Paul II à Notre-Dame-du-Bon-Conseil.

Notre-Dame-du-Bon-Conseil à Genazzano
Dévotion mariale
À la fin, après la prière de l’Ave Maria et le chant du Salve Regina, le Pape s’est adressé aux personnes présentes dans l’église, les saluant ainsi que les habitants de Genazzano rassemblés à l’extérieur: «J’ai tant voulu venir ici en ces premiers jours du nouveau ministère que l’Église m’a confié, pour mener à bien cette mission de Successeur de Pierre». Rappelant sa visite après son élection comme prieur général de l’ordre de Saint-Augustin, et son choix d’«offrir sa vie à l’Église», Léon XIV a réitéré sa «confiance en Notre-Dame-du-Bon-Conseil», compagne de «lumière, de sagesse», avec les paroles adressées par Marie aux serviteurs le jour des Noces de Cana, rapportées dans l’Évangile de Jean: «Tout ce qu’il vous dira, faites-le». Avec la communauté de religieux, le Pape s’est ensuite rendu dans une salle intérieure pour un entretien privé.

L’arrivée en voiture et l’accueil des fidèles.
Un cadeau et une grande responsabilité pour Genazzano
Au terme de la rencontre avec la communauté augustinienne de Genazzano, le Souverain pontife s’est arrêté quelques instants devant la basilique et, saluant les personnes présentes, il a adressé quelques mots, exprimant sa joie d’avoir pu venir prier Notre-Dame-du-Bon-Conseil, «un si grand don» pour les habitants de la ville du Latium, dont il a également tiré une grande responsabilité: «de même que la Mère n’abandonne jamais ses enfants, vous devez également être fidèles à la Mère». Le Pape a ensuite salué les jeunes et a évoqué l’enthousiasme avec lequel suivre Jésus, à l’exemple de Marie. Enfin, avant de quitter le sanctuaire, il a béni toutes les personnes présentes.
Source : VATICANNEWS, le 10 mai 2025
Sœur Yvonne Reungoat: Léon XIV, un homme de décision et de collaboration

Sœur Yvonne Reungoat: Léon XIV, un homme de décision et de collaboration
Elle est une des trois femmes travaillant au sein du dicastère pour les Évêques. Nommée en juillet 2022 par François, sœur Yvonne Reungoat a précédé de quelques mois l’arrivée du cardinal Prevost à la tête du dicastère. La religieuse française de l’ordre de Don Bosco revient sur la personnalité discrète et spirituelle de Léon XIV, sur son souci de responsabiliser ses collègues, son sens de l’écoute et sa sérénité à prendre des décisions parfois compliquées. Autant d’atouts majeurs.
Entretien réalisé par Marie Duhamel – Cité du Vatican
Plus de 100 000 personnes se massaient jeudi soir sous la loggia de la basilique Saint-Pierre pour découvrir le visage du Pape tout juste élu. Sœur Yvonne Reungoat n’était pas de ceux-là. «Frappée de voir tant de gens courir avec joie», signe indiquant combien l’événement était hors du commun, la religieuse salésienne est restée bloquée à quelques mètres des colonnades, découvrant sur son portable l’identité du 267e Souverain pontife. «Plusieurs noms circulaient, et j’avais pensé au cardinal Prévost. Cela m’a beaucoup habitée» le jour de son élection, confie-t-elle.
Membre comme seulement deux autres femmes du dicastère pour les Êvêques dont le cardinal américain avait la charge, la religieuse française nous confie la joie éprouvée alors qu’elle a finalement vu apparaitre son ancien préfet vêtu de blanc à la loggia, prendre le nom de Léon XIV. Dans cet entretien, sœur Yvonne Reungoat retrace le parcours curial du religieux de l’ordre de Saint-Augustin. Elle revient sur son mode de gouvernance, simple et collégial, et sur la confiance qui est la sienne à l’égard des atouts et des convictions du nouveau successeur de Pierre.
Quelle fut votre émotion à lorsque le visage du Pape élu est apparu?
Je dois dire que j’ai ressenti une grande joie. D’abord, je le connais un peu, nous avons collaboré ces dernières années, alors qu’il était préfet du dicastère pour les Évêques. Ce n’était pas une personne inconnue. Ensuite parce que j’ai senti combien l’Esprit Saint est fidèle à lui-même et guide son Église. Cela m’a donné beaucoup de joie, de confiance et d’espérance dans l’avenir. L’émotion est très, très grande.
Vous avez rejoint le dicastère pour les Évêques quelques mois avant sa nomination au poste de préfet. Pourquoi le Pape François l’a, selon vous, choisi et quelles impulsions a-t-il donné au sein du dicastère?
Je ne connais pas les raisons du Pape François qui l’avait précédemment nommé évêque au Pérou, après qu’il a été supérieur général de sa congrégation. Cependant, je vois plusieurs éléments: le fait qu’il ait été missionnaire et son attention aux pauvres, à l’écologie, aux migrants, qu’il avait pu déjà manifester très concrètement. En plus, c’est un homme spirituel. Il me semble aussi que le Pape François le connaissait par ailleurs du temps de l’Amérique latine.
De quelle manière, ces deux dernières années, a-t-il tenté de définir le visage de l’Église universelle, son travail comme préfet consistant notamment à aider le Saint-Père dans le choix des futurs évêques?
Comme préfet du dicastère, il a pris la place du cardinal Ouellet avec beaucoup de simplicité et d’ouverture. Il a accordé une très grande attention au fait que le profil des candidats pour la nomination des évêques corresponde à la ligne du Pape François, pour que dans leur diocèse ils adoptent une ligne évangélique que le Pape François lui-même portait. Par exemple, le fait qu’ils soient vraiment des pasteurs pour leur peuple, capables de vivre une proximité avec les prêtres et aussi avec les gens, donc de bonne qualité relationnelle, en même temps que de bonnes capacités de discernement, d’ouverture, notamment aux dialogues œcuménique et interreligieux. Il faut également une capacité d’attention à tout le peuple de Dieu, et une capacité de construire la communion. Enfin ils doivent savoir prendre des décisions, et orienter. Ces attentions aux candidats qui pouvaient être présentés ont vraiment été tenues présentes dans le discernement pour les nouveaux évêques, tout en tenant compte de la réalité de chaque diocèse et des défis que chacun d’entre eux doit affronter.
Le cardinal Prévost, le Pape Léon XIV, l’a vécu avec une très grande attention, une capacité d’écoute et celle d’aller à fond dans les réalités pour comprendre, pour chercher à clarifier ce qui avait besoin d’être clarifié, concernant les risques qui pouvaient se poser à propos de certaines questions, liées aux abus ou à la morale. Je l’ai vu avec beaucoup de délicatesse mais de sens de responsabilité pour affronter ces réalités. Et donc il a guidé les discernements avec sérénité, mais avec aussi une certaine sécurité mais surtout beaucoup d’ouverture et de clarté à la fois sur les critères et les éléments à tenir présents.
Comment qualifieriez-vous son type de gouvernance au sein du dicastère?
Je pense que c’est un homme qui sait collaborer, qui sait donner des responsabilités, qui se fie: il a confiance dans les collaborateurs et les personnes. Et je ne pense pas que ce soit le type de personne à gouverner tout seul mais en collaboration, tout en ayant quand même entre les mains le fait de guider l’Église.
La synergie est un élément important aussi parce que le Pape Léon XIV devra accompagner la réalisation concrète de certaines réformes que le Pape François a mises en œuvre, par exemple la constitution apostolique Praedicate Evangelium qui touche, entre autres, la curie romaine et qui a mis l’accent sur une interrelation plus grande entre les dicastères, plus de collégialité. Et cela suppose un Pape qui non seulement le perçoit comme idée, mais qui puisse aider aussi à passer à sa réalisation concrète. Et je crois que, avec son expérience de gouvernance, Léon XIV a des atouts pour pouvoir gouverner et d’animer l’Église, pas tout seul bien sûr. Il sera important de voir de qui il va s’entourer dans sa tâche de gouverner et d’animer l’Église.
Vous parlez de collégialité, une des facettes de la synodalité. Le Pape Léon XIV dès sa première apparition a parlé d’une Église synodale. En êtes-vous satisfaite?
C’est pour moi une chose vraiment importante. Ayant eu la grâce et la joie de participer aux deux assemblées synodales d’octobre 2023 et octobre 2024, j’ai vraiment fait l’expérience que c’était l’Esprit Saint qui guidait. Il est important que le fruit du synode puisse vraiment germer, se déployer, se vivre dans l’église. Une de mes craintes était justement qu’il n’y ait pas de continuité dans le chemin synodal, ce qui me semblait impossible au regard des pas qui ont été fait et parce que c’est vraiment la vocation de l’Église. Je sentais très important de ne pas retourner en arrière, mais au contraire d’aller en avant. Et le Pape Léon XIV, qui lui-même a participé directement dans les deux assemblées synodales, est convaincu de l’importance de ce chemin de renouvellement pour l’Église. Il l’a dit dans son discours d’ouverture. Pour moi, c’est un des éléments prometteurs.
En voyez-vous d’autres?
Oui, si la personnalité et le style sont différents, je pense que le Pape Léon XIV continuera à guider l’Église dans la ligne du Pape François, en raison de l’expérience du Pape Léon XIV. Une expérience d’abord missionnaire, vécue au contact direct des pauvres dans le diocèse du Pérou où il a été évêque. Et c’est une expérience récente car il a quitté le Pérou pour Rome il y a deux ans à peine. Il faut également mentionner son expérience de prieur général des Augustins, une expérience internationale qui le rend ouvert aux dimensions de l’universalité de l’Église, non seulement en théorie, mais aussi dans le concret des relations qu’il a pu déjà connaître
Aussi, en plus de la synodalité, il bénéficie d’une ouverture due à ses origines (il est américain mais son père est franco-italien et sa mère d’origine espagnole) et à ses expériences. Il a un enracinement pastoral, et démontré une attention aux pauvres, aux marginalisés, aux migrants, à l’écologie, aux questions de la paix et de l’unité dans l’église et donc de la communion, qui est au fond la source de la paix dans le monde. Je crois qu’il a des bonnes capacités de porter, pour faire avancer ces dossiers.
Et vous qui l’avez côtoyé au sein du dicastère pour les Évêques, que dire de la place des femmes dans l’Église du Pape Léon XI?
J’ai expérimenté personnellement l’arrivée, pour la première fois, de trois femmes dans le dicastère pour les Évêques. Lui en était membre. Et ensuite, quand il en est devenu le préfet, j’ai pu vivre très concrètement, de sa part, un accueil, une collaboration, une confiance, un tenir compte, une ouverture, une autre contribution spécifique au sein du dicastère pour les Évêques. Cela me fait penser qu’il n’y a aucune raison de croire qu’il ne continuera pas dans ce sens, et je pense d’ailleurs qu’il pourra aussi développer cette ligne d’action, cet esprit de confier des responsabilités aux femmes dans l’Église, dans ce qu’elles peuvent porter.
Vous nous parliez de son style et de sa personnalité. Quelques points ont déjà été évoqués mais pourriez-vous être plus spécifique?
Je l’ai vu comme une personne discrète mais sereine et calme, qui sait affronter les situations avec la sérénité qui aide à prendre le recul et qui en même temps aide à approfondir, tout en restant maître de lui-même et dans une bonne capacité de collaboration. Cela permet de favoriser la corresponsabilité dans l’Église, je pense qu’il a une personnalité qui devrait l’aider à le vivre, au moins d’après ce que j’ai pu constater.
Je voudrais aussi parler de son engagement pour la paix qui est certainement un engagement important. Ces jours-ci, ça m’a beaucoup frappé de voir comment le monde a suivi l’Église, d’une part dans la participation à la douleur du départ du Pape François et en même temps la prière tout le temps de sa maladie mais aussi l’attente du nouveau Pape, l’accueil du nouveau Pape. Cela montre les attentes du monde par rapport à l’Église. Bien sûr, Léon XIV n’est pas seul. Il est un signe et derrière lui, avec lui, c’est aussi toute l’Église qui doit sentir cette responsabilité. Mais il est le pasteur qui donne l’orientation.
Source : VATICANNEWS, le 10 mai 2025
L’actuel évêque de Chiclayo parle de Léon XIV: «Le Pérou est dans son cœur»

L’actuel évêque de Chiclayo parle de Léon XIV: «Le Pérou est dans son cœur»
Lors d’une conférence de presse, le successeur de Mgr Robert Francis Prevost dans le diocèse péruvien de Chiclayo a souligné la proximité du nouveau Souverain pontife avec le pays sud-américain. «Il aime Chiclayo, c’est ici qu’il a appris tout ce qu’il va partager avec le monde aujourd’hui», a ainsi déclaré Mgr Edinson Farfán Córdova.
Sebastián Sansón Ferrari – Cité du Vatican
L’Église catholique célèbre un moment historique: l’élection du nouveau pontife, le Pape Léon XIV, anciennement connu sous le nom du cardinal Robert Francis Prevost, qui a été évêque de Chiclayo et a passé une grande partie de sa vie pastorale au Pérou.
Lors d’une conférence de presse organisée dans son diocèse, Mgr Edinson Farfán Córdoba, l’actuel évêque de la circonscription ecclésiastique, a exprimé la profonde gratitude et la joie de la communauté catholique locale face à l’élection de «l’un des leurs» en tant que Successeur de saint Pierre.
Accompagné du père Fidel Purisaca Vigil, directeur du bureau des communications sociales du diocèse, Mgr Farfán a souligné la trajectoire du nouveau Pape et son lien profond avec le peuple péruvien.
«Le Pape Léon XIV est un de nos frères qui est passé par ces terres, il a travaillé à Chulucanas, Trujillo et Chiclayo. Il aime profondément le Pérou», a-t-il déclaré, rappelant la mission du nouveau pontife auprès des populations les plus pauvres du nord du pays.
Une papauté enracinée dans l’option pour les pauvres
Le cardinal Prevost, membre de l’ordre de Saint-Augustin, a adopté le nom de Léon XIV en référence au Pape Léon XIII, promoteur de la doctrine sociale de l’Église, comme l’a souligné Mgr Farfán, considérant que ce choix est un signe clair de continuité dans l’engagement en faveur de la justice sociale et des plus démunis.
«Le Pape Léon XIV poursuivra une mission basée sur la communion, le dialogue et la synodalité, comme l’a enseigné le Pape François», a souligné Mgr Farfán. Il a également souligné la sensibilité du nouveau Pontife aux défis contemporains: la pauvreté, les périphéries, la participation des laïcs et le rôle prépondérant des femmes dans l’Église.
Vocation missionnaire et lien avec le peuple
Au cours de la conférence de presse, l’évêque de Chiclayo a évoqué des anecdotes personnelles et des moments partagés avec le cardinal Prevost, qu’il considère comme son formateur. «Il connaît le monde, mais son cœur est au Pérou», a-t-il déclaré. Il a même rappelé des détails simples et humains du nouveau Pape, comme son goût pour la cuisine locale, notamment le chevreau, le riz au canard et le ceviche.
La trajectoire du Pape Léon XIV comprend plus d’une décennie en tant que supérieur général de l’Ordre de Saint-Augustin, une communauté religieuse présente sur tous les continents. Son expérience mondiale est complétée par une connaissance approfondie de la réalité sociale et pastorale péruvienne.
Un appel à marcher ensemble
Le dernier message de l’évêque était un appel à l’unité: «Marchons ensemble. Moins de paroles, plus d’actions. Les autorités civiles, religieuses, militaires et politiques doivent rechercher un consensus pour le bien commun». Cette exhortation entre en résonance avec les premières lignes connues de ce que sera le pontificat de Léon XIV.
Source : VATICANNEWS, le 10 mai 2025
Pape Léon XIV: l’Église offre à tous l’héritage de la doctrine sociale

Pape Léon XIV: l’Église offre à tous l’héritage de la doctrine sociale
Le Successeur de Pierre a adressé ce samedi 10 mai ses sincères remerciements à l’ensemble des cardinaux. «Votre présence rappelle que le Seigneur, qui m’a confié cette mission, ne me laisse pas seul pour en porter la responsabilité», a-t-il affirmé. Il également tourné ses pensées vers François, souhaitant ensuite que le Collège cardinalice «renouvelle sa pleine adhésion au chemin que l’Église universelle suit depuis des décennies dans le sillage du Concile Vatican II».
Myriam Sandouno – Cité du Vatican
«Je vous remercie tous pour cette rencontre et pour les jours qui l’ont précédée, douloureux par la perte du Saint-Père François, exigeants en raison des responsabilités que nous avons affrontées ensemble et en même temps, selon la promesse que Jésus lui-même nous a faite, riches en grâces et en consolations dans l’Esprit».
Au deuxième jour de son élection comme Souverain pontife, Léon XIV a exprimé sa reconnaissance envers tout le Collège cardinalice, particulièrement le doyen des cardinaux Giovanni Battista Re, «dont la sagesse, fruit d’une longue vie et de nombreuses années de service fidèle au Siège apostolique, nous a beaucoup aidés en cette période»; le camerlingue de la Sainte Église romaine, le cardinal Kevin Joseph Farrell, «pour le rôle précieux et exigeant qu’il a joué pendant la vacance du Siège et la convocation du conclave». Sans oublier ses frères cardinaux «qui, pour des raisons de santé, n’ont pu être présents. Je m’associe à eux en communion d’affection et de prière».
«Je sais que je peux toujours compter sur vous»
Lors d’une audience tenue ce samedi 10 mai avec les cardinaux, il leur a signifié: «votre présence rappelle que le Seigneur, qui m’a confié cette mission, ne me laisse pas seul pour en porter la responsabilité». «Je sais avant tout que je peux toujours compter sur son aide et, par sa Grâce et sa Providence, sur votre proximité et celle de nombre de frères et sœurs qui, dans le monde entier, croient en Dieu, aiment l’Église et soutiennent le Vicaire du Christ par la prière et les bonnes œuvres», a-t-il déclaré.
Hommage au Pape François
Léon XIV, issu de l’Ordre de Saint-Augustin, a ensuite rendu un hommage au Pape François qui l’avait créé cardinal en 2023. En ce «moment à la fois triste et heureux», il a invité «à percevoir le départ du regretté Pape François et le conclave comme un événement pascal, l’étape d’un long exode à travers lequel le Seigneur continue de nous guider vers la plénitude de la vie». Dans cette perspective, «nous confions au Père miséricordieux et Dieu de toute consolation, l’âme du défunt Pontife et l’avenir de l’Église». Le Pape François fut «un humble serviteur de Dieu et de ses frères». Le nouveau Pontife a fait remarquer «son style de dévouement total dans le service et de sobre manière d’être dans la vie, d’abandon à Dieu pendant le temps de la mission et de confiance sereine au moment du retour à la maison du Père». «Recueillons ce précieux héritage, a-t-il poursuivi, et remettons-nous en route, animés par la même espérance qui naît de la foi».
La grandeur de l’Église
La proximité des fidèles en ces moments tristes, de deuil, vécus ces derniers jours, rappelle «la véritable grandeur de l’Église, qui vit dans la diversité de ses membres unis à l’unique Tête, le Christ, « pasteur et gardien » de nos âmes». «Nous avons pu voir la beauté et sentir la force de cette immense communauté qui a salué et pleuré son pasteur avec beaucoup d’affection et de dévotion, l’accompagnant avec foi et prière au moment de sa rencontre définitive avec le Seigneur», a dit le Pape Léon XIV.
Écouter la voix de l’Esprit Saint
Poursuivant son discours, il a souligné devant les cardinaux que «c’est le Ressuscité, présent parmi nous, qui protège et guide l’Église» et «qui continue à la faire revivre dans l’espérance, par l’amour répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné». D’où l’invitation à se faire «les auditeurs dociles de sa voix», et «les ministres fidèles de ses desseins de salut».
L’évêque de Rome les a invités à «renouveler leur pleine adhésion au chemin que l’Église universelle suit depuis des décennies dans le sillage du Concile Vatican II». Le Pape François l’ayant rappelé et actualisé dans l’Exhortation apostoliqueEvangelii gaudium, Léon XIV au cours de cette rencontre, a bien voulu souligner quelques aspects fondamentaux de ce concile: le retour à la primauté du Christ dans l’annonce; la conversion missionnaire de toute la communauté chrétienne; la croissance dans la collégialité et la synodalité; l’attention au sensus fidei, en particulier dans ses formes les plus authentiques et les plus inclusives, comme la piété populaire. Sans oublier, l’attention affectueuse aux plus petits et aux laissés-pour-compte; le dialogue courageux et confiant avec le monde contemporain dans ses diverses composantes et réalités.
Le choix du nom Léon XIV
Ces principes évangéliques ont en effet toujours animé et inspiré la vie et l’œuvre de la Famille de Dieu, de valeurs à travers lesquelles le visage miséricordieux du Père s’est révélé et continue de se révéler dans le Fils fait homme, espérance ultime de quiconque recherche sincèrement la vérité, la justice, la paix et la fraternité (cf. Benoît XVI, Lett. enc. Spe salvi, 2; François, Bulle Spes non confundit, n. 3). «C’est précisément parce que je me sens appelé à poursuivre dans ce sillage que j’ai pensé à prendre le nom de Léon XIV», a souligné clairement le Pape américain.
Se souvenant du Pape Léon XIII, il a expliqué qu’avec l’encyclique historique Rerum novarum, le 256e évêque de Rome (1878-1903), a abordé la question sociale dans le contexte de la première grande révolution industrielle. Et aujourd’hui, a estimé le nouveau Pape, «l’Église offre à tous son héritage de doctrine sociale, pour répondre à une autre révolution industrielle et aux développements de l’intelligence artificielle, qui posent de nouveaux défis pour la défense de la dignité humaine, de la justice et du travail», a-t-il conclu.
Source : VATICANNEWS, le 10 mai 2025
Peter Seewald : « Je dois dire que cette élection papale a dépassé mes attentes les plus folles. »

Ratzinger/Benoît XVI, biographe du pape Léon XIV, a déclaré à kath.net : « Les cardinaux ont manifestement été très attentifs lorsqu’ils ont écouté la voix du Saint-Esprit » – « Je pense que le pape Benoît XVI serait également très satisfait de ce choix. »
Vatican-Munich (kath.net/pl) « J’ai été fasciné lorsque le nouveau pape a fait son entrée sur la loggia de la basilique Saint-Pierre hier, 8 mai, à la fin de la guerre. Un Léon, dans la lignée de Léon le Grand et de Léon XIII. Je dois dire que cette élection a dépassé mes attentes les plus folles. Les cardinaux étaient visiblement très attentifs, à l’écoute de la voix du Saint-Esprit. » C’est ce que Peter Seewald a déclaré à kath.net sur demande. Seewald est un expert du cardinal Joseph Ratzinger/pape Benoît XVI depuis de nombreuses années ; il a publié de nombreux volumes d’entretiens avec lui et, après sa mort, a écrit la biographie très respectée du pape théologien.
« La première apparition de Léon XIV, dans laquelle il a présenté, pour ainsi dire, sa carte de visite, a montré qu’il est un pasteur pieux, sage, humble, expérimenté et mature qui ne veut pas se mettre au premier plan, qui n’entend pas briller par des initiatives personnelles, mais se place plutôt dans la continuité des disciples du Christ – et ce faisant, il sait exactement ce dont l’Église et le monde ont besoin à notre époque », explique Seewald. Son discours d’ouverture est porteur d’espoir pour un réconciliateur et un prédicateur. Un Américain, un missionnaire, un homme de prière, un ami de la Mère de Dieu, un prédicateur de la paix du Christ et du message de la vie éternelle ! Il est également merveilleux qu’il soit issu de l’Ordre de Saint-Augustin, témoignant ainsi de son lien étroit avec le grand Docteur de l’Église, que Joseph Ratzinger appelait son « maître ». Je pense que le pape Benoît XVI serait également très satisfait de ce choix.
Source : kath.net/news, le 10 mai 2025
Affaires d’abus : que valent les accusations formulées contre le nouveau pape ?

De sérieuses questions de crédibilité entourent les allégations de dissimulation contre le nouveau pape
ROME – Après l’élection historique du cardinal Robert Prevost comme premier pape américain de l’histoire, de vieilles allégations de dissimulation et de mauvaise gestion d’affaires d’abus ont refait surface, mais elles contiennent de sérieux doutes quant à leur crédibilité.
Les cas en question, publiés par le Réseau des survivants de ceux qui ont été abusés par des prêtres (SNAP), concernent un groupe de femmes de Chiclayo qui affirment avoir été abusées sexuellement par deux prêtres et qui ont déclaré que Prevost a mal géré l’enquête sur leurs allégations, ainsi que le transfert d’un prêtre accusé dans une maison communautaire augustinienne près d’une école.
Les allégations de Chiclayo
Dans le cas des victimes de Chiclayo, les allégations en question ont été élaborées en partie par un ancien prêtre et avocat canoniste qui a brièvement représenté les femmes, mais qui a été défroqué en décembre dernier pour abus sexuel et interdit d’exercer le droit canonique, et qui avait un différend historique avec Prevost.
Ricardo Coronado, l’ancien prêtre en question, a également des liens étroits avec un groupe péruvien, le Sodalitium Christiane Vitae , que le pape François a formellement supprimé avant sa mort, après avoir expulsé un archevêque éminent appartenant à la société ainsi que 14 autres membres l’automne dernier.
Les femmes affirment avoir été victimes de comportements sexuellement inappropriés de la part de deux prêtres du diocèse de Chiclayo au Pérou avant l’arrivée de Prevost, mais elles n’ont pas déposé de plainte officielle auprès des autorités ecclésiastiques avant 2022, pendant son mandat.
Ces femmes allèguent notamment qu’après s’être manifestées, Prevost n’a pas ouvert d’enquête préliminaire et n’a pas informé les autorités civiles de leurs plaintes. Elles affirment également ne pas s’être vu offrir de services de consultation. Elles ont ensuite déposé une plainte civile.
Le diocèse de Chiclayo a nié ces accusations, publiant une déclaration en 10 points le 10 septembre 2024, affirmant que Prevost avait lancé une enquête, interdit au prêtre d’exercer son ministère et avait envoyé les résultats de l’enquête au Dicastère pour la doctrine de la foi (DDF) à Rome.
L’année dernière, un responsable du Vatican a déclaré à Crux, en toute confidentialité, que « l’affaire avait été examinée et que Prevost n’avait pas été reconnu coupable de dissimulation. Il avait agi conformément à la réglementation en vigueur à l’époque ».
D’autres sources au Pérou, au courant de l’affaire, ont déclaré que les femmes se sont en fait vu proposer un accompagnement psychologique lorsqu’elles ont été orientées vers le centre d’écoute diocésain après avoir déposé leur plainte, et l’une d’entre elles a profité des services d’accompagnement psychologique.
La source a également déclaré que Prevost avait mentionné la possibilité d’une plainte civile aux femmes, mais avait averti qu’elle ne serait probablement pas retenue en raison du délai de prescription, comme ce fut le cas plus tard.
Les accusations portées contre Prevost dans l’affaire Chiclayo n’ont été révélées qu’après l’intervention de Coronado comme avocat canoniste des femmes. Ancien augustinien, il a représenté les femmes de mai à août 2024, date à laquelle les évêques péruviens lui ont interdit d’exercer le droit canonique en raison d’allégations d’inconduite sexuelle.
Coronado a annoncé sa défroquement sur sa page Facebook juste avant Noël 2024, affirmant avoir été expulsé de force de la prêtrise. Sans expliquer pourquoi, il a été accusé l’année dernière d’un « crime contre le sixième commandement » non spécifié par son diocèse de Cajamarca, au Pérou.
Dans le jargon juridique catholique, un « crime contre le sixième commandement » implique une forme d’inconduite sexuelle.
Coronado a déclaré que le même décret lui interdisait également d’exercer la profession d’avocat, affirmant que l’objectif était de « protéger d’éminents prélats ». Dans une publication ultérieure sur Facebook, il a déclaré : « S’il vous plaît, ne considérez pas la destitution promue par un cardinal qui a dissimulé des faits comme une honte. C’est une distinction. Je me sens très honoré. »
La plupart des observateurs ont interprété ces références comme faisant allusion à Prevost, avec qui Coronado aurait des divergences politiques et personnelles remontant à l’époque où Coronado était chez les Augustins.
Diverses sources proches des deux hommes ont déclaré à Crux l’année dernière, en coulisses, que Coronado nourrissait du ressentiment contre Prevost dans le passé, en partie à cause de la croissance de la théologie de la libération au Pérou et de la conviction de Coronado que l’ordre augustinien était devenu trop progressiste, accusant Prevost de faire partie d’un camp progressiste qui avait besoin d’être réformé.
Trois personnes ayant une connaissance directe de Coronado remontant au début des années 1990, lorsqu’il dirigeait la maison de formation augustinienne à Lurín, au Pérou, ont parlé à Crux de son ressentiment personnel envers Prevost et de ses liens historiques avec le SCV, ainsi que de ce qu’ils ont qualifié d’inconduite sexuelle généralisée de la part de Coronado.
Chacun des hommes a parlé sous couvert d’anonymat par crainte de représailles de la part de Coronado.
« Il [Coronado] méprisait profondément Prevost, car il disait qu’il incarnait le progressisme dans l’Église, et que c’était du modernisme, etc. Prevost a toujours été au centre de toutes les attentions, et [Coronado] le méprisait ouvertement », a déclaré l’un des hommes.
Deux des individus qui étaient en formation sous Coronado ont raconté une attitude extrêmement compétitive à l’égard de la maison de formation de Trujillo, qui à l’époque était dirigée par Prevost.
Coronado, ont déclaré les hommes, considérait Prevost et la maison Trujillo comme trop progressistes, qualifiant les séminaristes de « homosexuels ».
Ces deux personnes ont décrit l’environnement de la maison de formation sous Coronado comme étant dominé par des règles strictes, du favoritisme et des allusions sexuelles constantes. Coronado distribuait des punitions humiliantes et banalisait les connotations sexuelles telles que la nudité et les blagues salaces. Ils ont dénoncé un comportement sexuellement inapproprié et agressif de la part de Coronado, envers les séminaristes adultes placés sous sa supervision.
Un autre individu qui n’était pas dans la maison de formation avec Coronado, mais qui lui rendait souvent visite et observait les mêmes comportements, a déclaré qu’il avait eu des contacts avec Coronado une vingtaine d’années plus tard, et que la conduite de Coronado n’avait pas changé.
Un individu qui était en formation sous Coronado a également souligné ses liens avec le SCV, aujourd’hui supprimé, en disant qu’il était l’ami personnel de nombreux membres, et que pendant qu’il dirigeait la maison de formation de Lurín, pendant au moins un an, il allait chaque mois servir comme confesseur à la maison de formation du SCV à San Bartolo, où divers abus physiques présumés auraient eu lieu, apparemment avec l’approbation du fondateur du SCV, Luis Fernando Figari.
Coronado voulait transformer la maison Lurín en « un autre San Bartolo », a-t-il déclaré.
L’autre individu qui était en formation avec Coronado a exprimé sa conviction que la décision de Coronado d’accuser publiquement Prevost de dissimulation est probablement due à la présomption que Prevost avait agi contre un éminent archevêque du SCV, qui a été évincé de la direction dans le cadre de l’enquête du Vatican sur le groupe, qui a été menée par une mission spéciale assignée par le pape et composée de deux responsables de la DDF.
Aucune mention de Prevost n’avait été faite jusqu’à ce que Coronado intervienne comme avocat des femmes, a-t-il déclaré, ajoutant : « Les victimes n’accusent pas Prevost, elles demandent de l’aide. Cette façon de salir Prevost » est venue de Coronado, a-t-il ajouté.
Coronado a intenté plusieurs poursuites contre des personnes qu’il accuse de diffamation, notamment pour des propos tenus lors d’une séance de partage en groupe dans le cadre d’un processus de guérison intérieure. Il a également poursuivi l’évêque James Golka de Colorado Springs.
Après avoir quitté les Augustins en 2001, suite à des plaintes adressées à ses supérieurs au sujet de sa conduite, Coronado a reçu la permission de l’évêque Michael Sheridan à Colorado Springs de venir travailler comme canoniste, y servant comme vicaire judiciaire pendant près de 20 ans.
Il a quitté ce poste en 2022, apparemment en raison de différends avec Golka, mais avec la compréhension qu’il était toujours un prêtre en règle et pouvait ainsi célébrer les sacrements lors de ses visites.
Cependant, l’année dernière, Coronado a intenté une action en justice contre Golka et son ancien vicaire général, Monseigneur Robert Jaeger, pour avoir prétendument rompu un protocole d’accord dans lequel les parties avaient convenu de ne pas rendre public, après que Jaeger a publié une déclaration en juin 2023 disant qu’il avait été mis au courant de « certaines allégations » concernant la conduite de Coronado, et que Coronado n’était plus un prêtre en règle.
Cette action en justice a ensuite été rejetée par le tribunal de district du comté d’El Paso. Coronado a fait appel de cette décision.
Un porte-parole du diocèse de Colorado Springs a refusé une demande de commentaire de Crux lorsque Coronado a été défroqué, invoquant un litige en cours.
Coronado a décliné une demande d’interview de Crux , mais son avocate canonique, Lucia Musso, a déclaré qu’ils étaient tous deux « surpris par la décision de le retirer de l’état clérical car il n’y avait aucune preuve d’un crime ».
« La décision signée par le Saint-Père ne peut être modifiée et mon client ne considère pas approprié de faire une quelconque déclaration », a déclaré Musso, précisant que Coronado prépare un livre qui offrira un « compte rendu détaillé des événements dans lesquels il a été impliqué, et jusqu’à sa publication, il n’y aura pas d’autres déclarations. »
Certains observateurs pensent que le mépris historique apparent de Coronado pour Prevost et ses liens étroits avec le SCV, que le pape François a supprimés plus tôt cette année et que Prevost connaissait bien compte tenu de ses nombreuses années au Pérou, étaient des motifs possibles pour fabriquer les allégations.
Affaire Chicago
L’autre cas concerne des allégations de mise en danger d’enfants suite au placement d’un prêtre accusé d’abus et démis de ses fonctions par l’archidiocèse de Chiclayo, dans un couvent situé près d’une école, à l’époque où Prevost était supérieur provincial.
Prevost a été prieur général de l’ordre des Augustins de 2001 à 2013, avant d’être nommé à Chicago en 2014. Il a été nommé préfet du Dicastère pour les évêques par le pape François en janvier 2023.
Un augustinien de Chicago a déclaré à Crux , en coulisses, plus tôt cette année, que l’archidiocèse avait demandé à l’ordre la permission de placer le père James Ray dans cette maison après avoir été démis de ses fonctions parce que son supérieur était un conseiller agréé qui servait de superviseur d’un plan de sécurité imposé à Ray, et que par conséquent Ray serait sous un œil plus vigilant.
L’Augustinien a déclaré que l’emplacement d’une école à deux pâtés de maisons n’était pas considéré comme un risque à l’époque, étant donné qu’un plan de sécurité était en place, et que le critère de ne pas placer les prêtres accusés à proximité des écoles était un produit de la Charte de Dallas de 2002, qui n’avait pas encore été publiée lorsque la décision concernant Ray a été prise.
Cette décision, ont-ils dit, était un accord entre l’archidiocèse et le supérieur du couvent, mais que Prevost devait signer formellement, puisqu’il s’agissait d’une maison communautaire augustinienne.
Dans une déclaration à Crux avec des documents à l’appui, Michael Airdo, avocat de la province augustinienne du Midwest, a déclaré que la décision de placer Ray au couvent St. John Stone de 2000 à 2002 « était un accommodement pour le regretté cardinal Francis George » en tant qu’archevêque de Chicago.
Lorsque Ray a emménagé au couvent, « il a été soumis à des restrictions découlant de ses précédentes allégations d’abus », et pendant son séjour au couvent, il a été supervisé par son prieur, qui s’est assuré que Ray respectait les restrictions imposées à son ministère.
Le prieur du couvent, le père James Thompson, était un conseiller professionnel, a déclaré Airdo, qui avait servi comme coordinateur des soins continus à l’Institut Southdown en Ontario, au Canada, un centre de traitement de santé mentale qui aide l’église à traiter les ministres et à favoriser des environnements sûrs.
Thompson « était particulièrement qualifié pour superviser des personnes comme Ray soumises à des restrictions. Il n’y a eu aucune allégation selon laquelle Ray aurait commis des abus pendant son séjour au couvent St. John Stone », a déclaré Airdo.
Selon le dossier personnel de Ray, publié par l’archidiocèse de Chicago, l’approbation de sa résidence au couvent a été accordée par l’archidiocèse de Chicago, et le placement initial de Ray là-bas a été fait avant la Charte de Dallas de 2002 de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, qui stipule que la proximité d’une école est une interdiction de placement du clergé accusé.
Cependant, Airdo a déclaré qu’un administrateur de l’examen de l’aptitude professionnelle de l’archidiocèse avait déterminé qu’il n’y avait « aucune école à proximité » et avait donc recommandé le placement de Ray, que le cardinal George avait ensuite approuvé en tant qu’archevêque.
Airdo a également fourni une liste des efforts de Prevost en matière de protection de l’enfance pendant qu’il dirigeait les Augustins, notant qu’en tant que prieur provincial de 1999 à 2001, « dans les cas où des accusations établies contre un Augustin lui étaient portées, il appliquait des mesures de précaution pour retirer le frère accusé du ministère actif, le plaçant dans un environnement où il n’y aurait aucun risque pour les mineurs. »
Après son élection comme prieur général en 2001, le père Prevost a aidé l’ordre des Augustins à mettre en place une exigence selon laquelle un ensemble de protocoles doit être établi pour chaque circonscription de l’ordre afin de guider les membres dans la protection de l’enfance et la réponse aux cas, « des années avant que cela ne devienne la loi générale de l’Église ».
Prevost, a déclaré Airdo, en tant que prieur général, a également organisé un cours pour tous les supérieurs majeurs des Augustins lors du Chapitre général intermédiaire de 2010, abordant la question de la protection et des meilleures pratiques pour répondre aux victimes.
En 2012, Prevost a participé à l’inauguration du Centre de protection de l’enfance à l’Université pontificale grégorienne de Rome, et il a également participé au premier cours de protection offert aux supérieurs généraux des ordres et congrégations religieuses.
Bien que cela relève de la responsabilité du major et des supérieurs provinciaux, Prevost, en tant que prieur général, a déclaré Airdo, « a été directement impliqué dans plusieurs cas… lorsque des victimes ont contacté le prieur général pour une raison ou une autre. »
« Il a pris des mesures pour protéger les mineurs et les adultes vulnérables dans de nombreux pays, cherchant toujours à protéger les innocents et à offrir la guérison aux victimes, tout en retirant les délinquants du ministère », a déclaré Airdo.
En tant qu’évêque de Chiclayo, nomination qu’il a reçue en 2014, Prevost a joué un rôle actif dans les politiques de protection de l’enfance des conférences épiscopales diocésaines et nationales, en aidant à rédiger des protocoles « qui n’avaient jamais été achevés ou publiés au Pérou ».
Prevost, a déclaré Airdo, a formé la première commission nationale au sein de la conférence épiscopale pour la protection des mineurs et des adultes vulnérables et a servi de premier coordinateur, organisant des cours de formation pour le personnel de l’Église et accompagnant personnellement les victimes.
Source: Crux, le 9 mai 2025
11.05.2025 – LECTURES DE L’ÉVANGILE DU 4ÈME DIMANCHE DE PÂQUES
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’Evangile du 4e dimanche de Pâques, année C : Jean 10, 27-30.
