Les véritables origines françaises de Léon XIV

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Né aux Etats-Unis de parents issus de l’immigration européenne, le pape Léon XIV a des origines cosmopolites. Il compte même, côté paternel et côté maternel, des racines françaises plus ou moins récentes.

Américain, le pape Léon XIVcomprend le Français mais ne le parle pas couramment. Et pourtant, le successeur de François compte dans ses origines des aïeux français, à commencer par sa grand-mère paternelle, fille de pâtissiers originaire du Havre en Normandie, selon le site Geneanet et repris par La Croix. Celle qui s’appelait Suzanne Fontaine a vraisemblablement immigré vers les États-Unis en 1915 sur le navire La Touraine. Elle est décédée en 1979 à Detroit. Son petit-fils, futur 267e pape, avait alors 24 ans.

Mais le grand-père paternel de Léon XIV, italien, aurait lui aussi des racines françaises, comme le laisse entendre le nom de famille Prevost. Côté maternel, le pape a également des liens avec la France, plus lointains. Sa mère, Mildred Martinez, d’origine espagnole, créole louisianaise et haïtienne, a une ascendance française qui remonte au XVIIIe siècle. Cette partie de la famille, les Baquié, auraient vécu dans les Pyrénées-Atlantique où ils étaient négociants, avant d’émigrer en Amérique au XIXe siècle.

Curieux de ses origines

Le pape lui-même semble curieux de connaître davantage ses racines françaises, comme l’a laissé entendre un éditeur français qui l’a rencontré le lendemain de son élection. Actuellement à Rome avec une équipe des éditions Salvator pour publier un livre sur le nouveau pape, Marc Leboucher est parvenu à saluer Léon XIV au lendemain de son élection, à la cantine de la résidence Sainte-Marthe. L’éditeur y avait étéé invité par le cardinal Barbarin, ami de longue date. « Il s’est approché simplement et a fait le tour de quelques tables, raconte le Français, frappé par l’élégance de Léon XIV qui lui rappelle l’allure de Paul VI. Le cardinal Barbarin présente alors son ami au nouveau pape. En entendant sa nationalité française, Léon XIV lance à Marc Leboucher : « Vous allez pouvoir me renseigner sur les origines de mon grand-père ! ». Sur le moment, l’éditeur n’a pas de réponse précise à lui donner. « ‘Vous allez chercher’ !, m’a-t-il lancé, amusé ». En quelques instants, Marc Leboucher lui raconte qu’il est en train d’écrire un livre sur le nouveau pape. Il reçoit en échange un large sourire. »Je suis assez sensible au fait qu’il soit attentif à ses racines », raconte Marc Leboucher, qui souligne les origines multiculturelles du nouveau pape. « Comme pour Jorge Mario Bergoglio, mais peut-être plus encore, Robert Francis Prevost a des racines en Italie, en France, en Amérique… Il est à l’image de notre monde. »

Source : ALETEIA, le 11 mai 2025

Pourquoi Léon XIV s’est rendu à Genezzano, aux pieds de Notre-Dame du Bon Conseil ?

Samedi 10 mai, Léon XIV s’est rendu en visite privée au sanctuaire marial de Genazzano, à une cinquantaine de kilomètres de Rome. L’historien de l’art Pierre Péqui raconte l’histoire miraculeuse de l’icône de la Mère du Bon Conseil, que Léon XIV vénère particulièrement, avec une pitié typiquement augustinienne : celle de la lumière intérieure, du discernement des esprits, de l’écoute du cœur.

Peu après 16h, ce samedi 10 mai, le pape Léon XIV s’est rendu en visite privée au sanctuaire marial de Genazzano, à une cinquantaine de kilomètres de Rome. Mais c’était un retour, non une première visite. Le 25 avril 2023, à l’occasion de la fête de la Venuta, il y était venu en pèlerin, lorsqu’il était cardinal, pour prier devant l’icône. Un an plus tard, devenu pape, il revient dans la discrétion, fidèle à cette dévotion qu’il partage avec toute la famille augustinienne.

Ce geste dit l’héritage qu’il entend pleinement assumer : Genazzano est une maison des Augustins, l’Ordre auquel appartenait Léon XIV avant son élection. Mais c’est aussi le lieu d’une image vénérée par un autre Léon : Léon XIII, grand promoteur de cette dévotion.

Une icône venue d’Albanie

L’histoire de Notre-Dame du Bon Conseil tient du miracle autant que du merveilleux médiéval. Selon la tradition, l’image était à l’origine une fresque vénérée à Scutari, en Albanie. En 1467, alors que la ville menaçait de tomber aux mains des Ottomans, l’icône se serait détachée du mur et, portée par une nuée lumineuse, aurait traversé la mer jusqu’à Genazzano, où elle serait apparue dans une église en ruine. La tradition fixe cet événement au 25 avril, jour de la saint Marc. Deux pèlerins albanais, arrivés peu après, auraient reconnu l’image disparue de leur sanctuaire.

L’église, dédiée à la Vierge depuis le XIᵉ siècle, était alors en ruines. Une veuve âgée, Petruccia, tertiaire augustinienne, avait entrepris sa restauration avec ses propres biens, au mépris des moqueries. Elle aurait alors prophétisé que « la Sainte Vierge et saint Augustin achèveraient l’œuvre ». L’arrivée de l’icône fut perçue comme l’accomplissement de cette promesse. Rapidement, les pèlerins affluèrent, les dons permirent d’achever l’édifice, et les récits de grâces se multiplièrent.

Une Vierge suspendue, un regard intérieur

Aujourd’hui encore, l’image est conservée au-dessus du maître-autel, dans une chapelle latérale baroque. Haute de 40 cm, elle montre Marie penchée vers l’Enfant Jésus ; leurs fronts se frôlent dans une intimité silencieuse. On y lit la douceur, mais aussi la méditation. C’est une Vierge du conseil, du discernement, de la consolation intérieure. La tradition veut que cette fresque soit littéralement « suspendue », sans ancrage visible. Des constats anciens et récents évoquent l’absence d’adhérence totale entre l’image et le mur — un phénomène non élucidé mais intégré au langage dévotionnel du sanctuaire. Plus récemment, une étude scientifique parue en 2023 a confirmé l’ancienneté de la technique, la fragilité des couches d’enduit, et l’usage de pigments traditionnels dans une facture probablement antérieure au XVe siècle.

Sur le plan iconographique, cette fresque s’inscrit dans la tradition byzantine de la Glykophilousa, la « Douce embrassante », variante de l’Eleousa, ou Vierge de tendresse. Le Christ et sa Mère se touchent la joue, dans une étreinte silencieuse. Ce geste, d’apparence enfantine, porte une gravité intérieure : Marie semble deviner le mystère de la Passion, et l’amour devient ici déjà souffrance partagée. C’est une icône de la tendresse grave, de la miséricorde silencieuse, de l’intimité qui sait.

Un cœur augustinien

Confié à l’Ordre de Saint-Augustin depuis le XIVᵉ siècle, le sanctuaire prolonge cette mémoire dans la prière. Le vocable Mater Boni Consilii — Mère du Bon Conseil — exprime une piété typiquement augustinienne : celle de la lumière intérieure, du discernement des esprits, de l’écoute du cœur. Pour Augustin, la sagesse ne réside pas dans le savoir, mais dans la transformation intérieure opérée par la grâce. Marie, dans ce contexte, devient guide, présence, conseil.

Le pape Léon XIV, ancien religieux augustinien, a voulu rendre visible cette filiation spirituelle. Sur son blason, dévoilé au lendemain de son élection, figurent à la fois une fleur de lys mariale et le Sacré-Cœur transpercé sur une Bible : emblème de son ordre, mais aussi programme de son pontificat, placé sous le signe de l’amour du Christ, de la Parole de Dieu, et du discernement fidèle.

La dévotion de Léon XIII

En cela, Léon XIV s’inscrit dans les pas d’un autre Léon : Léon XIII, pape de la doctrine sociale mais aussi des dévotions profondes. Il promut le culte de Notre-Dame du Bon Conseil à plusieurs reprises. En 1903, peu avant sa mort, il éleva l’église de Genazzano au rang de basilique mineure. Il alla même jusqu’à faire inscrire l’invocation Mater Boni Consilii, ora pro nobis dans les Litanies de Lorette. Léon XIII invoquait souvent cette figure mariale comme source de lumière pour guider l’Église dans un monde en mutation.

Un geste marial, à l’école de François

Ce déplacement du pape Léon XIV rappelle une autre habitude papale : celle de François, qui priait systématiquement devant l’icône Salus Populi Romani à Sainte-Marie-Majeure, avant et après chaque voyage. Mais le déplacement du pape Léon XIV à Genazzano s’inscrit dans la suite d’un autre geste marial : au soir même de son élection, lors de sa première apparition au balcon de la basilique Saint-Pierre, le nouveau pape a tenu à prier publiquement la Vierge Marie.

Après avoir remercié le pape François pour sa bénédiction au monde, il a conclu son homélie inaugurale par ces mots : « Aujourd’hui c’est le jour de la supplication à notre Dame de Pompéi. Notre mère Marie veut toujours marcher avec nous, être proche, nous aider dans son intercession, son amour. Alors je voudrais prier avec vous… » — et il fit réciter un Je vous salue Marie à la foule rassemblée. C’est cette même fidélité mariale qu’il est venu renouveler à Genazzano. Et peut-être déjà l’esquisse d’un programme : inaugurer un pontificat placé sous le signe de l’écoute, de l’humilité et de la lumière reçue dans la prière. Gouverner en priant, discerner dans le silence, avancer aux côtés de Marie.

Source : ALETEIA, le 10 mai 2025

Visite de Notre-Dame de Fátima à Rome pour le Jubilé 2025

Visite de Notre-Dame de Fátima à Rome pour le Jubilé 2025

La statue originale de Notre-Dame de Fátima au Portugal se rendra à Rome à la demande du pape François pour le Jubilé de la spiritualité mariale en octobre 2025, dans le cadre du programme officiel du Jubilé de l’Espérance. 

Il existe plusieurs copies de la statue, appelées « statues pèlerines », qui sont souvent envoyées dans d’autres pays pour des occasions spéciales, mais l’originale ne quitte que très rarement le sanctuaire de Fátima, où elle est exposée dans la chapelle des apparitions.

Au cours des 105 années qui se sont écoulées depuis sa création, cette statue n’a quitté Fátima qu’à 13 reprises, la plupart du temps pour d’autres lieux au Portugal et deux fois pour l’Espagne. Elle a également été envoyée à Rome à trois reprises, toujours à la demande personnelle du pape.

Sa première visite à Rome a eu lieu en 1984, lorsque Jean-Paul II a consacré le monde au Cœur Immaculé de Marie le 25 mars. La deuxième visite a eu lieu 16 ans plus tard, du 6 au 9 octobre, à l’occasion du jubilé épiscopal de l’année sainte 2000, lorsque saint Jean-Paul II, le pape polonais, a consacré le nouveau millénaire à la Vierge Marie. La statue est revenue à Rome en 2013, les 12 et 13 octobre. Le pape Benoît XVI a fait la demande initiale, qui a été confirmée par le pape François, d’organiser une exposition de la dévotion mariale dans le monde au cours de la Journée mariale au Vatican.

Lors de cette quatrième tournée, la statue se rendra à Rome le 11 octobre prochain pour assister à la messe présidée par le Pape sur la place Saint-Pierre, organisée par le Dicastère pour l’évangélisation. Le service de presse du Sanctuaire de Fátima a indiqué que la statue sera de retour au Portugal pour la procession aux flambeaux qui a lieu traditionnellement dans la soirée du 12 octobre.

Dans un communiqué publié par le Dicastère pour l’évangélisation, son pro-préfet, l’archevêque Rino Fisichella, a déclaré que « la présence de la statue originale bien-aimée de Notre-Dame de Fátima nous permettra à tous de faire l’expérience de la proximité de la Vierge Marie » et l’a décrite comme « l’une des icônes mariales les plus significatives pour les Chrétiens du monde ».

Filipe Avillez, 28 février 2025

www.thetablet.co.uk

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

11.05.2025 – SAINT DU JOUR

Saint François De Girolamo († 1716)
Prêtre s.j.

Dans le Martyrologe Romain la date de la mémoire est celle de la naissance au ciel (dies natalis) : le 11 mai. Pour la Congrégation, et au niveau local, le jour de la mémoire est le 2 juillet.

Francesco De Girolamo, aîné de onze enfants, naît à Grottaglie (dans les Pouilles, Italie) le 17 décembre 1642.

Son enfance fut remarquable par une compassion innée pour les misères d’autrui. Un jour, il prit un pain pour les pauvres, sans la permission de ses parents. Sa mère lui en adressa d’amers reproches : « Croyez-vous que l’aumône appauvrisse ? dit-il à sa mère ; regardez le buffet ! » La mère regarda : aucun pain ne manquait. 

Entré jeune encore dans la Compagnie de Jésus, il s’y montra dès l’abord saint religieux dans la force du terme. Ce qu’il convient avant tout de remarquer en lui, c’est l’apôtre. Il demande un jour à ses supérieurs d’aller évangéliser les Indes et le Japon : « Les Indes et le Japon, lui est-il répondu, sont pour vous à Naples. Quant au martyre, les épines du ministère apostolique suffiront. » C’était vrai. 

Qu’il est beau de le voir chaque mois, la sonnette à la main, appeler Naples à la Sainte Communion, bravant toutes les intempéries des saisons et réussissant à amener jusqu’à vingt mille communiants, le même jour, à la Table sainte ! Souvent l’église ne suffisait pas à ses auditeurs ; une éminence en plein air lui servait de chaire, et l’on voyait les multitudes saisies d’émotion sous sa parole puissante. 

Avant d’aller prêcher, le missionnaire passait des heures en prière et ne paraissait devant la foule que le cœur débordant des flammes de la charité qu’il avait puisée aux pieds du crucifix. Un jour, une personne scandaleuse qui l’avait interrompu dans un sermon vint à mourir ; le Saint alla près de son lit funèbre et lui cria : « Où es-tu ? à ces mots, les lèvres du cadavre s’agitent et répondent : “ En enfer ! ” ». Dieu, par une foule de miracles, multipliait la puissance apostolique de son serviteur. 

Plusieurs fois l’on put constater sa présence en deux endroits simultanément ; ses prophéties étaient de chaque jour, sa foi rendit la vie à un enfant mort, et sa parole ressuscita une multitude d’âmes à la vie de la grâce. 

Il meurt, comme il l’avait prédit, le 11 mai 1716, à Naples.

Béatifié le 2 mai 1806 par le pape Pie VII (Barnaba Chiaramonti, 1800-1823), il fut canonisé le 26 mai 1839 par le pape Grégoire XVI (Bartolomeo Cappellari, 1831-1846).

Saint François De Girolamo priez pour nous !

11.05.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,27-30. 

En ce temps-là, Jésus déclara : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main.


Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père.
Le Père et moi, nous sommes UN. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Homélie 14 sur l’Evangile ; PL 76, 1129-1130 (2000 ans d’homélies, année C; trad. L. Brésard; Éd. Soceval 2000, p. 136)

« Je leur donne la vie éternelle »

Voici que celui qui est bon, non par un don reçu, mais par nature, dit : « Je suis le bon Pasteur ». Et il poursuit, pour que nous imitions le modèle qu’il nous a donné de sa bonté : « Le bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10,11). Lui, il a réalisé ce qu’il a enseigné ; il a montré ce qu’il a ordonné. Bon Pasteur, il a donné sa vie pour ses brebis, pour changer son corps et son sang en notre sacrement, et rassasier de l’aliment de sa chair les brebis qu’il avait rachetées. La route à suivre est montrée : c’est le mépris qu’il a fait de la mort. Voici placé devant nous le modèle sur lequel nous avons à nous conformer. D’abord nous dépenser extérieurement avec tendresse pour ses brebis ; mais ensuite, si c’est nécessaire, leur offrir même notre mort. Il ajoute : « Je connais — c’est-à-dire j’aime — mes brebis et mes brebis me connaissent ». C’est comme s’il disait en clair : « Qui m’aime, me suive ! », car celui qui n’aime pas la vérité ne la connaît pas encore. Voyez, frères très chers, si vous êtes vraiment les brebis du bon Pasteur, voyez si vous le connaissez, voyez si vous percevez la lumière de la vérité. Je parle non de la perception de la foi mais de celle de l’amour ; vous percevez non par votre foi, mais par votre comportement. Car le même évangéliste Jean, de qui vient cette parole, affirme encore : « Celui qui dit qu’il connaît Dieu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur » (1Jn 2,4). C’est pourquoi, dans notre texte, le Seigneur ajoute aussitôt : « De même que le Père me connaît et que je connais le Père, et je donne ma vie pour mes brebis », ce qui revient à dire clairement : Le fait que je connais mon Père et que je suis connu de mon Père, consiste en ce que je donne ma vie pour mes brebis. En d’autres termes : Cet amour par lequel je vais jusqu’à mourir pour mes brebis montre combien j’aime le Père.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 13,14.43-52. 

En ces jours-là, Paul et Barnabé poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place.
Une fois l’assemblée dispersée, beaucoup de Juifs et de convertis qui adorent le Dieu unique les suivirent. Paul et Barnabé, parlant avec eux, les encourageaient à rester attachés à la grâce de Dieu.
Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur.
Quand les Juifs virent les foules, ils s’enflammèrent de jalousie ; ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient.
Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.
C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : ‘J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre.’ »
En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle devinrent croyants.
Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.
Mais les Juifs provoquèrent l’agitation parmi les femmes de qualité adorant Dieu, et parmi les notables de la cité ; ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire.
Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium,
tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.

Psaume 100(99),1-2.3.5. 

R/ Acclamez le Seigneur, terre entière ! (Ps 99, 1)

Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l’allégresse, 
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui, 
nous, son peuple, son troupeau.

Oui, le Seigneur est bon, 
éternel est son amour, 
sa fidélité demeure d’âge en âge.

Livre de l’Apocalypse 7,9.14b-17. 

Moi, Jean, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main.
L’un des Anciens me dit : « Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau.
C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire. Celui qui siège sur le Trône établira sa demeure chez eux.
Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, ni le soleil ni la chaleur ne les accablera,
puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »

Est-ce que le nouveau pape Léon XIV parle français ?

Photos courtesy of the Midwest Augustinian Province of Our Mother of Good Counsel

Né à Chicago, le nouveau pape Léon XIV a des origines française par son père et espagnole par sa mère. Il parle anglais, espagnol, italien, et même latin. Mais parle-t-il français comme son patronyme, Prévost, le laisse suggérer.

Quand on parle d’Église universelle, le moins que l’on puisse dire c’est que le nouveau Pape en est le plus bel exemple ! Né le 14 septembre 1955 à Chicago aux États-Unis, il est à l’origine de nationalité américaine, mais par son parcours de prêtre missionnaire au Pérou de 1985 à 1998, il est également de nationalité péruvienne. Son père Louis Marius Prévost, est d’ascendance française et italienne, sa mère Mildred Martínez est d’ascendance espagnole, créole louisianaise et haïtienne, et ses parents à elle étaient issus de familles mulâtres de Louisiane. Autant dire que Léon XIV a baigné dans une ambiance multiculturelle et a donc sans doute des facilités pour les langues ! Anglais, espagnol, italien, portuguais et même latin, le Pape maitrise ainsi ces langues à la perfection.

Qu’en est-il du Français ? D’après ceux qui l’ont croisé, Léon XIV ne parle pas le français couramment, mais il le comprend « si on parle lentement », a ainsi confié Mgr de Moulins-Beaufort qui l’a régulièrement rencontré au dicastère des évêques à Rome, et l’a accompagné lors de ses visites à Marseille, en septembre 2023, et en Corse, en décembre 2024. Le Pape connait donc déjà la France ! La Sœur Nathalie Becquart, qui a eu la surprise de croiser quelques heures après son élection, le pape Léon XIV au Palais du Saint-Office (où le cardinal Prévost logeait depuis environ deux mois), confirme qu’il parle un peu le français, même s’ils s’adressent plutôt la parole en anglais.

De son côté, Mgr Hervé Giraud, évêque de Viviers et prélat de la Mission de France, qui a eu l’occasion de travailler à deux reprises avec lui précise. « Nous avions communiqué en italien, d’une façon très fluide, mais il ne parle pas couramment français. Je ne sais pas s’il a une connaissance particulière de la spiritualité française ou de la situation de l’Église en France, mais il collaborait avec le cardinal Aveline dans le cadre du dicastère pour les Évêques, et prêtait donc attention à la réalité de nos diocèses à travers cette mission ». L’évêque de Viviers ajoute, « quand je lui ai expliqué le dossier de la Mission de France, il s’y est vraiment intéressé, il a bien écouté et compris. Il sentait qu’en France, nous avions des initiatives intéressantes ». Et ses voyages à Marseille et à Rome ont du le conforter.

Source : ALETEIA, le 9 mai 2025

Léon XIV, un pape très marial

AFP

C’est avec une profonde dévotion que Léon XIV, à l’issue de son discours lors de sa première apparition comme pape ce 8 mai 2025, a enjoint les fidèles à prier avec lui la Vierge Marie. Une dévotion mariale très ancrée chez lui : il n’oublie jamais de s’en remettre entre les tendres mains de la Vierge !

Un moment suspendu. À peine après avoir prononcé ses premiers mots en tant que pape depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre ce 8 mai 2025, Léon XIV a invité tous les fidèles à prier avec lui la Vierge Marie « pour cette nouvelle mission, pour toute l’Église, pour la paix dans le monde ». Ce Je vous salue Marie, lancé en italien par le nouveau pape et repris par les catholiques du monde entier, manifeste de manière tangible le lien profond qui unit Léon XIV à la mère de Jésus. Pour Léon XIV, Marie est « notre mère », comme il l’a rappelé en ce moment historique, et elle « veut toujours marcher avec nous, être proche de nous, nous aider par son intercession et son amour ». Le pape Léon XIV a ainsi souligné la dimension à la fois maternelle de Marie, et son désir de venir en aide à l’humanité, en étant médiatrice entre les hommes et son Fils bien aimé.

C’est ce visage de Marie que le nouveau pape, alors qu’il était encore le cardinal Robert Prevost, préfet du Dicastère pour les Évêques, a dépeint en mars 2025 lors d’une veillée de prière du Rosaire place Saint-Pierre pour la santé du pape François. Il avait invité les fidèles à prier avec « Marie, Mère de l’Église », soulignant que la Vierge « assiste, restaure et console tous ceux qui ont recours à son aide » et qu’elle est un « signe de consolation et d’espérance certaine ». C’est encore l’aide et la tendresse de Marie qu’implore Léon XIV à la fin de sa première homélie comme Pape, ce 9 mai, lors de la messe de clôture du conclave : « Que Dieu m’accorde cette grâce, aujourd’hui et toujours, avec l’aide de la très tendre intercession de Marie, Mère de l’Église. »

Religieux de l’Ordre de l’Ordre de Saint-Augustin

Photos courtesy of the Midwest Augustinian Province of Our Mother of Good Counsel

Le nouveau pape s’est présenté lui-même comme « fils de Saint-Augustin », évêque d’Hippone. Il est en effet membre de l’Ordre de Saint-Augustin, un ordre mendiant fondé au XIIIe siècle fondé sur la Règle de Saint Augustin. Il est entré en 1977 en noviciat chez les Augustiniens, où il a prononcé ses vœux quatre ans plus tard, avant de recevoir l’ordination sacerdotale en 1982. Il tient de l’appartenance à l’Ordre de Saint-Augustin un profond attachement à la Vierge. Les Augustiniens entretiennent en effet une dévotion ancienne et profonde à la Vierge Marie, enracinée à la fois dans la spiritualité de saint Augustin et dans la tradition de l’Ordre.

Evêque sous le regard de Marie

Le 12 décembre 2014, en la fête de Notre-Dame de Guadalupe, patronne des Amériques, Robert Prevost est ordonné évêque dans son diocèse de Chiclayo, au Pérou, en la cathédrale Sainte-Marie. Une date qui a du sens pour cet homme attaché à Marie. Il choisit d’honorer la Vierge sur son blason épiscopal qui intègre une fleur de lys blanche sur fond bleu, représentant la Sainte Vierge Marie sous le titre d’Immaculée Conception, patronne du diocèse de Chiclayo.

Pape dans les pas de Léon XIII

En choisissant le nom de Léon XIV, le nouveau pape s’inscrit dans la lignée de son prédécesseur le pape Léon XIII, connu non seulement pour être à l’origine de la réflexion qui donnera lieu à la doctrine sociale de l’Église mais aussi pour avoir fait la promotion du Rosaire. Léon XIII est surnommé « le pape du Rosaire », il a écrit pas moins de onze encycliques sur le Rosaire et a institué le mois d’octobre comme le mois consacré à « la Sainte Reine du Rosaire ». Le choix de perpétuer son nom reflète une continuité spirituelle et doctrinale, soulignant ainsi l’importance de la Vierge Marie dans son pontificat.

Une affection pour la Vierge que cette dernière lui rend bien ! Hasard du calendrier ou clin d’œil de la Providence, son élection intervient au début du mois de mai, mois dédié traditionnellement à Marie, le jour de la Supplique à la Vierge de Pompéi. Une dévotion qui remonte au 8 mai 1876, lorsque Bartolo Longo, avocat anticlérical converti après une apparition de la Vierge le 2 octobre 1872, pose la première pierre d’un sanctuaire qu’il dédie à la mère de Jésus. Constatant la grande affluence des pèlerins en ce lieu, le pape Léon XIII (encore lui !) baptisera plus tard ce sanctuaire « la Paroisse du Monde ».

Source : ALETEIA, le 9 mai 2025