14.05.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,9-17. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »


Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure.

Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.
Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Laurent Justinien (1381-1455)

chanoine régulier, puis évêque de Venise

Sermon pour la fête de St Matthias (in “Lectures chrétiennes pour notre temps”, fiche N17; trad. Orval; © 1973 Abbaye d’Orval, rev.)

Dieu choisit l’apôtre Matthias

L’apôtre Paul écrit : « Ô abîme de la richesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont impénétrables et ses voies inaccessibles ! » (Rm 11,33). (…) Et un psaume dit : « Tu as tout fait avec sagesse » (103,24), c’est-à-dire dans ton Verbe, ta Parole éternelle. Si c’est dans le Verbe et par le Verbe que tout a été fait (Jn 1,3), qui doutera que c’est avec sagesse, et qu’il a parfaitement choisi ses disciples, sans partialité ? « Il nous a choisis en lui, dit l’apôtre Paul, dès avant la création du monde » (Ép 1,4). (…) Considérons le choix de Matthias. Les apôtres avaient choisi Joseph Barsabbas et Matthias (…) ; ensuite ils ont proposé leur choix à celui qui juge selon le cœur et qui « connaissait le cœur de chacun » d’eux, afin qu’il montre lequel des deux lui-même avait choisi. Et il avait sûrement choisi Matthias pour cet honneur avant que soit jeté le sort, avant même que soit créé le monde. (…) « Tout ce que vous demanderez dans la prière, dit le Seigneur, tenez-le pour obtenu, et vous l’obtiendrez » (Mc 11,24). C’est pourquoi l’Église a coutume de prier d’un commun accord toutes les fois qu’elle pense devoir demander quelque chose au Seigneur ; aucun moyen n’a autant de prise sur la volonté de Dieu que la prière, si du moins elle est faite avec foi, sérénité, humilité et persévérance. Le tirage au sort n’a donc porté aucun préjudice au choix de ce glorieux apôtre puisque, comme l’Écriture en témoigne, les apôtres ont commencé par prier ; c’est plutôt en réponse à leur prière que Dieu leur a inspiré de tirer au sort pour cette élection. D’autre part, Matthias n’a pas obtenu une grâce moins grande que Pierre, ou que les autres apôtres, bien qu’il soit appelé le dernier. Il a reçu l’Esprit avec la même plénitude que les autres, et les mêmes dons spirituels qu’eux. L’Esprit Saint, en se posant sur lui, l’a rempli de charité ; il lui a donné de s’exprimer en toutes les langues, de faire des miracles, de convertir les nations, de prêcher le Christ et de remporter le triomphe du martyre.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 1,15-17.20-26. 

En ces jours-là, Pierre se leva au milieu des frères qui étaient réunis au nombre d’environ cent vingt personnes, et il déclara :
« Frères, il fallait que l’Écriture s’accomplisse. En effet, par la bouche de David, l’Esprit Saint avait d’avance parlé de Judas, qui en est venu à servir de guide aux gens qui ont arrêté Jésus :
ce Judas était l’un de nous et avait reçu sa part de notre ministère.
Car il est écrit au livre des Psaumes : Que son domaine devienne un désert, et que personne n’y habite, et encore : Qu’un autre prenne sa charge.
Or, il y a des hommes qui nous ont accompagnés durant tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu parmi nous,
depuis le commencement, lors du baptême donné par Jean, jusqu’au jour où il fut enlevé d’auprès de nous. Il faut donc que l’un d’entre eux devienne, avec nous, témoin de sa résurrection. »
On en présenta deux : Joseph appelé Barsabbas, puis surnommé Justus, et Matthias.
Ensuite, on fit cette prière : « Toi, Seigneur, qui connais tous les cœurs, désigne lequel des deux tu as choisi
pour qu’il prenne, dans le ministère apostolique, la place que Judas a désertée en allant à la place qui est désormais la sienne. »
On tira au sort entre eux, et le sort tomba sur Matthias, qui fut donc associé par suffrage aux onze Apôtres.

Psaume 113(112),1-2.3-4.5-6.7-8. 

R/ Le Seigneur l’a placé parmi les princes de son peuple. (Ps 112, 8)

Louez, serviteurs du Seigneur, 
louez le nom du Seigneur !
Béni soit le nom du Seigneur, 
maintenant et pour les siècles des siècles !

Du levant au couchant du soleil, 
loué soit le nom du Seigneur !
Le Seigneur domine tous les peuples, 
sa gloire domine les cieux.

Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ? 
Lui, il siège là-haut.
Il abaisse son regard vers le ciel et vers la terre.
De la poussière il relève le faible, 

il retire le pauvre de la cendre
pour qu’il siège parmi les princes, 
parmi les princes de son peuple.

Fatima – 270 000 pèlerins ont été mis au défi de l’espoir, du pardon et de la concorde

270 000 pèlerins ont été mis au défi de l’espoir, du pardon et de la concorde

Ce 12 mai, le cardinal D. Jaime Spengler a appelé à la paix mondiale et à la proximité entre les peuples. Le sanctuaire s’est rempli au retour des pèlerinages internationaux d’anniversaire.

 

Environ 270 000 pèlerins ont rempli le site de prière du sanctuaire de Fatima dans la nuit du 12 mai. Dans l’homélie de la Célébration de la Parole, le cardinal D. Jaime Spengler, qui préside le pèlerinage international anniversaire, a rappelé les conflits armés dans le monde, la nécessité de la compréhension entre les peuples et a regardé Marie comme la « Sainte Mère de l’espoir ».

« Nous avons besoin du vin de la concorde, de l’entente entre les peuples, du vin du pardon, de la paix, du vin de l’entente, du vin de la proximité, du vin du courage de nous regarder dans les yeux et de dire : « Tu es mon frère, tu es ma sœur » », a exhorté l’archevêque de Porto Alegre, au Brésil, en référence au premier miracle public de Jésus, à l’es Noces de Cana, passage de l’Évangile qui a été proclamé.

D. Jaime Spengler considait Notre-Dame comme « inspiratrice dans la suite du Fils bien-aimé » et « intercesseuse en faveur de tous ceux qui cherchent à faire « leurs propres sentiments » ».

« Maria est mère ! Mère qui génère, prend soin, accompagne, guide, corrige, encourage ! C’est pourquoi nous la contemplons et nous la laissons regarder. Laissons-nous guider par elle ; écoutons ce qu’elle continue de nous dire : « Faites tout ce que mon Fils vous dit ! » Chère mère, accompagne-nous ; veille sur nous », a défié le cardinal brésilien.

À la fin, le président du Pèlerinage des 12 et 13 mai a demandé l’intercession de la Mère de Dieu par le Pape Léon XIV et a conclu en invité l’assemblée des pèlerins à dire d’une seule voix l’invocation de la Salve-Reine : « Notre Espoir, salut ! », afin que la mission dans la société et le témoignage de la foi par des paroles et des actes ne soient pas oubliés.

La Célébration de la Parole, concélébrée par le cardinal D. António Marto, par D. José Ornelas, plus de 18 évêques et 171 prêtres, a commencé par un extrait des Mémoires de Sœur Lucie où l’on se souvient de l’apparition de Notre-Dame aux petits bergers à Cova da Iria, en mai 1917.

Au début des célébrations de ce 12 mai, elle a été inaugurée et bénie par le cardinal D. Jaime Spengler, une nouvelle croix dans le presbytère de la Chapelle des Apparitions.

173 groupes de pèlerins, originaires des cinq continents, se sont inscrits aux services du Sanctuaire pour cette journée.

Source : SANCTUAIRE DE FATIMA, le 13 mai 2025

Les révélations reçues par Julienne de Norwich sur l’amour divin

Julienne de Norwich / © CC BY-SA 2.0, rocketjohn

Née au milieu du XIVe siècle dans l’est de l’Angleterre, Julienne se sent vite attirée par la vie contemplative. Elle prie beaucoup, lit sans cesse la Bible et médite la Passion. Comme elle le prédit, elle tombe malade en 1373, mais elle est guérie miraculeusement. Commence ensuite une période d’union mystique avec Jésus. Elle rédige à partir de ses expériences visionnaires deux récits qui traitent des mystères les plus profonds de la foi chrétienne (amour divin, prédestination, connaissance de Dieu, problème du mal). Elle est fêtée le 13 mai par les catholiques, et les anglicans la considèrent aussi comme une bienheureuse à part entière et comme un modèle de vertu évangélique.

Les raisons d’y croire

  • Sa guérison du 13 mai 1373 est un miracle : elle avait reçu l’extrême-onction, ce qui, à cette époque, indiquait que la mort était proche.
  • Au cours de cette guérison, elle est envahie par une série de seize visions qui sont autant de révélations sur l’amour infini de Dieu. C’est l’une des premières fois dans l’histoire qu’une personne assiste à toute la Passion du Christ, avec une quantité de détails invraisemblables.
  • Après avoir pris conscience de l’amour divin, elle décide de devenir recluse près de l’église Saint-Julien de Norwich. Ainsi, elle se retire du monde pour mieux vivre avec Dieu et se consacrer à la prière, à la méditation et à l’étude.
  • Elle consacre plusieurs années à réfléchir au sens de l’expérience mystérieuse qu’elle a vécue. De sa vie mystique, Julienne tire la certitude d’être aimée de Dieu. Elle écrit Révélations de l’amour divin. Dans ses écrits, il n’y a aucune erreur doctrinale ni expressions mièvres. Elle y compare l’amour divin à l’amour maternel.
  • D’une précision confondante, Julienne répartit ses propres visions comme le fera sainte Thérèse d’Avila plus de deux siècles plus tard, dans le respect du schéma tripartite de saint Augustin : visions « corporelles » (Jésus en Croix), « imaginaires » (présence non corporelle mais spirituelle de la Vierge, de l’apôtre saint Paul, etc.) et « intellectuelles » (voix intérieures et inspirations divines).
  • Le Catéchisme de l’Église catholique cite Julienne de Norwich lorsqu’il traite de l’existence du mal et des souffrances des innocents.
  • De son vivant, Julienne est appréciée de tous : des prêtres, des laïcs, des moines… La charité dont elle fait preuve envers chacun justifie la haute opinion que son entourage a d’elle. De nombreuses personnes lui demandent conseil en matière de vie chrétienne, de prière, de sacrements, d’engagements religieux, de prophéties… Margery Kempe († vers 1436), l’autre grande mystique anglaise de l’époque, vient la consulter. Elles partagent toutes deux le désir de s’unir toujours davantage à Jésus.

SYNTHÈSE :

Julienne de Norwich est née le 8 novembre 1342 dans la ville de Norwich, en Angleterre. Elle va y passer son existence entière. Adolescente intelligente, elle impressionne les siens par sa foi, d’une profondeur absolue. Elle se destine à la vie contemplative et vit ses premières expériences mystiques de bonne heure.

En 1373, elle tombe gravement malade ; les médecins de l’époque déclarent qu’elle est condamnée à brève échéance. Mais, sans explication possible, elle est alors touchée par la grâce : elle recouvre instantanément la santé le 8 mai 1373 tandis qu’elle est envahie par une série de seize visions, qui sont autant de révélations sur l’amour infini de Dieu. Ces visions sont importantes dans l’histoire de la mystique catholique : c’est l’une des premières fois que quelqu’un assiste à la Passion du Christ avec tant de détails. Julienne relate également des scènes retraçant des paraboles évangéliques.

Elle devient recluse près de l’église Saint-Julien de Norwich, dans laquelle, de temps à d’autre, elle reçoit la visite de croyants désireux de progresser dans la vie spirituelle, comme la grande mystique Margery Kempe.

Avec l’aide de ses confesseurs, elle note les messages reçus de Jésus et décrit ses révélations. La totalité de ses écrits est consignée dans deux livres. Le premier s’intitule Révélations de l’amour divin, qui est considéré comme le premier livre écrit par une femme en langue anglaise – œuvre pleine de références bibliques et de littérature médiévale. On y découvre des formules d’une qualité spirituelle rare : « La Bonté de Dieu est bien au-dessus de toute prière et elle s’abaisse jusqu’au dernier de nos besoins » ;« Dieu veut que je me sente aussi liée à lui par l’amour que s’il avait fait pour moi seule tout ce qu’il a fait ; voilà ce que chaque âme devrait se dire intérieurement », etc.

Ses lectures théologiques sont d’un haut niveau, et la prière de Julienne est imprégnée des textes des meilleurs auteurs spirituels, parmi lesquels les épîtres de saint Paul, les écrits du Pseudo-Denys, de Richard Rolle et de Walter Hilton, ou encore LeNuage de l’Inconnaissance, etc.

Julienne rend son âme à Dieu et au Seigneur en 1416 ou 1417, à Norwich. L’Église catholique commémore sa mémoire le 13 mai et l’Église anglicane le 8 mai. Cette figure mystique reste d’abord largement méconnue : les Révélations de Julienne circulent en manuscrit, mais ne sont publiées qu’en 1670 par dom Serenus Cressy, à partir des matériaux réunis par Augustine David Baker (1575 – 1641). C’est au début du XXe siècle, lorsque la version courte de ses Révélations est redécouverte (le père Tyrrell en donne une édition, à Londres, en 1902), que sa profondeurthéologique et son message spirituel, parmi les plus évangéliques et les plus profonds de tout le Moyen Âge, ont été largement reconnus.

Le pape François adressa une lettre à l’évêque d’Est-Anglie (comté de Norwich), Mgr Peter Collins, à l’occasion du 650e anniversaire des révélations de Julienne, dans laquelle il rappela sa générosité et sa grandeur d’âme, citant, selon ses mots, « son influence maternelle, son humble anonymat et ses profondes intuitions théologiques ».

Patrick Sbalchiero, membre de l’Observatoire international des apparitions et des phénomènes mystiques.


AU-DELÀ DES RAISONS D’Y CROIRE :

Julienne de Norwich a exercé, de son vivant, un rôle considérable, assez comparable à celui de Catherine de Sienneou de Brigitte de Suède. Souvent citée comme la « première femme de lettres anglaise », la bienheureuse Julienne est également considérée comme « l’un des plus grands théologiens anglais » (Thomas Merton), à cause de l’exactitude, la précision et la portée spirituelle de ses propos et des messages qu’elle recueille de la bouche de Jésus. Elle ouvre la voie à trois siècles de mystique féminine.


ALLER PLUS LOIN :

Plusieurs éditions des deux ouvrages de Julienne de Norwich sont disponibles, en anglais comme en français : Le Livre des révélations, Cerf, 2007 ; A Book of Showings to the Anchoress Julian of Norwich, traduction par Roland Maisonneuve, Toronto, 1978 ; Revelations of Divine Love, Grace Warrack, 1952.


EN SAVOIR PLUS :

  • Sheila Upjohn, In Search of Julian of Norwich,1989, Londres, Darton, Longman et Todd Ltd, réédition 2023.
  • Dom Guy-Marie Oury, « Julienne de Norwich (bienheureuse) », dans Patrick Sbalchiero (dir.), Dictionnaire des miracles et de l’extraordinaire chrétiens, Paris, Fayard, 2002, p. 420-421.
  • Claude Gauvard, Alain de Libera et Michel Zink (dir.), Dictionnaire du Moyen Âge, Paris, PUF, Quadrige, 2002, p. 794-795.
  • Emmanuelle Billoteau, Julienne de Norwich, recluse et mystique, Paris, Salvator, 2022.
  • Un extrait de l’ouvrage de Julienne de Norwich, Révélations de l’amour divin, est disponible sur le site Internet du Vatican.
  • L’audience générale du pape Benoît XVI sur Julienne de Norwich, 1er décembre 2010.

Auteur : Patrick Sbalchiero, membre de l’Observatoire international des apparitions et des phénomènes mystiques.

Source : MARIE DE NAZARETH

« Vous souffrirez beaucoup, mais la grâce de Dieu sera votre force !

Sanctuaire de Fatima

« Vous souffrirez beaucoup, mais la grâce de Dieu sera votre force !

Au Portugal, à Fatima, les enfants (1) s’amusaient à construire un mur, quand tout à coup ils virent, au-dessus d’un chêne vert, une Dame tout habillée de blanc, éblouissante de lumière, plus brillante que le soleil. La belle Dame leur dit : « Ne vous effrayez pas, je ne vous ferai aucun mal. »

Lucie demanda : « D’où venez-vous, et que voulez-vous de nous ? » La Sainte Vierge répondit : « Je viens du Ciel. Je viens vous demander de revenir ici le 13 de chaque mois à la même heure et pendant six mois. Alors, je dirai qui je suis et ce que je veux. Je reviendrai encore une septième fois. »

Alors Lucie demanda : « Est-ce que j’irai aussi au ciel ? » … « Oui »…« Et Jacinthe ? « Oui »…« Et François ? » … « Lui aussi, mais il devra réciter beaucoup de chapelets ». Alors Lucie demanda si deux filles âgées de 16 et 20 ans, qui étaient décédées il y a peu étaient au ciel. La Sainte Vierge répondit : « La première, oui ; la seconde, non. »

« Voulez-vous, dit la Sainte Vierge, offrir à Dieu vos souffrances en réparation des péchés et pour la conversion des pécheurs ? » Avec grande simplicité, les enfants répondirent : « Nous le voulons. »

Alors, dit la Vierge : « Vous souffrirez beaucoup, mais la grâce de Dieu sera votre force ! » Comme elle disait ces mots, elle ouvrit les mains. Il en sortit des flots d’une puissante lumière qui pénétra au plus profond l’âme des enfants. Poussés par une énorme force intérieure, les enfants tombèrent à genoux en disant :

« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre les précieux Corps, Sang et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférence par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son Sacré Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je vous prie pour la conversion des pauvres pécheurs. »

Alors, lentement la Vierge s’éleva dans le Ciel et s’éloigna en direction de l’est.

Lucie, Mémoires, Fatima, 1963 ; Lucie, Lucie raconte Fatima, éd. par dom C. Jean-Nesmy, Paris et Montsûrs, 1975 ; Lucie, Memorias II, Fatima, 1996.

(1) Les trois jeunes voyants de Fatima, Jacinthe, François et Lucie

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source: une minute avec Marie