Ce dimanche 25 mai à 17h, le pape Léon XIV se rend à la basilique papale Saint-Jean-de-Latran à Rome pour y célébrer la messe et prendre possession de sa cathèdre en tant qu’évêque de Rome. Après la célébration, le Saint-Père ira au balcon de la basilique pour bénir la ville de Rome.
Étiquette : apostolat Fatima
25.05.2025 – CHAPELET À LOURDES
25.05.2025 – MESSE ANNUELLE DE L’ŒUVRE D’ORIENT À NOTRE-DAME DE PARIS
A l’occasion de la Journée des chrétiens d’Orient, KTO retransmet la messe annuelle de L’OEuvre d’Orient ce dimanche 25 mai 2024 à 15h, en direct de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Cette messe en rite chaldéen est présidée par Sa Béatitude le Patriarche cardinal Louis Raphaël Sako, en présence de Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris et Ordinaire des Orientaux catholiques en France, et Mgr Pascal Gollnisch, Directeur général de L’OEuvre d’Orient. Pendant la célébration, huit icônes représentant les berceaux des Églises orientales seront bénites solennellement avant d’être installées dans la chapelle des chrétiens d’Orient.
25.05.2025 – REGINA CAELI À ROME
Regina Caeli: Malgré nos fragilités, le Seigneur établit sa demeure en nous
En ce sixième dimanche de Pâques, Léon XIV a commenté l’évangile de Jean où Jésus annonce le don de l’Esprit Saint à ses disciples. Une promesse qui invite chacun d’entre nous à marcher dans la foi «pour être le temple saint du Seigneur».
Olivier Bonnel – Cité du Vatican
Pour la première fois depuis son élection le 8 mai, le Pape Léon XIV est apparu à la fenêtre du palais apostolique ce dimanche à l’occasion de la prière mariale du Regina Caeli. «Depuis quelques jours, j’ai commencé mon ministère parmi vous et je tiens tout d’abord à vous remercier pour l’affection que vous me témoignez, alors que je vous demande de me soutenir par votre prière et votre proximité» a t-il d’abord lancé aux milliers de fidèles réunis sous un radieux soleil printanier. Puis le Souverain pontife a commenté l’évangile de ce sixième dimanche de Pâques, tiré de l’Évangile selon saint Jean, où le Christ explique à des disciples troublés et angoissés, comment continuer à être témoins du Royaume de Dieu. «Jésus leur annonce le don de l’Esprit Saint, avec cette merveilleuse promesse: « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole. Et mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui et nous ferons chez lui notre demeure »» a expliqué Léon XIV.
Jésus a libéré ses disciples de toute inquiétude en les invitant à demeurer dans son amour: «Si nous restons dans son amour, en effet, c’est lui-même qui vient habiter en nous. Notre vie devient le temple de Dieu et cet amour nous éclaire, il s’introduit dans notre façon de penser et dans nos choix, jusqu’à s’étendre aux autres et à rayonner sur toutes les situations de notre existence».
Cette habitation de Dieu est précisément «le don de l’Esprit Saint, qui nous prend par la main et nous fait expérimenter, y compris dans notre vie quotidienne, la présence et la proximité de Dieu, en faisant de nous sa demeure», a poursuivi le Pape.
Être « le temple saint du Seigneur »
Il est beau par conséquent que dans nos situations de vie, nos engagements dans l’Église nous puissions dire avec confiance: «même si je suis fragile, le Seigneur n’a pas honte de mon humanité, au contraire, il vient établir sa demeure en moi», a encore souligné Léon XIV. Le Pape a ainsi invité à marcher dans la joie de la foi, forts de cette promesse, «pour être le temple saint du Seigneur».
Avant de chanter le Regina Caeli, l’évêque de Rome a exhorté chacun à s’engager «à apporter son amour partout, en nous rappelant que chaque sœur et chaque frère est demeure de Dieu, et que sa présence se révèle particulièrement dans les petits, les pauvres et ceux qui souffrent, nous demandant d’être des chrétiens attentifs et compatissants».
Source : VATICANNEWS, le 25 mai 2025
25.05.2025 – MESSE À LOURDES
Au Latran, Léon XIV va manifester le caractère diocésain de sa chaire d’évêque

Au Latran, Léon XIV va manifester le caractère diocésain de sa chaire d’évêque
Mère et tête de toutes les églises de la Ville et du monde, la basilique Saint-Jean-de-Latran occupe un statut particulier dans la Rome pontificale. C’est ici qu’en 1300, le Pape Boniface VIII inaugurait solennellement la première Année sainte de l’histoire. En 2025, au cœur d’un autre Jubilé, le 267e Pape de l’Église va y être installé ce dimanche 25 mai. Décryptage de Mgr Patrick Valdrini, canoniste et chanoine de Saint-Jean-de-Latran.
Quelle est la signification canonique de l’installation de l’évêque de Rome ce dimanche 25 mai à Saint-Jean-de-Latran?
Selon la Constitution qui règle l’organisation du conclave, dès que le Pape a accepté son élection, il devient évêque de Rome, chef du collège des évêques et pasteur de l’Église universelle. Il est évêque de Rome dès son acceptation. Lorsqu’un évêque est nommé dans un diocèse, il ne peut pas gouverner avant la prise de possession du diocèse dans sa cathédrale. Dans le cas présent, c’est différent. Il est déjà évêque de Rome, mais il va le manifester, réaliser d’une certaine manière devant tout le monde le caractère diocésain de sa charge et il va s’asseoir sur le siège qui est dans l’abside du Latran. Alors que nous avons vu dimanche dernier qu’il est pasteur de l’Église universelle, le monde entier pratiquement était réuni sur la place Saint-Pierre, demain dimanche nous allons avoir une expression du caractère diocésain de sa chaire d’évêque de Rome. Le diocèse va être réuni autour de lui.
Sur le plan spirituel, quelle est la portée de cette étape?
Le diocèse de Rome est un peuple qui n’est pas sans pasteur. Ce dimanche, les Romains seront là, les diocésains, les fidèles, les prêtres, les curés, les préfets qui correspondent par exemple en France, aux doyens, qui vont concélébrer, les évêques auxiliaires, le chapitre. Spirituellement, nous recevons notre pasteur qui nous a été donné par le collège des cardinaux et qui va réaliser pour nous, comme dans tous les diocèses, l’unité du peuple de Dieu. C’est lui qui va représenter le fait que, au milieu de nous, il y a le Christ et que celui-ci nous demande de vivre l’Évangile, de vivre tous ces conseils évangéliques dans une unité profonde et en communion avec l’Église universelle. En recevant le Pape, cette communion est comme exprimée dans sa personne.
Quel lien historique unit les Papes à cette basilique, mère de toutes les Églises?
Quand Constantin s’est converti au IVe siècle, la première chose qu’il a faite en donnant un caractère licite à la religion catholique, c’est de choisir un lieu, le jardin des Latran, Laterani, pour que le Pape Miltiade et ses successeurs construisent une basilique. C’est le Pape Sylvestre Ier qui l’a inauguré, qui a fait la dédicace, et lui a donné le statut de cathédrale du diocèse de Rome. Un statut particulier que l’on voit quand on rentre dans la basilique de chaque côté du grand portail central, il y a inscrit dans le travertin qu’elle est mater, mère, et caput, tête de toutes les églises omnium ecclesiarum urbi, de la ville, et orbi,du monde. Les Papes sont restés au Latran du IVe au XIVe siècles. Ils avaient la grande basilique et leur palais qui était à côté. Ensuite, pour 70 ans, ils sont partis à Avignon, et quand ils sont rentrés, le palais était en très mauvais état, la basilique avait été incendiée. Ils sont partis se réfugier au Vatican où ils sont restés et ne sont jamais revenus y habiter. Mais il y a toujours eu ce statut particulier donné à la basilique du Latran qui est restée la cathédrale du Pape. Et effectivement, dans le rite d’expression de ce qu’est le Pape lorsqu’il est choisi, il y a toujours après la cérémonie qu’on appelait le couronnement, on va dire, l’inauguration du pontificat, à Saint-Pierre, les Papes sont toujours venus au Latran pour l’insediamento, c’est à dire s’asseoir sur le siège, pour manifester que la basilique a un statut tout à fait spécial.
Quel lien peut être plus particulier pourrait-on attendre de Léon XIV avec la cathédrale du Latran?
J’espère qu’il va y venir souvent parce que d’abord il y a ce lien comme évêque du diocèse. Mais aussi il y a un point qu’il faut savoir, c’est que nous avons le tombeau de Léon XIII et il a choisi son nom en se référant justement à ce Pape de la fin du XIXe siècle. Léon XIII avait un attachement très profond à cette basilique, où il est enterré et où il avait fait de grands travaux. C’est lui qui a construit cette longue abside dans lequel il y a le nouveau chœur des chanoines, et au fond, il a installé la cathèdre du Pape dans un style cosmatesque récent. Au-delà des aspects architecturaux, il y a vraiment l’attachement qu’il avait à cette fonction particulière de la cathédrale. Ce dimanche, j’imagine qu’à un moment de cette messe d’installation, Léon XIV va venir près de la tombe de Léon XIII, qui n’est d’ailleurs pas loin du siège où il va s’asseoir. C’est un monument qui a été fait non pas par Léon lui-même, mais par les cardinaux ensuite, qui connaissait son attachement au Latran. Et on passe sous ce monument pour entrer dans la sacristie. Il y a aussi cet aspect très symbolique de mise en valeur du Pape Léon XIII à cause de son attachement au Latran.
Peu avant son installation, le Pape recevra les hommages de la ville de Rome aux pieds du Capitole. Que signifie cette tradition?
Ce n’est pas une pratique courante mais un usage qui aurait commencé avec Jean-Paul Ier, dans la ligne de l’enracinement romain de la fonction pontificale. C’est une visite de courtoisie. Le Pape a été élu par les cardinaux, donc il est aussi chef de l’état de la Cité du Vatican. C’est l’évêque de la ville et du diocèse qui vient saluer les autorités civiles. D’ailleurs, pour qui vit à Rome, il faut admirer la ville de Rome qui organise tout ce qui concerne l’activité du Saint-Siège, du Pape en particulier avec une compétence extraordinaire et une constance magnifique. Tous les chefs d’État qui viennent le voir, toutes les délégations des gouvernements, sont accueillis à l’aéroport et porté au Vatican sans jamais que cela ne laisse vraiment de grandes traces. Nous sommes habitués à entendre des sirènes, mais tout cela est l’oeuvre de la ville de Rome et de l’État italien. Cette visite de courtoisie n’est que le prélude à une autre visite qui sera faite plus tard par Léon XIV, une visite officielle à la municipalité de Rome, comme ont fait tous les autres Souverains pontifes, sauf Jean-Paul Ier qui n’en a pas eu le temps avant sa mort.
Léon XIV recevra tous les prêtres de Rome le 12 juin prochain au Vatican. Quelle est pour un Pape la spécificité du diocèse de Rome? Et à l’inverse, qu’attend le diocèse du Pape?
Les rapports entre le Pape et le clergé sont très, très forts. Un évêque auxiliaire me disait sous forme d’humour: «Quand j’étais jeune, il y a deux choses qui étaient importantes pour nous au séminaire, la Madone et le Pape». Le Pape est pasteur de l’Église universelle, donc il doit s’occuper aussi de son diocèse. Et son diocèse, qu’est-il? Votre question me fait penser à la Constitution apostolique promulguée par François récemment et qui restructure le diocèse. Elle commence par ces mots latins In ecclesiarum comunione, dans la communion des Églises. Et la première phrase de cette constitution dit que dans la communion des Églises précisément, il y a une particulière responsabilité qui est donnée à l’Église de Rome d’accueillir la foi et la charité du Christ qui a été transmise par les apôtres, et d’en témoigner, nous dit cette constitution, d’une manière exemplaire. Avoir le Pape comme évêque du diocèse crée une sorte de responsabilité particulière. Et du côté du Pape, il doit veiller à ce que son clergé soit extrêmement uni à lui pour réaliser vraiment, ici, dans cette Église locale, la figure du Christ, le visage du Christ, ce qu’est l’Église lorsqu’elle est installée dans un lieu. Les prêtres attendent cette rencontre avec impatience. Ils sont très contents de ce qu’a fait Léon depuis son arrivée, de son visage serein, tout a été reçu positivement. Maintenant, je pense qu’ils attendent le message: que fait on?
Léon XIV a vécu des expériences ecclésiales variées de par le monde. Quelle est, selon vous, sa connaissance, son appréhension, des réalités romaines?
Ces expériences ont été extrêmement importantes pour sa formation. Il a passé ses dernières années à Rome. Il est venu faire des études aussi et il a observé. C’est un homme qui écoute, tout le monde le dit. Qui dit écoute, dit aussi observation. Et comme c’est quelqu’un qui a un profond attachement au principe de l’importance de l’Église locale, je pense qu’il a déjà une appréhension de ce qu’est l’Église de Rome dans son caractère concret. Or, ne nous trompons pas quand les touristes des pèlerins viennent à Rome, ils sont toujours frappés par l’existence d’un nombre important d’églises et ils ont l’impression que c’est un diocèse qui brille par sa catholicité interne. En fait, le diocèse de Rome a, comme tous les diocèses, des problèmes. Il y a un centre, il y a des périphéries. Le peuple qui y vit ne manque pas de respirer l’air de la sécularisation. Et donc il y a un grand parti, des lieux, des communautés qu’il faut évangéliser. Alors ce que je crois lui apportera, grâce à son expérience et à l’observation qu’il a faite de l’Église de Rome, c’est de donner un grand élan missionnaire. D’ailleurs, ce mot a été présent dès son premier discours au balcon.
Et les prêtres et les fidèles du diocèse lui en seront très reconnaissants parce que nous nous sentons à Rome, même si nous sommes en Italie, dans un pays où il y a une religiosité beaucoup plus répandue, beaucoup plus apparente et exprimée que, par exemple, en France, il y a de grands problèmes qu’il faut traiter et auxquels les fidèles, dans les paroisses, les curés, sont confrontés. En grande confiance, nous attendons beaucoup de lui.
Source : VATICANNEWS, le 24 mai 2025
25.05.2025 – LECTURES DE L’ÉVANGILE DU 6ÈME DIMANCHE DE PÂQUES
Marie-Noëlle Thabut commente l’Évangile du 6e dimanche de Pâques, année C : Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14, 23-29.
Sur la Croix, Jésus fait l’éloge de sa Mère

Sur la Croix, Jésus fait l’éloge de sa Mère
En ce mois de mai, nous célébrons les mamans à l’occasion de la fête des mères. Considérons la façon dont Jésus a fait l’éloge de sa mère.
Alors qu’il était en croix, il a dit à la Vierge Marie : « Femme, voici ton fils ». On pourrait penser qu’il demandait à sa mère de fixer son regard sur lui une dernière fois. Or, ce n’est pas ce que Jésus voulait. Il voulait qu’elle fixe son regard sur un jeune homme qui se tenait à côté d’elle. Il s’appelait Jean. Lorsque notre Seigneur a dit : « Femme, voici ton fils », il demandait à Marie de s’occuper de Jean comme une mère s’occupe de son propre enfant. Pour que cela soit clair, il a dit à Jean : « Voici ta mère ».
Il y a là un mystère. Jean n’avait pas besoin d’être materné au sens habituel du terme. Lorsque Jésus l’a appelé à devenir apôtre, Jean était un pêcheur qui travaillait avec son frère Jacques dans une petite entreprise de pêche dirigée par leur père Zébédée. Comment la Vierge Marie était-elle censée être une mère pour cet homme ?
L’Évangile ne nous le dit pas explicitement. Mais nous connaissons les trois plus grandes vertus. Comme l’a écrit saint Paul : « la foi, l’espérance et la charité… et la plus grande d’entre elles est la charité». On peut supposer que le rôle de Marie en tant que mère était de fortifier Jean dans la foi, de l’encourager à ne pas abandonner dans les moments difficiles et, surtout, à consacrer tout son cœur et toute son âme à Jésus. En d’autres termes, les paroles du Christ sur la croix sont des paroles d’éloge de la grandeur de sa mère et de sa capacité à enseigner à quelqu’un comment croire, comment espérer et comment aimer.
Lorsque Jésus dit à Marie : « Femme, voici ton fils », ces mots indiquent à quel point elle était sainte. Jésus lui demandait d’être une mère spirituelle pour Jean. Souvenez-vous de la qualité de cet apôtre. Jean a été le premier à croire que Jésus était ressuscité. Contrairement aux autres disciples, il a cru avant même d’avoir vu Jésus revivre physiquement. Jean était « le disciple que Jésus aimait ». Jean était le visionnaire qui parlait avec les anges et qui a écrit le livre de l’Apocalypse.
Tout comme Jésus a honoré et loué sa mère, nous voulons honorer et louer nos propres mères pour tout ce qu’elles ont fait pour nous.
Père Joe Babendreier
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
25.05.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Bède le Vénérable
Docteur de l’Église
Bède naît dans le Nord-est de l’Angleterre, plus exactement dans le Northumberland, en 672/673. À l’âge de sept ans, il fut donné au célèbre moine anglais saint Benoît Biscop, pour être élevé et instruit selon l’usage bénédictin. Bède, en anglo-saxon, signifie prière, et qualifie bien toute la vie de cet homme de Dieu, si vénéré de ses contemporains qu’il en reçut le surnom de Vénérable, que la postérité lui a conservé.
À sa grande piété s’ajouta une science extraordinaire. À dix-neuf ans, il avait parcouru le cercle de toutes les sciences religieuses et humaines : latin, grec, poésie, sciences exactes, mélodies grégoriennes, liturgie sacrée, Écriture Sainte surtout, rien ne lui fut étranger. Mais la pensée de Dieu présidait à tous ses travaux : « Ô bon Jésus, s’écriait-il, vous avez daigné m’abreuver des ondes suaves de la science, accordez-moi surtout d’atteindre jusqu’à Vous, source de toute sagesse. »
D’élève passé maître, il eut jusqu’à six cents disciples et plus à instruire ; ce n’est pas un petit éloge que de citer seulement saint Boniface, Alcuin, comme des élèves par lesquels sa science rayonna jusqu’en France et en Allemagne. Étudier, écrire était sa vie ; mais l’étude ne desséchait point son cœur tendre et pieux ; il rédigeait tous ses immenses écrits de sa propre main : les principaux monuments de sa science sont ses vastes commentaires sur l’Écriture Sainte et son Histoire ecclésiastique d’Angleterre.
Bède eut à porter longtemps la lourde Croix de la jalousie et fut même accusé d’hérésie : ainsi Dieu perfectionne ses Saints et les maintient dans l’humilité.
Étant tombé malade, il ne cessa pas de travailler, conservant toujours une joie intérieure qui s’exprimait dans la prière et dans le chant. Il concluait son œuvre la plus importante, la Historia ecclesiastica gentis Anglorum, par cette invocation: « Je te prie, ô bon Jésus, qui avec bienveillance m’a permis de puiser aux douces paroles de ta sagesse, accorde-moi, dans ta bonté, de parvenir un jour à toi, source de toute sagesse, et de me trouver toujours face à ton visage ».
Il n’avait que soixante-deux ans quand il se sentit pris d’une extrême faiblesse ; tourné vers le Lieu saint, il expira le 26 mai 735 (jour de l’Ascension) en chantant : « Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto ».
Il est à noter que la devise du pape François « miserando atque eligendo » est tirée des homélies de saint Bède (Homélie 21 ; CCL 122, 149-151).
Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :
Saint Bède le Vénérable priez pour nous !

25.05.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,23-29.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure.
Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.
Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ;
mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »

Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.

Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Bernard (1091-1153)
moine cistercien et docteur de l’Église
Sermon 21 sur le Cantique, 4-6 (in “Lectures chrétiennes pour notre temps”, fiche D17; trad. J. Leclercq ; © 1971 Abbaye d’Orval)
« L’Esprit Saint vous enseignera tout, il vous donnera la paix »
Celui qui marche sous la conduite de l’Esprit ne demeure pas constamment dans le même état et ne progresse pas toujours avec la même aisance. Le cheminement de l’homme ne lui appartient pas, mais dépend de l’initiative de l’Esprit, son maître, qui lui donne à son gré d’oublier ce qui est en arrière et d’aller de l’avant, tantôt avec lenteur, tantôt avec élan. Je pense que, si vous y prêtez attention, votre expérience intérieure confirmera ce que je viens d’exprimer. Si tu te sens atteint de torpeur, de chagrin ou de dégoût, ne perds pas confiance pour autant et n’abandonne pas ton projet de vie spirituelle. Cherche plutôt la main de celui qui est ton secours. Implore-le de t’entraîner à sa suite (cf. Ct 1,4) jusqu’à ce que, attiré par la grâce, tu retrouves la rapidité et l’allégresse de ta course. Alors tu pourras dire : « J’ai couru dans la voie de tes commandements : tu as dilaté mon cœur » (Ps 118,32). (…) Lorsque tu es comblé, ne dis pas : « Rien jamais ne m’ébranlera », afin de n’avoir pas à dire en gémissant la suite du psaume : « Tu as détourné de moi ton visage, et je me suis effondré (Ps 29,7-8). Tu auras plutôt soin, si tu es sage, de suivre le conseil de la Sagesse. Au jour de malheur, tu n’oublieras pas le bonheur, et dans le réconfort tu n’oublieras pas les moments d’infortune (cf. Si 11,27). (…) Ainsi l’espoir ne te manquera pas au temps du malheur, ni la prévoyance au jour du bonheur. Au milieu des réussites et des échecs de ces temps instables, tu garderas, comme l’image de l’éternité, une solide égalité d’âme. Tu béniras le Seigneur en tout temps et ainsi, au cœur d’un monde vacillant, tu trouveras la paix, une paix pour ainsi dire inébranlable ; tu commenceras de te renouveler et de te réformer à l’image et à la ressemblance d’un Dieu dont la sérénité demeure éternellement.

LECTURES :
Livre des Actes des Apôtres 15,1-2.22-29.
En ces jours-là, des gens, venus de Judée à Antioche, enseignaient les frères en disant : « Si vous n’acceptez pas la circoncision selon la coutume qui vient de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. »
Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là. Alors on décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères, monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question.
Les Apôtres et les Anciens décidèrent avec toute l’Église de choisir parmi eux des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé. C’étaient des hommes qui avaient de l’autorité parmi les frères : Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas.
Voici ce qu’ils écrivirent de leur main : « Les Apôtres et les Anciens, vos frères, aux frères issus des nations, qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie, salut !
Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris, sont allés, sans aucun mandat de notre part, tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi,
nous avons pris la décision, à l’unanimité, de choisir des hommes que nous envoyons chez vous, avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul,
eux qui ont fait don de leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ.
Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :
L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci, qui s’imposent :
vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles, du sang, des viandes non saignées et des unions illégitimes. Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela. Bon courage ! »

Psaume 67(66),2-3.5.7-8.
R/ Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ; qu’ils te rendent grâce tous ensemble ! (Ps 66, 4)
Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,
que son visage s’illumine pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre,
ton salut, parmi toutes les nations.
Que les nations chantent leur joie,
car tu gouvernes le monde avec justice ;
tu gouvernes les peuples avec droiture,
sur la terre, tu conduis les nations.
La terre a donné son fruit ;
Dieu, notre Dieu, nous bénit.
Que Dieu nous bénisse,
et que la terre tout entière l’adore !

Livre de l’Apocalypse 21,10-14.22-23.
Moi, Jean, j’ai vu un ange. En esprit, il m’emporta sur une grande et haute montagne ; il me montra la Ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu :
elle avait en elle la gloire de Dieu ; son éclat était celui d’une pierre très précieuse, comme le jaspe cristallin.
Elle avait une grande et haute muraille, avec douze portes et, sur ces portes, douze anges ; des noms y étaient inscrits : ceux des douze tribus des fils d’Israël.
Il y avait trois portes à l’orient, trois au nord, trois au midi, et trois à l’occident.
La muraille de la ville reposait sur douze fondations portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau.
Dans la ville, je n’ai pas vu de sanctuaire, car son sanctuaire, c’est le Seigneur Dieu, Souverain de l’univers, et l’Agneau.
La ville n’a pas besoin du soleil ni de la lune pour l’éclairer, car la gloire de Dieu l’illumine : son luminaire, c’est l’Agneau.
