Notre fête de ce jour monte vers Toi, Dieu notre Père. Tous nos silences, nos chants et nos paroles, sont tendus vers Toi et participent à la louange de toute la création. Tu as rappelé à Toi Ton Fils Jésus-Christ par qui nous fut donné Ton Salut. Il retourne aujourd’hui partager ta gloire. Dans ce mouvement Qui l’entraîne avec Lui, pour que soit donné Ton souffle à notre humanité. Ainsi nous pénétrons dans le mystère de ton Fils. Nos yeux ne peuvent plus voir, mais nous savons que son retour est déjà commencé ; Sa disparition crée en nous le vide de l’amour, Mais nous savons que par notre amour nous lui redonnons son visage. Par cet amour nous demeurons en Lui et par lui nous demeurons en toi. Il nous rassemble en ce jour Et c’est par son Esprit Que notre communion acclame Ta gloire.
Prière extraite du livre « Reste avec nous » de François Chagneau
Deux religieuses s’avançaient dans le couloir de l’avion…
Cette nuit-là de 1981, alors que j’embarquais à bord d’un avion à Chicago, dans l’Illinois, je me sentais fatigué. A mesure que les passagers embarquaient, l’appareil s’emplissait du bruit des conversations. Et puis, tout à coup, les gens cessèrent de parler. Je me retournai pour voir ce qui se passait, et restai bouche bée.
Deux religieuses s’avançaient dans le couloir de l’avion, vêtues de simples habits blancs bordés de bleu. Je reconnus aussitôt le visage familier de l’une d’elles, à la peau toute ridée, les yeux d’une chaleureuse intensité. Ce visage, je l’avais vu sur la couverture du Time magazine. Les deux religieuses s’arrêtèrent, et je réalisai que mon voisin de siège allait être Mère Teresa.
Comme les derniers passagers s’installaient, Mère Teresa et sa compagne de voyage sortirent leurs chapelets. Je remarquai que chaque dizaine était formée de grains de couleurs différentes. Mère Teresa m’expliqua par la suite que les dizaines représentaient différentes parties du monde. Elle ajouta : « Je prie pour les pauvres et les mourants sur chaque continent. »
Les deux femmes se mirent à prier de façon presque audible, comme un murmure. Bien que je me considère comme un catholique peu religieux, pratiquant plus par habitude, je me joignis à cette prière presque sans m’en rendre compte. Mère Teresa se tourna vers moi, et à ce moment son regard m’envahit d’un sentiment de paix. « Jeune homme, » demanda-t-elle, « vous récitez souvent le chapelet ? » « Non, pas vraiment », avouai-je. Elle me prit la main, tout en me scrutant des yeux. Puis elle me sourit. « Eh bien, vous le ferez maintenant. » Et elle déposa son chapelet dans mes mains.
Depuis cette rencontre inattendue dans l’avion, ma vie a changé. J’essaie maintenant de me souvenir de ce qui compte vraiment—ce n’est pas l’argent, ni les titres ou les biens, mais la façon dont on aime les autres.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Bx Luigi Biraghi Prêtre et fondateur des « Sœurs de Sainte-Marcelline »
Luigi Biraghi, naît à Vignate (Milan) le 2 novembre 1801, cinquième des huit enfants de Francesco et Maria Fini, et fut baptisé le lendemain.
De 1813 à 1825 il traverse toute la période de formation dans les séminaires de Castello (Lecco), Monza et Milan. À peine diacre, il est nommé professeur de lettres dans les petits séminaires. Il conserva ce poste même après son ordination sacerdotale (28 mai 1825) pendant 10 ans.
À partir de 1834 on le nomme directeur spirituel du Grand séminaire de Milan. Dans le diocèse de Milan, les Archevêques ont toujours apprécié sa collaboration sage, zélée et fidèle.
Homme d’étude, historien et archéologue, allant de l’avant, il fonda, en 1838, dans les environs de Milan, le premier collège des « Sœurs de Sainte-Marcelline ». Éducateur intelligent et attentif aux signes des temps, il désire « renouveler la société en formant, par les études, des personnes à l’esprit ouvert, cultivées, professionnellement compétentes et responsables, profondément chrétiennes ».
Son modèle d’éducation s’appuie sur des valeurs chrétiennes et une profonde culture, sans oublier l’efficacité éducative de l’exemple et de la présence assidue auprès des élèves. « On n’abandonnera jamais la pratique d’être toujours au milieu des élèves, car celle-ci se vit mieux par des exemples que par de longs discours », explique l’une de ses biographes, Sœur Hélène, Marcelline à Lausanne. Puis, les mouvements de 1848 sont arrivés avec leur kyrielle de contretemps et ont fini par causer des ennuis très sérieux aux “Biraghi” : c’est ainsi qu’on appelait alors les disciples du Père Luigi.
En 1873, sur l’invitation du cardinal Billet, archevêque de Chambéry, Luigi Biraghi vient en Savoie et fait construire au pied de la colline de Lémenc une maison qu’il place sous le patronage de Saint Ambroise. Mgr Luigi Biraghi se plaisait à revenir chaque année dans cette maison de Chambéry où il aimait se rendre au sanctuaire de Notre Dame de Myans, de même qu’à celui de la visitation à Annecy pour y vénérer Saint François de Sales dont la spiritualité l’avait fortement marqué.
Les religieuses de Sainte Marcelline viennent alors en Savoie avec des élèves de Milan et de Gènes au cours des vacances d’été, parfaire leurs connaissances pratiques de la langue française. À la fin de l’année 1874, Mgr Biraghi fonde dans cette maison le pensionnat de jeunes filles.
La première rentrée scolaire aura lieu en 1876 avec six religieuses et un petit groupe de jeunes élèves. Poussé par son amour de la jeunesse, il écrit dans une prière « l’éducation est une tâche sainte, difficile et elle exige beaucoup de savoir-faire, des exemples édifiants, le plus grand désintéressement et des sacrifices continuels. » Il rejoint pieusement, le 11 août 1879 à Milan, la Maison du Père.
Luigi Biraghi à été béatifié le 30 avril 2006, par le card. Dionigi Tettamanzi, sur le parvis de la cathédrale de Milan ; avec lui a été béatifié don Luigi Monza.
Pour la première fois depuis 1662, un archevêque de Milan a présidé une béatification en ce lieu, en présence du légat du pape, le card. José Saraiva Martins, préfet de la congrégation pour les Causes des Saints, qui a lu la formule de béatification au nom de Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013). Quelque 12 000 personnes participaient à la célébration.
Sources principales : vatican.va ; zenit.org (« Rév. x gpm »).