Préparons-nous à la fête du Sacré Cœur de Jésus

Préparons-nous à la fête du Sacré Cœur de Jésus

Apôtres du Cœur de Jésus, si vous désirez vraiment pénétrer dans les secrets de ce Cœur adorable, le connaître pour l’aimer et le faire aimer, commencez par vous rapprocher de la divine Maîtresse, dont les leçons ont formé, dans l’Église, les plus brillants parmi les docteurs.

Cherchez le Cœur de Marie, demandez à y être admis, pour que vous y appreniez des choses que, seule, la Reine du Cénacle pourra vous enseigner. Elle connaît les voies de l’amour les plus intimes du Cœur du Roi, que seule sa Mère et la nôtre a le droit de dévoiler, et Elle ne le fait qu’à ses enfants privilégiés.

Soyez du nombre !

Père Matéo

In Jésus, Roi d’amour, Téqui, Paris, page 412 – 413

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

05.06.2025 – SAINT DU JOUR

St Boniface

Saint Boniface († 754)
Archevêque de Mayence, martyr

Boniface, appelé d’abord Winfrid, naît en Angleterre, vers 673-680. Une maladie grave décida son père à le laisser partir dans un monastère. 

Devenu professeur après de brillantes études, Winfrid, par sa science et son éloquence, acquiert une réputation dont il est effrayé ; alors, refusant tous les honneurs, il tourne toute l’ambition de son zèle vers les contrées encore païennes de la Germanie, et n’a qu’un désir : devenir apôtre de l’Allemagne. 
En 718, il va s’agenouiller aux pieds de saint Grégoire II et reçoit de lui tous les pouvoirs apostoliques. Après avoir traversé, en exerçant sa charité pour les âmes, la Lombardie, la Bavière et la Thuringe, il va se joindre à saint Willibrord, apôtre des Frisons ; mais il s’enfuit dès que celui-ci veut lui conférer l’épiscopat. Winfrid évangélise alors la Thuringe, dont les sauvages forêts se couvrent bientôt de monastères et se peuplent de saints. 

La moisson est trop abondante, il lui faut des auxiliaires ; le Pape l’appelle à Rome, le sacre évêque et change son nom en celui de Boniface. L’apôtre, secondé par de vaillants missionnaires, travaille avec plus d’ardeur que jamais à étendre le règne de l’Évangile. Ses saintes audaces sont bénies du Ciel. 

Un jour, il fait abattre un arbre de superstition, qui servait d’idole à un peuple aveugle, et quand la foule en fureur va se jeter sur lui, un prodige vient soudain la calmer : l’arbre énorme se plie sous une main invisible et va tomber en quatre tronçons aux pieds du Saint. Le Christ avait vaincu ; des milliers de païens demandèrent le baptême. 

Boniface était de nouveau débordé par l’immensité de ses succès; il fait un appel à sa patrie, et bientôt de nombreux missionnaires viennent se joindre à lui. Archevêque, légat du Pape, Boniface ne s’attribue point la gloire de ses œuvres ; Dieu est sa seule force et son seul recours ; voilà le secret de ses conquêtes pacifiques. 

À ce héros, il ne manquait plus qu’un combat ; à ce triomphateur, il ne manquait plus qu’une victoire. Le 5 juin 754, jour de Pentecôte, Boniface se préparait à offrir le Saint Sacrifice, quand une foule armée se précipite vers lui en poussant des cris sauvages ; son entourage court aux armes ; mais Boniface sort de sa tente : « Cessez le combat, mes enfants, dit-il, voici l’heure de la délivrance ! » Bientôt l’apôtre tombe sous les coups de ces barbares avec tous ceux qui l’accompagnent. On le trouva criblé de blessures, tenant en main le livre de saint Ambroise : « Du bienfait de la mort ».

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :

>>> Saint Boniface
[AllemandAnglaisCroateEspagnolFrançaisItalienPortugais]

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.

Saint Boniface priez pour nous !

05.06.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17,20-26. 

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.
Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé.
Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN :
moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.
Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.
Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé.
Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Bienheureux Guerric d’Igny (v. 1080-1157)

abbé cistercien

Sermon pour l’Ascension, 1-2 : PL 185, 153-155 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche G3 ; trad. Orval ; © 1972 Abbaye d’Orval)

« Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient avec moi » (Jn 17,24)

Cette prière se résume en trois points qui constituent la somme du salut et même de la perfection, si bien qu’on ne peut rien y ajouter : à savoir, que les disciples soient gardés du mal, sanctifiés dans la vérité et glorifiés avec lui. « Père, dit-il, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, pour qu’ils contemplent ta gloire » (Jn 17,24). Heureux ceux pour qui plaide le juge lui-même : il intercède pour eux et doit être adoré avec autant d’honneur que celui à qui il adresse ses prières. Le Père ne lui refusera pas le souhait de ses lèvres, car il partage avec lui une seule volonté et un seul pouvoir, puisqu’il n’y a qu’un Dieu. Tout ce qu’il demande s’accomplira nécessairement, car sa parole est puissante et sa volonté efficace. Pour tout ce qui existe, « il a dit et ce fut fait, il a commandé et ce fut créé » (Ps 32,9). « Je veux, dit-il, que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi ». Quelle certitude pour les croyants ! pourvu, du moins, qu’ils ne rejettent pas la grâce qu’ils ont reçue. Car cette assurance n’est pas offerte aux seuls apôtres, ou à leurs compagnons, mais à tous ceux qui par leur parole croiront à la Parole de Dieu : « Je ne prie pas pour eux seulement, dit-il, mais pour ceux-là aussi qui grâce à leur parole croiront en moi » (Jn 17,20).

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 22,30.23,6-11. 

En ces jours-là, Paul avait été arrêté à Jérusalem. Le lendemain, le commandant voulut savoir avec certitude de quoi les Juifs l’accusaient. Il lui fit enlever ses liens ; puis il convoqua les grands prêtres et tout le Conseil suprême, et il fit descendre Paul pour l’amener devant eux.
Sachant que le Conseil suprême se répartissait entre sadducéens et pharisiens, Paul s’écria devant eux : « Frères, moi, je suis pharisien, fils de pharisiens. C’est à cause de notre espérance, la résurrection des morts, que je passe en jugement. »
À peine avait-il dit cela, qu’il y eut un affrontement entre pharisiens et sadducéens, et l’assemblée se divisa.
En effet, les sadducéens disent qu’il n’y a pas de résurrection, pas plus que d’ange ni d’esprit, tandis que les pharisiens professent tout cela.
Il se fit alors un grand vacarme. Quelques scribes du côté des pharisiens se levèrent et protestèrent vigoureusement : « Nous ne trouvons rien de mal chez cet homme. Et si c’était un esprit qui lui avait parlé, ou un ange ? »
L’affrontement devint très violent, et le commandant craignit que Paul ne se fasse écharper. Il ordonna à la troupe de descendre pour l’arracher à la mêlée et le ramener dans la forteresse.
La nuit suivante, le Seigneur vint auprès de Paul et lui dit : « Courage ! Le témoignage que tu m’as rendu à Jérusalem, il faut que tu le rendes aussi à Rome. »

Psaume 16(15),1-2a.5.7-8.9-10.11. 

R/ Garde- moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. (Ps 15, 1)

Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe : 
de toi dépend mon sort. »

Je bénis le Seigneur qui me conseille : 
même la nuit mon cœur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Mon cœur exulte, mon âme est en fête, 
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m’abandonner à la mort 
ni laisser ton ami voir la corruption.

Tu m’apprends le chemin de la vie : 
devant ta face, débordement de joie ! 
À ta droite, éternité de délices !