22.06.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,11b-17. 

En ce temps-là, Jésus parlait aux foules du règne de Dieu et guérissait ceux qui en avaient besoin.
Le jour commençait à baisser. Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres ; ici nous sommes dans un endroit désert. »
Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. »
Il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. »
Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde.
Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule.
Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Gaudence de Brescia (?-après 406)

évêque

Sermon 2 : PL 20 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche E3; trad. Orval ; © 1972 Abbaye d’Orval)

Recevons dans notre cœur celui qui nous sanctifie

Lorsque Jésus donna le pain et le vin consacrés à ses disciples, il s’exprima ainsi : « Ceci est mon corps… ceci est mon sang » (Mt 26,26.28). (…) Le pain est nécessairement fait de nombreux grains de blé réduits en farine pétrie avec de l’eau ; il est achevé par la cuisson sur le feu. Aussi voit-on en lui avec raison la figure du Corps du Christ. Car nous savons que ce Corps unique est constitué par la multitude du genre humain tout entier et soudé au feu du Saint-Esprit. Jésus est né en effet de l’Esprit Saint ; et parce qu’il devait accomplir ainsi toute justice, il est entré dans l’eau du baptême pour la consacrer et il est sorti du Jourdain, rempli de l’Esprit Saint qui était descendu sur lui sous la forme d’une colombe, selon le témoignage de l’Évangile : « Jésus, rempli de l’Esprit Saint, revint des bords du Jourdain » (Lc 4,1). Le sang du Christ est un vin pressé au pressoir de la croix, il est tiré des nombreux raisins de la vigne que Jésus a plantée lui-même et il fermente par sa propre vertu dans les amphores que sont les cœurs fidèles de ceux qui le boivent. Ce sacrifice de la Pâque du Sauveur, nous tous qui sortons de l’emprise du Pharaon d’Égypte, le diable, recevons-le avec l’avidité religieuse de notre cœur. Ainsi, le plus intime de notre être sera sanctifié par notre Seigneur Jésus Christ lui-même que nous croyons présent dans ses sacrements. Sa force inestimable demeure pour l’éternité.

LECTURES :

Livre de la Genèse 14,18-20. 

En ces jours-là, Melkisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était prêtre du Dieu très-haut.
Il le bénit en disant : « Béni soit Abram par le Dieu très-haut, qui a créé le ciel et la terre ;
et béni soit le Dieu très-haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains. » Et Abram lui donna le dixième de tout ce qu’il avait pris.

Psaume 110(109),1.2.3.4. 

R/ Tu es prêtre à jamais, selon l’ordre de Melkisédek (Ps 109, 4)

Oracle du Seigneur à mon seigneur : 
« Siège à ma droite, 
et je ferai de tes ennemis 
le marchepied de ton trône. »

De Sion, le Seigneur te présente 
le sceptre de ta force : 
« Domine jusqu’au cœur de l’ennemi. »

Le jour où paraît ta puissance, 
tu es prince, éblouissant de sainteté : 
« Comme la rosée qui naît de l’aurore,
je t’ai engendré. »

Le Seigneur l’a juré 
dans un serment irrévocable : 
« Tu es prêtre à jamais 
selon l’ordre du roi Melkisédek. »

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 11,23-26. 

Frères, moi, Paul, j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain,
puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »
Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »
Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne

Délivrée des flammes du Purgatoire par le Rosaire

Délivrée des flammes du Purgatoire par le Rosaire

Au royaume d’Aragon (Espagne), vivait une jeune fille nommée Alexandra. Souvent elle avait assisté aux prédications de saint Dominique, et avait fini par entrer dans la Confrérie du Rosaire. Ardente et passionnée, elle oublia trop souvent de dire son chapelet comme elle le devait.

Deux jeunes gens s’étant battus en duel et tués l’un l’autre à son propos, leurs familles se jettent sur Alexandra et l’immolent à leur fureur ; elles précipitent ensuite son cadavre dans un puits. Cependant la Reine du Rosaire n’oublia pas les quelques actes de dévotion d’Alexandra à son égard. Elle inspira à saint Dominique d’aller la ressusciter. Étant venu près du puits, le saint lui cria : « Alexandra, venez dehors. » Ô prodige ! La morte s’anime, et sort pleine de vie, à la vue d’un peuple immense présent à ce miracle.

La ressuscitée se jette aux pieds du saint, et lui dit qu’au moment d’expirer, elle avait obtenu le don de la contrition, grâce aux mérites de la Confrérie du Rosaire ; que les démons voulaient emporter son âme en enfer, mais que Marie était venue la délivrer ; qu’elle était condamnée à deux cents ans de purgatoire, pour la mort des deux jeunes gens, et à cinq cents autres années pour avoir été par sa faute une occasion de péché à beaucoup de personnes ; mais qu’elle espérait que les confrères du Rosaire abrégeraient sa peine par leurs instances auprès de Marie.

Son espoir ne fut point trompé. Elle mourut de nouveau, et au bout de quinze jours elle apparut rayonnante à saint Dominique. Elle lui dit de remercier les confrères, qui avaient été pour elle autant de bienfaiteurs, et qui par leurs suffrages avaient hâté sa délivrance.

Elle ajouta qu’elle venait comme ambassadrice des âmes du purgatoire, conjurer le saint de prêcher et d’étendre la dévotion du Rosaire, qui leur procurait chaque jour un admirable soulagement. « Que les confrères », dit-elle, « appliquent à ces pauvres âmes les indulgences et les faveurs spirituelles dont ils possèdent un trésor si abondant ! Ils n’y perdront rien, car les élus, à leur tour, intercéderont pour eux dans le ciel. Les Anges se réjouissent de cette dévotion, et leur Reine s’est déclarée la tendre Mère de tous ceux qui l’embrassent. »

Ainsi parla cette âme, sur le point d’entrer dans la gloire. Saint Dominique raconta lui-même cette révélation. Prenons donc la résolution de réciter souvent le chapelet en faveur des âmes du purgatoire. Ces âmes ont soi : le chapelet leur ouvre une source d’eau vive.

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

21.06.2025 – SAINT DU JOUR

St Louis de Gonzague

Saint Louis de Gonzague
Jésuite 
 (1568-1591)

Luigi Gonzaga, premier des sept enfants de Ferrante Gonzaga, marquis de Castiglione delle Stiviere et Marta Tana de Sàntena, naît le 9 mars 1568, au château de Castiglione, près de Mantoue (Lombardie, Italie) ; il reçoit le baptême le 20 avril. 

Avant sa naissance, sa mère, en danger de mort, avait fait vœu de consacrer son enfant à Notre-Dame de Lorette, si elle obtenait une heureuse délivrance. Encore au berceau, s’il se présentait un pauvre, Louis pleurait jusqu’à ce qu’on lui eût fait l’aumône ; son visage respirait un tel air de vertu, que ceux qui le portaient dans leurs bras croyaient tenir un Ange. 

À l’âge de cinq ans, il avait retenu et répété quelques paroles grossières qu’il avait entendues sortir de la bouche des soldats de son père, sans les comprendre; il en fut repris et en montra tant d’horreur, qu’il pleura cette faute, la plus grande de sa vie, et qu’il en fit pénitence jusqu’à la mort. Le père de Louis, qui songeait à la fortune de son fils, l’envoya successivement chez plusieurs princes, en qualité de page ; mais Dieu, qui avait d’autres vues, voulait ainsi montrer ce jeune Saint aux cours d’Europe, pour leur faire voir que la piété est de toutes les conditions, et l’innocence de tous les âges. Dans ces milieux mondains où il vivait comme n’y vivant pas, ses progrès dans la sainteté furent surprenants. 

À huit ou neuf ans, il fit le vœu de virginité perpétuelle ; sa délicatesse était si angélique, que jamais il ne regarda une femme en face, pas même sa mère ; jamais il ne permit à son valet de chambre de l’aider à s’habiller, et sa pudeur était si grande, qu’il n’osa même pas lui laisser voir le bout de ses pieds nus. Vers l’âge de onze ans, il fit sa Première Communion des mains de saint Charles Borromée. 

À seize ans, il se décida à entrer dans la Compagnie de Jésus. Peu de vocations ont été aussi éprouvées que la sienne : son père fut pour lui, pendant quelques temps, d’une dureté sans pareille ; mais il dut enfin céder devant la volonté de Dieu, et Louis entra au noviciat des Jésuites, à Rome. Il y parut dès les premiers jours comme un modèle digne d’être proposé aux plus parfaits ; on vit en lui un prodige de mortification, un ange de pureté, une merveille d’amour de Dieu. La seule vue de Louis dissipait chez les autres les plus violentes tentations de la chair. Jamais il n’avait ressenti la concupiscence charnelle, et malgré cela il était cruel pour son propre corps à l’égal des Saints les plus austères.

Obligé par ses supérieurs, pour cause de santé, à ne pas se laisser absorber dans la pensée de Dieu, il devait s’écrier souvent, emporté par l’amour au-delà de l’obéissance : « Éloignez-vous de moi, Seigneur ! » Louis reçut du Ciel l’annonce de sa mort et fut bientôt victime de sa charité pendant la peste de Rome, le 21 juin 1591.

Son premier miracle après sa mort fut la guérison de sa mère, à laquelle il apparut souriant et resplendissant de gloire. Ce fut le signal d’une dévotion qui fut récompensée par de nombreux prodiges.

Luigi Gonzaga a été béatifié le 19 octobre 1605 (14 ans après sa mort), par le pape Paul V  (Camillo Borghese, 1605-1621), canonisé le 31 décembre 1726 et proclamé, en 1729, Patron de la jeunesse, spécialement des étudiants, par le pape Benoît XIII  (Pietro Francesco Orsini, 1724-1730).

Sources principales : Abbé L. Jaud (Vie des Saints…) ; jésuites.com (« Rév. x gpm »).

Saint Louis de Gonzague priez pour nous !

21.06.2025 – ÉVANGILEi DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,24-34. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.
C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ?
Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ?
Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ?
Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.
Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux.
Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ?
Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?”
Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.
Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura j + un souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)

abbesse bénédictine et docteur de l’Église

Le Livre des Œuvres divines, chap. 6 (in “Hildegarde de Bingen, Prophète et docteur pour le troisième millénaire” ; trad. P. Dumoulin ; Éditions des Béatitudes ; 2012 ; p. 181-182 ; rev.)

Que le croyant s’occupe de la terre sans négliger le ciel !

[Sainte Hildegarde présente une vision où vice et vertu se répondent :] – Souci du monde : « Quel souci vaut mieux que celui du monde ? Si je pliais les genoux, cela ne me donnerait ni nourriture ni vêtement… Je me procurerai donc tout ce que je pourrai acquérir en pensant, en parlant et en travaillant, tant que je pourrai vivre sur la terre. » – Aspiration aux choses du ciel : « Dieu fournit ce qui est nécessaire… aucun produit ne pousse sans sa grâce. Toi, tu ne cherches pas Dieu dans ton cœur. Moi, je suis la vie et la verdeur de toutes les bonnes œuvres et le collier de toutes les vertus… Je ne cherche, je ne désire, je ne veux rien d’autre que ce qui est saint, je suis la cithare de la joie. Je suis du ciel en toute chose. » Le souci du monde est un esprit errant dans l’insignifiance et discourant partout à grand bruit ; les hommes qui souffrent de ce vice subissent une grande agitation du corps et de l’âme, mais s’y plaisent comme dans un grand calme. Car ce qui est agitation pour les autres leur est repos ; et ce qui est repos pour les autres les agite. Ils sont plongés dans les soins et les soucis comme s’ils étaient assis dans une baignoire. Toutes leurs visées et tous leurs désirs tendent aux biens de ce monde et ils ne s’occupent que d’avantages temporaires et passagers. Que le croyant prenne sa charrue et ses bœufs en pensant tout de même à Dieu, qu’il suive les préceptes du Maître en s’occupant de la terre sans négliger le ciel.

LECTURES :

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 12,1-10. 

Frères, faut-il se vanter ? Ce n’est pas utile. J’en viendrai pourtant aux visions et aux révélations reçues du Seigneur.
Je sais qu’un fidèle du Christ, voici quatorze ans, a été emporté jusqu’au troisième ciel – est-ce dans son corps ? je ne sais pas ; est-ce hors de son corps ? je ne sais pas ; Dieu le sait – ;
mais je sais que cet homme dans cet état-là – est-ce dans son corps, est-ce sans son corps ? je ne sais pas, Dieu le sait –
cet homme-là a été emporté au paradis et il a entendu des paroles ineffables, qu’un homme ne doit pas redire.
D’un tel homme, je peux me vanter, mais pour moi-même, je ne me vanterai que de mes faiblesses.
En fait, si je voulais me vanter, ce ne serait pas folie, car je ne dirais que la vérité. Mais j’évite de le faire, pour qu’on n’ait pas de moi une idée plus favorable qu’en me voyant ou en m’écoutant.
Et ces révélations dont il s’agit sont tellement extraordinaires que, pour m’empêcher de me surestimer, j’ai reçu dans ma chair une écharde, un envoyé de Satan qui est là pour me gifler, pour empêcher que je me surestime.
Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi.
Mais il m’a déclaré : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure.
C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort.

Psaume 34(33),8-9.10-11.12-13. 

R/ Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur ! (Ps 33, 9a)

L’ange du Seigneur campe à l’entour 
pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon ! 
Heureux qui trouve en lui son refuge !

Saints du Seigneur, adorez-le : 
rien ne manque à ceux qui le craignent.
Des riches ont tout perdu, ils ont faim ; 
qui cherche le Seigneur ne manquera d’aucun bien.

Venez, mes fils, écoutez-moi, 
que je vous enseigne la crainte du Seigneur.
Qui donc aime la vie 
et désire les jours où il verra le bonheur ?