Étiquette : apostolat Fatima
05.07.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Une fontaine immense envoyant des flots de grâce

Une fontaine immense envoyant des flots de grâce
Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607) fait profession de carmélite au couvent de Santa Maria degli Angeli à Florence en Italie. À cette époque commence pour elle une première série d’expériences mystiques d’une rare intensité : les « Quarante Jours », jusqu’au 5 juillet 1584.
Extases de deux à trois heures chacune au cours desquelles elle garde l’usage de la parole, locutions, stigmates, visions diverses, participation morale et physique à la Passion du Christ, révélations centrées sur le Christ souffrant, etc. Ses visions (imaginaires) de la Vierge sont variées et riches sur le plan théologique et symbolique :
« Il me sembla voir la Très Sainte Vierge en Paradis à la droite de Jésus ; elle semblait me dire en souriant : “Tu ne tiens pas compte du don que tu as reçu le jour où tu pris le voile.” Ce don était la pureté de la Vierge que Jésus m’avait donnée. Je voyais la Vierge si belle que je ne puis vous l’exprimer ; je voyais que du sein de la Vierge Marie coulaient deux fontaines, l’une de lait, l’autre de sang. Celle de lait se répandait sur toutes les âmes bienheureuses du Paradis. Celle de sang se répandait sur toutes les créatures.
Je vis aussi la Vierge dire ce verset : “D’heureuses paroles jaillissent de mon cœur, quand je dis des poèmes pour le Roi” (Ps 45,2); la parole issue d’elle est Jésus, qu’elle a mis au monde pour nous. Et la Vierge disait cette œuvre au roi, c’est-à-dire au Père éternel : je vis que c’était une fontaine immense, où de nombreux jets d’eau jaillissaient, répandant de l’eau partout dans le monde, et envoyant des flots de grâces ».
D’après Les Quarante Jours, n°64-65 et 139. et le Dictionnaire des apparitions du Père Laurentin – Fayard 2007
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
05.07.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Antoine-Marie Zaccaria
Fondateur de la Congrégation des Barnabites
(1502-1539)
Antonio Maria Zaccaria naît en 1502 à Crémone, en Italie, d’une famille d’opulents patriciens. Son père, enlevé par une mort soudaine alors qu’Antonio était encore au berceau, laissa sa mère veuve à l’âge de dix-huit ans. Elle se consacra tout entière à l’éducation de son fils. Chrétienne fervente, elle s’appliquait surtout à former le petit Antoine-Marie à la vertu. À son école, il apprit vite à soulager les pauvres avec une grande compassion. Cet enfant au bon cœur allait jusqu’à se priver volontairement de nourriture pour pouvoir nourrir et vêtir les indigents. Sa sincère charité lui attira d’abondantes bénédictions et des grâces de choix.
Le jeune Antoine-Marie Zaccaria étudia la philosophie à Pavie, puis à Padoue. Reçu docteur en médecine à l’âge de vingt-deux ans, il choisit sa ville natale pour exercer son art. Tout en soignant les corps, il cherchait à faire du bien aux âmes. Une inspiration intérieure le poussait à embrasser l’état ecclésiastique. Pour se préparer à l’apostolat des âmes, il se mit à étudier avec ardeur la théologie, les écrits des Pères de l’Église ; il reçut l’ordination sacerdotale le 20 février 1529. Pendant ses études, il ne perdit jamais de vue sa propre sanctification ni celle de son prochain. Il visitait les malades dans les hôpitaux, rassemblait les petits enfants abandonnés et leur enseignait le catéchisme.
Devenu prêtre, il œuvra à Crémone où sa parole simple et persuasive ramena beaucoup de chrétiens à la pratique de leurs devoirs. « Allons voir l’ange de Dieu ! » disaient ses compatriotes. Bien qu’il passât des heures au confessionnal, il ne suffisait pas à la tâche. C’est alors qu’Antoine-Marie songea à réunir autour de lui un certain nombre de prêtres zélés, qui tout en s’appliquant à se sanctifier eux-mêmes, travailleraient en plus à la sanctification de leurs frères en combattant l’ignorance, la paresse et la corruption du siècle. Ces prêtres menaient une vie pauvre et frugale, prêchant surtout par l’exemple. « C’est le propre des grands cœurs, leur disait, de vouloir servir sans récompense, combattre sans ravitaillement assuré. »
Le pape leur permit de constituer une nouvelle congrégation sous le nom de : « Clercs réguliers de St-Paul ». On leur confia l’église St-Barnabé à Milan, d’où leur vint le nom de: « Barnabites ». Le zélé fondateur institua encore des Conférences spirituelles pour les prêtres. Les personnes mariées eurent une Congrégation spéciale où elles s’exercèrent aux bonnes œuvres corporelles et spirituelles de Miséricorde. Il fonda en outre un ordre de religieuses, dites les « Angéliques de Saint-Paul » pour l’instruction des jeunes filles pauvres et l’entretien des linges des églises.
La dévotion à la Sainte Eucharistie fut son moyen de choix pour conquérir les cœurs à Dieu. En 1534, il commença à exposer publiquement le très Saint Sacrement durant quarante heures, en souvenir du temps que le corps du Sauveur demeura dans le tombeau. C’est à lui que l’on doit cette bienfaisante institution des Quarante-Heures. Devant ce renouveau chrétien, les médiocres traitèrent les fervents de fanatiques et de superstitieux.
Antoine-Marie Zaccaria fut critiqué, moqué, décrié, mais une grande paix et une grande sérénité ne cessaient d’envelopper son âme. En 1539, épuisé par une mission qu’il prêchait à Guastalla, sa santé fléchit soudainement. Le Saint se rendit à Crémone, chez sa mère; ses religieux vinrent l’y voir une dernière fois ; il leur annonça sa mort prochaine qu’il venait d’apprendre par révélation.
Après avoir reçu l’extrême-onction et le saint viatique, il s’endormit paisiblement dans le Seigneur, le 5 juillet 1539, à l’âge de trente-sept ans. On l’enterra à Milan où il fut vite honoré comme un saint.
Antonio Maria Zaccaria a été inscrit dans le livre des saints, le 27 mai 1897, par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903).
Tiré de: Frères des Écoles Chrétiennes, Vies des Saints, Edition 1932, p. 233-234 (« Rév. x gpm »).
Saint Antoine-Marie Zaccaria priez pour nous !

05.07.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,14-17.

En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »

Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront.
Et personne ne pose une pièce d’étoffe neuve sur un vieux vêtement, car le morceau ajouté tire sur le vêtement, et la déchirure s’agrandit.
Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Catéchisme de l’Église catholique
§ 772-773 ; 796
« L’Époux est avec eux »
L’Église, mystère de l’union des hommes avec Dieu : C’est dans l’Église que le Christ accomplit et révèle son propre mystère comme le but du dessein de Dieu : « récapituler tout en lui » (Ep 1,10). Saint Paul appelle « grand mystère » (Ep 5,32) l’union sponsale du Christ et de l’Église. Parce qu’elle est unie au Christ comme à son Époux, l’Église devient elle-même à son tour mystère (Ep 3,9s). Contemplant en elle le mystère, Saint Paul s’écrie : « Le Christ en vous, l’espérance de la gloire » (Col 1,27) (…) Marie nous précède tous dans la sainteté qui est le mystère de l’Église comme « l’Épouse sans tache ni ride » (Ep 5,27). C’est pourquoi « la dimension mariale de l’Église précède sa dimension pétrinienne » (…) L’unité du Christ et de l’Église, de la tête et des membres de son Corps, implique aussi la distinction des deux dans une relation personnelle. Cet aspect est souvent exprimé par l’image de l’époux et de l’épouse. Le thème du Christ Époux de l’Église a été préparé par les prophètes et annoncé par Jean Baptiste (Jn 3,29). Le Seigneur s’est lui-même désigné comme « l’Époux » (Mc 2,19). L’apôtre Paul présente l’Église et chaque fidèle, membre de son Corps, comme une épouse « fiancée » au Christ Seigneur, pour n’être avec lui qu’un seul Esprit. Elle est l’Épouse immaculée de l’agneau immaculé (Ap 22,17) que le Christ a aimée, pour laquelle il s’est livré « afin de la sanctifier » (Ep 5,26), qu’il s’est associée par une alliance éternelle, et dont il ne cesse de prendre soin comme de son propre Corps. « Voilà le Christ total, Tête et Corps, un seul formé de beaucoup (…) Le Seigneur lui-même dit dans l’Évangile : ‘Non plus deux, mais une seule chair’ (Mt 19,6). Comme vous l’avez vu, il y a bien en fait deux personnes différentes, et cependant, elles ne font qu’un dans l’union conjugale » (St Augustin).

LECTURES :
Livre de la Genèse 27,1-5.15-29.
Isaac était devenu vieux, ses yeux avaient faibli et il n’y voyait plus. Il appela Ésaü son fils aîné : « Mon fils ! » Celui-ci répondit : « Me voici. »
Isaac reprit : « Tu vois : je suis devenu vieux, mais je ne sais pas le jour de ma mort.
Prends donc maintenant tes armes, ton carquois et ton arc, sors dans la campagne et tue-moi du gibier.
Prépare-moi un bon plat comme je les aime et apporte-le-moi pour que je mange, et que je te bénisse avant de mourir. »
Pendant qu’Isaac parlait ainsi à son fils Ésaü, Rébecca écoutait. Ésaü alla donc dans la campagne chasser du gibier pour son père.
Rébecca prit les meilleurs habits d’Ésaü, son fils aîné, ceux qu’elle gardait à la maison ; elle en revêtit Jacob, son fils cadet.
Puis, avec des peaux de chevreau, elle lui couvrit les mains et la partie lisse du cou.
Elle remit ensuite entre ses mains le plat et le pain qu’elle avait préparés.
Jacob entra chez son père et dit : « Mon père ! » Celui-ci répondit : « Me voici. Qui es-tu, mon fils ? »
Jacob dit à son père : « Je suis Ésaü, ton premier-né ; j’ai fait ce que tu m’as dit. Viens donc t’asseoir, mange de mon gibier ; alors, tu pourras me bénir. »
Isaac lui dit : « Comme tu as trouvé vite, mon fils ! » Jacob répondit : « C’est que le Seigneur, ton Dieu, a favorisé ma chasse. »
Isaac lui dit : « Approche donc, mon fils, que je te palpe, pour savoir si tu es bien mon fils Ésaü ! »
Jacob s’approcha de son père Isaac. Celui-ci le palpa et dit : « La voix est la voix de Jacob, mais les mains sont les mains d’Ésaü. »
Il ne reconnut pas Jacob car ses mains étaient velues comme celles de son frère Ésaü, et il le bénit.
Il dit encore : « C’est bien toi mon fils Ésaü ? » Jacob répondit : « C’est bien moi. »
Isaac reprit : « Apporte-moi le gibier, mon fils, j’en mangerai, et alors je pourrai te bénir. » Jacob le servit, et il mangea. Jacob lui présenta du vin, et il but.
Son père Isaac dit alors : « Approche-toi et embrasse-moi, mon fils. »
Comme Jacob s’approchait et l’embrassait, Isaac respira l’odeur de ses vêtements, et il le bénit en disant : « Voici que l’odeur de mon fils est comme l’odeur d’un champ que le Seigneur a béni.
Que Dieu te donne la rosée du ciel et une terre fertile, froment et vin nouveau en abondance !
Que des peuples te servent, que des nations se prosternent devant toi. Sois un chef pour tes frères, que les fils de ta mère se prosternent devant toi. Maudit soit celui qui te maudira, béni soit celui qui te bénira ! »

Psaume 135(134),1-2.3-4.5-6.
R/ Louez la bonté du Seigneur, célébrez la douceur de son nom. (Ps 134, 3)
Louez le nom du Seigneur,
louez-le, serviteurs du Seigneur
qui veillez dans la maison du Seigneur,
dans les parvis de la maison de notre Dieu.
Louez la bonté du Seigneur,
célébrez la douceur de son nom.
C’est Jacob que le Seigneur a choisi,
Israël dont il a fait son bien.
Je le sais, le Seigneur est grand :
notre Maître est plus grand que tous les dieux.
Tout ce que veut le Seigneur, il le fait
au ciel et sur la terre, dans les mers
et jusqu’au fond des abîmes.
