Blog

08.02.2026 – SAINT DU JOUR

Ste Joséphine Bakhita

Sainte Joséphine Bakhita

Esclave soudanaise puis 

Sœur Canossienne

 

Joséphine (Giuseppina) Bakhitanaît au Soudan en 1869, dans une famille nombreuse : elle eut 4 sœurs et 3 frères. 

Alors qu’elle n’avait que 9 ans, elle fut enlevée par des négriers : vendue à plusieurs reprises sur les marchés africains, elle connut les atrocités d’un esclavage qui laissa dans son corps les signes profonds de la cruauté humaine : on a dénombré jusqu’à 144 cicatrices des sévices subis. 

En 1883, Joséphine fut acquise par le consul d’Italie à Khartoum, Calisto Legnani. Dès lors sa vie commença à changer radicalement : elle trouva en lui quelqu’un de bon, qui la prit en affection au point de l’emmener avec lui en Italie. Quelques temps après elle fut confiée à une famille amie du consul qui prit grand soin d’elle.

Baptisée le 9 janvier 1890, elle fit part de son désir de se donner totalement au Seigneur : « Si vous saviez quelle grande joie c’est de connaître Dieu » aimait-elle répéter. 

Le 8 décembre 1896, Bakhita (qui signifie « Heureuse ») fit ses premiers vœux chez les Sœurs Canossiennes. Ce jour-là elle rédigea cette prière : 

« Ô Seigneur, si je pouvais voler là-bas, auprès de mes gens et prêcher à tous et à grands cris Ta Bonté, combien d’âmes je pourrai Te conquérir ! Tout d’abord ma mère et mon père, mes frères, ma sœur encore esclave… tous les pauvres noirs de l’Afrique… Fais, ô Jésus, qu’eux aussi Te connaissent et T’aiment ». 

En 1902 Sr. Bakhita rejoint la communauté que la congrégation a ouverte à Schio, une petite ville de province de Vicenza. Elle y reste, presque sans interruption, jusqu’en 1947, année de sa mort, en faisant avec grande générosité les travaux les plus ordinaires : cuisine, buanderie, réception.

Sœur Joséphine vécut 51 ans de vie religieuse, se laissant conduire par l’obéissance dans son travail humble et caché mais riche d’authentique charité et de prière. Toutes ses consœurs remarqueront sa patience, sa joie et son intelligence. 

Pendant la guerre 1940-45 la ville de Schio est la cible de plusieurs bombardements. Aux Sœurs qui l’invitent à se réfugier dans le souterrain de la maison, elle dit : « Non, je n’ai pas peur, je suis dans les mains de Dieu. Il m’a libérée des mains des lions, des tigres et des panthères, ne voulez-vous pas qu’il me sauve aussi des bombes ? »

Elle assure d’ailleurs qu’aucune bombe ne tombera sur l’école des religieuses ou sur les maisons de Schio. En effet, la ville n’est pas touchée.

Elle accepte avec une joyeuse sérénité la maladie qui rend sa respiration difficile et sa marche pénible. À une religieuse qui l’assiste, elle confie : « Je m’en vais lentement, lentement, pas à pas vers l’éternité. Jésus est mon capitaine et moi, je suis son assistante. Je dois porter les valises. L’une contient mes dettes, l’autre, plus lourde, les mérites infinis de Jésus. Que ferai-je devant le tribunal de Dieu ? Je couvrirai mes dettes avec les mérites de Jésus et je dirai au Père Éternel : maintenant juge ce que tu vois… Au ciel j’irai avec Jésus et j’obtiendrai beaucoup de grâces. Je viendrai te visiter dans tes rêves si le Patron me le permet. Au paradis j’aurai du pouvoir et j’obtiendrai pour tous beaucoup de grâces… »

La « Mère Noire – Madre Moretta (en italien)  » – ainsi l’appelaient affectueusement les gens qui la connaissaient – s’éteint le 8 février 1947. 

Le procès pour la cause de canonisation commença douze ans après sa mort, et le 1er décembre 1978, l’Église publia le décret sur l’héroïcité de ses vertus. 

Giuseppina Bakhita a été béatifiée le 17 mai 1992 et canonisée, par le même Pape, saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), le 1er octobre 2000.

Pour un approfondissement biographique, lire :

>>> Jean Paul II nous parle de Joséphine Bakhita

Sources principales : afriquespoir.com/saintsdafrique; vatican.va (« Rév. x gpm »).  

Sainte Joséphine Bakhita priez pour nous !

08.02.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,13-16. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens.
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.


Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)

abbesse bénédictine et docteur de l’Église

Le Livre des Œuvres divines, chap. 6 (in “Hildegarde de Bingen, Prophète et docteur pour le troisième millénaire” ; trad. P. Dumoulin ; Éditions des Béatitudes ; 2012 ; p. 204-205 ; rev.)

Les vrais croyants illuminent le monde

Dans l’épanchement de leur cœur, les vrais fidèles considèrent la grandeur de la toute-puissance divine, ils constatent l’instabilité de leur esprit et la débilité de leur cœur, ils tempèrent ainsi tous leurs actes, afin de ne pas perdre pied en dépassant la juste mesure dans les nécessités supérieures ou inférieures, comme Paul le recommande à ses fidèles : « Agissez en tout sans murmures ni contestations, afin de vous rendre irréprochables et purs, enfants de Dieu sans tache au sein d’une génération dévoyée et pervertie, d’un monde où vous brillez comme des foyers de lumière en lui présentant la Parole de Vie. » (Ph 2,14-16) L’homme est comme à un carrefour : s’il cherche dans la lumière le salut qui vient de Dieu, il l’obtiendra ; s’il choisit le mal, il suivra le diable pour le châtiment. L’homme doit en effet, supporter sa nature et toutes ses œuvres sans murmures, sans les déformations du péché, sans contestations, se conduisant comme un vrai croyant. S’il aime le bien et déteste le mal, il n’exposera jamais au risque sa libération au jour du jugement dernier où il sera séparé de toutes les créatures qui ont dévié du bien en embrassant le mal. Ceux qui agissent ainsi, en cherchant à ne blesser personne, vivent en fils de Dieu, dans la simplicité de leurs œuvres bonnes, ils évitent les murmures et les contestations, les émotions négatives, qui sont le lot du monde ordinaire. Insensibles aux pièges de la séduction, ils encouragent l’estime de ceux qui se félicitent de leur courage au sein d’une génération dévoyée et pervertie. Dans la perfection de leur vraie foi, ils brillent comme ces astres dont la mission est d’illuminer le monde, ainsi qu’en a décidé le Créateur de l’univers. Par une doctrine qui s’incarne dans la vie, ils convertiront bien des hommes à Dieu : c’est de cette manière que le Fils de Dieu, sans péché, a donné à tous la lumière.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 58,7-10. 

Ainsi parle le Seigneur :
Partage ton pain avec celui qui a faim, accueille chez toi les pauvres sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement, ne te dérobe pas à ton semblable.
Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche.
Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. » Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante,
si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi.

Psaume 112(111),4-5.6-7.8a.9. 

R/ Lumière des cœurs droits, le juste s’est levé dans les ténèbres. (Ps 111, 4)

Lumière des cœurs droits, il s’est levé dans les ténèbres, 
homme de justice, de tendresse et de pitié.
L’homme de bien a pitié, il partage ; 
il mène ses affaires avec droiture.

Cet homme jamais ne tombera ; 
toujours on fera mémoire du juste.
Il ne craint pas l’annonce d’un malheur : 
le cœur ferme, il s’appuie sur le Seigneur.

Son cœur est confiant, il ne craint pas.
à pleines mains, il donne au pauvre ; 
à jamais se maintiendra sa justice, 
sa puissance grandira, et sa gloire !

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 2,1-5. 

Frères, quand je suis venu chez vous, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage ou de la sagesse.
Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié.
Et c’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je me suis présenté à vous.
Mon langage, ma proclamation de l’Évangile, n’avaient rien d’un langage de sagesse qui veut convaincre ; mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient,
pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.

Salvador Parra, le “Curé d’Ars espagnol” béatifié ce samedi 

Salvador Parra, le “Curé d’Ars espagnol” béatifié ce samedi 

Dans la petite commune andalouse de Huércal-Overa subsiste l’ombre vivante d’un prêtre ordinaire à l’extraordinaire dévouement : le père Salvador Valera Parra, béatifié ce 7 février, témoigne d’une sainteté vécue dans le simple don de soi. 

Il n’a pas fondé d’abbaye, ni écrit d’œuvres majeures. Pourtant, l’Église le reconnaît comme bienheureux ce 7 février 2026. Le père Salvador Valera Parra, surnommé le « Curé d’Ars espagnol », a laissé une empreinte forte dans la mémoire des habitants du petit village andalou où il a servi toute sa vie.

Un dévouement radical 

On en parle comme s’il vivait encore. Au cœur de la commune andalouse de Huércal-Overa, l’excitation monte à l’approche de la béatification du père Salvador Valera Parra. C’est dans ce village espagnol que naît le futur bienheureux en 1816. Très tôt, il décide de se consacrer aux plus démunis et de donner sa vie à Dieu en devenant prêtre. Vicaire, curé puis archiprêtre, il exerce son ministère avec un dévouement radical qui marque les générations. Certains habitants de la commune gardent encore aujourd’hui une photo de lui dans leur portefeuille. Pour présider la cérémonie de sa béatification, c’est le cardinal Marcello Semeraro, préfet du Dicastère pour la Cause des saints, qui se rendra, ce 7 février, à Huércal-Overa. 

Le « Curé d’Ars espagnol »

« C’est un homme qui, en apparence, n’a rien fait d’extraordinaire. » Voilà comment est décrit le père Parra dans la lettre pastorale qui lui est consacrée. Surnommé par certains le « Curé d’Ars espagnol », le futur bienheureux n’a pourtant rien écrit ou prononcé qui n’ait marqué les esprits. « Ce n’est pas un saint intellectuel, mais un homme de don », explique à la rédaction hispanophone d’Aleteia José Juan Alarcón, délégué pour les Causes des saints. « Ce qui rayonne, c’est sa sainteté de vie. » Les témoignages rapportent la figure d’un curé dévoué à son peuple, humble, prenant soin de ses fidèles avec charité. De belles histoires marquent ses années de service comme la pacification d’une rébellion au sein du pénitencier de Carthagène ou ses nombreuses visites dans des foyers divisés. On raconte que, partout où il va, le père Parra apporte la paix à ses paroissiens. Il les écoute, les connaît, prie pour eux et partage leurs besoins et leurs joies. 

Un don discret

Lors de situations d’urgence, le père Parra apporte une aide spirituelle et matérielle aux habitants de son village, avec discrétion et simplicité. Son quotidien dit aussi beaucoup de sa manière de vivre la charité :  une pièce laissée sous l’oreiller d’un malade, un don de vêtements, de nourriture… Homme discret mais homme d’action, il convainc sainte Thérèse Jornet, fondatrice de la congrégation des Petites Sœurs des Pauvres, d’ouvrir une maison de retraite dans son village. Au milieu du XIXe siècle, il risque au moins deux fois sa vie pour soigner les malades lors de l’épidémie de choléra. Pour ses actes de bravoure, la reine Isabelle II lui décerne l’Ordre de Charles III et la mairie de sa commune lui offre un calice, aujourd’hui conservé dans sa paroisse. Grand adorateur de l’Eucharistie, le futur bienheureux passe plusieurs heures dans son confessionnal et beaucoup témoignent de la manière dont les messes qu’il célèbre touchent ceux qui y assistent. 

Aujourd’hui encore, la mémoire et la réputation de sainteté du père Parra sont vivaces. Des tableaux à son effigie ornent les murs des bâtisses de son village et la simple maison où il a grandi est conservée à l’identique. Beaucoup continuent de lui confier leurs prières et de demander des miracles. Le 14 janvier 2007, c’est la guérison d’un bébé, né sans aucun signe de vie aux États-Unis, qui a permis l’avancée de sa cause de béatification. Le médecin chargé de l’accouchement, fidèle du père Parra, avait alors prononcé une prière spontanée pour demander son intercession. En quelques minutes, sans aucune intervention médicale, le bébé a commencé à montrer des signes de vie. Un événement  reconnu comme un miracle par le Vatican, le 20 juin dernier.  

Source: ALETEIA, le 6 février 2026

Quand le Saint Père et le président de la Russie vénéraient Marie ensemble…

Quand le Saint Père et le président de la Russie vénéraient Marie ensemble…

Fin novembre 2013, Vladimir Poutine a rencontré le pape François au Vatican. Il lui a offert une icône de la Sainte Vierge, qu’ils ont chacun vénérée : Qui comprendra le « signe » de cette rencontre du « Saint-Père » et du Président de la Russie ? Vladimir Poutine, offre au Pape une icône de la sainte Mère de Dieu, et la vénère avec piété et affection ! Il suffit de se rappeler les demandes et les promesses du Ciel, confiées à sœur Lucie :

« Notre-Seigneur me disait, il y a quelques jours : Je désire très ardemment la propagation du culte et de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, parce que ce Cœur est l’aimant qui attire les âmes à moi, la source intarissable qui fait jaillir sur la terre l’eau vive de ma miséricorde. »

Et de Notre Dame de Fatima : « Priez beaucoup pour le Saint-Père ! Il la fera (la consécration), mais ce sera tard. Cependant le Cœur Immaculé de Marie sauvera la Russie, elle lui est confiée. » « À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il donnera au monde un certain temps de paix. »

Le salon beige, 5 décembre 2013

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie