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Jordanie: «Une grande joie» pour la nouvelle église du Baptême du Christ 


La nouvelle église catholique d’Al-Maghtas. 

Jordanie: «Une grande joie» pour la nouvelle église du Baptême du Christ 

Ce vendredi 10 janvier, le cardinal Secrétaire d’État Pietro Parolin consacrera la toute nouvelle église dédiée au Baptême du Seigneur, non loin des rives du Jourdain, à Al-Maghtas lieu où Jésus aurait été baptisé par saint Jean-Baptiste. Une étape importante et une fierté pour l’Église jordanienne qui se réjouit de pouvoir accueillir de plus en plus de pèlerins, sur les pas du Christ. 

Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican

C’est entouré du cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem et de nombreux fidèles venus renouveler leurs vœux du baptême que le cardinal Parolin consacrera vendredi 10 janvier la nouvelle église du Baptême du Seigneur, sur le site d’Al-Maghtas.

Envoyé spécial du Saint-Père, le Secrétaire d’État du Saint-Siège déposera dans l’autel des reliques de saint Jean-Paul II et des saints martyrs de Damas. Cette église, l’une des plus grandes du Moyen-Orient pouvant accueillir 1000 personnes, vient s’ajouter aux églises chrétiennes déjà présentes, luthérienne, évangélique et orthodoxe.

15 ans de travaux

Dessinée par l’architecte français François Lacoste, elle aura nécessité 15 années de construction, pour un coût de 16 millions d’euros. De plus, deux monastères, l’un pour les hommes et l’autre pour les femmes, tenus par l’Institut du Verbe Incarné accueilleront les pèlerins. Ils seront chargés d’une hôtellerie pouvant héberger 45 personnes.

Depuis 30 ans, le site entier est progressivement réhabilité. Les Souverains pontifes y ont d’ailleurs pris une part importante: Jean-Paul II y a effectué la première visite pontificale en 2000, puis Benoit XVI s’y est rendu en 2009 pour la pose la première pierre de la nouvelle église et du monastère. Quant au Pape François, il a visité ce lieu saint en 2014.

L’église accueillera les catholiques de la région qui viendront baptiser leurs enfants, mais aussi tous les pèlerins qui pourront y renouveler leur baptême. «C’est une grande joie, c’est une grande fierté aussi, car c’est l’église la plus proche du Jourdain, où Jésus a été baptisé», se réjouit le père Rifat Bader, curé de la paroisse du Sacré-Cœur à Amman, capitale jordanienne. 

Le cardinal Pietro Parolin et le père Rifat Bader.
Le cardinal Pietro Parolin et le père Rifat Bader. 

Un nouveau Jubilé en perspective

Cette consécration de l’église, en pleine année jubilaire 2025, ouvre cinq années de préparation avant le Jubilé de 2030, qui fêtera les 2000 ans du Baptême du Christ. Et la Jordanie voit les choses en grand. Autour du site protégé, entré au patrimoine mondial de l’Unesco en 2015, le gouvernement veut construire «une ville touristique avec des hôtels pour accueillir les gens», poursuit le père Bader. «Un peu comme à Lourdes», imagine-t-il. En effet, le tourisme religieux constitue un des axes importants de développement pour le royaume hachémite, au plus grand bonheur des chrétiens.

“Nous sommes très fidèles à notre pays, nous sommes aussi très fidèles à notre Église, et nous sommes heureux de voir une collaboration entre l’Église et l’État pour améliorer l’image de la Jordanie comme un lieu de pèlerinage.”

Le patrimoine au service du dialogue interreligieux

«La Jordanie fait partie de la Terre Sainte», rappelle fièrement le curé du Sacré-Cœur. Mais au-delà du lieu du Baptême de Jésus, plusieurs sites réunissent les trois grandes religions monothéistes, à l’instar du Mont Nébo d’où Moïse aperçut la terre promise, ou encore la colline d’Élie d’où le prophète se serait élevé dans le ciel au IXe siècle avant J-C.

Le père Bader souligne que ces sites antiques favorisent le dialogue entre les grandes religions du pays, notamment entre les musulmans et les chrétiens. Ces derniers représentent 5% de la population. «Un site religieux chrétien, ce n’est pas seulement pour les chrétiens, c’est un site national, c’est un site humain qui est pour tout le monde. On voit toujours beaucoup de monde qui va prier dans ces lieux».

La consécration de l’église sera d’ailleurs un moment de prière entre les différentes communautés, puisque la télévision jordanienne diffusera d’abord la célébration catholique, puis la prière musulmane du vendredi.

Vue sur le Jourdain, depuis le dôme de la nouvelle église.
Vue sur le Jourdain, depuis le dôme de la nouvelle église. 

L’espoir de la paix

Alors que la guerre entre Israël et le Hamas a drastiquement réduit le tourisme religieux vers la Terre Sainte, le prêtre espère toutefois le retour prochain des pèlerins. «Nous espérons que la paix sera faite en Palestine car cela affecte la Jordanie», déplore-t-il.

Arrivé le 9 janvier, le cardinal Pietro Parolin profitera de sa visite pour célébrer le 30ème anniversaire des relations diplomatiques entre la Jordanie et le Saint-Siège. Il rencontrera également le roi Abdallah II et le Premier ministre Jafar Hassan.

Source : VATICANNEWS, le 9 janvier 2025

Cowboy  dans le Montana (États-Unis), il se convertit à 80 ans

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© Unsplash/Priscilla Du Preez

Cowboy  dans le Montana (États-Unis), il se convertit à 80 ans

Dan Cummings d’Ennis, Montana, « a vécu une vie de cowboy endurci loin de l’Église pendant plus de 40 ans », selon son fils Joël.

Lorsque Dan a vu l’annonce du nouveau groupe de prière du Rosaire sur le calendrier des activités hebdomadaires de sa maison de retraite, il ne pensait pas vraiment s’y inscrire, mais il s’est dit que « cela ne ferait pas de mal d’essayer le Rosaire une fois ».

Lorsque Dan a confié aux bénévoles de l’Équipe du Rosaire qu’il avait « perdu de vue la religion », ils l’ont encouragé à se confesser et à recevoir l’Eucharistie pour renouer avec sa foi. Ils lui ont assuré que Dieu l’aimait et qu’il avait une grande miséricorde à lui donner. En voyant le dévouement des bénévoles et leur soutien, Dan a décidé de rencontrer leur prêtre, le père John Crutchfield. Il se rend désormais à la messe hebdomadaire à la paroisse St Patrick.

Le retour aux sacrements et à la prière l’a changé : « J’ai retrouvé la paix et je suis beaucoup plus heureux », a-t-il déclaré. « Cela a changé toute ma façon de voir la vie ! J’ai 80 ans et, avant, tout ce que j’avais à espérer, c’était de cesser de respirer. Maintenant, je suis en paix. Je ne peux même pas l’expliquer. Vivre dans une maison de retraite est assez contraignant, et je suis sidéré de voir à quel point la prière du Rosaire m’a fait du bien et à quel point les bénévoles ont été accueillants ».

Dan a confié qu’il avait vécu deux « miracles » dans sa vie : il a survécu à une expérience de mort imminente lors d’une opération chirurgicale et il est revenu à la foi, reconnaissant que « Dieu n’en a pas encore tout à fait fini avec moi ».

Ce partenariat de prière, entre les bénévoles et les résidents âgés, apporte un sens et une paix, avec un impact spirituel énorme sur les âmes qui prient. Le Rosaire est une expérience transformatrice, qui permet de sortir des luttes personnelles pour se concentrer sur quelque chose de beaucoup plus grand : le salut éternel !

Teresa Rodriguez, 27 octobre 2024

www.denvercatholic.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

11.01.2025 – SAINT DU JOUR

St Thomas de Cori

St Thomas de Cori

PRÊTRE O.F.M. († 1729)

Saint Tommaso (Thomas) de Cori
Prêtre o.f.m.

Tommaso Placidi naît le 4 juin 1655 à Cori dans la Province de Latina (Région du Latium). Orphelin de mère puis de père à l’âge de 14 ans, il s’occupe de ses frères et sœurs; après quoi il songe à réaliser son secret dessein de Vie Religieuse. 

Il entre chez les Frères Mineurs de Cori, sa ville natale. Il fait son noviciat à Orvieto. C’est là qu’il est ordonné Prêtre en 1683 et on le nomme immédiatement vice-maître des novices. 
Entendant parler des ‘Retraites‘ (ou Ermitages) qui commencent à fleurir dans l’Ordre, il demande d’aller à Civitella (aujourd’hui Bellegra, près de Subiaco) où l’on projette d’en établir une. 

En 1684, il frappe à la porte du Couvent en disant: « Je suis Frère Tomaso de Cori et je viens pour devenir Saint« . 
C’est là qu’il demeure jusqu’à sa mort le 11 janvier 1729, avec une interruption de 6 ans pour fonder une Retraite au Couvent de Palombara, où il est Frère Tourier. 
Pour ces deux Ermitages il écrit une Règle et il est le premier à la suivre scrupuleusement. Il a bien compris en effet que chaque véritable réforme commence par soi-même et c’est pour cela que, dans son humilité, il compte parmi les grands réformateurs de l’Ordre des Frères Mineurs. 

Sa vie est toute consacrée à la prière, à l’évangélisation et à la charité. 
Suivant l’idéal franciscain, il veut suivre l’Évangile à la lettre, dans la pauvreté et le don de soi à Dieu et au prochain. 
De l’intensité de sa relation avec Dieu, en particulier de sa profonde dévotion à l’Eucharistie, jaillit la fécondité de son action pastorale qui lui mérite le titre ‘d’apôtre de Subiaco’. 
Il brille surtout par sa capacité à réconcilier les personnes en désaccord. 

Tommaso Placidi de Cori a été béatifié par Pie VI (Giovanni Angelo Braschi, 1755-1799) le 3 septembre 1786 et canonisée par  saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) le 21 novembre 1999. 

Saint Thomas de Cori priez pour nous !

11.01.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,22-30. 

En ce temps-là, Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait.
Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l’eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser.
En effet, Jean n’avait pas encore été mis en prison.
Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de purification.
Ils allèrent trouver Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! »
Jean répondit : « Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel.
Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui.
Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite.
Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Charles de Foucauld (1858-1916)

ermite et missionnaire au Sahara

Méditations sur l’Évangile (Écrits spirituels de Charles de Foucauld, ermite au Sahara, apôtre des touaregs ; Éd. J. de Gigord, 1964 ; p. 30-31)

« L’ami de l’époux entend sa voix et il en est tout joyeux »

« L’ami de l’Époux, qui est là et l’écoute, jubile de joie en entendant la voix de l’Époux » (n 3,29). Ne dois-je pas dire ces paroles, mon Dieu, mon Seigneur Jésus, chaque fois que j’entends quelque texte inspiré : Psaume, l’Évangile surtout, Pater, Ave, enfin tout texte des livres inspirés ? C’est bien la voix de l’Esprit Saint qui parle, chaque fois que je les lis, que je les entends. Je dois donc dire ces paroles de saint Jean et ajouter avec lui : « Donc, en ce moment, mon bonheur est parfait… » C’est dans cette jubilation que je dois être, chaque fois que j’entends, que je lis, que je récite quelque texte, si court qu’il soit, de la parole de l’Époux si passionnément chéri !… C’est dans cette jubilation, dans ce transport d’amour où doit me jeter la voix de l’Époux, que je dois donc réciter l’office divin, dire le Saint Rosaire, lire la Sainte Écriture… Aime-t-on, respecte-t-on, vénère-t-on, admire-t-on, adore-t-on la parole écrite ou parlée de ce qu’on aime ?… Adorons donc, baisons, chérissons, adulons toute parole du Bien-Aimé de nos cœurs !…

LECTURES :

Première lettre de saint Jean 5,14-21. 

Bien-aimés, voici l’assurance que nous avons auprès de Dieu : si nous faisons une demande selon sa volonté, il nous écoute.
Et puisque nous savons qu’il nous écoute en toutes nos demandes, nous savons aussi que nous obtenons ce que nous lui avons demandé.
Si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui n’entraîne pas la mort, il demandera, et Dieu lui donnera la vie, – cela vaut pour ceux dont le péché n’entraîne pas la mort. Il y a un péché qui entraîne la mort, ce n’est pas pour celui-là que je dis de prier.
Toute conduite injuste est péché, mais tout péché n’entraîne pas la mort.
Nous le savons : ceux qui sont nés de Dieu ne commettent pas de péché ; le Fils engendré par Dieu les protège et le Mauvais ne peut pas les atteindre.

Nous savons que nous sommes de Dieu, alors que le monde entier est au pouvoir du Mauvais.
Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu nous donner l’intelligence pour que nous connaissions Celui qui est vrai ; et nous sommes en Celui qui est vrai, en son Fils Jésus Christ. C’est lui qui est le Dieu vrai, et la vie éternelle.
Petits enfants, gardez-vous des idoles.

Psaume 149(148),1-2.3-4.5-6a.9b. 

R/ Le Seigneur aime son peuple ! (Ps 149, 4a)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
louez-le dans l’assemblée de ses fidèles !
En Israël, joie pour son créateur ; 
dans Sion, allégresse pour son Roi !

Dansez à la louange de son nom, 
jouez pour lui, tambourins et cithares !
Car le Seigneur aime son peuple, 
il donne aux humbles l’éclat de la victoire.

Que les fidèles exultent, glorieux,
criant leur joie à l’heure du triomphe.
Qu’ils proclament les éloges de Dieu,
c’est la fierté de ses fidèles.