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13.01.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,14-20. 

Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »
Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs.
Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.


Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets.


Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942)

carmélite, martyre, copatronne de l’Europe

Das Weihnachtsgeheimnis (trad. La Crèche et la croix, Ad Solem 1995, p. 35)

« Les temps sont accomplis… Venez derrière moi »

      L’enfant de la crèche est le Roi des rois, celui qui règne sur la vie et la mort. Il dit : « Suis-moi », et qui n’est pas pour lui est contre lui (Lc 11,23). Il le dit aussi pour nous et nous place devant le choix entre lumière et ténèbres. Nous ignorons où l’Enfant divin veut nous conduire sur cette terre, et nous n’avons pas à le demander avant le temps. Tout ce que nous savons, c’est que pour ceux qui aiment le Seigneur toute chose aboutit au bien (Rm 8,28), et que les chemins tracés par le Seigneur mènent au-delà de cette terre.       En prenant un corps, le Créateur du genre humain nous offre sa divinité. Dieu s’est fait homme pour que les hommes puissent devenir fils de Dieu. « O admirable échange ! » C’est pour cette œuvre que le Sauveur est venu dans le monde. L’un d’entre nous avait rompu le lien de notre filiation à Dieu ; l’un d’entre nous devait le renouer et expier la faute. Aucun rejeton de la vieille souche, malade et dégénérée, n’aurait pu le faire ; il fallait que sur ce tronc soit greffé un plant nouveau, sain et noble. Il est ainsi devenu l’un de nous et en même temps plus que cela : un avec nous. C’est bien là ce qu’il y a de merveilleux dans le genre humain : que nous soyons tous un… Il est venu pour former avec nous un corps mystérieux : lui le Chef, la tête, et nous ses membres (Ep 5,23.30).       Si nous acceptons de mettre nos mains dans celles de l’Enfant divin, si nous répondons « Oui » à son « Suis-moi », alors nous sommes siens et la voie est libre pour que passe en nous sa vie divine. Tel est le commencement de la vie éternelle en nous. Ce n’est pas encore la vision béatifique dans la lumière de gloire, c’est encore l’obscurité de la foi ; mais ce n’est plus l’obscurité de ce monde — c’est être déjà dans le Royaume de Dieu.

LECTURES :

Lettre aux Hébreux 1,1-6. 

À bien des reprises et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ;
mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes.
Rayonnement de la gloire de Dieu, expression parfaite de son être, le Fils, qui porte l’univers par sa parole puissante, après avoir accompli la purification des péchés, s’est assis à la droite de la Majesté divine dans les hauteurs des cieux ;
et il est devenu bien supérieur aux anges, dans la mesure même où il a reçu en héritage un nom si différent du leur.


En effet, Dieu déclara-t-il jamais à un ange : Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ? Ou bien encore : Moi, je serai pour lui un père, et lui sera pour moi un fils ?
À l’inverse, au moment d’introduire le Premier-né dans le monde à venir, il dit : Que se prosternent devant lui tous les anges de Dieu.

Psaume 97(96),1-2.6-7.8bc-9. 

R/ Anges du Seigneur, adorez le Seigneur. (Ps 96, 7)

Le Seigneur est roi ! Exulte la terre ! 
Joie pour les îles sans nombre !
Ténèbre et nuée l’entourent, 
justice et droit sont l’appui de son trône.

Les cieux ont proclamé sa justice, 
et tous les peuples ont vu sa gloire.
Honte aux serviteurs d’idoles qui se vantent de vanités ! 
À genoux devant lui, tous les dieux !

Les villes de Juda exultent
devant tes jugements, Seigneur !
Tu es, Seigneur, le Très-Haut sur toute la terre : 
tu domines de haut tous les dieux.

12.01.2025 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: Le Pape invite à se souvenir de la date de son baptême

Dans son exhortation avant la prière de l’Angélus de ce dimanche 12 janvier, le Pape a invité les fidèles à se souvenir de la date de leur baptême et à célébrer l’anniversaire «de sa propre naissance dans l’Esprit de Dieu».

Vatican news

En cette fête du baptême du Seigneur, le Pape François a invité les croyants à réfléchir à leur propre baptême. C’est «l’âme et les pieds nus»  (cf. Mc 1, 7-11) que le peuple est humblement allé se faire baptiser par Jean, a expliqué François en citant les paroles de l’hymne liturgique du jour. «Et lorsque Jésus reçoit le baptême, c’est l’Épiphanie de Dieu qui non seulement révèle son visage dans son Fils, mais fait entendre sa voix en disant: «tu es mon Fils bien-aimé; en toi, je trouve ma joie» (v. 22)». Le Père se révèle à travers le Fils, et «établit un lien privilégié pour entrer en dialogue et en communion avec l’humanité». Ainsi, la fête du baptême du Seigneur «nous fait contempler le visage et la voix de Dieu, qui se sont manifestés dans l’humanité de Jésus».

«Et alors», a poursuivi François, «demandons-nous: nous sentons-nous aimés et accompagnés par Dieu, ou pensons-nous qu’il est loin de nous? Sommes-nous capables de reconnaître son visage en Jésus et dans nos frères et sœurs?». Avant de réciter la prière mariale, le Pape François a conclu en invitant les fidèles à se souvenir de la date de leur baptême et a la célébrer comme un nouvel anniversaire «celui de sa propre naissance dans l’Esprit de Dieu». Le Saint-Père a également appelé à prier pour les 21 nouveau-nés baptisés le matin-même dans la chapelle Sixtine. «Je voudrais demander au Seigneur, pour tous les jeunes couples, qu’ils aient la joie d’accueillir le don des enfants et de les porter au baptême», a-t-il déclaré.

Solidarité avec les sinistrés de Los Angeles

À l’issue de l’Angélus, le Pape François a exprimé sa proximité envers les victimes des incendies qui dévastent depuis mardi 7 janvier la cité des Anges californienne.

Enfin, le Pape a exhorté les fidèles réunis place Saint-Pierre à applaudir le désormais bienheureux Giovanni Merlini, prêtre italien des Missionnaires du Précieux-Sang, béatifié ce dimanche matin dans la basilique Saint-Jean-de-Latran. Don Giovanni Merlini a été prédicateur de missions populaires et conseiller du Pape Pie IX. «Invoquons également son intercession lorsque nous prions pour la paix en Ukraine, au Moyen-Orient et dans le monde entier», a déclaré François, appelant à chacun à prier pour la paix dans le monde.

Source : VATICANNEWS, le 12 janvier 2025

12.01.2025 – MESSE DE LA FÊTE DU BAPTÊME DU SEIGNEUR À ROME

Le Pape baptise 21 nouveau-nés dans la chapelle Sixtine 

Ce dimanche 12 janvier, en la fête du baptême du Seigneur, le Pape a conféré le sacrement du baptême à 21 nouveau-nés d’employés du Vatican. Sous l’éclatante voûte de la chapelle Sixtine, François a souligné que les bébés recevaient en ce jour le plus beaux des cadeaux, «le cadeau de la foi». 

Alexandra Sirgant – Cité du Vatican

Comme chaque dimanche qui suit l’épiphanie depuis plus de quarante ans, des cris de nouveau-nés ont résonné dans la chapelle Sixtine du Vatican en cette fête du baptême du Seigneur. Réunis sous l’imposante fresque de Michel-Ange, 21 nouveau-nés vêtus de blanc ont reçu le sacrement du baptême des mains du Pape François. Comme le veut la tradition fixée par saint Jean-Paul II en 1981, les bébés choisis sont des enfants des employés du Saint-Siège et de la Curie romaine, et qui n’ont pas encore soufflé leur première bougie.

L’entrée dans la vie chrétienne

«Aujourd’hui, chacun d’entre vous, les parents, et l’Église elle-même, font le plus grand, le plus beau des cadeaux: le cadeau de la foi aux enfants» a déclaré le Saint-Père au début de la cérémonie. «Nous demandons au Seigneur qu’ils grandissent dans la foi, dans une véritable humanité, dans la joie de la famille» a-t-il ajouté.

Les vingt-et-un nouveau-nés sont des enfants des employés du Saint-Siège.
Les vingt-et-un nouveau-nés sont des enfants des employés du Saint-Siège.

Les bébés ont été, un à un, aspergés d’eau bénite, oints avec l’huile du Saint-Chrême sur le front, puis recouverts d’un vêtement blanc symbolisant la pureté. Les parents ont ensuite allumé le cierge pascale, symbole de la lumière du Christ. «Veuillez à ce que vos enfants vivent toujours comme des enfants de lumières» a déclaré François, qui a ensuite enjoint les parents à porter cette lumière en leur maison afin de se souvenir de cette journée, le jour de la naissance de leur enfant comme chrétien. «Et quand vous rencontrez un problème ou une difficulté, allumez la lumière pour demander au Seigneur la grâce pour votre famille».

La messe a été célébrée dans la chapelle Sixtine.
La messe a été célébrée dans la chapelle Sixtine. 

Le rite de l’«Effatà», de l’«ouverture», qui reprend l’épisode de l’Évangile selon saint Marc dans lequel Jésus guérit un sourd-muet, a également été célébré. Ainsi, le cardinal Konrad Krajewski, aumônier du Pape, et le cardinal Fernando Vérgez Alzaga, président du Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican, ont touché du pouce les oreilles et les lèvres des enfants baptisés. À la fin de la célébration, François a échangé quelques mots avec les familles des baptisés et a remis un cadeau à chacune d’entre elles. 

Source : VATICANNEWS, le 12 janvier 2025

Un ministre luthérien découvre le Rosaire

Illustration
© Shutterstock/Tetyana Afanasyeva

Un ministre luthérien découvre le Rosaire

L’année 2024 marque le 11e anniversaire de ma conversion au catholicisme, la décision la plus importante de ma vie. L’une des influences les plus profondes sur ma conversion a été l’impact de plusieurs catholiques vivant la foi. Leur témoignage m’a aidé à m’ouvrir à l’un des aspects les plus difficiles de mon cheminement : le Rosaire.

Ayant grandi dans un foyer luthérien (Missouri Synod), on m’avait appris à me méfier de l’Église catholique. Nos services religieux soulignaient souvent que l’Église avait transformé la grâce de Dieu en quelque chose qui pouvait être acheté ou mérité.

Lorsque j’étais lycéen, j’ai commencé à rencontrer Dieu personnellement comme une force vivante et active dans ma vie et je l’ai placée au cœur de mon identité. Cependant, j’étais encadré par des gens qui avaient des opinions fortement anti-catholiques. Ils me mettaient en garde contre le catholicisme, le décrivant comme diabolique et profondément problématique. Malgré cela, la vie et la foi des Catholiques que je connaissais m’ont fait douter de ce que j’entendais. Bon nombre des personnes les plus réfléchies et les plus orientées vers la foi que je connaissais étaient catholiques.

C’est à cette époque que j’ai également rencontré des évangélistes catholiques de rue. Un jour, je suis tombé sur une grande table blanche couverte de chapelets. J’avais déjà vu des chapelets, mais je pensais que c’était la définition même de la prière vaine et répétitive et de l’idolâtrie, puisque les gens priaient Marie, et non Dieu. Pourtant, j’étais curieux.

Un homme âgé assis à la table m’a offert un chapelet gratuitement, que j’ai pris et mis dans ma poche. Je ne savais pas trop quoi en faire. Je me suis dit que je pourrais peut-être essayer de prier simplement avec les grains dans mes mains. J’aimais cela parce que cela me donnait une réalité physique à l’action de prier. Après des mois, j’ai finalement décidé d’essayer de prier un vrai chapelet avec les Ave Maria et j’ai commencé à réaliser que le Rosaire n’était pas une prière à Marie, mais une prière avec Marie au sujet de Jésus !

J’ai commencé à voir Marie comme un exemple de quelqu’un qui aimait profondément Jésus. J’ai ensuite demandé à Jésus de me rendre plus semblable à Marie, et j’ai fini par comprendre que Marie pouvait prier pour que je devienne plus semblable à Jésus aussi. Cette expérience du Rosaire a été une fissure dans l’armure de méfiance que j’avais construite contre le catholicisme. En fin de compte, c’est mon expérience de la profondeur et de la beauté de la spiritualité catholique qui a produit ma conversion à l’Église catholique.

Billy Kangas, 7 octobre 2024

www.chnetwork.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

12.01.2025 – SAINT DU JOUR

St Bernard de Corleone

St Bernard de Corleone

FRÈRE O.F.M. CAP. († 1667)

Saint Bernard de Corleone
Frère o.f.m. cap.

 

Bernard (Bernardo) de Corleone, dans le siècle Filippo Latino, naît à Corleone, le 6 février 1605. Sa maison, au dire des gens, était une maison de saints. 

C’est que le père, Leonardo, habile cordonnier et artisan du cuir, se dépensait en bonté envers les miséreux jusqu’à les amener chez lui pour les laver, les habiller de neuf et les restaurer avec une exquise charité. Les frères et les sœurs de Filippo aussi étaient gens de grande vertu. Il était donc à bonne école pour apprendre, jeune, à pratiquer la charité et à prier le Christ et la Vierge. Gérant d’une boutique de cordonnier, il savait bien traiter ses employés et il ne lui rebutait pas de solliciter les aumônes « par la ville, durant l’hiver, au profit des pauvres prisonniers ».

Il n’avait qu’un seul défaut évident, au dire de deux des témoins de son procès de béatification : « la promptitude à prendre l’épée en main à la moindre provocation » ; cette promptitude ne manquait pas d’effrayer ses parents. Spécialement après un incident au cours duquel Filippo avait blessé à la main un provocateur arrogant. C’était en 1624, alors que Filippo avait 19 ans. La scène avait eu beaucoup de témoins et avait fait grand bruit. Ce tueur à gages y avait laissé le bras mais Filippo, promu « meilleure lame de Sicile » en était resté profondément ébranlé, jusqu’à demander le pardon du blessé qui deviendra ensuite son ami. 

Cela contribua certainement à mûrir sa vocation. À 27 ans, le 13 décembre 1631, au noviciat de Caltanissetta, il reçut l’habit des capucins, les frères les plus intimement liés aux classes populaires. Désormais, il s’appellerait frère Bernard.

Il a mené une vie simple, passée dans les divers couvents de la province : Bisacquino, Bivona, Castelvetrano, Burgio, Partinico, Agrigento, Chiusa, Caltabellotta, Polizzi et aussi, peut-être, Salemi et Monreale. Il n’est pourtant pas possible d’en établir la chronologie exacte. On sait qu’il a passé les 15 dernières années de sa vie à Palerme où il accueillit « sœur la mort » le 12 janvier 1667. 

Son emploi a toujours été celui de cuisinier ou d’aide-cuisinier. À cela, cependant, il ajoutait le soin des malades et une foule de tâches supplémentaires qui lui donnaient la satisfaction d’être utile à tout le monde, aux confrères surchargés de travail et aux prêtres dont il lavait les habits. Avec le temps, il était devenu le buandier de presque tous ses confrères. Son impressionnante physionomie spirituelle ressort d’un mosaïque de faits et de dits assaisonnés de pénitences et de mortifications héroïques, pour ne pas dire incroyables.

Les témoignages des procès qui ont conduit à sa canonisation forment un splendide recueil de traits de sa personnalité à la fois douce et forte, comme sa patrie sicilienne. « Il nous exhortait toujours à aimer Dieu et à faire pénitence pour nos péchés ». « Il était constamment absorbé dans la prière… Pour lui, aller à l’église, c’était participer à un copieux festin dans l’oraison et l’union à Dieu ». 

En ces moments, le temps s’arrêtait, il vivait en extase. Il venait volontiers à l’église durant la nuit et s’en expliquait disant « qu’il n’est pas bon de laisser le Saint Sacrement tout seul et qu’il lui tiendrait compagnie en attendant l’arrivée des autres frères ». Il trouvait le temps d’aider le sacristain puisque cela lui permettait de rester tout près du tabernacle. À l’encontre de la coutume de son époque, il recevait la communion chaque jour. À tel point que durant les dernières années de sa vie, ses supérieurs qui le voyaient accablé par ses pénitences constantes, ne lui confièrent plus d’autre emploi que le service de l’autel.

Sa solidarité avec ses confrères s’ouvrait aussi sur une dimension sociale. À Palerme, en temps de calamité naturelle, tremblements de terres ou ouragans, il se faisait médiateur devant le tabernacle et combattait comme Moïse : « Doucement, Seigneur, doucement ! Use envers nous de ta miséricorde !». Et le fléau cessait, la catastrophe s’atténuait.

Sur son lit de mort, recevant avec joie une dernière bénédiction avant d’expirer, il répétait : « Allons-y, allons-y ! » C’était le mercredi 12 janvier 1667, à 14 heures. 

Fr. Antonino da Partanna, un confrère qui lui était très proche, l’a vu en esprit, tout entouré de lumière et proclamant dans une joie ineffable : « Le paradis ! Le paradis ! Le paradis ! Bénies soient les disciplines ! Bénies soient les veilles ! Bénis les pénitences, les renoncements à la volonté propre et les gestes d’obéissance ! Bénis les jeûnes ! Béni le désir de pratiquer une vie religieuse parfaite ! ».

Bernard de Corleone a été béatifié, en 1768, par le Pape Clément XIII (Carlo Rezzonico, 1758-1769) et canonisé le 10 juin 2001, à Rome, par Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Saint Bernard de Corleone priez pour nous !

12.01.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 3,15-16.21-22. 

En ce temps-là, le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ.
Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.
Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit.
L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus, et il y eut une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

évêque de Jérusalem et docteur de l’Église

Catéchèse baptismale n°3, 11-12 (Les catéchèses, coll. Les pères dans la foi n° 53-54 ; trad. J. Bouvet ; Éd. Migne 1993 ; p. 59-60 ; rev.)

Jésus a sanctifié le baptême et nous a divinisé

Jésus a sanctifié le baptême en se faisant baptiser lui-même. Si le Fils de Dieu a été baptisé, quel homme pieux mépriserait le baptême ? Or il a été baptisé non pas pour recevoir le pardon de péchés quelconques – car il était sans péché – mais il a été baptisé sans péché pour conférer une grâce et une dignité divines aux baptisés. Voici comment : « puisque les enfants avaient en partage une nature de chair et de sang » (He 2,14) pour que, participants désormais de sa présence corporelle, nous devenions aussi participants de sa grâce divine : de la même façon, Jésus fut baptisé afin qu’une participation de plus nous conférât à la fois l’honneur et le salut. (…) Tu descends dans l’eau chargé de tes péchés, mais l’invocation de la grâce appose son sceau sur ton âme et ne permet pas que tu sois avalé par le terrible dragon. Descendu mort dans le péché, tu remontes vivifié dans la justice. Si en effet tu as été greffé sur la ressemblance de la mort du Sauveur, tu sera aussi jugé digne de la résurrection. Comme Jésus, en effet, a souffert pour avoir pris sur lui les fautes de la terre entière, pour qu’ayant mis le péché à mort, il te ressuscitât dans la justice, de même, descendu toi aussi dans l’eau, et, d’une certaine manière, enseveli dans les eaux comme lui dans le rocher, tu ressuscites « marchant dans une vie renouvelée » (Rm 6,2).

LECTURES :

Livre d’Isaïe 40,1-5.9-11. 

Consolez, consolez mon peuple, – dit votre Dieu –
parlez au cœur de Jérusalem. Proclamez que son service est accompli, que son crime est expié, qu’elle a reçu de la main du Seigneur le double pour toutes ses fautes.
Une voix proclame : « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu.
Que tout ravin soit comblé, toute montagne et toute colline abaissées ! que les escarpements se changent en plaine, et les sommets, en large vallée !
Alors se révélera la gloire du Seigneur, et tout être de chair verra que la bouche du Seigneur a parlé. »
Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Élève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Élève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu ! »
Voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance ; son bras lui soumet tout. Voici le fruit de son travail avec lui, et devant lui, son ouvrage.
Comme un berger, il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent.

Psaume 104(103),1c-3a.3bc-4.24-25.27-28.29-30. 

R/ Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! (Ps 103, 1)

Bénis le Seigneur, ô mon âme ; 
Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! 

Revêtu de magnificence,
tu as pour manteau la lumière ! 
Comme une tenture, tu déploies les cieux,
tu élèves dans leurs eaux tes demeures.

Des nuées, tu te fais un char,
tu t’avances sur les ailes du vent ;
tu prends les vents pour messagers, 
pour serviteurs, les flammes des éclairs.

Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! 
Tout cela, ta sagesse l’a fait ; 
la terre s’emplit de tes biens.
Voici l’immensité de la mer, 
son grouillement innombrable d’animaux grands et petits.

Tous, ils comptent sur toi 
pour recevoir leur nourriture au temps voulu.
Tu donnes : eux, ils ramassent ; 
tu ouvres la main : ils sont comblés.

Tu caches ton visage : ils s’épouvantent ; 
tu reprends leur souffle, ils expirent 
et retournent à leur poussière.
Tu envoies ton souffle : ils sont créés ; 
tu renouvelles la face de la terre.

Lettre de saint Paul Apôtre à Tite 2,11-14.3,4-7. 

Bien-aimé, la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes.
Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété,
attendant que se réalise la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.
Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien.
Mais lorsque Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes,
il nous a sauvés, non pas à cause de la justice de nos propres actes, mais par sa miséricorde. Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint.
Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance, par Jésus Christ notre Sauveur,
afin que, rendus justes par sa grâce, nous devenions en espérance héritiers de la vie éternelle.