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09.08.2026 – CHAPELET À LOURDES
09.08.2026 – ANGÉLUS À ROME
Angélus: Léon XIV exhorte à la foi en Dieu dépouillée de tout orgueil
Dans son exhortation précédant la récitation de la prière de l’Angélus, ce dimanche 9 août, place Saint-Pierre, se focalisant sur le miracle de la marche de Jésus sur les eaux lors d’une tempête, le Pape a exhorté la foule de pèlerins à se tourner vers le Seigneur dans les moments sombres et de doute. «La présence de Jésus change tout», a affirmé Léon XIV, conseillant de «ne pas nous enorgueillir face au succès et de ne jamais nous surestimer».
Françoise Niamien – Cité du Vatican
Depuis l’une des fenêtres des appartements pontificaux, face aux fidèles rassemblés sur la place emblématique dédiée à Saint-Pierre, le Pape Léon XIV a centré son exhortation sur l’Évangile du jour, évoquant «Jésus qui, sur le lac de Galilée, rejoint ses disciples au milieu d’une tempête, en marchant sur les eaux». (cf. Mt 14, 22-33).
«N’ayez pas peur»
Loin de les rassurer, cette vision, censée les apaiser, les épouvanta davantage. Agités et effrayés de voir Jésus ainsi, ils le prirent pour un fantôme. Dans ces moments de troubles, la voix du Christ se fit entendre: «Confiance, c’est moi, n’ayez plus peur!», a rappelé le Pape.
De ce passage de l’Évangile de Matthieu, Léon XIV en déduit que «la présence du Seigneur change tout», car «Pierre parvient même à faire quelques pas sur les vagues pour aller vers Lui; puis il prend peur, s’enfonce et Jésus le sauve». Aussi, de cette présence du Christ il en ressort un appel à ne pas avoir peur et à ne pas le quitter de notre regard.

La force de la foi
De cette expérience de la traversée des eaux troubles, de l’intervention de Jésus pour calmer la tempête et sa présence dans la barque, «jaillit spontanément du cœur des disciples, la profession de foi: “Vraiment tu es le Fils de Dieu!”», a encore fait remarquer le Pape dans son exhortation. «Amen, je vous le dis: si vous avez la foi et si vous ne doutez pas, […], vous pourrez même dire à cette montagne: “Enlève-toi de là, et va te jeter dans la mer”, et cela se produira». (Mt 21, 21). «Et c’est précisément ce qu’ils ont vécu sur le lac: la paix du Christ les a rejoints au milieu de la fureur des eaux», a encore indiqué le Souverain pontife.
Ne jamais se surestimer
Ainsi, pour le Pape, ce miracle nous enseigne «à ne pas nous enorgueillir face au succès et à ne jamais nous surestimer», et en même temps, «à ne pas désespérer, même dans les moments sombres, lorsque nous nous sentons impuissants face aux problèmes et que, malgré nos efforts, nous avons l’impression de reculer plutôt que d’avancer».
«En toute circonstance, Jésus ne nous abandonne pas et, si nous l’accueillons humblement dans la barque de notre vie – par la prière, les sacrements, l’écoute de sa Parole –, nous trouverons en Lui la paix, la lumière et la force pour notre chemin», a rassuré l’évêque de Rome priant que «la Vierge Marie nous aide à vivre ainsi, dans un abandon confiant en Dieu, elle qui a été proclamée bienheureuse pour sa foi». (cf sa foi (cf. Lc 1, 45).
Source : VATICANNEWS, le 9 août 2026
09.08.2026 – MESSE À LOURDES
À Lourdes, on entre tout de suite dans l’essentiel (I)

À Lourdes, on entre tout de suite dans l’essentiel (I)
Mgr Rémy Berchier, citoyen suisse, a conduit le pèlerinage interdiocésain romand de printemps à Lourdes pendant un quart de siècle. Pour la dernière fois, il a ouvert la marche le 17 mai 2026 et l’a conduite jusqu’au 23 mai. Confidences d’un homme qui a appris, dit-il, à aimer Marie et à lâcher prise. Extraits de ses confidences au site suisse cath.ch :
Q. : Votre regard a-t-il changé en 25 ans ?
Mgr Berchier : Énormément. J’ai appris à aimer Marie, à mieux la comprendre, à mieux la placer dans l’histoire du Salut. On va à Jésus par Marie. Et je lui fais une confiance immense. Les chapelains du Sanctuaire nous ont toujours aidés à comprendre le message de Marie à Bernadette à Lourdes avec un enracinement biblique. Lorsque j’entends les mots « pénitence, pénitence, priez pour les pécheurs ! » prononcés par la Dame lors de la 8e apparition, le 24 février 1858, je les comprends en termes de « réconciliation, de pardon, de chemin intérieur ». Il m’a fallu lire, méditer, grandir intérieurement pour vivre ces paroles si fortes et toutes les autres. Quand on découvre que, lors de la première apparition, le 11 février 1858, Bernadette n’arrive pas à faire le signe de la croix et que c’est Marie qui le refait avec elle, on comprend… Marie vient nous rappeler notre baptême, ce don de Dieu et cet engagement qui change la vie.
Q. : Quel souvenir gardez-vous de votre toute première fois à Lourdes ?
J’y étais allé jeune, au pèlerinage de juillet, inscrit par une tante de Genève. Cela m’avait impressionné. Mais j’avais aussi des préjugés. J’étais dérangé par l’aspect mercantile, avec tous ces magasins que l’on devait traverser pour rejoindre le sanctuaire. À l’époque, celui-ci était moins bien aménagé. Il n’y avait pas ces beaux espaces arborisés et ce silence devant la grotte et derrière le Gave. Et puis, j’étais dubitatif, croyant qu’à Lourdes on mettait la Vierge trop au centre, comme si on la déifiait. Je devais la découvrir, mieux la connaître ! Mettant toujours Jésus au centre, au cœur de la foi, j’ai mieux découvert combien Marie nous mène à son Fils, et aussi et surtout, à Lourdes !
Q. : Comment êtes-vous passé de ces préjugés à l’attachement profond à Marie ?
Durant notre formation au séminaire, le pèlerinage offrait deux places à deux séminaristes pour faire l’expérience de Lourdes comme responsables d’hôtel. C’est tombé sur moi. Et dès le premier matin, un monsieur me réveillait à 5 heures. Son épouse venait de mourir à côté de lui. Je suis ainsi vite entré dans la réalité d’un pèlerinage. C’est là que mes préjugés ont commencé à tomber. À Lourdes, on entre tout de suite dans l’essentiel. La vie, la mort et cet amour qui se déploient dans le cœur des plus fragiles.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
09.08.2026 – SAINTE DU JOUR

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix
Édith Stein (1891-1942)
Carmélite déchaussée, martyre
Co-patronne de l’Europe
Édith Stein naît dans une famille juive de sept enfants vivants (sur onze naissances), le 12 octobre 1891 (jour du Yom Kippour, jour de l’expiation), à Breslau (alors en Allemagne, aujourd’hui Wrocław en Pologne).
Son père, marchand de bois, décède alors qu’elle n’a que deux ans. Sa mère, une femme très religieuse, s’occupe de la famille tout en gérant l’entreprise, mais elle ne réussit pas à maintenir la foi de ses enfants.
Très indépendante, Edith poursuit des études universitaires (allemand et histoire) à Breslau en 1911 puis de philosophie – sa véritable passion – en 1913 à Göttingen, devenant ensuite assistante de son professeur Edmund Husserl. La période de guerre la voit travailler pendant quelque temps dans un hôpital militaire autrichien où elle soigne des maladies infectieuses et œuvre en salle opératoire. Elle passe sa thèse en 1917 mais ne peut enseigner puisqu’elle est une femme ; ce serait la première femme docteur en philosophie en Allemagne.
À cette époque, elle abandonne toute pratique religieuse et découvre le catholicisme avec plusieurs autres étudiants auprès de ses professeurs de phénoménologie. Elle est alors en total désaccord avec sa mère, mais elle n’en abandonne pas pour autant ses origines, dans un véritable partage spirituel entre judaïsme et catholicisme, surtout avec la montée du nazisme en 1933.
Influencée par sainte Thérèse d’Avila et saint Ignace de Loyola, Kierkegaard et Newman, elle se convertit en 1921, demande le baptême le 1er janvier 1922 et choisit d’entrer au Carmel. Mais les autorités religieuses lui refusent son entrée dans l’Ordre et lui proposent de poursuivre son activité d’enseignante. Elle fait cependant vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance et travaille au séminaire pour enseignants du couvent dominicain de Spire, donne de nombreuses conférences, traduit de nombreux ouvrages religieux, écrit plusieurs ouvrages philosophiques.
En 1932, elle est à Münster, à l’Institut catholique de pédagogie scientifique, et elle peut associer la science à sa foi. Parallèlement à cette démarche religieuse, elle a milité très tôt en faveur de la condition féminine et du droit de vote des femmes. Elle développa entre autre l’idée novatrice d’une « théologie catholique de la femme », affirmant également que toutes les professions sont ouvertes aux femmes.
Le 14 octobre 1933 elle peut, enfin, entrer au Carmel de Cologne et échapper ainsi aux premières mesures antisémites, interdisant en particulier aux juifs d’enseigner. Elle prend l’habit le 14 avril 1934 et devient sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix. Ses vœux temporaires sont prononcés le 21 avril 1935. Le 14 septembre 1936, au moment du renouvellement des vœux, sa mère meurt à Breslau. « Jusqu’au dernier moment ma mère est restée fidèle à sa religion. Mais puisque sa foi et sa grande confiance en Dieu […] furent l’ultime chose qui demeura vivante dans son agonie, j’ai confiance qu’elle a trouvé un juge très clément et que maintenant elle est ma plus fidèle assistante, en sorte que moi aussi je puisse arriver au but ».
Le 21 avril 1938, elle prononce ses vœux perpétuels mais à la fin de l’année commence dans toute l’Allemagne une chasse systématique des juifs et la destruction des synagogues. La mère supérieure la fait conduire dans un monastère de Carmélites au Pays-Bas, à Echt, où, véritable théologienne, elle poursuit la rédaction de ses ouvrages.
Elle est arrêtée par la Gestapo, dans la chapelle, le 2 août 1942 avec sa sœur Rose qui s’était également fait baptiser. Ces deux arrestations, et celles de nombreux autres juifs convertis, suivaient en fait la protestation des évêques néerlandais contre les pogroms et les arrestations de juifs.
Sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix fait partie du convoi de 987 juifs qui part vers Auschwitz le 7 août. Tous sont morts dans les chambres à gaz dès le 9 août.
« Fille d’Israël » devenue le symbole de la tolérance et de la rencontre entre les peuples juif et chrétien, Edith Stein reste donc un précurseur de Vatican II.
Thérèse-Bénédicte de la Croix à été béatifiée le 1er mai 1987, à Cologne, dans le stade de » Köln-Müngersdorf » et canonisée le 11 octobre 1998, à Rome, par le même Pape : saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).
Depuis le 1er octobre 1999, par une lettre apostolique en forme de Motu Proprio, le Saint-Père a proclamé sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix co-patronne de l’Europe, avec sainte Brigitte de Suède et sainte Catherine de Sienne, aux côtés des trois co-patrons : saint Benoît, saint Cyrille et saint Méthode. Son rôle de femme, de théologienne, de missionnaire, de martyre, de mystique, était ainsi reconnu, de même que le lien qu’elle avait tissé entre ses racines juives et la religion catholique. Saint Jean-Paul II a ajoute qu’« elle est devenue ainsi l’expression d’un pèlerinage humain, culturel et religieux qui incarne le noyau insondable de la tragédie et des espoirs du continent européen ».
Pour un approfondissement :
>>> Thérèse Bénédicte de la Croix Édith Stein
>>> La conversion d’Édith Stein (vidéo)
Sources principales : catholique-verdun.cef.fr ; vatican.va (« Rév. x gpm »).
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix priez pour nous !

09.08.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 14,22-33.
Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules.
Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul.
La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire.
Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer.
En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier.
Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »
Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. »
Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! »

Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »

Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba.
Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Vénérable Pie XII
pape de 1939 à 1958
Discours du 28 avril 1935 pour la clôture du Jubilé de la Rédemption (Sa Sainteté Pie XII Discours et panégyriques, 1931-1938; Maison de la Bonne Presse, 1939; p 225-226, rev.)
L’Église, victorieuse des tempêtes
Notre espérance, tout comme notre foi, qui en est la substance et la réalité, est dans le ciel, et là-haut elle reste fixée ; mais ici-bas elle soutient notre vie. Si, au nom du Christ et de sa Croix, dans le ciel les chœurs des anges (…) chantent devant le trône de Dieu « gloire, honneur, salut et bénédiction », ici-bas, l’Église des fidèles encore pèlerins met toute son espérance dans la Croix. « Ô Croix, salut, unique espérance ! » (Hymne de la Passion) L’océan de l’humanité s’agite, les peuples comme les flots se soulèvent et s’entrechoquent sous la pression des vents des passions sociales et politiques, les rivages et les plages de la paix sont battus et ébranlés par les flots déchaînés. (…) Qui commandera aux vents et aux tempêtes ? Qui rendra muets leur sifflement et leur rage ? (…) Ne craignez pas, mes frères. Sur les flots et sur les tempêtes marche dans l’ombre des tabernacles le Seigneur du ciel et de la terre ; non, il ne passera pas indifférent au-delà de notre barque agitée ; il viendra à nous et nous dira : « ayez confiance ; c’est moi, ne craignez pas. » (Mt 14, 27) N’a-t-il pas promis qu’il serait avec nous jusqu’à la consommation des temps ? (…) Ne croyons-nous pas en lui ? Ne le connaissons-nous pas peut-être ? Ah, qu’il n’ait pas à dire de nous, après tant de temps passé avec nous : « depuis tant de temps je suis avec vous et vous ne me connaissez pas ? » (Jn 14, 9) Nous sommes perdus au milieu de la tempête qui agite l’océan de la société et des peuples, mais dans la Croix du Christ, qui reste debout au milieu des bouleversements du monde, résident notre confiance et nos espoirs. C’est elle l’ancre qui, dans les flots déchaînés, donne la sécurité à la barque de l’Église et de notre âme, qui tend au port des biens suprêmes et invisibles ; c’est elle, l’ancre solidement fixée à Dieu et à ses promesses infaillibles.

LECTURES :
Premier livre des Rois 19,9a.11-13a.
En ces jours-là, lorsque le prophète Élie fut arrivé à l’Horeb, la montagne de Dieu, il entra dans une caverne et y passa la nuit.
Le Seigneur dit :
« Sors et tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur, car il va passer. » À l’approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers, mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan ; et après l’ouragan, il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre ;
et après ce tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur n’était pas dans ce feu ; et après ce feu, le murmure d’une brise légère.
Aussitôt qu’il l’entendit, Élie se couvrit le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne.

Psaume 85(84),9ab-10.11-12.13-14.
R/ Ce que dit le Seigneur, c’est la paix, la paix pour son peuple. (Ps 84, 9b)
J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.
Son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.
Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.
Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 9,1-5.
Frères, c’est la vérité que je dis dans le Christ, je ne mens pas, ma conscience m’en rend témoignage dans l’Esprit Saint :
j’ai dans le cœur une grande tristesse, une douleur incessante.
Moi-même, pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais être anathème, séparé du Christ :
ils sont en effet Israélites, ils ont l’adoption, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses de Dieu ;
ils ont les patriarches, et c’est de leur race que le Christ est né, lui qui est au-dessus de tout, Dieu béni pour les siècles. Amen.
