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Marie a dit oui sans attendre d’assurance sur sa vocation

Détail de La Vierge à l’Enfant de Botticelli, 1480. CC0/wikimedia

Marie a dit oui sans attendre d’assurance sur sa vocation

Le mystère de l’Annonciation se concentre sur le moment où le Verbe divin devient chair dans le sein de la Vierge. Ce moment symbolise (entre autres) la manière dont chaque disciple chrétien doit accepter Jésus dans sa propre vie.

Jésus est le Don divin que Dieu le Père offre à l’humanité déchue. Nous devrions chaque année nous préparer à la fête de Noël en réfléchissant à la fois à la gratitude de ce Père divin et à la bonté généreuse de ce Don qu’est le Fils divin.

Une autre façon de méditer sur le Mystère de l’Annonciation est de réfléchir à la manière dont Marie reçoit le Don divin de Jésus. Marie est la première et la plus fidèle disciple de Jésus. Non seulement elle intercède pour chacun d’entre nous mais elle est aussi notre modèle. Cela signifie qu’à chaque passage où il est question d’elle dans le Nouveau Testament, nous devrions réfléchir à la manière dont nous pouvons imiter ses vertus de première disciple et meilleure disciple.

Lors de la scène de l’Annonciation, Marie donne l’exemple de nombreuses vertus, la plus importante étant celle de l’humilité. Ce n’est pas un hasard si les mots « humble » et « humilité » dérivent du mot latin « humus », qui signifie « sol » ou « terre ». Marie est « enracinée » en Dieu, et l’on pourrait dire « terre à terre », en raison de son humilité. Elle sait ce qu’elle est, et ne cherche jamais à être quelqu’un qu’elle n’est pas. Mais cette humilité ne l’empêche pas d’être profondément surprise par le message de Dieu lui révélant qu’elle est destinée à être la Mère du Messie. Néanmoins, sans aucune assurance sur ce que cette vocation exigera d’elle, elle s’en remet à la volonté de Dieu : « Qu’il me soit fait selon votre parole ».

Père Thomas Hoisington

https://catholicdioceseofwichita.org/

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

25.03.2025 – SAINT DU JOUR

St Humbert, o.s.b. († V.680)
Moine bénédictin à Laon puis à l’abbaye de Maroilles

Moine de l’abbaye de Laon, dans l’Aisne. Sa noble famille pensait qu’il ferait ainsi une bonne carrière dans l’Eglise en devenant un jour évêque. A la mort de ses parents, il revint dans ses domaines, à Mézières sur Oise, pour y régler quelques questions d’héritage. Il y trouva de nombreux esclaves de l’un et l’autre sexe, des lits moelleux et une table excellente, des distractions et des chasses à courre, tant de choses qui lui retirèrent le goût de la vie monastique. Il y passa de nombreuses années, jusqu’au jour où saint Amand l’emmena en pèlerinage à Rome. Il en revint totalement changé. L’abbaye de Laon lui étant fermée, il entra dans celle de Maroilles dont la pauvreté fut bien contente de trouver sa fortune. Et c’est là qu’il passa ses dernières années dans la pauvreté, la pénitence et la prière.

C’est au cours de son 2e voyage à Rome que Saint Humbert, fondateur de l’abbaye de Maroilles (en 652), revint avec des reliques et une statuette de ‘Madame Marie’ qui deviendra à Maroilles Notre Dame des Affligés, patronne de l’église abbatiale.
Saint Humbert mériterait d’être plus fréquenté. Solide moine, à la personnalité bien trempée, formé à l’école épiscopale de Laon, il fut compagnon de Saint Amand. Le pape Martin 1er l’ordonne évêque missionnaire, il n’a pas trente ans. Évangélisateur des Pays-Bas et du pays des Helpres (désigne ‘le pays des deux Helpes’, du nom de la rivière qui passe à Avesnes sur Helpe – 59440), il meurt à Maroilles vers l’an 682.

Saint Humbert priez pour nous !

25.03.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38. 

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Tertullien (v. 155-v. 220)

théologien

La Chair du Christ, 17 ; PL 2, 781 (cf SC 216, p. 281-283)

« Qu’il me soit fait selon ta parole »

      Pourquoi le Fils de Dieu est-il né d’une Vierge ?… Il fallait un mode tout nouveau de naissance à celui qui allait consacrer un nouvel ordre de naissance. Isaïe avait prophétisé que le Seigneur annoncerait cette merveille par un signe. Quel signe ? « Voici qu’une vierge va concevoir et enfanter un fils. » Oui, la Vierge a conçu et enfanté l’Emmanuel, Dieu-avec-nous (Is 7,14; Mt 1,23). Le voilà, ce nouvel ordre de naissance : l’homme naît en Dieu parce que Dieu naît en l’homme ; Dieu se fait chair pour régénérer la chair par la semence nouvelle de l’Esprit et laver toutes ses souillures passées.       Tout cet ordre nouveau a été préfiguré dans l’Ancien Testament, car dans le dessein divin le premier homme est né pour Dieu par l’intermédiaire d’une vierge. En effet, la terre était encore vierge, le travail de l’homme ne l’avait pas touchée, la semence n’y avait pas été jetée, quand Dieu l’a prise pour en façonner l’homme et en faire « un être vivant » (Gn 2,5.7). Si donc le premier Adam a été formé de la terre, il est juste que le second, celui que l’apôtre Paul appelle « le nouvel Adam » soit lui aussi tiré par Dieu d’une terre vierge, c’est-à-dire d’une chair dont la virginité demeurait inviolée, pour devenir « Esprit qui donne la vie » (1Co 15,45). (…)       Quand il a voulu recouvrer « son image et sa ressemblance » (Gn 1,26) tombée au pouvoir du démon, Dieu a agi de la même façon qu’au moment où il l’avait créée. Ève était encore vierge quand elle a accueilli la parole qui allait produire la mort ; c’était donc aussi dans une vierge que devait descendre la Parole de Dieu qui allait élever l’édifice de la Vie (…). Ève avait donné sa foi au serpent ; Marie a eu foi en Gabriel. Le péché qu’Ève avait commis en croyant, c’est en croyant que Marie l’a effacé (…). La Parole du diable a été pour Ève la semence de son humiliation et de ses douleurs dans l’enfantement (Gn 3,16), et elle a mis au monde le meurtrier de son frère (4,8). Au contraire, Marie a mis au monde un fils qui devait sauver Israël, son frère.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 7,10-14.8,10b. 

En ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Acaz :
« Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. »
Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. »
Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu !
C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel,
car Dieu est avec nous. »

Psaume 40(39),7-8a.8b-9.10.11. 

R/ Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté. (Ps 39, 8a.9a)

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, 
tu as ouvert mes oreilles ; 
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.

« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse. 
Mon Dieu, voilà ce que j’aime : 
ta loi me tient aux entrailles. »

J’annonce la justice 
dans la grande assemblée ; 
vois, je ne retiens pas mes lèvres, 
Seigneur, tu le sais.

Je n’ai pas enfoui ta justice au fond de mon cœur, 
je n’ai pas caché ta fidélité, ton salut ; 
j’ai dit ton amour et ta vérité 
à la grande assemblée.

Lettre aux Hébreux 10,4-10. 

Frères, il est impossible que du sang de taureaux et de boucs enlève les péchés.
Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : ‘Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps.
Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ;
alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre.’
Le Christ commence donc par dire : ‘Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché’, ceux que la Loi prescrit d’offrir.
Puis il déclare : ‘Me voici, je suis venu pour faire ta volonté.’ Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second.
Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.

Gerry Faust : une vie de foi et de football américain

© Shutterstock/Master1305

Gerry Faust : une vie de foi et de football américain

Gerry Faust (1935-2024) a eu une carrière exceptionnelle en tant qu’entraîneur de football américain d’abord de lycée puis à la célèbre université de Notre-Dame (Indiana, États-Unis). Mais au-delà du football, c’était un homme de grande foi qui vouait une grande dévotion à la Vierge Marie.

Après le décès de Gerry Faust à l’âge de 89 ans, le capitaine de son équipe championne d’État en 1979 sous la direction de Faust, s’est souvenu d’une anecdote qui montre la profonde foi catholique de cet entraîneur légendaire :

Il y a une dizaine d’années, Gerry Faust devait donner une conférence à un groupe de pères de famille dans la paroisse du Cœur Immaculé de Marie à Anderson Township (État d’Ohio). Alors que le groupe priait le rosaire avant la réunion, Gerry est arrivé en avance et, sans hésiter, a sorti son propre rosaire de sa poche et s’est joint à la prière. « Il aimait Marie », se rappelle Suter, l’ancien capitaine de son équipe. « Il portait toujours un chapelet sur lui ».

Mais Suter se souvient surtout d’une tradition d’avant-match instaurée par Gerry : Le jeudi précédant chaque match, il rassemblait les capitaines de son équipe, les faisait monter dans sa voiture, s’arrêtait à Wendy’s pour dîner, puis se rendait à l’église Holy Cross- Immaculata à Mt. Adams (1) pour prier le chapelet sur les marches. On accède à l’église de la Sainte-Croix-Immaculata par de nombreuses marches, et c’est une longue tradition locale de la Semaine Sainte que de prier en montant les marches) « C’est quelque chose qu’il attendait de nous en tant que capitaines. Pour autant que je sache, tous les capitaines l’ont fait !….. Aujourd’hui encore, le Vendredi saint, lorsque ma femme et moi sommes en ville, nous montons les marches, et je pense toujours à Gerry Faust, chaque fois que je suis là » se souvient Suter.

« C’était un catholique fervent. Il visait l’excellence dans tout ce qu’il faisait et s’investissait corps et âme dans la vie des jeunes hommes qu’il entraînait. Par le biais du football, il a enseigné des leçons de vie importantes qui allaient bien au-delà du terrain. Les témoignages de ses anciens joueurs sont tout simplement incroyables. Il représente le modèle idéal de tous les entraîneurs, qui s’efforcent de l’imiter » a déclaré Bert Bathiany, l’actuel entraîneur principal de football de l’ancien lycée de Gerry Faust.

The Catholic Telegraph, 29 décembre 2024

Adapté de www.thecatholictelegraph.com

(1) Mount Adams est un quartier de Cincinnati (États-Unis)

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

24.03.2025 – SAINTE DU JOUR

Sainte Catherine de Suède († 1381)

(vierge)

Catherine de Suède, dans le siècle Katarina Ulfsdotter, appartenait à la famille royale de Suède, par sa mère, sainte Brigitte (Birgitta Birgersdotter) et par son père Ulf Gudmarson. 

La fille devait être l’émule, sinon l’égale de sa mère, par ses vertus comme par les lumières qu’elle reçut du Ciel. 

Après une sainte éducation dans un monastère, elle en sortit pour épouser, contre son gré, Edgar Lydersson, un jeune noble vertueux qui était invalide et qu’elle soigna avec un grand dévouement. Celui-ci accepta de garder avec elle une chasteté parfaite.

D’accord avec lui, en 1350, pour le jubilé, elle rejoint à Rome sa mère qui y a fait sa demeure depuis son veuvage. Catherine, pendant son séjour, apprend la mort de son jeune époux. Elle décide à son tour de rester à Rome. 

Dans la Ville éternelle, on pouvait voir la mère et la fille visiter avec ferveur les églises et les tombeaux des martyrs et s’adonner ensemble à tous les exercices de la mortification et de la piété. Catherine sut résister aux obsessions de plusieurs seigneurs romains qui la recherchaient en mariage, et Dieu la défendit parfois d’une manière merveilleuse. 

Quand sa mère meurt, Catherine revient en Suède pour l’ensevelir au couvent de Vadstena, où elle entre et dont elle sera bientôt l’abbesse. Elle retournera une fois encore à Rome pour obtenir la reconnaissance des religieuses de l’ordre du Très-Saint-Sauveur, les Brigittines, et pour la cause de la canonisation de sa mère. Celle-ci n’aura lieu qu’en 1384, trois ans après la mort de Catherine, le 24 mars 1381.

Katarina Ulfsdotter a été canonisée en 1484 par le pape Innocent VIII (Giovanni Battista Cybo, 1484-1492).

Sainte Catherine de Suède priez pour nous !