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24.03.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,24-30. 

Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays.
En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ;
pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère.
Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. »
À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas.
Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Ambroise (v. 340-397)

évêque de Milan et docteur de l’Église

Les Mystères, § 16-21 (trad. SC 25, p. 112)

Le Carême conduit à la résurrection du baptême

Naaman était Syrien, il avait la lèpre et ne pouvait être purifié par personne. Alors une jeune captive dit qu’il y avait un prophète en Israël qui pourrait le purifier du fléau de la lèpre… Apprends maintenant qui est cette jeune fille d’entre les captifs : la jeune assemblée d’entre les nations, c’est-à-dire l’Église du Seigneur, humiliée auparavant par la captivité du péché, alors qu’elle ne possédait pas encore la liberté de la grâce. C’est à son conseil que ce vain peuple des nations a écouté la parole des prophètes dont il avait douté longtemps. Ensuite, dès qu’il a cru qu’il fallait obéir, il a été lavé de toute l’infection de ses méfaits. Naaman avait douté avant d’être guéri ; toi, tu es déjà guéri, c’est pourquoi tu ne dois pas douter. C’est pour cela qu’on t’a déjà dit de ne pas croire seulement ce que tu voyais en t’approchant du baptistère, de peur que tu ne dises : « C’est là ‘le grand mystère que l’œil n’a pas vu ni l’oreille entendu et qui n’est pas monté au cœur de l’homme’ ? (1Co 2,9) Je vois de l’eau, que je voyais tous les jours ; peuvent-elles me purifier, ces eaux dans lesquelles je suis souvent descendu sans être jamais purifié ? » Apprends par là que l’eau ne purifie pas sans l’Esprit. C’est pour cela que tu as lu que « trois témoins au baptême ne font qu’un : l’eau, le sang et l’Esprit » (1Jn 5,7-8). Car si tu en retires un, il n’y a plus de sacrement du baptême. En effet, qu’est-ce que l’eau sans la croix du Christ ? Un élément ordinaire sans aucun effet sacramentel. Et de même, sans eau il n’y a pas de mystère de la régénération. « À moins d’être né de nouveau de l’eau et de l’Esprit, on ne peut pas entrer dans le royaume de Dieu » (Jn 3,5). Le catéchumène croit en la croix du Seigneur Jésus dont il est marqué ; mais s’il n’a pas été baptisé au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, il ne peut pas recevoir la rémission de ses péchés ni puiser le don de la grâce spirituelle. Donc ce Syrien s’est plongé sept fois dans la Loi ; toi, tu as été baptisé au nom de la Trinité. Tu as confessé le Père…, tu as confessé le Fils, tu as confessé l’Esprit Saint… Tu es mort au monde et ressuscité pour Dieu et, en quelque sorte, enseveli en même temps dans cet élément du monde ; mort au péché, tu es ressuscité pour la vie éternelle (Rm 6,4).

LECTURES :

Deuxième livre des Rois 5,1-15a. 

En ces jours-là, Naaman, général de l’armée du roi d’Aram, était un homme de grande valeur et hautement estimé par son maître, car c’est par lui que le Seigneur avait donné la victoire au royaume d’Aram. Or, ce vaillant guerrier était lépreux.
Des Araméens, au cours d’une expédition en terre d’Israël, avaient fait prisonnière une fillette qui fut mise au service de la femme de Naaman.
Elle dit à sa maîtresse : « Ah ! Si mon maître s’adressait au prophète qui est à Samarie, celui-ci le délivrerait de sa lèpre. »
Naaman alla auprès du roi et lui dit : « Voilà ce que la jeune fille d’Israël a déclaré. »
Le roi d’Aram lui répondit : « Va, mets-toi en route. J’envoie une lettre au roi d’Israël. » Naaman partit donc ; il emportait dix lingots d’argent, six mille pièces d’or et dix vêtements de fête.
Il remit la lettre au roi d’Israël. Celle-ci portait : « En même temps que te parvient cette lettre, je t’envoie Naaman mon serviteur, pour que tu le délivres de sa lèpre. »
Quand le roi d’Israël lut ce message, il déchira ses vêtements et s’écria : « Est-ce que je suis Dieu, maître de la vie et de la mort ? Ce roi m’envoie un homme pour que je le délivre de sa lèpre ! Vous le voyez bien : c’est une provocation ! »
Quand Élisée, l’homme de Dieu, apprit que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il lui fit dire : « Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements ? Que cet homme vienne à moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël. »
Naaman arriva avec ses chevaux et son char, et s’arrêta à la porte de la maison d’Élisée.
Élisée envoya un messager lui dire : « Va te baigner sept fois dans le Jourdain, et ta chair redeviendra nette, tu seras purifié. »
Naaman se mit en colère et s’éloigna en disant : « Je m’étais dit : Sûrement il va sortir, et se tenir debout pour invoquer le nom du Seigneur son Dieu ; puis il agitera sa main au-dessus de l’endroit malade et guérira ma lèpre.
Est-ce que les fleuves de Damas, l’Abana et le Parpar, ne valent pas mieux que toutes les eaux d’Israël ? Si je m’y baignais, est-ce que je ne serais pas purifié ? » Il tourna bride et partit en colère.
Mais ses serviteurs s’approchèrent pour lui dire : « Père ! Si le prophète t’avait ordonné quelque chose de difficile, tu l’aurais fait, n’est-ce pas ? Combien plus, lorsqu’il te dit : “Baigne-toi, et tu seras purifié.” »
Il descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois, pour obéir à la parole de l’homme de Dieu ; alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant : il était purifié !
Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se présenta devant lui et déclara : « Désormais, je le sais : il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël ! »

Psaume 42(41),2-3.43(42),3-4. 

R/ Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant. (Ps 41, 3ab)

Comme un cerf altéré 
cherche l’eau vive, 
ainsi mon âme te cherche 
toi, mon Dieu.

Mon âme a soif de Dieu, 
le Dieu vivant ; 
quand pourrai-je m’avancer, 
paraître face à Dieu ?

Envoie ta lumière et ta vérité : 
qu’elles guident mes pas 
et me conduisent à ta montagne sainte, 
jusqu’en ta demeure.

J’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu, 
vers Dieu qui est toute ma joie ; 
je te rendrai grâce avec ma harpe, 
Dieu, mon Dieu !

Le Pape François de retour à Sainte-Marthe ce dimanche

Conférence de presse à l’hôpital Gemelli le 22 mars.  (VATICAN MEDIA Divisione 

Le Pape François de retour à Sainte-Marthe ce dimanche

Après cinq semaines d’hospitalisation, le Saint-Père rentrera dimanche 23 mars au Vatican après l’Angélus. Le Pape devra rester convalescent deux mois. Les annonces ont été faite samedi en fin d’après-midi lors d’une conférence de presse des médecins de l’hôpital romain. 

Vatican News

Le Pape François fera son retour dimanche 23 mars à la résidence Sainte Marthe. C’est l’annonce faite ce samedi en fin d’après-midi par les médecins lors d’une conférence de presse donnée depuis l’hôpital Gemelli. Comme annoncé plus tôt dans la journée, le Saint-Père devrait saluer les fidèles à l’heure de l’Angélus avant de rentrer au Vatican. Malgré ce retour, François devra effectuer «une longue convalescence» d’«au moins deux mois» a précisé le professeur Sergio Alfieri, qui dirige l’équipe médicale.

Au cours de son hospitalisation, le Pape a connu «deux épisodes très critiques au cours desquels sa vie a été mise en danger» a précisé le Dr Alfieri. «Il n’a jamais été intubé, il est toujours resté alerte, orienté et présent» a t-il précisé. Son état clinique par ailleurs «est stable depuis au moins deux semaines». Concernant la voix du Souverain pontife, «il faudra un certain temps pour qu’elle redevienne ce qu’elle était auparavant, mais nous avons déjà constaté des améliorations majeures par rapport à la situation d’il y a dix jours» ont encore précisé les médecins, et qu’«il s’agit d’une partie normale de la récupération et de la convalescence».

Source : VATICANNEWS, le 22 mars 2025

Marie est la demeure de l’Esprit saint

Illustration
L’Annonciation de Lorenzo Veneziano, 1397. CC0/wikimedia

Marie est la demeure de l’Esprit saint

À l’Annonciation, Marie qui est déjà toute comblée de grâces, devient à un titre tout spécial la demeure de l’Esprit-Saint : c’est Lui, en effet, qui la couvre de son ombre pour qu’elle devienne, dans une adhésion totale à la Parole de Dieu, Mère du Fils de Dieu. Elle est l’Arche d’alliance qui porte en elle le Fils de Dieu (Lc 1, 26-38).

C’est à cette expérience exemplaire de l’écoute de la parole de Dieu dans l’Esprit lors de l’Annonciation que renvoie l’expérience de la Pentecôte, telle que nous la décrit Luc dans le livre des Actes.

De même que l’Esprit a été à l’origine de la formation du corps et de l’âme du fils de Dieu en Marie, de même l’Esprit forme le Christ dans l’Église naissante. De même encore qu’il suscite le dynamisme de Marie partant visiter sa cousine Élisabeth, de même il suscite la mission apostolique. De même, enfin, qu’il fait jaillir du cœur de Marie un chant d’action de grâces (Lc 1, 46-56), de même il est à la source du témoignage émerveillé des apôtres et des disciples (Act 2, 4-13).

M. J. Le Guillou, Les témoins sont parmi nous

Édition Parole et Silence 2004

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

23.03.2025 – SAINTE DU JOUR

Sainte Rafqa Pietra Choboq Ar-Rayès († 1914)

Religieuse de l’Ordre Libanais Maronite

Ière sainte libanaise

Rafqa vit le jour le 29 Juin 1832 à Himlaya, village du Meten-Nord près de Bikfaya (Liban). Elle était fille unique de Mourad Saber al-Choboq al-Rayès et de Rafqa Gemayel. Elle fut baptisée le 7 Juillet 1832 et reçut le prénom de Boutrossieh (Pierrette). Ses Parents l’ont élevée dans l’amour de Dieu et l’assiduité à la prière.

Sa mère mourut en 1839 alors que Boutrossieh n’avait que sept ans. Ce fut pour elle une grande peine. Son père connut la misère et la nécessité. Il décida alors, en 1843, de l’envoyer à Damas pour travailler chez M. Asaad al-Badawi, d’origine libanaise. Elle y resta quatre ans.

Boutrossieh revint à sa maison en 1847 et trouva son père remarié. Boutrossieh était belle, de bon caractère et d’une humble piété. Sa tante maternelle voulait la marier à son fils et sa marâtre à son frère. Alors que le conflit entre les deux femmes grandissait, Boutrossieh, à l’écart de ces querelles, cultivait le désir d’embrasser la vie religieuse. Elle demanda à Dieu de l’aider à réaliser son désir. L’idée lui vint d’aller au couvent Notre-Dame de la Délivrance à Bikfaya pour se joindre aux Mariamettes, fondées par le Père Joseph Gemayel. 

En entrant à l’église du couvent, elle sentit une joie intérieure indescriptible. Alors qu’elle priait devant l’icône de Notre-Dame de la Délivrance, elle entendit une voix qui lui dit: « Tu seras religieuse ».

La mère supérieure admit Boutrossieh sans l’interroger. En connaissant cette nouvelle, son père vint, avec sa femme, pour la ramener à la maison mais elle refusa de les rencontrer.

Après la période de postulat, Boutrossieh reçut l’habit de novice en la fête de Saint Joseph, le 19 mars 1861 et le prénom Anissa. L’année suivante, à la même date, elle prononça ses vœux temporaires.

La nouvelle professe fut envoyée au Séminaire de Ghazir où elle fut chargée de la cuisine. Parmi les séminaristes se trouvaient le Patriarche Élias Houayek et l’Évêque Boutros al-Zoghbi.

Durant son séjour à Ghazir, elle profitait de ses moments libres pour approfondir ses connaissances de la langue Arabe, de la calligraphie et du calcul.

En 1860, sœur Anissa fut transférée à Deir al-Qamar pour enseigner le catéchisme aux jeunes filles. Elle assista durant cette même année aux événements sanglants survenus au Liban. Il lui arriva de sauver la vie d’un petit enfant qu’elle cacha dans sa robe. Rafqa passa environ un an à Deir al-Qamar puis revint à Ghazir.

En 1863, sœur Anissa rejoignit une école de sa congrégation à Jbeil pour instruire des jeunes filles et les former aux principes de la foi chrétienne.

Un an après, elle fut transférée à Maad, sous la demande de M. Antoun Issa. Elle y passa sept ans, durant lesquels elle fonda une école pour l’éducation des jeunes filles.

Au cours de son séjour à Maad, vers 1871, une crise secoua la Congrégation des Mariamettes qui fut aussitôt dissoute ; ce fait troubla sœur Anissa. Elle entra à l’église Saint Georges pour prier le Seigneur et Lui demander de lui montrer la bonne voie. Elle entendit une voix disant: « Tu resteras religieuse ».

Le soir même de sa prière, elle rêva et vit en songe trois Saints: Saint Georges, Saint Siméon le Stylite et Saint Antoine le Grand, Père des moines, qui lui dit à deux reprises: « Entre dans l’Ordre Libanais Maronite ». M. Antoun Issa lui facilita le transfert de Maad au monastère de Mar Sémaan al-Qarn à Aito (Liban-Nord), où elle fut immédiatement acceptée. 

Le 12 Juillet 1871, elle reçut l’habit de novice et le prénom de sa mère Rafqa. Elle fit sa profession solennelle le 25 août 1872.

Elle passa 26 ans au monastère Mar Sémaan al-Qam, Aito. Elle était un exemple vivant pour les moniales par son observation des Règles.

Le premier dimanche d’octobre 1885, en la fête de Notre Dame du Rosaire, Rafqa entra à l’église du monastère et se mit à prier, demandant au Seigneur de la faire participer à sa Passion Rédemptrice. Sa prière fut immédiatement exaucée. Le soir, avant de dormir, elle sentit un mal insupportable à la tête qui, par la suite, atteignit ses yeux.

Tous les soins utilisés étaient sans résultats. On consulta un médecin américain qui décida d’opérer Rafqa dans l’immédiat. Elle refusa l’anesthésie durant l’opération, au cours de laquelle le médecin lui arracha accidentellement son œil qui tomba par terre en palpitant. Rafqa ne se plaignit pas et lui dit : « Pour la Passion du Christ. Que Dieu bénisse tes mains et te récompense ». Puis le mal ne tarda pas à passer à l’œil gauche.

L’Ordre Libanais Maronite décida de fonder le monastère de Saint Joseph al-Dahr à Jrabta-Batroun en 1897. Six moniales furent transférées du monastère Saint Simon al-Qarn au nouveau monastère Saint Joseph à Jrabta. Parmi elles, figurait Rafqa, car les sœurs étaient très attachées à elle et espéraient la prospérité de leur monastère grâce à ses prières. Mère Ursula Doumit, originaire de Maad, fut nommée Supérieure.

En 1899, Rafqa devint complètement aveugle puis paralysée. Ses articulations se disloquèrent, son corps devint aride et sec: un squelette peu à peu décharné. Elle passa les sept dernières années de sa vie étendue seulement sur le côté droit de son corps. Sur son visage rayonnant et paisible, se lisait un sourire céleste.

Selon le jugement des médecins, Rafqa était atteinte d’une tuberculose ostéo-articulaire.

Rafqa vécut 82 ans, dont 29 dans les souffrances qu’elle supportait avec joie, patience et prière pour l’amour du Christ.

Le 23 mars 1914, Rafqa demanda la Sainte Communion puis remit son esprit en appelant Jésus, la Vierge Marie et Saint Joseph.

Elle fut enterrée au cimetière du monastère Saint Joseph-Jrabta. Une lumière splendide apparut sur son tombeau pour deux nuits consécutives. Par l’intercession de Sainte Rafqa, Notre Seigneur a fait beaucoup de miracles et a accordé largement ses grâces.

Le 10 juillet 1927, la dépouille de Rafqa fut transférée dans un nouveau tombeau, dans l’église du monastère. 

La cause de sa Béatification a été soumise au Vatican le 23 décembre 1925.

Rafqa Pietra Choboq Ar-Rayès a été béatifiée le 17 novembre 1985 et canonisée le 10 juin 2001, à Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Sainte Rafqa priez pour nous !

La terre du tombeau de sainte Rafqa

Sainte Rafqa est née en 1832 à Himlaya, dans la montagne, à quelques kilomètres de Beyrouth (Liban). Elle perd sa mère à l’âge de sept ans. À quinze ans, elle sait déjà vouloir devenir religieuse, mais elle doit lutter contre les desseins de sa famille, qui souhaite la marier. Elle fait sa profession solennelle au sein de l’Ordre maronite libanais en 1872 au couvent Saint-Simon, à Aïto. Sa santé se dégrade gravement à partir de 1885. Rafqa a vécu quatre-vingt-deux ans, dont vingt-neuf de souffrances, qu’elle supportait avec joie, patience et prière pour l’amour du Christ. Si les médecins n’ont pas été capables de lui rendre la santé, sa mission depuis le Ciel semble être de guérir le corps et l’âme de ceux qui l’invoquent avec confiance par le contact physique avec la terre de sa tombe.

Les raisons d’y croire

  • En embrassant la vie religieuse, Rafqa répond bien à un appel surnaturel. Elle maintient son choix, même si son père tente à plusieurs reprises de la faire revenir. En 1871, une crise secoue et dissout la congrégation des Mariamettes, dans laquelle Rafqa se trouve. Troublée par cette situation, elle prie pour que le Seigneur la guide, et elle entend sans tarder une voix lui répondre : « Tu resteras religieuse. » Le soir même, Rafqa voit en songe trois saints. Saint Antoine le Grand, « père des moines », lui dit à deux reprises : « Entre dans l’Ordre libanais maronite. » Le transfert est facilité et elle est acceptée immédiatement.
  • En octobre 1885, Rafqa demande au Seigneur de la faire participer à sa Passion rédemptrice, c’est-à-dire de souffrir avec Jésus sur la croix pour sauver des âmes. Pour formuler une telle prière, il faut un amour immense et véritable de Jésus et des hommes. À partir de ce jour, la santé de Rafqa se dégrade et tous les soins s’avèrent inefficaces.
  • Elle devient complètement aveugle en 1899 et, atteinte d’une tuberculose osseuse, elle est progressivement paralysée. Malgré les douleurs physiques qu’elle endure, le visage de Rafqa est toujours rayonnant et paisible. Elle accueille tous les maux avec joie et patience parce que, par eux, elle se rapproche du Christ.
  • Après sa mort, le 23 mars 1914, Rafqa est inhumée rapidement. Pendant deux nuits consécutives, les villageois de Jbrata et les moniales qui viennent se recueillir observent une lumière inexpliquée qui illumine le tombeau de la défunte.
  • Rafqa ne tarde pas à accorder des faveurs. Guérisons et miracles se produisent et se multiplient. Le 27 mars 1914, quatre jours seulement après la mort de sœur Rafqa, mère Ursula Doumit, la mère supérieure de Rafqa, qui est atteinte d’un cancer de la gorge depuis sept ans, guérit après avoir avalé de la terre du tombeau de Rafqa. Une personne non identifiée lui avait donné cette consigne étrange à travers la porte de sa chambre. Son cancer, une excroissance bien visible sur la gorge, a disparu instantanément.
  • La mère supérieure, profondément convaincue qu’elle doit sa guérison à l’intercession céleste de Rafqa, recommande le remède insolite à une autre malade, atteinte de typhoïde depuis huit jours. Dès l’ingestion, la petite fille moribonde se met à suer abondamment : la fièvre tombe et elle guérit, elle aussi.
  • Ces deux guérisons sont les premières d’une longue série.

Auteur : Geneviève et Jean Claude Antakli, écrivains et biologistes

Source : 1000 raisons d’y croire

23.03.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,1-9. 

Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient.
Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ?
Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même.
Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?


Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »

Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.
Il dit alors à son vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?”
Mais le vigneron lui répondit : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.
Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.” »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Livre XI, SC 212 (Morales sur Job, trad. A. Bocognano, éd. du Cerf, 1974 ; p. 55-57)

« Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez de même ! »

« C’est chez les anciens qu’est la sagesse, c’est dans un grand âge que se trouve la prudence. » (Jb 12,12 Vg) Les paroles qui tiennent fermes à la racine de la sagesse sont celles qui prennent toute leur force dans un art de vivre par l’épreuve même de l’action. Mais comme souvent est accordée une longue vie sans que soit octroyée la grâce de la sagesse, c’est raison de nommer maintenant celui dont le jugement dispense ces dons et le texte ajoute : « C’est en lui qu’est la sagesse et la force, c’est lui qui a le conseil et l’intelligence. » (Jb 12,13 Vg) Nous appliquons ces paroles non sans pertinence au Fils unique du Père souverain en prenant conscience qu’il est, lui, la sagesse et la force de Dieu. Paul aussi, en effet, en porte témoignage à notre intelligence quand il dit que « le Christ est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu » (1 Co 1,24), lui qui est toujours en Dieu puisque « au commencement était le Verbe et le Verbe était en Dieu et le Verbe était Dieu » (Jn 1,1). Or Dieu a le conseil et l’intelligence, le conseil, puisqu’il ordonne ses actes, l’intelligence, puisqu’il connaît les nôtres. Le mot de conseil peut aussi désigner la lenteur de son jugement secret, c’est-à dire qu’il peut tarder à frapper le coupable, non faute d’apercevoir ses manquements à la justice, mais afin qu’on voie que la condamnation, différée dans la perspective d’une pénitence, procède tardivement d’un conseil.

LECTURES :

Livre de l’Exode 3,1-8a.10.13-15. 

En ces jours-là, Moïse était berger du troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à la montagne de Dieu, à l’Horeb.
L’ange du Seigneur lui apparut dans la flamme d’un buisson en feu. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer.
Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne se consume-t-il pas ? »
Le Seigneur vit qu’il avait fait un détour pour voir, et Dieu l’appela du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! » Il dit : « Me voici ! »
Dieu dit alors : « N’approche pas d’ici ! Retire les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! »
Et il déclara : « Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. » Moïse se voila le visage car il craignait de porter son regard sur Dieu.
Le Seigneur dit : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants. Oui, je connais ses souffrances.
Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de ce pays vers un beau et vaste pays, vers un pays, ruisselant de lait et de miel.
Maintenant donc, va ! Je t’envoie chez Pharaon : tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. »
Moïse répondit à Dieu : « J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai : “Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.” Ils vont me demander quel est son nom ; que leur répondrai-je ? »
Dieu dit à Moïse : « Je suis qui je suis. Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : “Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : JE-SUIS”. »
Dieu dit encore à Moïse : « Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : “Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est LE SEIGNEUR, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob”. C’est là mon nom pour toujours, c’est par lui que vous ferez mémoire de moi, d’âge en d’âge. »

Psaume 103(102),1-2.3-4.6-7.8.11. 

R/ Le Seigneur est tendresse et pitié. (Ps 102, 8a)

Bénis le Seigneur, ô mon âme, 
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme, 
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses 
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe 
et te couronne d’amour et de tendresse.

Le Seigneur fait œuvre de justice, 
il défend le droit des opprimés.
Il révèle ses desseins à Moïse, 
aux enfants d’Israël ses hauts faits.

Le Seigneur est tendresse et pitié, 
lent à la colère et plein d’amour ;
Comme le ciel domine la terre, 
fort est son amour pour qui le craint ;

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,1-6.10-12. 

Frères, je ne voudrais pas vous laisser ignorer que, lors de la sortie d’Égypte, nos pères étaient tous sous la protection de la nuée, et que tous ont passé à travers la mer.
Tous, ils ont été unis à Moïse par un baptême dans la nuée et dans la mer ;
tous, ils ont mangé la même nourriture spirituelle ;
tous, ils ont bu la même boisson spirituelle ; car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher, c’était le Christ.
Cependant, la plupart n’ont pas su plaire à Dieu : leurs ossements, en effet, jonchèrent le désert.
Ces événements devaient nous servir d’exemple, pour nous empêcher de désirer ce qui est mal comme l’ont fait ces gens-là.
Cessez de récriminer comme l’ont fait certains d’entre eux : ils ont été exterminés.
Ce qui leur est arrivé devait servir d’exemple, et l’Écriture l’a raconté pour nous avertir, nous qui nous trouvons à la fin des temps.
Ainsi donc, celui qui se croit solide, qu’il fasse attention à ne pas tomber.