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01.01.2026 – MESSE DE LA SOLENNITÉ DE LA MÈRE DE DIEU À NOTRE-DAME DE LA GARDE

Léon XIV: Marie révèle le visage désarmé de la paix de Dieu

En la solennité de Marie, Très Sainte Mère de Dieu, et à l’occasion de la 59e Journée mondiale de la Paix, ce 1er janvier, le Pape Léon XIV qui a présidé la messe en la basilique Saint Pierre, a invité les fidèles à accueillir la nouvelle année comme un chemin de liberté et de renaissance, éclairé par le visage «désarmé et désarmant» de Dieu révélé en Jésus.

Jean-Paul Kamba, SJ – Cité

«Que le Seigneur te bénisse et te garde! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage … qu’Il t’apporte la paix!». Commentant ce passage du livre des Nombres, le Souverain pontife rappelle qu’il s’inscrit dans l’histoire d’un peuple libéré, appelé à marcher vers l’avenir après l’esclavage.

Libéré d’Égypte, a-t-il poursuivi, le peuple d’Israël a connu la perte de certaines garanties matérielles, mais a reçu en échange un don plus grand: la liberté, la Loi comme chemin de sagesse et la promesse d’une terre nouvelle. Pour le Saint-Père, cette expérience éclaire le sens du commencement d’une nouvelle année:

“Chaque jour peut devenir, pour chacun, le début d’une vie nouvelle grâce à l’amour généreux de Dieu, à sa miséricorde et à la réponse de notre liberté”

Marie, Mère de Dieu et icône de la confiance

Au cœur de cette célébration se trouve le mystère de la Maternité divine de Marie. Par son «oui», explique l’évêque de Rome, elle a «contribué à donner un visage humain à la Source de toute miséricorde et de toute bienveillance: le visage de Jésus dont l’amour du Père nous touche et nous transforme».

Le Pape souligne ensuite combien Marie accompagne les croyants dans leur marche, elle qui a accueilli le mystère de Dieu dans la simplicité de sa vie quotidienne, jusqu’à la croix et à la résurrection. En elle, a-t-il souligné, toute défense tombe, toute prétention s’efface, pour laisser place à un don total.

Procession d'entrée à la messe en la solennité de Marie, Très Sainte Mère de Dieu
Procession d’entrée à la messe en la solennité de Marie, Très Sainte Mère de Dieu   (AFP or licensors)

Un Dieu “désarmé et désarmant”, source de paix

Citant saint Augustin, le Saint-Père rappelle également la radicale gratuité de l’amour de Dieu, qui se fait fragile pour sauver l’humanité: «Le créateur de l’homme est devenu homme pour nous libérer même si nous sommes indignes».

Ce visage de Dieu, insiste Léon XIV, est «désarmé et désarmant», comme celui d’un nouveau-né. Une image centrale du message pour la Journée mondiale de la Paix: le monde ne se sauve pas par la violence, mais par la compréhension, le pardon et l’accueil.

“Et cela pour nous enseigner que le monde ne se sauve pas en aiguisant les épées, en jugeant, en opprimant ou en éliminant les frères, mais plutôt en s’efforçant inlassablement de comprendre, de pardonner, de libérer et d’accueillir chacun, sans calcul ni crainte”

La crèche, école de paix et de mission

Dans la Maternité divine de Marie se rencontrent deux réalités «désarmées»: Dieu qui renonce à ses privilèges et l’être humain qui offre librement sa confiance. Saint Jean-Paul II, rappelle le Pape, voyait dans la crèche de Bethléem la source d’une transformation profonde: «La tendresse désarmante de l’Enfant, la pauvreté surprenante dans laquelle Il se trouve, l’humble simplicité de Marie et de Joseph» ont transformé leur vie en faisant d’eux des «messagers du salut».

Léon XIV à la crèche de la place Saint-Pierre après les premières vêpres de la solennité de sainte Marie Mère de Dieu
Léon XIV à la crèche de la place Saint-Pierre après les premières vêpres de la solennité de sainte Marie Mère de Dieu   (@Vatican Media)

Repartir comme témoins de l’espérance

Alors que s’ouvre une nouvelle année et que s’approche la fin du Jubilé de l’espérance, le Pape invite les fidèles à s’approcher de la crèche comme du lieu par excellence de la paix véritable.

“Approchons-nous avec foi de la crèche comme le lieu par excellence de la paix “désarmée et désarmante”, lieu de bénédiction où nous nous souvenons des prodiges que le Seigneur a accomplis dans l’histoire du salut et dans notre existence, afin de repartir comme les humbles témoins de la grotte, en «glorifiant et louant Dieu» (Lc 2,20) pour tout ce que nous avons vu et entendu”

Source : VATICANNEWS, le 1er janvier 2026

Les conclusions pratiques du concile Vatican II en ce qui concerne Marie

Les conclusions pratiques du concile Vatican II en ce qui concerne Marie

Dans la fête du 1er janvier, bien des fils s’entrecroisent. Pendant des siècles, ce jour fut consacré à la circoncision du Seigneur. C’était logique puisque l’évangile dit clairement que ce rite, fondamental dans le judaïsme, a été accompli huit jours après la naissance de l’enfant. Simultanément, l’enfant recevait son nom : Joseph et Marie l’appelèrent « Jésus », selon l’indication de l’ange Gabriel.

Le 1er janvier, s’achève aussi l’octave de Noël. La pratique de l’octave, aujourd’hui restreinte aux solennités de Noël et de Pâques, est un moyen de combattre le caractère fugace de la fête. Au lieu de passer à autre chose dès le lendemain de Noël ou de Pâques, nous sommes invités à « garder toutes ces choses » dans notre cœur. A les garder constamment dans notre cœur. Mais, déjà, au moins une semaine. Comme Marie.

C’est l’usage que le pape Paul VI a souhaité reprendre. Ce prédécesseur de Jean-Paul II, très estimé de Benoît XVI, a tiré les conclusions pratiques du concile Vatican II en ce qui concerne Marie. Le 2 février 1974, il signait une Exhortation apostolique intitulée Marialis cultus. Un des objectifs du pape Paul VI est de replacer les fêtes mariales dans le cadre de l’année liturgique, au lieu de les laisser constituer une sorte de cycle parallèle.

Mgr Jacques Perrier Ancien évêque de Tarbes et Lourdes Méditation pour Zenit.org, 30 décembre 2012

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

01.01.2026 – SAINTE DU JOUR

Ste Marie

Sainte Marie, Mère de Dieu

Huit jours après la Nativité du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, nous célébrons sa Mère, celle qui lui a donné son être humain, corps et âme par l’Esprit-Saint qui vient sur elle la plaçant dans l’orbite de la paternité divine. 

C’est pourquoi le concile d’Éphèse, en 431, la proclama la Theotokos(en grec Θεοτόκος; en latin Deipara ou Dei genetrix), la Mère de Dieu, puisque son fils est Dieu, ce qui ne préjuge pas de la différence entre Marie créature humaine et Jésus Fils éternel de Dieu.

La solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu, est la première fête mariale apparue dans l’Église occidentale. 

Extrait de l’homélie du pape Benoît XVI

(Mardi 1er janvier 2008)

Chers frères et sœurs ! 

Nous commençons aujourd’hui une nouvelle année et l’espérance chrétienne nous prend par la main ; nous la commençons en invoquant sur elle la bénédiction divine et en implorant, par l’intercession de Marie, Mère de Dieu, le don de la paix : pour nos familles, pour nos villes, pour le monde entier. […]

Dans la première Lecture, tirée du Livre des Nombres, nous avons écouté l’invocation : « Que le Seigneur t’apporte la paix » (6, 26) ; que le Seigneur accorde la paix à chacun de vous, à vos familles, au monde entier. Nous aspirons tous à vivre dans la paix, mais la paix véritable, celle annoncée par les anges la nuit de Noël, n’est pas une simple conquête de l’homme ou le fruit d’accords politiques ; elle est tout d’abord un don divin qu’il faut implorer constamment et, dans le même temps, un engagement à conduire avec patience, en demeurant toujours dociles aux commandements du Seigneur. […] 

Notre pensée se tourne à présent naturellement vers la Vierge, que nous invoquons aujourd’hui comme Mère de Dieu. Ce fut le pape Paul VI qui transféra au premier janvier la fête de la Divine Maternité de Marie, qui était autrefois célébrée le 11 octobre. En effet, avant la réforme liturgique qui a suivi le Concile Vatican II, le premier jour de l’année était célébrée la mémoire de la circoncision de Jésus au huitième jour après sa naissance – comme signe de la soumission à la loi, de son insertion officielle au sein du peuple élu – et le dimanche suivant était célébrée la fête du Nom de Jésus. Nous retrouvons encore quelques traces de ces célébrations dans la page évangélique qui vient d’être proclamée, dans laquelle saint Luc rapporte que, huit jours après sa naissance, l’Enfant fut circoncis et qu’il lui fut donné le nom de Jésus, « nom indiqué par l’ange avant sa conception » (Lc 2, 21). La fête d’aujourd’hui, par conséquent, est non seulement une fête mariale extrêmement significative, mais elle conserve également un puissant contenu christologique, parce que, pourrions-nous dire, avant la Mère, elle concerne précisément le Fils, Jésus vrai Dieu et vrai Homme. 

L’apôtre Paul fait référence au mystère de la maternité divine de Marie, la Theotokos, dans la Lettre aux Galates. « Mais quand vint la plénitude du temps – écrit-il – Dieu envoya son Fils né d’une femme, né sujet de la Loi » (Ga 4, 4). En peu de mots, nous trouvons synthétisé le mystère de l’Incarnation du Verbe éternel et la divine maternité de Marie : le grand privilège de la Vierge réside précisément dans le fait d’être la Mère du Fils qui est Dieu. A huit jours de Noël, cette fête mariale trouve donc sa place la plus logique et la plus juste. En effet, dans la nuit de Bethléem, lorsqu’elle « enfanta son fils premier-né » (Lc 2, 7), s’accomplirent les prophéties concernant le Messie. « Voici, la jeune femme est enceinte, elle va enfanter un fils », avait annoncé le prophète Isaïe (7, 14); « voici que tu concevras dans ton sein et tu enfanteras un fils », dit à Marie l’ange Gabriel (Lc 1, 31); et un autre ange du Seigneur – raconte l’évangéliste Matthieu -, apparaissant en songe à Joseph, le rassura en lui disant: « ne crains pas de prendre chez toi Marie ta femme: car ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint; elle enfantera un fils » (Mt 1, 20-21). 

Le titre de Mère de Dieu est le fondement de tous les autres titres sous lesquels la Vierge a été vénérée et continue d’être invoquée de génération en génération, en Orient et en Occident. Beaucoup d’hymnes et de prières de la tradition chrétienne font référence au mystère de sa divine maternité, comme par exemple une antienne mariale du temps de Noël, l’Alma Redemptoris mater, dans laquelle nous prions ainsi: « Tu quae genuisiti, natura mirante, tuum sanctum Genitorem, Virgo prius ac posterius – Toi, dans l’émerveillement de toute la création, tu as engendré le Créateur, Mère toujours vierge ». 

Chers frères et sœurs, nous contemplons aujourd’hui Marie, mère toujours vierge du Fils unique du Père; nous apprenons d’elle à accueillir l’Enfant qui pour nous est né à Bethléem. Si dans l’Enfant né d’Elle nous reconnaissons le Fils éternel de Dieu et nous l’accueillons comme notre unique Sauveur, nous pouvons être appelés fils de Dieu : fils dans le Fils. L’Apôtre écrit : « Dieu envoya son Fils, né d’une femme, né sujet de la Loi, afin de racheter les sujets de la Loi, afin de nous conférer l’adoption filiale » (Ga 4, 5)

L’évangéliste Luc répète plusieurs fois que la Vierge méditait en silence sur ces événements extraordinaires auxquels Dieu lui avait fait prendre part. Nous l’avons également écouté dans le bref passage évangélique que la liturgie nous repropose aujourd’hui : « Quant à Marie, elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant dans son cœur » (Lc 2, 19). […]

Chers frères et sœurs, ce n’est qu’en conservant dans le cœur, c’est-à-dire en mettant ensemble et en trouvant une unité à tout ce que nous vivons, que nous pouvons entrer, à la suite de Marie, dans le mystère d’un Dieu qui par amour s’est fait homme et qui nous appelle à le suivre sur le chemin de l’amour; un amour à traduire chaque jour en un généreux service pour nos frères. Puisse la nouvelle année, que nous commençons aujourd’hui avec confiance, être un temps au cours duquel progresser dans cette connaissance du cœur, qui est la sagesse des saints. Prions pour que, comme nous l’avons entendu dans la première Lecture, le Seigneur « fasse rayonner son visage » sur nous, nous « soit propice » (cf. Nb 6, 24-27), et nous bénisse. Nous pouvons en être certains : si nous ne nous lassons pas de rechercher son visage, si nous ne cédons pas à la tentation du découragement et du doute, si malgré toutes les difficultés que nous rencontrons nous demeurons toujours ancrés à Lui, nous ferons l’expérience de la puissance de son amour et de sa miséricorde. Puisse le fragile Enfant que la Vierge montre aujourd’hui au monde, faire de nous des artisans de paix, ses témoins, témoins du Prince de la Paix. Amen ! 

© Copyright 2008 – Libreria Editrice Vaticana

©Evangelizo.org

Sainte Marie, Mère de Dieu priez pour nous !

01.01.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,16-21. 

En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.
Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.
Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Bienheureux Guerric d’Igny (v. 1080-1157)

abbé cistercien

Sermon 1 pour l’Assomption (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche M83 ; trad. Orval ; © 1971 Abbaye d’Orval)

Comme des enfants dans les bras de leur mère…

Si l’Apôtre, serviteur du Christ, continue de mettre au monde ses enfants par sa sollicitude et son ardent désir jusqu’à ce que le Christ soit formé en eux (cf. Ga 4,19), combien plus cela est-il vrai de la propre mère du Christ ! Paul les a engendrés en prêchant la Parole qui les régénérait ; Marie l’a fait de façon bien plus sainte et plus divine en engendrant la Parole elle-même. Je loue en Paul le mystère de la prédication, mais j’admire et je vénère davantage en Marie le mystère de la génération. Voyez si de leur côté les fils ne reconnaissent pas leur mère. Poussés par une sorte d’instinct naturel inspiré par la foi, ils recourent spontanément et irrésistiblement à l’invocation de son nom en toutes nécessités et dans tous les dangers, comme des enfants se jettent dans les bras de leur mère. Aussi je ne crois pas absurde de penser que c’est bien de ces enfants-là que parle le prophète quand il fait cette promesse : « Tes fils habiteront en toi » (Is 62,5 ; LXX) ; sans perdre de vue que cette prophétie s’applique principalement à l’Église. Car dès maintenant nous habitons à l’abri de la mère du Très-Haut, nous reposons sous sa protection et comme à l’ombre de ses ailes. Plus tard nous partagerons sa gloire, et nous serons comme réchauffés en son sein. Alors retentira ce cri unanime des enfants acclamant leur mère : « Nous tous qui sommes dans la joie, notre demeure est en toi » (cf. Ps 86,7 ; LXX).

LECTURES :

Livre des Nombres 6,22-27. 

Le Seigneur parla à Moïse. Il dit :
« Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras : Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël :
“Que le Seigneur te bénisse et te garde !
Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce !
Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !”
Ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai. »

Psaume 67(66),2b.3.5abd.7.8b. 

R/ Que Dieu nous prenne en grâce et qu’il nous bénisse ! (Ps 66, 2a)

Que son visage s’illumine pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre, 
ton salut, parmi toutes les nations.

Que les nations chantent leur joie,
car tu gouvernes le monde avec justice ;
sur la terre, tu conduis les nations.

La terre a donné son fruit ; 
Dieu, notre Dieu, nous bénit.
Que la terre tout entière l’adore !

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 4,4-7. 

Frères, lorsqu’est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et soumis à la loi de Moïse,
afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi et pour que nous soyons adoptés comme fils.
Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie « Abba ! », c’est-à-dire : Père !
Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils, tu es aussi héritier : c’est l’œuvre de Dieu.

1er Janvier : Solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu

Le 1er janvier de chaque année, huit jours après la Nativité du Seigneur et au jour de sa circoncision, l’Église fête Sainte Marie, Mère de Dieu. 

C’est par la maternité virginale de Marie, que le Verbe de Dieu s’est fait homme en notre monde. Marie de Nazareth est en effet celle qui a donné naissance à Jésus, fils de Dieu, devenant ainsi la mère de Dieu. C’est pourquoi, en 431, le concile d’Éphèse a proclamé Marie la toute Sainte “Théotokos”c’est-à-dire “Mère de Dieu” puisque son fils est Dieu. 

Lors de l’annonciation faite à Marie, l’ange Gabriel lui révèle le projet de Dieu : “La Puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre, c’est pourquoi l’être saint qui va naître sera appelé Fils de Dieu”. (Luc 1,35). 

Marie donne ainsi naissance à Jésus, à la fois vrai Dieu et vrai homme. Véritablement Théotokos, mère d’une personne qui est Dieu, elle lui donne son humanité.

Est-il possible que Dieu, créateur du ciel et de la terre, ait une mère ? 

La liturgie de la messe du Jour de l’An nous explique ce mystère : c’est par la “virginité féconde de la bienheureuse Marie” (prière d’ouverture) que le Verbe s’est fait chair. En adorant dans l’enfant de Bethléem le fils de Dieu fait homme, nous reconnaissons que Marie est la Mère de Dieu (prière sur les offrandes et préface).

Ce mystère s’inscrit dans celui de la sainte Trinité : Dieu qui est à la fois père, fils et Saint-Esprit ! La divinité de Jésus, fils de Marie, à la fois vrai Dieu et vrai homme, est bien la même que celle de Dieu le père, ainsi que celle de l’Esprit-Saint. Chacune des trois personnes est Dieu tout entier !

Avec Marie, demandons la bénédiction du Seigneur pour 2026

Marie, mère de Dieu, est également mère de l’Église et mère de tous les hommes. En tant que mère, elle est particulièrement proche de nous, elle nous guide sur le chemin de la sainteté et nous protège comme le fait une mère avec ses enfants. Elle est notre plus fervente avocate auprès de Dieu, une figure féminine aimante, douce et consolatrice.

Avec Marie, devenons « bénissants ». Demandons de tout notre coeur pour ceux que nous aimons la bénédiction du Seigneur pour 2026.

La messe du 1er janvier se termine par une bénédiction solennelle pour le commencement de l’année :

Dieu est la source et l’origine de toute bénédiction :
qu’Il vous accorde sa grâce, qu’Il répande sur vous 
sa bénédiction en abondance et vous maintienne 
en bonne santé tout au long de l’année.
Amen.

Qu’Il garde intacte votre foi, qu’Il affermisse 
votre espérance, qu’Il vous donne de persévérer 
jusqu’au bout dans une patiente charité.
Amen.

Qu’Il dispose en sa paix vos jours et vos actes, 
qu’Il exauce vos prières ici et en tout lieu, 
et vous fasse heureusement parvenir à la vie éternelle.
Amen.

Journée mondiale de la Paix

Le 1er janvier est aussi la Journée mondiale de la Paix (instituée par Paul VI depuis 1968) et, à cette occasion, le pape propose un message dans lequel il confie ses préoccupations et souhaits pour les temps à venir.

Le thème du Message du Pape Léon XIV pour la 59ème Journée mondiale de la Paix en 2026 est « La paix soit avec vous tous. Vers une paix désarmée et désarmante ». Ce choix reprend les paroles mêmes qu’il avait adressées au monde, le 8 mai dernier, depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre au soir de son élection.

Le message commence ainsi : “« La paix soit avec vous ! ». Cette salutation très ancienne, encore utilisée aujourd’hui dans de nombreuses cultures, a retrouvé toute sa vigueur le soir de Pâques sur les lèvres de Jésus ressuscité. « La paix soit avec vous » ( Jn 20, 19.21) est sa Parole qui non seulement souhaite, mais réalise un changement définitif en celui qui l’accueille et, ainsi, dans toute la réalité. C’est pourquoi les successeurs des Apôtres donnent de la voix, chaque jour et dans le monde entier, à la plus silencieuse révolution : « La paix soit avec vous ! ». Dès le soir de mon élection comme Évêque de Rome, j’ai voulu inscrire ma salutation dans cette annonce chorale. Et je tiens à le répéter : il s’agit de la paix du Christ ressuscité, une paix désarmée et une paix désarmante, humble et persévérante. Elle vient de Dieu, Dieu qui nous aime tous inconditionnellement.

Les grandes lignes du Message :

Le Saint-Père invite chacun à accueillir la paix et à en devenir témoin, car elle « existe, elle veut habiter en nous, elle a le doux pouvoir d’éclairer et de dilater l’intelligence, elle résiste à la violence et la surmonte. La paix a le souffle de l’éternel ». Les chrétiens doivent devenir des témoins, et citant saint Augustin, le pape invite « à nouer une amitié indissoluble avec la paix ». Nous sommes tous invités à marcher sur cette voie tracée par le Ressuscité. Lui-même a incarné une paix désarmée, car « son combat fut désarmé ».

La paix est un don qui doit être sauvegardé, en effet si elle « n’est pas une réalité vécue, à préserver et à cultiver, l’agressivité se répand dans la vie domestique comme dans la vie publique » et on peut tomber dans le piège de croire que pour l’obtenir, il faut se préparer à la guerre en incarnant « l’irrationalité d’un rapport entre les peuples, fondé non pas sur le droit, sur la justice ou sur la confiance, mais sur la peur et la domination de la force ».

Le Saint-Père nous rappelle que « Saint Augustin recommandait de ne pas détruire les ponts et de ne pas s’appesantir dans le registre des reproches, préférant la voie de l’écoute et, dans la mesure du possible, de la rencontre avec les motivations des autres »

Pour obtenir une paix désarmante, nous devons incarner une douceur car « la bonté est désarmante. C’est peut-être pour cela que Dieu s’est fait petit enfant ». La paix naît de l’humilité évangélique. Un enfant, dans sa fragilité, a la capacité de changer les cœurs, de remettre en question nos choix et de déposer les armes.

Le pape Léon rappelle que la paix est possible, qu’elle n’est pas une utopie et que le dialogue œcuménique et interreligieux sont des moyens privilégiés pour y parvenir. Nous ne devons pas non plus oublier d’entreprendre « la voie désarmante de la diplomatie, de la médiation, du droit international » qui exigent confiance mutuelle, loyauté et responsabilité dans les engagements pris.

« Il s’agit de la paix du Christ ressuscité, une paix désarmée et une paix désarmante, humble et persévérante. Elle vient de Dieu, Dieu qui nous aime tous inconditionnellement »Pape Léon XIV

Source : paroisse St-Laurent du Lamentin, le 31 décembre 2025

L’icône Hodigitria : une connotation eucharistique

L’icône Hodigitria : une connotation eucharistique

Les icônes montrent à l’Église terrestre, réunie en assemblée liturgique, la présence de l’Église céleste qui est, elle aussi, une assemblée qui de manière permanente prie et célèbre. En chacune des deux assemblées, céleste et terrestre, la Vierge Marie est la première, la reine des saints, la Mère du Seigneur des saints.

L’art chrétien, justement considéré comme « collaborateur de la sainte liturgie » (Pie XII), a vu et souligné le rapport théologique qui existe entre l’Eucharistie et Marie.

Lest d’origine orientale. Hodigitria signifie « Celle qui conduit ». Marie est « Celle qui montre la voie : Jésus Christ ». Elle soutient l’Enfant qui bénit et elle le désigne à celui qui regarde ; son geste semble dire : « c’est lui le chemin. »

Ses grands yeux en amande regardent intensément l’observateur. Le menton est nuancé. Le visage dégage force et confiance, ce qui justifie le nom de « Notre Dame du réconfort. »

Sergio Gaspari

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

31.12.2025 – VÊPRES ET TE DEUM À ROME

Léon XIV: «Le monde aspire à un projet de paix, et non à des stratégies armées»

Dans son homélie prononcée à l’occasion des premières vêpres de la Solennité de Sainte Marie Mère de Dieu, dernière célébration de l’année, le Pape est revenu sur «le mystère du Christ qui fait penser à un dessein pour l’histoire humaine, avec un centre clair: la plénitude des temps». La Mère de Jésus est la femme avec laquelle «Dieu, dans la plénitude des temps, a écrit la Parole qui révèle le mystère», a-t-il souligné, exprimant sa reconnaissance envers Dieu pour le «don du Jubilé 2025».

Myriam Sandouno – Cité du Vatican

En ce mercredi 31 décembre, dernier jour de l’année 2025, le Pape Léon XIV a présidé dans la basilique Saint-Pierre de Rome où étaient présents 5 500 fidèles, les premières vêpres de la Solennité de Sainte Marie Mère de Dieu. Cette liturgie d’«une richesse singulière découle à la fois du mystère vertigineux qu’elle célèbre et de sa place à la fin de l’année civile». Les antiennes des psaumes et du Magnificat insistent sur «l’événement paradoxal d’un Dieu né d’une vierge, ou, dit inversement, sur la maternité divine de Marie».

«Lorsqu’est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et soumis à la loi de Moïse, afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi, et pour que nous soyons adoptés comme fils.» Ce passage biblique de la Lettre de saint Paul apôtre aux Galates a été mis en lumière par le Successeur de Pierre. Cette manière de présenter le mystère du Christ, estime Léon XIV, «fait penser à un grand dessein pour l’histoire humaine. Un dessein mystérieux mais avec un centre clair, comme une haute montagne éclairée par le soleil au milieu d’une forêt dense: la ‘‘plénitude des temps’’».

“Le dessein de tout réunir en Christ, tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Dans sa bienveillance, il l’avait prédestiné en lui pour le réaliser dans la plénitude des temps (Ep 1, 9-10)”

Stratégies et discours hypocrites

Aujourd’hui, le monde a «besoin d’un dessein sage, bienveillant, miséricordieux». «Qu’il soit un projet libre et libérateur, pacifique, fidèle, a-t-il souhaité, comme celui que la Vierge Marie a proclamé dans son cantique de louange: ‘‘De génération en génération, sa miséricorde s’étend sur ceux qui le craignent’’. Continuant son homélie, le Souverain pontife a fait remarquer cependant d’autres desseins qui enveloppent le monde: «des stratégies visant à conquérir des marchés, des territoires, des zones d’influence; des stratégies armées, dissimulées sous des discours hypocrites, des proclamations idéologiques, de faux motifs religieux».

Un moment de la célébration des premières vêpres de la Solennité de Sainte Marie Mère de Dieu, présidées par le Pape Léon XIV
Un moment de la célébration des premières vêpres de la Solennité de Sainte Marie Mère de Dieu, présidées par le Pape Léon XIV   (ANSA)

L’espérance de Dieu entrelacée avec l’espérance de Marie

Mais, a-t-il poursuivi, «la Sainte Mère de Dieu, la plus petite et la plus haute parmi les créatures, voit les choses avec le regard de Dieu: elle voit que, par la puissance de Son bras, le Très-Haut disperse les intrigues des superbes, renverse les puissants de leurs trônes et élève les humbles, comble de biens les mains des affamés et vide celles des riches» (cf. Lc 1, 51-53). La Mère de Jésus est «la femme avec laquelle Dieu, dans la plénitude des temps, a écrit la Parole qui révèle le mystère», a lancé le Pape, précisant pour qu’Il ne l’a pas imposée: «Il l’a d’abord proposée à son cœur et, après avoir reçu son ‘‘oui’’, il l’a écrite avec un amour ineffable dans sa chair». Ainsi, «l’espérance de Dieu s’est entrelacée avec l’espérance de Marie, descendante d’Abraham selon la chair et surtout selon la foi».

“Dieu aime espérer avec le cœur des petits, et il le fait en les impliquant dans son dessein de salut. Plus le dessein est beau, plus l’espérance est grande”

Insistant sur l’espérance, l’évêque de Rome a expliqué que «le monde avance ainsi, poussé par l’espérance de tant de personnes simples, inconnues, mais pas de Dieu», qui, «malgré tout croient en un avenir meilleur», car, a-t-il encore ajouté, «elles savent que l’avenir est entre les mains de Celui qui leur offre la plus grande espérance».

Saint Pierre 

Simon, pêcheur de Galilée que Jésus a appelé Pierre, en est un exemple. Dieu le Père lui a donné une foi si sincère, si généreuse, et le Seigneur a pu bâtir son Église (cf. Mt 16, 18). «Et nous sommes encore ici aujourd’hui pour prier sur sa tombe, où des pèlerins du monde entier viennent renouveler leur foi en Jésus-Christ, Fils de Dieu». Cela s’est produit de manière particulière pendant l’Année Sainte qui touche à sa fin.

Des fidèles présents dans la basilique Saint-Pierre de Rome
Des fidèles présents dans la basilique Saint-Pierre de Rome   (ANSA)

Le Jubilé, une période de grâces

Dans la basilique vaticane, où a retenti ce 31 décembre le Te Deumd’action de grâce pour l’année écoulée, près du tombeau de Pierre, Léon XIV s’est dit reconnaissant envers Dieu pour le «don du Jubilé, qui a été un signe fort de son dessein d’espérance sur l’homme et sur le monde». Des remerciements ont été également adressés à tous ceux qui, au cours des mois et des jours de 2025, ont travaillé au service des pèlerins et pour rendre Rome plus accueillante. «Tel était, il y a un an, le souhait du bien-aimé Pape François. Je voudrais qu’il en soit encore ainsi, et je dirais même davantage après cette période de grâce» a dit le Saint-Père.

La ville de Rome et le sang des martyrs

«Le Jubilé est un grand signe d’un monde nouveau, renouvelé et réconcilié selon le dessein de Dieu». Et «dans ce dessein, la Providence a réservé une place particulière à cette ville de Rome. Non pas pour ses gloires, non pas pour sa puissance, mais parce que Pierre et Paul et tant d’autres martyrs ont versé leur sang ici pour le Christ. C’est pourquoi Rome est la ville du Jubilé» a déclaré le Pape au cours de cette solennité, qui conclut l’octave de Noël.

Léon XVI souhaite que Rome se fasse proche des enfants, des personnes âgées seules et fragiles, des familles qui peinent à joindre les deux bouts, mais aussi des hommes et des femmes venus de loin en quête d’une vie digne. «Que cette ville, animée par l’espérance chrétienne, puisse être au service du dessein d’amour de Dieu sur la famille humaine», tel est le vœu émis par l’évêque de Rome, Léon XIV, qui s’est ensuite rendu sur la place Saint-Pierre pour saluer fidèles et pèlerins qui s’y trouvaient et se recueillir devant la crèche installée.

Source : VATICANNEWS, le 31 décembre 2026