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« La spiritualité mariale authentique rend actuelle dans l’Église la tendresse de Dieu »

« La spiritualité mariale authentique rend actuelle dans l’Église la tendresse de Dieu »

Frères et sœurs, la spiritualité mariale est au service de l’Évangile : elle en révèle la simplicité. L’affection pour Marie de Nazareth fait de nous, avec elle, des disciples de Jésus, elle nous apprend à revenir vers Lui, à méditer et à relier les événements de la vie dans lesquels le Ressuscité nous visite encore et nous appelle. La spiritualité mariale nous plonge dans l’histoire sur laquelle le ciel s’est ouvert, elle nous aide à voir les superbes dispersés par les pensées de leur cœur, les puissants renversés de leurs trônes, les riches renvoyés les mains vides. Elle nous engage à combler de biens les affamés, à élever les humbles, à nous souvenir de la miséricorde de Dieu et à avoir confiance en la puissance de son bras (cf. Lc 1, 51-54). Son Royaume, en effet, nous implique, tout comme il a demandé à Marie son « oui », prononcé une fois mais renouvelé jour après jour.

Les lépreux qui, dans l’Évangile, ne reviennent pas pour remercier, nous rappellent en effet que la grâce de Dieu peut aussi nous atteindre sans trouver de réponse, elle peut nous guérir sans nous impliquer. Gardons-nous donc de cette ascension au temple qui ne nous met pas à la suite de Jésus. Il existe des formes de culte qui ne nous lient pas aux autres et qui anesthésient notre cœur. Nous ne vivons alors pas de véritables rencontres avec ceux que Dieu met sur notre chemin ; nous ne participons pas, comme Marie l’a fait, au changement du monde et à la joie du Magnificat.

Le chemin de Marie est à la suite de Jésus et celui de Jésus va vers chaque être humain, en particulier vers ceux qui sont pauvres, blessés, pécheurs. C’est pourquoi la spiritualité mariale authentique rend actuelle dans l’Église la tendresse de Dieu, sa maternité. « Car –  comme nous le lisons dans l’Exhortation apostolique Evangelii gaudium – chaque fois que nous regardons Marie nous voulons croire en la force révolutionnaire de la tendresse et de l’affection. En elle, nous voyons que l’humilité et la tendresse ne sont pas les vertus des faibles, mais des forts, qui n’ont pas besoin de maltraiter les autres pour se sentir importants. » (n° 288).

Pape Léon XIV.

Extraits de son Homélie du 12 octobre 2025, pour le jubilé de la spiritualité mariale. 

fr.zenit.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

02.01.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Basile le Grand
Docteur de l’Église 

Basile naquit à Césarée, l’an 329, d’une famille où la sainteté était héréditaire ; son père et sa mère, deux de ses frères, une de ses sœurs, sont placés au rang des saints. Un seul défaut paraissait dans cet enfant de prédilection, sa faible santé ; elle se rétablit pourtant, grâce aux prières de ses parents. 

Doué d’un heureux génie, Basile s’éleva vite au niveau des grands hommes : « Il était, dit son ami Grégoire de Nazianze, au-dessus de son âge par son instruction, au-dessus de son instruction par sa vertu ; il était rhéteur avant d’avoir étudié l’art des rhéteurs, philosophe avant d’avoir étudié la philosophie, prêtre avant d’avoir reçu le sacerdoce. » Ses aptitudes universelles, sa rare modestie, ses vertus éminentes, lui conciliaient l’estime et l’admiration de tous. 

À vingt-trois ans, il parut à Athènes et se lia avec Grégoire de Nazianze, au point que tous les deux ne faisaient qu’un cœur et qu’une âme. De retour en son pays, les applaudissements qu’il reçut l’exposèrent à une tentation de vaine gloire dont il fut si effrayé, qu’il embrassa l’état monastique pour y vivre dans l’oubli du monde et la pénitence ; il fonda plusieurs monastères, écrivit des ouvrages ascétiques très estimés et traça des règles de vie religieuse demeurées célèbres. 

Un très léger repas par jour, un sommeil très court, de longues veilles, un vêtement léger par les temps les plus froids, tel était l’ordinaire de ce saint austère, « dont la pâleur, dit saint Grégoire, annonçait un mort plutôt qu’un vivant. » Basile eut à souffrir d’infirmités continuelles ; dans le temps de sa meilleure santé, dit-il lui-même, il était plus faible que ne sont les malades abandonnés des médecins.

Le zèle contre l’hérésie d’Arius le fit un jour sortir de sa retraite, et bientôt il courbait la tête sous le fardeau de l’épiscopat. Ni les intrigues, ni les menaces n’eurent jamais prise sur cette grande âme. Un préfet le mande un jour et lui enjoint d’obéir à un prince arien, sous peine de confiscation de ses biens, de l’exil, des tourments, et de mort : « Faites-moi d’autres menaces, dit Basile, car il n’y a rien là que je puisse craindre ; le premier coup suffira pour achever mes peines ; la mort m’unira à mon Dieu.» L’empereur dut s’avouer vaincu. 

Le saint pontife mourut en 379 à cinquante ans, ne laissant pas de quoi se faire élever un tombeau de pierre.

Pour approfondir, lire les Catéchèses du Pape Benoît XVI :

>>> Saint Basile (1)

 >>> Saint Basile (2)

©Evangelizo.org

Saint Basile le Grand priez pour nous !

02.01.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,19-28. 

Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »
Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. »
Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. »
Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »


Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »
Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ;


c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. »
Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022)

moine grec

Hymne 18 ; SC 174 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche U33; trad. Orval ; © 1973 Abbaye d’Orval ; rev.)

Désirer la vraie lumière

La lumière nous conduit par la main, nous fortifie, nous enseigne, se montrant et fuyant lorsque nous avons besoin d’elle. Ce n’est pas quand nous le voulons – ceci appartient aux parfaits – mais c’est lorsque nous sommes embarrassés et complètement épuisés qu’elle vient à notre secours. Elle apparaît de loin et me donne de la ressentir dans mon cœur. Je crie à m’en étrangler tant je veux la saisir, mais tout est nuit, et vides sont mes pauvres mains. J’oublie tout, je m’assieds et je pleure, désespérant de la voir ainsi une autre fois. Quand j’ai bien pleuré et consenti à m’arrêter, alors, venue mystérieusement, elle me prend la tête, et je fonds en larmes sans savoir qui est là illuminant mon esprit d’une douce lumière. Mais lorsque je l’ai reconnue, elle s’envole rapidement, laissant en moi le feu de son divin désir. Peu à peu celui-ci s’allume et, attisé par l’attente, il devient une grande flamme qui atteint les cieux, mais s’éteint par le relâchement, l’embarras des affaires et les soucis de la vie.

LECTURES :

Première lettre de saint Jean 2,22-28. 

Bien-aimés, le menteur n’est-il pas celui qui refuse que Jésus soit le Christ ? Celui-là est l’anti-Christ : il refuse à la fois le Père et le Fils ;
quiconque refuse le Fils n’a pas non plus le Père ; celui qui reconnaît le Fils a aussi le Père.
Quant à vous, que demeure en vous ce que vous avez entendu depuis le commencement. Si ce que vous avez entendu depuis le commencement demeure en vous, vous aussi, vous demeurerez dans le Fils et dans le Père.
Et telle est la promesse que lui-même nous a faite : la vie éternelle.


Je vous ai écrit cela à propos de ceux qui vous égarent.
Quant à vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin d’enseignement. Cette onction vous enseigne toutes choses, elle qui est vérité et non pas mensonge ; et, selon ce qu’elle vous a enseigné, vous demeurez en lui.
Et maintenant, petits enfants, demeurez en lui ; ainsi, quand il se manifestera, nous aurons de l’assurance, et non pas la honte d’être loin de lui à son avènement.

Psaume 98(97),1.2-3ab.3cd-4. 

R/ Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles. (Ps 97, 1a)

Chantez au Seigneur un chant nouveau, 
car il a fait des merveilles ; 
par son bras très saint, par sa main puissante, 
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire 
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière, 
sonnez, chantez, jouez !

01.01.2026 – ANGÉLUS À ROME

Ouvrir l’année sous le signe d’un cœur qui bat pour la paix

Au terme de la messe qu’il a présidée en ce premier jour de l’année, le Saint-Père est apparu à la fenêtre des appartements pontificaux pour la prière mariale de l’Angélus. Il a invité les fidèles à ne pas se contenter de tourner la page du calendrier, mais à «inaugurer une ère de paix et d’amitié entre tous les peuples, en laissant Dieu transformer l’histoire par l’espérance, le pardon et la miséricorde.

Jean-Paul Kamba, SJ – Cité du Vatican

«Sans ce désir du bien, il serait inutile de tourner les pages du calendrier et de remplir nos agendas». Dès les premiers mots de l’Angélus, le Saint-Père a d’abord souhaité à tous les fidèles une année de paix et d’amitié. Ensuite, il a fait remarquer que cette nouvelle année n’est pas seulement une succession de mois à venir, mais une responsabilité spirituelle. Le temps, a-t-il rappelé, devient fécond lorsqu’il est habité par un engagement concret pour la paix et la fraternité entre les peuples.

Le Jubilé, une école d’espérance incarnée

Le Pape revient sur l’héritage spirituel laissé par le Jubilé: apprendre à «transformer les fautes en pardon, la souffrance en consolation, les résolutions vertueuses en bonnes œuvres». C’est dans ce mouvement intérieur que Dieu entre dans l’histoire humaine, non pour l’effacer, mais pour la sauver de l’oubli. «C’est ainsi que Dieu Lui-même habite l’histoire», souligne-t-il, rappelant que le don du Rédempteur, Jésus-Christ, est la réponse de Dieu aux attentes les plus profondes de l’humanité. En devenant notre frère, le Fils unique éclaire les consciences et rend possible la construction d’un avenir commun, «comme une maison accueillante pour tout homme et toute femme qui vient au jour».

Marie, gardienne du mystère d’un Dieu qui se fait proche

“La fête de Noël nous conduit aujourd’hui à tourner notre regard vers Marie qui fut la première à sentir battre le cœur du Christ. Dans le silence de son sein virginal, le Verbe de la vie s’annonce comme une palpitation de grâce”

À travers Marie, Dieu révèle son propre cœur: un cœur qui «bat pour chaque homme et pour chaque femme», insiste le Pape, pour ceux qui l’accueillent avec simplicité, comme les bergers, mais aussi pour ceux qui le refusent, comme Hérode.

Un cœur qui ne se résigne pas à l’injustice

Loin de toute indifférence, le cœur du Christ demeure tourné vers tous: «Il bat pour les justes afin qu’ils persévèrent dans leur dévouement, et pour les injustes afin qu’ils changent de vie et trouvent la paix».

Le mystère de l’Incarnation, né «d’une femme», invite aussi à reconnaître la dignité sacrée de toute vie humaine. Chaque enfant à naître porte en lui «l’image divine imprimée dans notre corps», reflet du don premier de Dieu.

Prier pour la paix, des nations aux familles

En cette Journée, le Saint Père exhorte à prier pour la paix, «d’abord entre les nations ensanglantées par les conflits et la misère», mais aussi au cœur des réalités les plus proches: «les familles blessées par la violence et la souffrance».

“Certains que le Christ, notre espérance, est le soleil de justice qui ne s’éteint jamais, demandons avec confiance l’intercession de Marie, Mère de Dieu et Mère de l’Église.”

Source : VATICANEWS, le 1er janvier 2026

Léon XIV invite à commencer à construire une année de paix

Après la prière de l’Angélus, place Saint-Pierre, le Pape a salué les pèlerins et les fidèles réunis en ce premier jour de l’année 2026. Adressant ses vœux aux milliers de personnes présentes, il a invité, à l’occasion de la 59e journée mondiale de la paix, à s’engager pour construire la paix, désarmant nos cœurs et en s’abstenant de toute violence.

Vatican News

En ce 1er janvier, journée mondiale de la paix depuis 1968 sur volonté de saint Paul VI comme il l’a rappelé aux fidèles et aux pèlerins réunis sous ses fenêtres, place Saint-Pierre, Léon XIV a confié que dans son message publié à cette occasion, il a voulu reprendre le souhait que le Seigneur lui a suggéré en l’appelant «à ce service»«la paix soit avec vous»«Une paix désarmée et désarmante qui vient de Dieu, don de son amour inconditionnel, confié à notre responsabilité».

Léon XIV a alors lancé cette invitation: «Commençons, avec la grâce de Dieu, à construire une année de paix, désarmant nos cœurs et en s’abstenant de toute violence». Il a aussi exprimé sa vive appréciation envers les innombrables initiatives promues à cette occasion à travers le monde, citant une marche qui eut lieu mercredi soir à Catane, en Sicile, et celle organisée ce jeudi par la communauté de Sant’Egidio, très engagée depuis plusieurs décennies notamment dans la médiation dans des conflits armés à travers le monde. Plusieurs dizaines de personnes étaient ainsi présentes, tenant des pancartes sur lesquelles figuraient le nom des pays ou des régions du monde actuellement en guerre.

La bénédiction de saint François d’Assise

Le Saint-Père a évoqué également le huitième centenaire de la mort de saint François d’Assise, désirant adressé à chaque personne sa bénédiction tirée des Saintes Écritures: «Que le Seigneur te bénisse et te garde; que le Seigneur te découvre sa Face et te prenne en pitié. Qu’il tourne vers toi son Visage et te donne la paix. Que le Seigneur, frère T Léon, te bénisse.»

Léon XIV avait commencé bien sûr par adresser ses vœux de paix et de prospérité à tous, et notamment au président de la République italienne, Sergio Mattarella qui lui avait souhaité auparavant une bonne année.