Blog

27.08.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,27-32.

En ce temps-là, Jésus disait : 
« Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux : à l’extérieur ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures.


C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal.
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les sépulcres des prophètes, vous décorez les tombeaux des justes,
et vous dites : “Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.”
Ainsi, vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes.
Vous donc, mettez le comble à la mesure de vos pères ! »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Baudouin de Ford (?-v. 1190)

abbé cistercien, puis évêque

Traité 10 ; PL 204, 515-516 (in “Lectures chrétiennes pour notre temps”, fiche F29; trad. Orval; © 1972 Abbaye d’Orval)

Seigneur, enlève mon cœur de pierre

À nous d’aimer le Christ comme il nous a aimés. Il nous a laissé son exemple pour que nous suivions ses traces (1P 2,21). C’est pourquoi il dit : « Pose-moi comme un sceau sur ton cœur » (Ct 8,6), ce qui revient à dire : « Aime-moi comme je t’aime. Porte-moi en ton esprit, en ta mémoire, en ton désir, en tes soupirs, en tes gémissements, en tes sanglots. Rappelle-toi, homme, en quel état je t’ai créé, combien je t’ai élevé au-dessus des autres créatures, de quelle dignité je t’ai ennobli, comment je t’ai couronné de gloire et d’honneur, comment je t’ai placé peu au-dessous des anges et comment j’ai tout mis sous tes pieds (Ps 8). Rappelle-toi non seulement tout ce que j’ai fait pour toi mais quelles épreuves et quelles humiliations j’ai souffertes pour toi. (…) Et toi, si tu m’aimes, montre-le ; aime, non de parole et de langue, mais en acte et en vérité. (…) Pose-moi comme un sceau sur ton cœur et aime-moi de toutes tes forces » (…) Seigneur, enlève mon cœur de pierre, ce cœur dur (…) ; donne-moi un cœur nouveau, un cœur de chair, un cœur pur (Ez 36,26). Toi qui purifies les cœurs, toi qui aimes les cœurs purs, prends possession de mon cœur, et viens y habiter.

LECTURES :

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 2,9-13. 

Vous vous rappelez, frères, nos peines et nos fatigues : c’est en travaillant nuit et jour, pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous, que nous vous avons annoncé l’Évangile de Dieu.
Vous êtes témoins, et Dieu aussi, de notre attitude si sainte, si juste et irréprochable envers vous, les croyants.
Et vous savez bien que nous avons été pour chacun de vous comme un père avec ses enfants :
nous vous avons exhortés et encouragés, nous vous avons suppliés d’avoir une conduite digne de Dieu, lui qui vous appelle à son Royaume et à sa gloire.
Et voici pourquoi nous ne cessons de rendre grâce à Dieu : quand vous avez reçu la parole de Dieu que nous vous faisions entendre, vous l’avez accueillie pour ce qu’elle est réellement, non pas une parole d’hommes, mais la parole de Dieu qui est à l’œuvre en vous, les croyants.

Psaume 139(138),7-8.9-10.11-12ab. 

R/ Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !  (Ps 138, 1)

Où donc aller, loin de ton souffle ? 
où m’enfuir, loin de ta face ?
Je gravis les cieux : tu es là ; 
je descends chez les morts : te voici.

Je prends les ailes de l’aurore 
et me pose au-delà des mers :
même là, ta main me conduit, 
ta main droite me saisit.

J’avais dit : « Les ténèbres m’écrasent ! » 
mais la nuit devient lumière autour de moi.
Même la ténèbre pour toi n’est pas ténèbre,
et la nuit comme le jour est lumière !

Notre Dame de Czestochowa, Reine de Pologne

Notre Dame de Czestochowa, Reine de Pologne

Au temps des grandes invasions suédoises (1655), qui dans la mémoire du peuple sont appelées « le déluge suédois », quand tout semblait perdu, que le roi et l’armée avaient été mis en déroute, ce sont les moines de Jasna Gora qui relevèrent la tête.

Ils furent résolus à ne pas se soumettre et la puissante armée suédoise ne vint jamais à bout de ces quelques moines polonais tassés dans un vieux monastère. La résistance spirituelle qui s’organisa autour de celui-ci fut telle que les Suédois furent bientôt contraints de se retirer. L’incroyable victoire fut attribuée à Marie dont la célèbre icône de la Vierge Noire trônait au monastère de Jasna Gora.

Le roi Jean-Casimir proclama la Mère de Dieu Reine du Royaume de Pologne. Depuis ce temps le sanctuaire de Jasna Gora est le lieu où se récapitule toute l’histoire polonaise, tous les grands évènements de la nation lui sont liés d’une manière ou d’une autre : « il faut prêter l’oreille à ce lieu pour sentir comment bat le cœur de la nation dans le cœur de sa Mère. »

Jean Paul II, 4 juin 1979, 1er voyage en Pologne.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

26.08.2025 – SAINTE DU JOUR

Ste Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges

Sainte Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges
Vierge et co-fondatrice de la Congrégation des :
 « Filles de la Croix »
(1773-1838)

Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges naît le 5 juillet 1773, au Blanc (Indre). Dans son milieu familial, elle développe une relation intime au Seigneur et un amour profond des pauvres. 
Pendant la Révolution, son désir de participer à la messe et de communier lui fait prendre de nuit le chemin périlleux vers la grange des Marsyllis. C’est en ce lieu que se situe la rencontre avec le Père André Fournet.

André Hubert Fournet est né le 6 décembre 1752, à Saint-Pierre-de-Maillé (Vienne) et ordonné prêtre en 1776. Vigoureusement converti par l’intempestive réplique d’un mendiant, il s’ouvre totalement à Dieu et aux pauvres. Exilé cinq ans en Espagne pendant la Révolution, contraint à son retour de célébrer l’Eucharistie clandestinement, c’est dans la grange des Marsyllis qu’il rencontre Élisabeth Bichier des Ages.

De cette rencontre, naît la Congrégation des « Filles de la Croix ». 

Élisabeth et ses quatre premières compagnes prononcent leurs premiers vœux en 1806, devant le Père André Fournet. La Congrégation s’étend rapidement en Poitou, Région parisienne, Sud-Ouest. C’est en 1820 que les sœurs s’établissent à la Puye, dans l’ancien monastère fontevriste qui devient la Maison-Mère.

« Glorifier Dieu et le faire Glorifier par les petits et les pauvres » était l’esprit de la congrégation.

Sœur Élisabeth, malgré un tempérament robuste, est affaiblie par la maladie et la souffrance ; le 26 août 1838, elle quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu.

Jeanne-Élisabeth a été béatifiée le 13 mai 1934, par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) et canonisée le 6 juillet 1947, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958).

Pour un approfondissement biographique :
>>> Filles de la Croix   

Source principale : fillesdelacroix.net/ (« Rév. x gpm »).

Sainte Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges priez pour nous !

26.08.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,23-26. 

En ce temps-là, Jésus disait : Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous payez la dîme sur la menthe, le fenouil et le cumin, mais vous avez négligé ce qui est le plus important dans la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité. Voilà ce qu’il fallait pratiquer sans négliger le reste.
Guides aveugles ! Vous filtrez le moucheron, et vous avalez le chameau !
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous purifiez l’extérieur de la coupe et de l’assiette, mais l’intérieur est rempli de cupidité et d’intempérance !
Pharisien aveugle, purifie d’abord l’intérieur de la coupe, afin que l’extérieur aussi devienne pur.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Pierre Damien (1007-1072)

ermite puis évêque, docteur de l’Église

Opuscule 51 ; PL 145, 749s (in Pierre Damien « Du désert à l’action », coll. Les Pères dans la Foi n° 48; trad. L.-A. Lassus; Éd. Migne 1992; p. 125, rev.)

« Vous avez négligé ce qu’il y a de plus grave dans la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité »

Si tu veux cheminer correctement, avec discrétion et avec fruit sur la route de la vraie religion, tu dois être austère et rigide avec toi-même, mais paraître toujours joyeux et ouvert avec les autres, t’efforçant en ton cœur de cheminer sur les sommets de la droiture, tout en sachant t’abaisser avec bonté vers les faibles. Bref, devant le jugement de ta conscience, tu dois modérer les rigueurs de la justice, de telle sorte que tu ne sois pas dur pour les pécheurs, mais accessible au pardon et indulgent. (…) Estime ton péché dangereux et mortel ; celui des autres, nomme-le fragilité de la condition humaine. La faute que tu estimes chez toi digne d’une correction sévère, pense que, chez les autres, elle ne mérite qu’un petit coup de baguette. Ne sois pas plus juste que le juste : crains de commettre le péché, mais n’hésite pas à pardonner au pécheur. La vraie justice n’est pas celle qui précipite les âmes des frères dans le piège du désespoir (…). Il est bien dangereux le feu qui, en brûlant des buissons, menace d’embraser la maison elle-même avec l’ardeur de ses flammes. Non, celui qui épluche volontiers les défauts des autres n’évitera pas le péché, car, même s’il est mû par le zèle de la justice, tôt ou tard, il se laissera aller au dénigrement. Évidemment, si notre vie ne nous paraissait pas si brillante, celle des autres ne nous semblerait pas si laide. Et si, comme il le faudrait, nous étions pour nous des juges sévères, les fautes d’autrui ne trouveraient pas en nous des censeurs aussi rigoureux.

LECTURES :

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 2,1-8. 

Frères, vous le savez bien vous-mêmes, notre venue chez vous n’a pas été inutile.
Nous venions de souffrir et d’être outragés à Philippes, comme vous le savez ; nous avons cependant trouvé en notre Dieu pleine assurance pour vous annoncer, au prix de grandes luttes, l’Évangile de Dieu.
Et quand nous vous exhortions, ce n’était pas avec des doctrines fausses, ni des motifs impurs, ni par ruse.
En effet, pour nous confier l’Évangile, Dieu a éprouvé notre valeur, de sorte que nous parlons, non pas pour plaire aux hommes, mais à Dieu, lui qui met nos cœurs à l’épreuve.
Jamais, nous n’avons eu un mot de flatterie, vous le savez, jamais de motifs intéressés, Dieu en est témoin ;
jamais nous n’avons recherché la gloire qui vient des hommes, ni auprès de vous ni auprès d’autres personnes.
Alors que nous aurions pu nous imposer en qualité d’apôtres du Christ, au contraire, nous avons été pleins de douceur avec vous, comme une mère qui entoure de soins ses nourrissons.
Ayant pour vous une telle affection, nous aurions voulu vous donner non seulement l’Évangile de Dieu, mais jusqu’à nos propres vies, car vous nous étiez devenus très chers.

Psaume 139(138),1-3.4-6. 

Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ; 
de très loin, tu pénètres mes pensées.
Que je marche ou me repose, tu le vois, 

tous mes chemins te sont familiers.
Avant qu’un mot ne parvienne à mes lèvres, 
déjà, Seigneur, tu le sais.
Tu me devances et me poursuis, tu m’enserres, 

tu as mis la main sur moi.
Savoir prodigieux qui me dépasse, 
hauteur que je ne puis atteindre !