Blog

Que penser de la dévotion au scapulaire du Mont Carmel ? (II)

Que penser de la dévotion au scapulaire du Mont Carmel ? (II)

Beaucoup de gens aujourd’hui sont des athées en pratique. Pas des athées déclarés : ce n’est pas qu’ils croient positivement qu’il n’y a pas de Dieu, mais ils vivent comme si Dieu n’existait pas, de sorte qu’Il n’a aucune emprise sur leur vie. Pour eux, porter un scapulaire brun n’a peut-être aucun sens. 

Mais pour les vrais croyants, nous devons écouter l’appel de la Fleur du Carmel, la Vierge Marie, à écouter et à faire la volonté de Dieu. Après tout, le seul commandement que Marie a prononcé dans le Nouveau Testament est « Faites tout ce que Jésus vous dira » (Jn 2, 5). C’est cette réponse obéissante à la grâce divine, le fait de ne pas porter de vêtements particuliers, qui fait de nous des saints ; comme Marie, nous donnons notre consentement sans réserve et, par nos paroles et nos actes, nous accomplissons ce consentement jour après jour.

Cela ne veut pas dire que les symboles extérieurs sont inutiles. 

Dieu aurait pu nous racheter sans prendre chair humaine, et toute vie corporelle implique le port de vêtements. Jésus aurait pu nous sauver par un acte mental ou un simple décret, sans vivre et mourir comme vous et moi. Mais Dieu sait que nous ne sommes pas des esprits purs : nous sommes des corps animés, des esprits incarnés, et l’univers physique a de nombreuses répercussions sur nous. 

Ce que nous portons a de l’importance : cela influence notre façon de nous sentir et de nous comporter, cela communique aux autres qui nous sommes et ce à quoi nous accordons de la valeur. Vous venez à la messe dans vos « habits du dimanche », pas en maillot de bain. 

De même, le scapulaire du Mont Carmel sert de rappel personnel et de reconnaissance publique de notre mission et de notre identité. En vivant à la manière de Marie, nous revêtons notre âme de la laine de la contemplation, des fibres de coton des bonnes œuvres, des fils de soie de la parole de Dieu et des sacrements, et c’est là la meilleure formule pour notre vie et notre mort.

Alors que Jésus s’apprêtait à quitter ce monde, il nous a fait trois cadeaux d’adieu : l’Eucharistie, notre nourriture pour le voyage ; le Saint-Esprit, notre inspiration ; et sa mère Marie, qui est aussi la nôtre. Son petit habit brun est un gage de cette protection maternelle.

Extrait d’une homélie de l’archevêque de Sydney (Australie) Anthony Fisher OP, le 7 août 2025 Catholicweekly.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

21.10.2025 – SAINTE DU JOUR

Ste Laura Montoya Upegui

Sainte Laura Montoya Upegui
Vierge et fondatrice des :
« Missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte Catherine de Sienne »

Laura Montoya Upegui naît à Jericó, Antioquia (Colombie) le 26 mai 1874. Après la mort de son père pendant la guerre civile, sa mère éleva ses trois enfants dans la plus grande pauvreté. Elle devint maîtresse d’école à l’âge de 16 ans, bien qu’elle fût totalement autodidacte. 

En 1914, soutenue par Mgr Maximiliano Crespo, évêque de Santa Fe de Antioquia, elle fonda une famille religieuse : « Missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte Catherine de Sienne », une œuvre religieuse qui rompait avec les modèles traditionnels et qu’elle dirigea avec beaucoup d’énergie. 

Sa profession de maîtresse d’école la conduisit au contact de nombreuses populations à Antioquia puis au Collège de l’Immaculée à Medellin, jusqu’à ce qu’elle se sente appelée à réaliser « l’Œuvre des Indios », un travail héroïque au service des autochtones des forêts d’Amérique. 

Avec cinq de ses disciples et sa mère Doloritas Upegui, elle forma le groupe des « Missionnaires catéchistes des Indios » qui, le 5 mai, quitta Medellin pour Dabeiba en s’ouvrant une route dans la forêt. Malgré l’incompréhension et le mépris de certains responsables civils et religieux de l’époque, elle accomplit son travail d’évangélisation dans la pauvreté et au contact de la culture autochtone.

Après une vie de service, elle mourut à Medellin le 21 octobre 1949. À sa mort, sa Congrégation comptait 90 Maisons, dans trois pays, et 467 religieuses. Elles œuvrent à présent dans 19 pays en Amérique, en Afrique et en Europe. 

Elle a été béatifiée, à Rome, le 25 avril 2004, avec cinq autres Serviteurs de Dieu : le prêtre August Czartoryski; trois religieuses : María Guadalupe García Zavala, Nemesia Valle, Eusebia Palomino Yenes; une laïque, Alexandrina Maria da Costa, par saint Jean-Paul II (>>> Homélie du Pape). 

Laura Montoya Upegui a été canonisée le 12 mai 2013, par le pape François, sur la place Saint-Pierre de Rome, devenant, de ce fait, la première sainte colombienne.  

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Sainte Laura Montoya Upegui priez pour nous !

21.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,35-38. 

Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées.
Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.


Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir.
S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils !

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Ambroise (v. 340-397)

évêque de Milan et docteur de l’Église

12e sermon sur le psaume 118 ; CSEL 62, 258 (trad. Solesmes, Lectionnaire, t. 3, p. 1033 rev.)

« Pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte »

Le Dieu Verbe secoue le paresseux et réveille le dormeur. En effet, celui qui vient frapper à la porte veut toujours entrer. Mais cela dépend de nous s’il n’entre pas toujours ou s’il ne demeure pas toujours. Que ta porte soit ouverte à celui qui vient ; ouvre ton âme, élargis les capacités de ton esprit, afin de découvrir les richesses de la simplicité, les trésors de la paix, la douceur de la grâce. Dilate ton cœur ; cours à la rencontre du soleil de la lumière éternelle qui « illumine tout homme » (Jn 1,9). Il est certain que cette lumière véritable brille pour tous ; mais si quelqu’un ferme ses fenêtres, il se privera lui-même de la lumière éternelle. Donc même le Christ reste dehors, si tu fermes la porte de ton âme. Certes, il pourrait entrer, mais il ne veut pas s’introduire de force, il ne veut pas contraindre ceux qui le refusent. Issu de la Vierge, sorti de son sein, il irradie tout l’univers, afin de resplendir pour tous. Ceux qui désirent recevoir la lumière qui brille d’un éclat perpétuel lui ouvrent ; aucune nuit ne viendra l’interrompre. En effet, le soleil que nous voyons chaque jour cède la place aux ténèbres de la nuit ; mais le Soleil de justice (Ml 3,20) ne connaît pas de couchant, car la Sagesse n’est pas vaincue par le mal.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 5,12.15b.17-19.20b-21. 

Frères, nous savons que par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et que par le péché est venue la mort ; et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché.
Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute. En effet, si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.
Si, en effet, à cause d’un seul homme, par la faute d’un seul, la mort a établi son règne, combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul, régneront-ils dans la vie, ceux qui reçoivent en abondance le don de la grâce qui les rend justes.
Bref, de même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.
En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain la multitude a été rendue pécheresse, de même par l’obéissance d’un seul la multitude sera-t-elle rendue juste.
Quant à la loi de Moïse, elle est intervenue pour que se multiplie la faute ; mais là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé.
Ainsi donc, de même que le péché a établi son règne de mort, de même la grâce doit établir son règne en rendant juste pour la vie éternelle par Jésus Christ notre Seigneur.

Psaume 40(39),7-8a.8b-9.10.17. 

R/ Me voici, Seigneur : je viens faire ta volonté. (Ps 39, 8a.9a)

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, 
tu as ouvert mes oreilles ; 
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.

« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse. 
Mon Dieu, voilà ce que j’aime : 
ta loi me tient aux entrailles. »

J’annonce la justice 
dans la grande assemblée ; 
vois, je ne retiens pas mes lèvres, 
Seigneur, tu le sais.

Mais tu seras l’allégresse et la joie 
de tous ceux qui te cherchent ; 
toujours ils rediront : « Le Seigneur est grand ! » 
ceux qui aiment ton salut.

Cap Fatima – Centenaire des 1ers samedis du mois

RAPPEL

Prière pour obtenir que le Saint-Père 
approuve et recommande
la dévotion réparatrice des 1ers samedis du mois
le 10 décembre prochain,
centenaire de la demande de Notre-Dame

Le mois dernier, le cardinal Burke a appelé les fidèles à prier pendant neuf semaines, du 8 octobre au 9 décembre 2025, pour préparer l’anniversaire, le 10 décembre prochain, des cent ans de la demande de Notre-Dame concernant les premiers samedis du mois. Le but de ces prières est d’obtenir que le Saint-Père accepte d’approuver et recommander officiellement cette dévotion pour toute l’Église. (Voir lettre de liaison n° 178)

Voilà maintenant deux semaines que cette neuvaine a commencé. Pendant les sept prochaines semaines, n’oublions pas de réciter quotidiennement la prière composée par le cardinal. Le Cœur Immaculé de Marie attend notre mobilisation. 

Cap Fatima, Salve Corda et l’Alliance des 1ers samedis de Fatima

___________________________________________________

Prière quotidienne du 8 octobre au 9 décembre 2025

Ô Vierge Mère de Dieu, ma Mère très chérie, Notre Dame de Fatima et du Très Saint Rosaire, je contemple votre Cœur Douloureux et Immaculé, transpercé par tant d’épines à cause de l’ingratitude et des graves péchés de vos enfants. Je regrette profondément et à jamais la façon dont mes péchés ont offensé votre Divin Fils ainsi que vous-même, sa Mère sans péché. Le cœur humble et contrit, je voudrais réparer les offenses – grandes et petites – faites à votre Cœur par les péchés de vos enfants. 

Par l’effet de votre amour maternel, vous m’avez appris à travers votre fille, la vénérable servante de Dieu Lucie dos Santos, comment faire réparation pour les péchés au moyen de la dévotion des premiers samedis. À l’occasion du 100e anniversaire de votre apparition avec l’Enfant-Jésus à la vénérable servante de Dieu, le 10 décembre 1925, je vous promets d’observer le premier samedi du mois en faisant, de tout cœur, réparation pour les péchés, par la confession sacramentelle de mes péchés, en recevant dignement la Sainte Communion, par la récitation du Chapelet, et en restant en votre compagnie pendant quinze minutes tout en méditant sur les mystères du Rosaire. Je vous prie d’intercéder pour moi afin que ma pratique de la dévotion des premiers samedis puisse servir au salut de nombreuses âmes et à la paix dans le monde. 

Aidez-moi aussi à transmettre à d’autres votre message au sujet de la dévotion réparatrice des premiers samedis. Puisse l’Église à travers le monde entier, par obéissance envers votre conseil maternel, vous offrir cet acte d’amour, issu de cœurs humbles et contrits, en réparation sincère des péchés commis. Je donne entièrement mon cœur à votre Cœur Douloureux et Immaculé et, avec vous, je repose mon cœur pour toujours dans le Très Saint Cœur de Jésus. De tout mon cœur, j’offre cette prière à Celui qui, seul, est mon salut. Amen

Cardinal Raymond Léo Burke

Que penser de la dévotion au scapulaire du Mont Carmel ? (I)

Que penser de la dévotion au scapulaire du Mont Carmel ? (I)

En 1251, la Vierge Marie est apparue à un frère carmélite anglais, saint Simon Stock, et lui a présenté le scapulaire brun adopté par cet ordre. Elle lui a dit que les religieux, religieuses et les laïcs qui le porteraient avec dévotion échapperaient aux flammes de l’enfer, promettant d’intercéder pour que leur purgatoire éventuel prenne fin le premier samedi après leur mort.

La dévotion à Notre Dame, Fleur du Carmel, s’est développée au cours des siècles suivants et, en 1726, elle est devenue une fête de l’Église universelle.

Que penser de cette dévotion à un morceau de tissu brun, à sa couturière céleste et à ses grandes promesses ? S’agit-il d’une pensée magique, d’une superstition selon laquelle on peut tromper la mort ou les flammes de l’enfer simplement en portant un objet ? 

La première chose à noter est qu’il ne s’agit pas tant de mourir avec le scapulaire que de vivre avec ! Pour obtenir les promesses, les membres de la Confrérie du Scapulaire prient, jeûnent et vivent chastement selon leur état, imitant les vertus de Notre Dame dans la contemplation et l’action.

Nous imitons la contemplation de Marie. Selon la tradition, lorsque l’ange lui a annoncé l’Incarnation (Lc 1, 26-28), Marie était en train de contempler les Écritures. Saint Luc rapporte que Marie « s’émerveilla » et « garda précieusement dans son cœur » ce qu’elle avait entendu et vu concernant son petit enfant (Lc 2, 18, 33, 48, 51). Elle l’a accompagné tout au long de son ministère, jusqu’à la croix (Jn 2, 1-12 ; 19, 25-27 ; Lc 8, 1-3). Elle était là, priant à nouveau à l’approche de la Pentecôte (Ac 1, 14). Sa vie était consacrée à méditer ce que Dieu avait fait, ce qu’il faisait et ce qu’il ferait. Le scapulaire brun nous invite à imiter la Vierge dans son esprit contemplatif.

Nous imitons également l’action de Marie. Après avoir discerné la volonté de Dieu pour elle, Marie a donné son fiat, son grand « oui » (Lc 1, 38) – et s’est « aussitôt » mise au travail, servant sa cousine Élisabeth (Lc 1, 39, 56), chantant les louanges de Dieu (Lc 1, 46-55, etc.), voyageant avec Joseph et Jésus à Bethléem, en Égypte, à Nazareth et à Jérusalem (Lc chap. 2 ; Mt chap. 2). Elle a fait tout ce qui était humainement et religieusement requis pour son fils (Lc 2, 7, 21-52). Nous ne pouvons certes porter ou allaiter l’Enfant Jésus, mais nous pouvons nous joindre à Marie pour dire « oui » à notre mission, porter la Parole de Dieu aux autres et l’incarner dans nos vies.

Ainsi porter son scapulaire brun non seulement autour de notre corps mais aussi autour de notre âme, c’est entendre la voix de Dieu et obéir à ses commandements, à être la mère et les frères et sœurs du Christ en écoutant ses paroles et en les mettant en pratique.

Extraits d’une homélie de l’archevêque de Sydney (Australie) Anthony Fisher OP, le 7 août 2025. Catholicweekly.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie