L’incarnation des valeurs humaines nécessaires à ma vie
Un prêtre catholique allemand rapportait avoir aperçu, un jour, en place d’honneur, dans le cabinet du maréchal Hindenburg, l’image de la Sainte Vierge. Comme il ne lui avait pas caché sa surprise : « c’est, lui répondit le vieux Luthérien, que je vois en la Sainte Vierge l’incarnation des valeurs humaines nécessaires à ma vie. »
Peut-on rêver plus belle définition de ce que Marie a apporté au monde ?
A un monde livré tout entier à l’orgueil de la vie, Marie enseigne l’humilité de Bethléem. A un monde dominé par l’argent, elle rappelle la pauvreté de Nazareth. A un monde retors et menteur, elle apporte la vérité et la simplicité. A un monde chaque jour plus dur par la haine, elle redit sa leçon de douceur. A un monde impur et vain, elle offre le témoignage de sa féconde virginité. A un monde vieilli, elle apporte son éternelle jeunesse.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
La Vierge Pèlerine de Fatima voyage sur 3 continents en 2026
Il y a déjà plusieurs voyages programmés de la Vierge Pèlerine de Fatima. La Corée du Sud, où se tiendra en 2027, les Journées mondiales de la jeunesse, font partie des destinations.
L’Amérique du Sud, l’Europe et l’Asie sont, à ce jour, les continents avec des visites de la statue de la Vierge Pèlerine de Fatima confirmées pour 2026. En Europe, la vierge pèlerine visite le Portugal, l’Espagne et l’Italie ; en Amérique du Sud, elle se rend au Brésil ; en Asie, le pays visité sera la Corée du Sud, où les Journées mondiales de la jeunesse sont prévues du 3 au 8 août 2027.
Asie
L’Apostolat mondial de Fatima de Corée du Sud dynamise, entre avril et juin 2026, la visite de la statue n.º 10 en Corée du Sud. La dernière visite d’une vierge pèlerine du sanctuaire de Fatima en Corée du Sud a eu lieu en 2017. La Corée du Sud accueillera en 2027 les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), le plus grand rassemblement catholique de jeunes au monde. C’est à la fin des JMJ 2023 que le pape François, le lendemain de sa visite au sanctuaire de Fatima, à la fin de la messe d’envoi à Lisbonne, a annoncé, avec la statue vénérée dans la chapelle des apparitions, que la Corée du Sud serait le pays organisateur des JMJ de 2027.
Europe
En avril, la paroisse de Peniche, dans le diocèse de Lisbonne, est visitée par l’Image pèlerine nº 3, à l’occasion des 10 ans de la première visite de la Vierge Pèlerine. En mai, la statue nº 6 visite la paroisse de Caldas da Rainha. Entre janvier et mars, la statue n.º 6 visitera la paroisse de Nossa Senhora do Rosario de Benejuzár, dans le diocèse d’Ohriuela-Alicante, en Espagne. En février, la statue nº 6 visite deux collèges des Disciples des Cœurs de Jésus et de Marie, à Madrid, en Espagne. En avril et juin, la statue nº 7 visite la paroisse de San Ildefonso, à Talavera de la Reina, dans le cadre des noces d’or de la paroisse de San Ildefonso, à Tolède, en Espagne.
De février à octobre, le Mouvement Ecclésial Famiglia del Cuore Immacolato di Maria organise des périples, dans plusieurs diocèses d’Italie, de la statue nº 4, la même qui, dans une pause de ces visites, sera en juillet dans une paroisse de la région de Molise et, en septembre, dans la région des Abruzzes. Dans le cadre d’une mission populaire mariale, l’Apostolat mondial de Fatima en Italie promeut La présence de la statut n.º 5, en avril et juin, à Milan, en Italie. À partir d’avril, la statut nº 8 visite, dans le même pays, les paroisses de Valsassina et de Seano.
Amérique du Sud
Au Brésil, le diocèse de Campos dos Goytacazes a protégé la présence de la vierge pèlerine nº 9 à Rio de Janeiro, au Brésil, pour célébrer les 25 ans de la Communauté Mariana Aliança Eterna (l’Apostolat Mondial de Fatima au Brésil) et aussi les 25 ans de l’Administration Apostolique São João Maria Vianney.
Au cours de l’année 2026, d’autres voyages de la statue de la Vierge Pèlerine vers d’autres pays et continents pourraient être confirmés.
Sainte Françoise De Sales (Léonie Aviat) Fondatrice des Sœurs
« Oblates de Saint-François de Sales »
Léonie Aviat naît à Sézanne, en Champagne (F), le 16 septembre 1844.
Elle est baptisée dès le lendemain. Toute jeune, elle entre comme pensionnaire à la Visitation de Troyes, gouvernée alors par la Vénérable Mère Marie de Sales Chappuis.
L’aumônier du Monastère, l’Abbé Louis Brisson, la prépare à sa Première Communion qu’elle fait avec ferveur, le 2 juillet 1856.
Léonie devient une élève qui se distingue non seulement par ses qualités naturelles, mais aussi par une foi ardente et une solide piété. Elle connaît de bonne heure le secret de l’abandon à la Volonté divine, secret que le Sauveur lui révèle plus intimement encore par l’entremise de la Vénérable Mère Marie de Sales Chappuis qui lui dit à sa sortie du pensionnat : « Dieu sait arranger toutes choses ; laissez-Le agir ; mettez-Le dans vos intérêts et faites toujours sa divine Volonté. » Profondément touchée par ces paroles, elle y conformera sa vie tout entière avec une inébranlable fidélité.
Léonie désire vivement être religieuse. Pour mieux étudier sa vocation, elle revient au Monastère de Troyes faire une retraite sous la direction de la Vénérable Mère Chappuis. Pendant ces jours de grâces, elle comprend que Dieu l’a choisie pour être le premier plant de vigne que le Père Brisson est appelé à enraciner dans le champ du Père de famille, pour répandre l’esprit de saint François de Sales dans le monde, par l’éducation et la protection de la jeunesse. Léonie répond aussitôt à l’appel divin, sans considérer les incertitudes et les difficultés de ce chemin inconnu. Dès lors, elle se donne généreusement à la mission d’apostolat qui va lui être confiée.
Le 30 octobre 1868, elle reçoit l’habit de la nouvelle Congrégation des « Oblates de Saint-François de Sales », des mains de Monseigneur Mermillod, évêque de Genève, et le 11 octobre 1871, elle fait sa Profession religieuse en présence de Monseigneur de Ségur, qui préside la cérémonie.
Nommée Supérieure Générale de l’Institut naissant, elle exerce cette charge pendant six ans ; puis elle est nommée supérieure du Pensionnat, à Paris, et est réélue Supérieure Générale, en 1893. Elle gouverne alors la Congrégation sans interruption jusqu’à sa mort avec une sagesse et une prudence remarquables. Elle donne en même temps les plus beaux exemples d’humilité, de charité et d’oubli total d’elle-même. Toujours docile à suivre les indications de la Providence, par sa fidélité au mouvement de la grâce, elle coopère au rapide développement de l’Institut qui étend ses rameaux d’abord dans plusieurs villes de France par l’établissement d’œuvres ouvrières et de maisons d’éducation, puis en Suisse, en Italie, en Autriche, en Angleterre, en Amérique, et jusque dans l’Afrique australe, dans les Missions du Fleuve Orange.
La persécution religieuse qui frappe les Communautés en France est une douloureuse épreuve qu’elle accepte avec la force d’âme et la générosité qui la caractérisent. D’Italie où elle a dû s’exiler, Mère Françoise de Sales continue à répandre par sa douceur, sa mansuétude, la paix dans tous les cœurs, et à les gagner à la confiance en Dieu. Attentive à se perfectionner chaque jour selon l’esprit de son Institut, elle adhère de plus en plus aux Vouloirs divins. Une courte maladie, dont elle supporte les vives souffrances avec une admirable patience, la conduit bientôt aux portes du tombeau.
Elle reçoit les derniers sacrements avec une piété et une foi ardente, et retourne paisiblement à Dieu, le 10 janvier 1914, à Pérouse (Italie), dans la sérénité et l’abandon à Dieu, fidèle jusqu’à son dernier souffle à sa résolution de profession : « M’oublier entièrement».
Elle laisse à ses filles cette consigne très salésienne : « Travaillons à faire le bonheur des autres ».
Françoise De Sales (Léonie Aviat) a été béatifiée le 27 septembre 1992 et canonisée le 25 novembre 2001, à Rome, par saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).
Sources principales : oblates-de-saint-francois-de-sales ; vatican.va (« Rév. x gpm »).
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,22-30.
En ce temps-là, Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait. Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l’eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser. En effet, Jean n’avait pas encore été mis en prison. Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de purification. Ils allèrent trouver Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! » Jean répondit : « Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui. Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite. Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)
abbesse bénédictine et docteur de l’Église
Le Livre des Œuvres divines, chap. 6 (in “Hildegarde de Bingen, Prophète et docteur pour le troisième millénaire” ; trad. P. Dumoulin ; Éditions des Béatitudes ; 2012 ; p. 219-220 ; rev.)
« Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel » (Jn 3,27)
Dans l’humilité, mon soutien, la création s’épanouit sur l’ordre de Dieu. En cette humilité, Dieu se penche vers moi pour donner à nouveau le bonheur aux feuilles mortes – les hommes – qui sont tombées, un bonheur qui inspire toutes ses volontés : il les avait pétries avec la terre, et, après leur chute, il les relève. Dieu a réalisé toutes ses œuvres dans l’amour, l’humilité et la paix, afin que l’homme appréciât l’humilité et saisît également la paix pour ne pas sombrer avec celui qui, dès le début, tourne ces vertus en dérision. Ces vertus ne sont pas plus séparées de la divinité que la racine de l’arbre : Dieu, qui est amour, conserve son humilité en toutes ses œuvres et dans tous ses jugements. Amour et humilité descendirent sur terre avec le Fils de Dieu, et c’est encore eux qui l’accompagnèrent, quand il rejoignit le ciel. L’amour brûle dans l’ardeur des cieux comme la pourpre, et l’humilité, dans la candeur de la droiture, écarte toute souillure de la terre. L’amour est l’ornement des œuvres de Dieu, telle la pierre précieuse sertie sur une bague. L’humilité s’est manifestée et révélée dans l’humanité du Fils de Dieu, elle a jailli de la pure Étoile de la Mer, Marie. (…) L’humilité ne détient rien, elle maintient tout au sein de l’amour. C’est en son sein que Dieu se penche vers la terre, et c’est par l’humilité qu’il rassemble les vertus.
LECTURES :
Première lettre de saint Jean 5,14-21.
Bien-aimés, voici l’assurance que nous avons auprès de Dieu : si nous faisons une demande selon sa volonté, il nous écoute. Et puisque nous savons qu’il nous écoute en toutes nos demandes, nous savons aussi que nous obtenons ce que nous lui avons demandé.
Si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui n’entraîne pas la mort, il demandera, et Dieu lui donnera la vie, – cela vaut pour ceux dont le péché n’entraîne pas la mort. Il y a un péché qui entraîne la mort, ce n’est pas pour celui-là que je dis de prier.
Toute conduite injuste est péché, mais tout péché n’entraîne pas la mort. Nous le savons : ceux qui sont nés de Dieu ne commettent pas de péché ; le Fils engendré par Dieu les protège et le Mauvais ne peut pas les atteindre.
Nous savons que nous sommes de Dieu, alors que le monde entier est au pouvoir du Mauvais. Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu nous donner l’intelligence pour que nous connaissions Celui qui est vrai ; et nous sommes en Celui qui est vrai, en son Fils Jésus Christ. C’est lui qui est le Dieu vrai, et la vie éternelle. Petits enfants, gardez-vous des idoles.
Psaume 149(148),1-2.3-4.5-6a.9b.
R/ Le Seigneur aime son peuple ! (Ps 149, 4a)
Chantez au Seigneur un chant nouveau, louez-le dans l’assemblée de ses fidèles ! En Israël, joie pour son créateur ; dans Sion, allégresse pour son Roi !
Dansez à la louange de son nom, jouez pour lui, tambourins et cithares ! Car le Seigneur aime son peuple, il donne aux humbles l’éclat de la victoire.
Que les fidèles exultent, glorieux, criant leur joie à l’heure du triomphe. Qu’ils proclament les éloges de Dieu, c’est la fierté de ses fidèles.