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09.07.2025 – SAINTS DU JOUR

Saint Jean de Cologne
Prêtre o.p. et dix-huit religieux
« Martyrs de Gorcum »
(† 07 juillet 1572)

Jean est né à Cologne, en Allemagne, vers 1500. Prêtre o.p., il sera curé à la paroisse de Hoornaar, en Hollande, pendant la persécution calviniste.

À compter de 1572 le calvinisme et le luthérianisme se répandent en Europe. S’en suivit la querelle des deux doctrines au sujet de l’eucharistie et une conquête progressive des territoires par les Calvinistes. En juin 1572, ils mettent sous arrêt tous les prêtres catholiques dans le but de les contraindre à renier leur foi dans l’eucharistie ainsi que la primauté du pape.

Jean ayant appris ces arrestations, se déguisa dans le but de rendre visite à ces prêtres afin de leur apporter l’eucharistie. Il leur donna la communion mais il fut repéré et arrêté.

Au même moment, une lettre du Prince d’Orange intima les Calvinistes de ne pas molester les prêtres et les religieux. Néanmoins, Lumney, le commandant des insurgés, ordonna de les pendre après leur avoir infligés de graves sévices et mutilations.

Le 9 juillet 1572, Jean et dix-huit prêtres et religieux, qui refusaient de rejeter le dogme de la présence réelle dans l’Eucharistie et la primauté du Pape, furent mis à mort par les Calvinistes à Brielle, sur la Meuse, dans l’île de Voovre (Hollande du Sud), la plupart venaient de la ville voisine de Gorcum. 

Martyrologe Romain : À Brielle sur la Meuse dans les Pays-Bas, en 1572, la passion des saintsmartyrs Nicolas Pieck, prêtre, et ses compagnons: Jérôme de WeertThéodoric van der EernNicaise de HeezeWillehad du DanemarkGodefroid Coart de MelverenAntoine de HoornaertAntoine de Weert et François de Roye, prêtres franciscains; Pierre van der Slagmolen d’Assche et Corneille de Wijk-bij-Dourstede, religieux franciscains; Jean Lenaerts, chanoine régulier de Saint-Augustin, Jean de Cologne, prêtre dominicain; Adrien de HilvarenbeckJacques Lacops, prêtres prémontrés; Léonard VechelNicolas PoppelGodefroid van DuynenAndré Wouters, prêtres, dix franciscains et huit du clergé diocésain ou religieux de Gorcum. 

Pour avoir défendu la doctrine catholique sur la présence du Christ dans l’Eucharistie et l’autorité de l’Église romaine, ils furent soumis par les calvinistes à toute sorte d’outrages et de tourments, enfin étranglés par pendaison, achevant ainsi leur combat.

Source principale : dominicains.ca/. (« Rév. x gpm »).

Saint Jean de Cologne et compagnons martyrs priez pour nous !

09.07.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,1-7. 

En ce temps-là, Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, nommé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ;
Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ;
Simon le Zélote et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra.


Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains.
« Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Benoît XVI

pape de 2005 à 2013

Audience générale du 10/5/06 (trad. DC 2360, p. 554 © Libreria Editrice Vaticana; rev.)

« Il en institua douze »

Le Seigneur avait commencé en convoquant les Douze, à travers lesquels était représenté le futur Peuple de Dieu. Dans la fidélité au mandat reçu par le Seigneur, les Douze, après son Ascension, associent progressivement d’autres personnes aux fonctions qui leur sont confiées, afin qu’elles poursuivent leur ministère. (…) Telle est la voie par laquelle continuera ce ministère qui, ensuite, en commençant par la seconde génération, s’appellera ministère épiscopal, le ministère des évêques. (…) Ainsi la succession de la fonction épiscopale se présente comme la continuité du ministère apostolique, garantie de la persévérance dans la Tradition apostolique. Le lien entre le collège des évêques et la communauté originelle des apôtres est tout d’abord compris dans l’optique de la continuité historique. Comme nous l’avons vu, aux Douze est tout d’abord associés Matthieu, puis Paul, puis Barnabé, puis d’autres, jusqu’à la formation du ministère de l’Évêque. (…) Et dans la continuité de la succession se trouve la garantie de la persévérance dans la communauté ecclésiale, du collège apostolique rassemblé autour de lui par le Christ. Mais cette continuité est entendue également au sens spirituel, car la succession apostolique dans le ministère est considérée comme le lieu privilégié de l’action et de la transmission de l’Esprit Saint. Un clair écho de ces convictions se trouve, par exemple, dans le texte suivant d’Irénée de Lyon : « La tradition des Apôtres, manifeste dans le monde entier, se montre dans chaque Église à tous ceux qui veulent voir la vérité et nous pouvons énumérer les Évêques établis par les Apôtres dans les Églises et leurs successeurs jusqu’à nous. (Les Apôtres) voulurent, en effet, que soient absolument parfaits et irrépréhensibles en toute chose ceux qu’ils laissaient comme leurs successeurs, en leur transmettant leur mission d’enseignement. ».

LECTURES :

Livre de la Genèse 41,55-57.42,5-7a.17-24a. 

En ces jours-là, tout le pays d’Égypte souffrit de la faim, et le peuple, à grands cris, réclama du pain à Pharaon. Mais Pharaon dit à tous les Égyptiens : « Allez trouver Joseph, et faites ce qu’il vous dira. »
La famine s’étendait à tout le pays. Alors Joseph ouvrit toutes les réserves et vendit du blé aux Égyptiens, tandis que la famine s’aggravait encore dans le pays.
De partout on vint en Égypte pour acheter du blé à Joseph, car la famine s’aggravait partout.
Les fils d’Israël, c’est-à-dire de Jacob, parmi beaucoup d’autres gens, vinrent donc pour acheter du blé, car la famine sévissait au pays de Canaan.
C’était Joseph qui organisait la vente du blé pour tout le peuple du pays, car il avait pleins pouvoirs dans le pays. En arrivant, les frères de Joseph se prosternèrent devant lui, face contre terre.
Dès qu’il les vit, il les reconnut, mais il se comporta comme un étranger à leur égard et il leur parla avec dureté.
Il les retint au poste de garde pendant trois jours.
Le troisième jour, il leur dit : « Faites ce que je vais vous dire, et vous resterez en vie, car je crains Dieu.
Si vous êtes de bonne foi, que l’un d’entre vous reste prisonnier au poste de garde. Vous autres, partez en emportant ce qu’il faut de blé pour éviter la famine à votre clan.
Puis vous m’amènerez votre plus jeune frère : ainsi vos paroles seront vérifiées, et vous ne serez pas mis à mort. » Ils acceptèrent,
et ils se disaient l’un à l’autre : « Hélas ! nous sommes coupables envers Joseph notre frère : nous avons vu dans quelle détresse il se trouvait quand il nous suppliait, et nous ne l’avons pas écouté. C’est pourquoi nous sommes maintenant dans une telle détresse. »
Roubène, alors, prit la parole : « Je vous l’avais bien dit : “Ne commettez pas ce crime contre notre jeune frère !” Mais vous ne m’avez pas écouté, et maintenant il faut répondre de son sang. »
Comme il y avait un interprète, ils ne se rendaient pas compte que Joseph les comprenait.
Alors Joseph se retira pour pleurer.

Abraham Bloemaert, Joseph et ses frères, 1595-1600

Psaume 33(32),2-3.10-11.18-19. 

R/ Que ton amour, Seigneur, soit sur nous, comme notre espoir est en toi ! (Ps 32, 22)

Rendez grâce au Seigneur sur la cithare, 
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.
Chantez-lui le cantique nouveau, 
de tout votre art soutenez l’ovation.

Le Seigneur a déjoué les plans des nations, 
anéanti les projets des peuples.
Le plan du Seigneur demeure pour toujours, 
les projets de son cœur subsistent d’âge en âge.

Dieu veille sur ceux qui le craignent, 
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort, 
les garder en vie aux jours de famine.

Notre Dame de Kazan, « Libératrice de la Russie »

Notre Dame de Kazan, « Libératrice de la Russie »

L’icône miraculeuse de la Mère de Dieu de Kazan a ce regard triste des Vierges russes qui serrent tendrement l’Enfant Jésus contre elles. Recouverte auparavant d’une oklad – carapace d’or ou d’argent – et ornée de pierreries de grand prix, elle avait réputation de rendre la vue aux aveugles qui lui offraient, reconnaissants, de pures émeraudes.

On connaît son histoire depuis le grand incendie qui détruisit une partie de la ville de Kazan en 1579. L’icône est découverte cette année-là sous les décombres d’une maison brûlée, par une fillette de dix ans, à qui la Vierge était apparue à plusieurs reprises en lui donnant l’ordre de chercher en cet endroit. Elle est ensuite vénérée comme la « Libératrice de Russie », l’étendard des victoires contre les Suédois ou contre Napoléon.

Le dernier acte politique du Tzar Nicolas II, en 1918, est de lui consacrer son Empire. Il est arrêté quelques jours après et, sur l’ordre de Trotski, exécuté ainsi que toute sa famille. L’icône de Kazan disparaît alors dans les horreurs de la Révolution russe.

Beaucoup pensaient  qu’elle avait été brûlée dans les grands autodafés d’icônes et d’images saintes de cette période, mais en 1965, on apprit qu’elle était  en vente chez un grand antiquaire de New-York, sans son oklad et très abîmée. Le prix demandé, de 500 000 $, est fabuleux pour l’époque et le gouvernement soviétique est sur les rangs, mais les Russes de la diaspora la rachètent et la font restaurer. Elle est placée à Fatima, en raison des prophéties prononcées là-bas en faveur de la Russie, à la Domus Pacis, dans une chambre blindée de la chapelle qui lui est dédiée.

Offerte à Jean-Paul II lors d’une de ses visites sur place, celui-ci charge son légat, le Cardinal Walter Kasper, Président du Conseil Pontifical pour l’Unité des Chrétiens, de la remettre aux Russes le 28 août 2004, en la fête de la Dormition de la Vierge, lors d’une longue cérémonie dans le cadre grandiose de la Cathédrale de la Dormition du Kremlin.

A cette occasion, le Patriarche Alexis II remercie le Pape « de tout cœur » pour « cet événement qui est une contribution commune pour dépasser les conséquences négatives d’une histoire du XXe siècle marquée par une persécution sans précédent contre la foi au Christ ».

D’après AFALE Magazine, n° 293, septembre 2004

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

08.07.2025 – SAINTS DU JOUR

Saints Aquilas (ou Aquila) et Priscilla
Époux exemplaires
(† Ier s.)

« Saluez Prisca et Aquilas, mes coopérateurs dans le Christ Jésus ; pour me sauver la vie ils ont risqué leur tête, et je ne suis pas seul à leur devoir de la gratitude : c’est le cas de toutes les Églises de la gentilité ; saluez aussi l’Église qui se réunit chez eux » (Rm 16, 3-5). 

Quel extraordinaire éloge des deux conjoints dans ces paroles ! Et c’est l’apôtre Paul lui-même qui le fait. Il reconnaît explicitement en eux deux véritables et importants collaborateurs de son apostolat. La référence au fait d’avoir risqué la vie pour lui est probablement liée à des interventions en sa faveur au cours d’un de ses emprisonnements, peut-être à Éphèse même (cf. Ac 19, 23; 1 Co 15, 32; 2 Co 1, 8-9). À sa grande gratitude, Paul associe celle de toutes les églises des gentils. L’expression peut paraître quelque peu excessive ! Mais cela laisse entrevoir combien leur rayon d’action a été vaste, ainsi, en tous cas que leur influence en faveur de l’Évangile. 

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Aquilas et Priscille, époux

Encore plus >>> Homélies de Saint Jean Chrysostome sur Priscille et Aquila   

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Saints Aquilas et Priscilla priez pour nous !

08.07.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,32-38. 

En ce temps-là, voici qu’on présenta à Jésus un possédé qui était sourd-muet.
Lorsque le démon eut été expulsé, le sourd-muet se mit à parler. Les foules furent dans l’admiration, et elles disaient : « Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël ! »
Mais les pharisiens disaient : « C’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. »
Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger.


Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean-Paul II (1920-2005)

pape

Message pour la 38ème Journée de prière pour les vocations, 06/05/2001 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Priez le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers »

Père saint, source intarissable de l’existence et de l’amour, qui montres dans l’homme vivant la splendeur de ta gloire, et qui déposes dans son cœur la semence de ton appel, fais que personne, par notre négligence, n’ignore ou ne perde ce don, mais que tous puissent marcher avec grande générosité vers la réalisation de ton Amour. Seigneur Jésus, qui durant ton pèlerinage sur les routes de la Palestine, as choisi et appelé les apôtres et leur as confié la tâche de prêcher l’Évangile, de paître les fidèles, de célébrer le culte divin, fais que, aujourd’hui aussi, ton Église ne manque pas de prêtres saints qui portent à tous les fruits de ta mort et de ta résurrection. Esprit Saint, toi qui sanctifies l’Église avec l’effusion constante de tes dons, mets dans le cœur des appelé(e)s à la vie consacrée une passion intime et forte pour le Règne, afin qu’avec un « oui » généreux et inconditionné ils mettent leur existence au service de l’Évangile. Vierge très Sainte, toi qui sans hésiter t’es offerte toi-même au Tout-Puissant pour la réalisation de son dessein de salut, suscite la confiance dans le cœur des jeunes afin qu’il y ait toujours des pasteurs zélés, qui guident le peuple chrétien sur la voie de la vie, et des âmes consacrées capables de témoigner par la chasteté, la pauvreté et l’obéissance, de la présence libératrice de ton Fils ressuscité. Amen.

LECTURES :

Livre de la Genèse 32,23-32. 

Cette nuit-là, Jacob se leva, il prit ses deux femmes, ses deux servantes, ses onze enfants, et passa le gué du Yabboq.
Il leur fit passer le torrent et fit aussi passer ce qui lui appartenait.
Jacob resta seul. Or, quelqu’un lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore.
L’homme, voyant qu’il ne pouvait rien contre lui, le frappa au creux de la hanche, et la hanche de Jacob se démit pendant ce combat.
L’homme dit : « Lâche-moi, car l’aurore s’est levée. » Jacob répondit : « Je ne te lâcherai que si tu me bénis. »
L’homme demanda : « Quel est ton nom ? » Il répondit : « Jacob. »
Il reprit : « Ton nom ne sera plus Jacob, mais Israël (c’est-à-dire : Dieu lutte), parce que tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu l’as emporté. »
Jacob demanda : « Fais-moi connaître ton nom, je t’en prie. » Mais il répondit : « Pourquoi me demandes-tu mon nom ? » Et là il le bénit.
Jacob appela ce lieu Penouël (c’est-à-dire : Face de Dieu), « car, disait-il, j’ai vu Dieu face à face, et j’ai eu la vie sauve. »
Au lever du soleil, il passa le torrent à Penouël. Il resta boiteux de la hanche.

Le combat de Jacob et l’Ange Fresque d’Eugène Delacroix Eglise saint Sulpice Paris

Psaume 17(16),1.2-3ab.6-7.8.15. 

R/ Seigneur, par ta justice, je verrai ta face. 

Seigneur, écoute la justice ! 
Entends ma plainte, accueille ma prière :
mes lèvres ne mentent pas.
De ta face, me viendra la sentence : 

tes yeux verront où est le droit.
Tu sondes mon cœur, tu me visites la nuit,
tu m’éprouves, sans rien trouver.
Je t’appelle, toi, le Dieu qui répond : 

écoute-moi, entends ce que je dis.
Montre les merveilles de ta grâce, 
toi qui libères de l’agresseur 
ceux qui se réfugient sous ta droite.
Garde-moi comme la prunelle de l’œil ; 

à l’ombre de tes ailes, cache-moi,
Et moi, par ta justice, je verrai ta face : 
au réveil, je me rassasierai de ton visage.