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22.07.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,1.11-18. 

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.
Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. »

Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.


Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Bernard (1091-1153)

moine cistercien et docteur de l’Église

Sermon 74 sur le Cantique, 4-6 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche O31 ; trad. Orval ; © 1971 Abbaye d’Orval)

Heureux celui qui est visité par le Verbe !

« Supportez de moi un peu de folie » (2 Co 11,1). J’avoue – et je le dis en toute simplicité ‒ que le Verbe m’a visité, et même très souvent. Mais bien qu’il soit entré fréquemment en moi, je n’ai jamais, en aucun temps, ressenti le moment de sa venue. J’ai senti qu’il était présent ; je me souviens qu’il a été avec moi ; j’ai quelquefois même pu pressentir qu’il viendrait ; mais je n’ai jamais senti sa venue ou son départ. Comment est-il venu ou parti ? Je ne sais. Ce n’est pas par les yeux qu’il entre, car il n’a ni forme ni couleur que nous puissions discerner ; ce n’est pas par les oreilles, car sa venue ne produit aucun son ; sa présence ne peut-être reconnue non plus par le toucher, car il est insaisissable. Par où est-il donc venu ? Faut-il croire qu’il n’est pas entré du tout puisqu’il ne vient pas du dehors ? Il n’est pas, en effet, du nombre des choses extérieures. Mais d’autre part il ne saurait venir du dedans de moi, puisqu’il est bon et qu’en moi, je le sais, il n’y a rien de bon. Je suis monté jusqu’à la cime de moi-même, et j’ai vu que le Verbe résidait plus haut encore. Explorant curieux, je suis descendu au plus bas de mon être, et il se trouvait encore plus bas. Lorsque j’ai tourné mes regards vers le dehors ; j’ai découvert qu’il était au-delà de tout ce qui m’est extérieur ; puis je me suis retourné vers le dedans, et il était encore plus à l’intérieur. J’ai reconnu enfin la vérité de ces mots que j’avais lu dans l’Écriture : « En lui nous vivons, en lui nous avons le mouvement et l’être » (Ac 17,28). Heureux celui en qui est le Verbe, qui vit pour lui et qui est mû par lui !

LECTURES :

Cantique des cantiques 3,1-4a. 

Paroles de la bien-aimée.
Sur mon lit, la nuit, j’ai cherché ce que mon âme désire ; je l’ai cherché ; je ne l’ai pas trouvé.
Oui, je me lèverai, je tournerai dans la ville, par les rues et les places : je chercherai ce que mon âme désire ; je l’ai cherché ; je ne l’ai pas trouvé.
Ils m’ont trouvée, les gardes, eux qui tournent dans la ville : « Ce que mon âme désire, l’auriez-vous vu ? »
À peine les avais-je dépassés, j’ai trouvé ce que mon âme désire : je l’ai saisi et ne le lâcherai pas.

Psaume 63(62),2.3-4.5-6.8-9. 

R/ Mon âme a soif de toi, Seigneur mon Dieu ! (Ps 62, 2b)

Dieu, tu es mon Dieu, 
je te cherche dès l’aube : 
mon âme a soif de toi ; 
après toi languit ma chair, 
terre aride, altérée, sans eau.

Je t’ai contemplé au sanctuaire, 
j’ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie : 
tu seras la louange de mes lèvres !

Toute ma vie je vais te bénir, 
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ; 
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.

Oui, tu es venu à mon secours : 
je crie de joie à l’ombre de tes ailes.
Mon âme s’attache à toi, 
ta main droite me soutient.

Le rôle de la Vierge Marie dans les credo de Nicée et des Apôtres

Le rôle de la Vierge Marie dans les credo de Nicée et des Apôtres

Un credo est un document historique, qui cite donc des noms : Il fait référence à des personnages historiques réels, non seulement Jésus, mais aussi sa mère, Marie, et même l’homme qui a condamné Jésus à mort, Ponce Pilate.

Marie est entrée dans le Credo en recevant volontairement la Parole. Elle a conçu, nous dit le Credo des Apôtres, « par la puissance de l’Esprit Saint ». Elle a été le seul être humain impliqué dans la conception de Jésus. Ainsi, même dans le récit le plus succinct de l’histoire du salut, elle doit être nommée, car le salut a reposé sur son consentement.

La présence de Marie dans le Credo nous rappelle notre liberté et notre dignité. Dieu ne contraint pas Marie ; il ne nous contraindra jamais non plus. Il ne lui impose pas sa volonté, mais attend son oui.

Nous nommons Marie dans le Credo parce qu’elle est le modèle de la vie parfaite dans l’alliance avec Dieu. Son obéissance est intelligente et son intelligence obéissante. Elle ose interroger l’ange, non pas parce qu’elle doute de lui, mais parce qu’elle veut comprendre le plan de Dieu.

Chaque credo qui invoque Marie la nomme par un titre : « la Vierge ». Sa virginité est en effet essentielle à l’histoire. Mais son invocation dans le Credo a une signification encore plus grande. En effet, dans le monde antique, la virginité était considérée comme une condition honteuse – quelque chose à déplorer (voir Juges 11, 37-38). La valeur d’une femme se mesurait à sa relation avec un homme : son père, son mari ou ses fils. Une vierge était une femme sans le soutien ou la protection d’un homme – et donc, typiquement, une personne vulnérable et appauvrie.

Avec la venue du Christ, ces valeurs ont été bouleversées. Désormais, les pauvres sont bénis, de même que les affamés et les persécutés (Luc 6,20-22) ; et la vierge est appelée bienheureuse par toutes les générations (Luc 1,48). Dans la nouvelle alliance, la virginité est une condition d’honneur et non de honte (voir 1 Corinthiens 7), et elle fait partie de la vocation de beaucoup de personnes.

De plus, la « Vierge » est reconnue comme étant l’accomplissement de l’oracle du prophète Isaïe : « Voici qu’une vierge concevra et enfantera un fils, et son nom sera appelé Emmanuel (ce qui signifie Dieu avec nous) » (Matthieu 1,23 ; Isaïe 7,14). La virginité de Marie, annoncée dans l’ancienne alliance, devient un témoignage indiscutable de la qualité de Messie de Jésus.

Scott Hahn, le 8 mai 2025

www.angelusnews.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

21.07.2025 – SAINT DU JOUR

St Laurent de Brindisi

Saint Laurent de Brindisi
Capucin et docteur de l’Église

Lorenzo (dans le siècle : Giulio Cesare) da Brindisi, prédicateur et théologien de la trempe de saint Antoine de Padoue et de saint Bonaventure, eut une féconde activité apostolique. Parlant plusieurs langues, dont l’hébreu, il fut professeur de théologie et d’Écriture Sainte. Il construisit une synthèse doctrinale puissante, comme ses contemporains jésuites, Pierre Canisius et Robert Bellarmin. On conserve de lui 840 homélies, dont 84 sur la Vierge Marie, et des commentaires sur 35 000 textes bibliques. Cela lui valut d’être déclaré Docteur de l’Église en 1959 par saint Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli, 1958-1963).

Laurent naît à Brindisi le 22 juillet 1559, ville portuaire faisant le trait d’union entre le monde oriental et le monde romain. On lui donne comme prénom Jules-César. Âgé de dix ans, il perd son père et entre à 16 ans chez les capucins de Vérone. 

Le 24 mars 1576, à 19 ans, il fait profession, prenant le nom de Laurent, comme le fameux diacre martyr. La réforme capucine, avec son retour aux sources, est alors en pleine expansion. Lancée en 1526, par Mathieu de Basci, Louis et Raphaël de Fossombrone, cette réforme compte déjà 5000 frères, après 50 ans. Elle en comptera bientôt 17 000, en son premier siècle d’existence, 32 000 en deux siècles. On envoie étudier Laurent à Padoue, ville universitaire. Doué d’une mémoire prodigieuse, il s’applique aux sciences sacrées, devenant maître en exégèse et en patrologie. Son originalité est de devenir un étonnant polyglotte, maîtrisant sept langues : latin, grec, syriaque, hébreu, italien, allemand et français. 

Ordonné prêtre le 18 décembre 1582, Laurent est employé au ministère de la prédication pour lequel il montre de remarquables dispositions. Très éloquent, il évangélise l’Italie, l’Allemagne et d’autres pays. Grégoire XIII (Ugo Boncompagni, 1572-1585) l’appelle à Rome et le charge des relations avec les Juifs de la ville. Laurent se prépare à cette mission par la prière, l’étude et la réflexion. Il parle si bien l’hébreu, qu’on l’invite à prêcher dans les synagogues. Durant trois ans, il prêche tous les samedis, jours de Sabbat, aux Juifs de Rome. Ses succès sont si retentissants à Rome qu’un autre Pape l’envoie prêcher aux Juifs des principales villes d’Italie.

En 1599, Laurent est envoyé en Autriche et en Bohême, avec onze confrères capucins, pour œuvrer à la Réforme catholique. À cette occasion, Laurent implante son Ordre à Prague, Vienne et Gratz. Le Saint-Siège lui confie des missions diplomatiques. Nonce apostolique à Prague il réconcilie entre eux plusieurs souverains, prévenant ainsi de désastreuses guerres civiles. Il est également Nonce en d’autres pays, dont l’Allemagne et les territoires de la future Tchécoslovaquie, luttant contre les hérésies, au risque de sa vie. 

En 1611, il sauve l’Italie d’une invasion de 80 000 Turcs, en prêchant jusque sur les champs de bataille. Il exerce toutes les charges de son Ordre, y compris celle de Ministre général, visitant les couvents et incitant à l’observance de la Règle. À ses frères il recommande l’obéissance et l’humilité. Il veut aussi qu’on soit sobre dans les constructions des maisons et des églises. 

Voici en bref son itinéraire :
1583-1586 : Professeur de théologie et de Bible à Venise 
1586-1588 : Supérieur et maître des novices 
1590-1592 : Ministre provincial en Toscane 
1596-1602 : Membre du définitoire général 
1602-1605 : Ministre général, à 43 ans. 

Il est au Portugal quand il meurt de dysenterie, le 22 juillet 1619, à l’âge de 60 ans, après 45 ans de vie religieuse. 

Lorenzo da Brindisi a été béatifié en 1783 par Pie VI (Giovanni Angelo Braschi, 1775-1799) et canonisé, en 1881, par Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903). 

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI : 
>>> Saint Laurent de Brindisi

Source principale : ofmqc.ca/fra/franciscains/ (« Rév. x gpm »).

Saint Laurent de Brindisi priez pour nous !

21.07.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 12,38-42. 

En ce temps-là, quelques-uns des scribes et des pharisiens adressèrent la parole à Jésus : « Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi. »
Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas.
En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits.

Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.


Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450)

évêque de Ravenne, docteur de l’Église

Sermon 3 ; PL 52, 303 ; CCL 24, 211 (trad. Thèmes et figures, DDB 1984, p. 117)

Le signe de Jonas

      Voilà que la fuite du prophète Jonas loin de Dieu (Jon 1,3) se change en image prophétique, et ce qui est présenté comme un naufrage tragique devient le signe de la résurrection du Seigneur. Le texte même de l’histoire de Jonas nous montre bien comment celui-ci réalise pleinement l’image du Sauveur. Il est écrit que Jonas « s’enfuit loin de la face de Dieu ». Pour prendre la condition et le visage de l’homme, le Seigneur n’a-t-il pas lui-même fui la condition et l’aspect de la divinité ? Ainsi le dit l’apôtre Paul : « Lui, qui était de condition divine, n’a pas revendiqué son droit d’être l’égal de Dieu, mais il se dépouilla lui-même, prenant la condition de serviteur » (Ph 2,6-7). Celui qui est Seigneur a revêtu la condition de serviteur ; pour passer inaperçu dans le monde, pour être victorieux du démon, il s’est fui lui-même dans l’homme… Dieu est partout : il est impossible de le fuir ; pour « s’enfuir loin de la face de Dieu », non dans un lieu mais en quelque sorte par l’aspect, le Christ s’est réfugié dans le visage de notre servitude totalement assumée.       Le texte poursuit : « Jonas descendit à Joppé pour s’enfuir à Tarsis. » Celui qui descend, le voici : « Personne n’est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel » (Jn 3,13). Le Seigneur est descendu du ciel vers la terre, Dieu est descendu vers l’homme, la toute-puissance est descendue vers notre servitude. Mais Jonas qui descendait vers le navire a dû y monter pour voyager ; ainsi le Christ, descendu dans ce monde, est monté, par ses vertus et ses miracles, dans le navire de son Église.

LECTURES :

Livre de l’Exode 14,5-18. 

En ces jours-là, on annonça au roi d’Égypte, que le peuple d’Israël s’était enfui. Alors Pharaon et ses serviteurs changèrent de sentiment envers ce peuple. Ils dirent : « Qu’avons-nous fait en laissant partir Israël : il ne sera plus à notre service ! »
Pharaon fit atteler son char et rassembler ses troupes ;
il prit six cents chars d’élite et tous les chars de l’Égypte, chacun avec son équipage.
Le Seigneur fit en sorte que s’obstine Pharaon, roi d’Égypte, qui se lança à la poursuite des fils d’Israël, tandis que ceux-ci avançaient librement.
Les Égyptiens, tous les chevaux, les chars de Pharaon, ses guerriers et son armée, les poursuivirent et les rejoignirent alors qu’ils campaient au bord de la mer, près de Pi-Hahiroth, en face de Baal-Sefone.
Comme Pharaon approchait, les fils d’Israël regardèrent et, voyant les Égyptiens lancés à leur poursuite, ils eurent très peur, et ils crièrent vers le Seigneur.
Ils dirent à Moïse : « L’Égypte manquait-elle de tombeaux, pour que tu nous aies emmenés mourir dans le désert ? Quel mauvais service tu nous as rendu en nous faisant sortir d’Égypte !
C’est bien là ce que nous te disions en Égypte : “Ne t’occupe pas de nous, laisse-nous servir les Égyptiens. Il vaut mieux les servir que de mourir dans le désert !” »
Moïse répondit au peuple : « N’ayez pas peur ! Tenez bon ! Vous allez voir aujourd’hui ce que le Seigneur va faire pour vous sauver ! Car, ces Égyptiens que vous voyez aujourd’hui, vous ne les verrez plus jamais.
Le Seigneur combattra pour vous, et vous, vous n’aurez rien à faire. »
Le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi crier vers moi ? Ordonne aux fils d’Israël de se mettre en route !
Toi, lève ton bâton, étends le bras sur la mer, fends-la en deux, et que les fils d’Israël entrent au milieu de la mer à pied sec.
Et moi, je ferai en sorte que les Égyptiens s’obstinent : ils y entreront derrière eux ; je me glorifierai aux dépens de Pharaon et de toute son armée, de ses chars et de ses guerriers.
Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur, quand je me serai glorifié aux dépens de Pharaon, de ses chars et de ses guerriers. »

Livre de l’Exode 15,1.2.3-4a.4b-5.6. 

R/ Chantons pour le Seigneur ! éclatante est sa gloire ! (Ex 15, 1b)

Je chanterai pour le Seigneur ! 
Éclatante est sa gloire : 
il a jeté dans la mer 
cheval et cavalier !

Ma force et mon chant, c’est le Seigneur :
il est pour moi le salut. 
Il est mon Dieu, je le célèbre ; 
j’exalte le Dieu de mon père.

Le Seigneur est le guerrier des combats ; 
son nom est « Le Seigneur ».
Les chars du Pharaon et ses armées, 
il les lance dans la mer.

L’élite de leurs chefs a sombré dans la mer Rouge.
L’abîme les recouvre : 
ils descendent, comme la pierre, 
au fond des eaux.

Ta droite, Seigneur, 
magnifique en sa force, 
ta droite, Seigneur, 
écrase l’ennemi.

20.07.2025 – Messe à la cathédrale d’Albano – Le Pape invite à profiter de l’été pour se recueillir et partager avec les autres

Le Pape invite à profiter de l’été pour se recueillir et partager avec les autres

Ce dimanche 20 juillet, le Pape a présidé la messe dans la cathédrale d’Albano, non loin de Castel Gandolfo. Dans son homélie, Léon XIV met en évidence combien l’écoute et le service sont «deux dimensions jumelles de l’accueil». Il souligne qu’une culture de la paix naît de la solidarité et du partage, et note l’importance du silence et de la prière qui sont «des signes prophétiques pour notre temps». 

Marie Duhamel – Cité du Vatican

Arrivé il y a trois semaines à Castel Gandolfo, le Pape a choisi de célébré la messe de ce 16èmedimanche du Temps Ordinaire dans la cathédrale d’Albano. Léon XIV est arrivé à la cathédrale à pied, en marchant depuis la résidence potificale où il loge depuis le 6 juillet. Des fidèles nombreux ont convergé tôt ce matin vers la cathédrale pour assister à la célébration eucharistique.

«Comme vous le savez, je devais arriver le 12 mai, mais l’Esprit Saint en a décidé autrement. Je suis vraiment heureux et, avec cette fraternité, cette joie chrétienne, je vous salue tous ici présents», a déclaré le Pape au début de la célébration. Le 12 mai, en la solennité du saint patron du diocèse, saint Pancrace, aurait dû avoir lieu la prise de possession du cardinal-évêque d’Albano, qui n’a jamais eu lieu en raison de l’élection du cardinal Prevost au Siège de Pierre le 8 mai. À cette occasion, une plaque d’argent portant ses armoiries avait été commandée, l’objet lui a été remis aujourd’hui par deux jeunes membres du diocèse sur la place de l’église, avant la célébration eucharistique.

Une copie de la Vierge de la Rotonde, une ancienne icône de la Vierge à l’Enfant de style byzantin très chère à la dévotion de la ville d’Albano, domine le presbytère pendant la messe concélébrée par environ 80 prêtres travaillant dans le diocèse. Les principaux concélébrants étaient le cardinal Michael Czerny, préfet du dicastère pour le Service du Développement humain intégral, l’évêque d’Albano, Mgr Vincenzo Viva et le père Manuel Dorantes, directeur du village Laudato sì’.

Service et écoute, deux dimensions jumelles de l’accueil

Dans son homélie, le Pape a commenté la première lecture (cf. Gn 18, 1-10) et l’Evangile de ce dimanche (Lc 10, 38-42) qui tout deux parlent d’hospitalité, de service et d’écoute.

La première lecture du livre de la Genèse raconte la visite de Dieu à Abraham, «en la personne de trois hommes» qui arrivent sous sa tente «à l’heure la plus chaude de la journée». Abraham reconnait en eux la présence divine, il court vers eux, se prosterne et les prie de s’arrêter. Le Pape souligne la beauté de l’accueil réservé par le «maître de maison». Avec cette attitude hospitalière, l’atmosphère a changé, note le pape, «le calme de l’après-midi est rempli de gestes d’amour» de la part d’Abraham, de sa femme Sara et de leurs serviteurs. C’est dans ce contexte que Dieu leur annonce la nouvelle qu’ils attendaient au coupe âgé: ils auront un fils. Cette rencontre incite à réfléchir à la manière dont Dieu a choisi la voie de l’hospitalité pour entrer dans la vie d’Abraham et de Sara. «Ils reçoivent la promesse d’une vie nouvelle et d’une descendance», relate Léon XIV.

Se réserver des moments de silence

L’Évangile de ce dimanche, parle de la même manière d’agir de Dieu, bien que dans des circonstances différentes. Jésus vient cette fois en tant qu’invité et non comme étranger chez Marthe et Marie. L’atmosphère est festive. Les deux sœurs, souligne Léon XIV réagissent de manières différentes: Marthe l’accueille avec mille attentions, elle s’affaire tandis que Marie s’assoit à ses pieds pour l’écouter. Alors que Marthe se plaint car elle aimerait de l’aide, Jésus l’invite à «apprécier la valeur de l’écoute».

Il serait toutefois erroné, insiste le Pape, de voir ces deux attitudes comme opposées l’une à l’autre, tout comme de faire des comparaisons entre les deux femmes. «Le service et l’écoute sont en effet deux dimensions jumelles de l’accueil», qui ouvrent à la présence du Seigneur.

Si Léon juge important de vivre la foi «dans la concrétisation de l’action et dans la fidélité à ses devoirs», selon l’état et la vocation de chacun, il estime «fondamental» de le faire en partant de la méditation de la Parole et de l’attention à l’Esprit. Il invite ainsi à cette fin de réserver des moments de silence et de prière «où, en faisant taire les bruits et les distractions, nous nous recueillons devant Lui et nous faisons l’unité en nous».

Léon XIV affirme que «c’est une dimension de la vie chrétienne que nous avons particulièrement besoin de retrouver aujourd’hui, à la fois comme valeur personnelle et communautaire que comme signe prophétique pour notre temps». Le Pape souligne que l’été est un moment «providentiel» pour aller dans ce sens et expérimenter la beauté de notre intimité avec Dieu et comment elle peut nous aider à être plus ouverts aux autres, plus accueillants.

Partager avec l’autre, promouvoir une culture de paix

L’été offrant souvent plus de temps libre et le Pape invite ainsi à en faire bon usage, à en «profiter» en laissant derrière soi «le tourbillon des engagements et des préoccupations», pour «savourer» quelques instants de calme et de recueillement et passer du temps avec les autres, en leur rendant visite. On expérimente, dit-il, la joie de se voir, de pouvoir prendre soins les uns des autres, de s’écouter et de «s’offrir mutuellement compréhension et conseils».

Léon XIV invite à passer à l’acte «avec courage», car cette démarche permet à chacun de se sentir aimés, or, tous en ont besoin. En outre, ce faisant, «nous promouvrons, dans la solidarité et le partage de la foi et de la vie, une culture de paix, en aidant aussi ceux qui nous entourent à surmonter les fractures et les hostilités et à construire la communion, poursuit le Pape, entre les personnes, entre les peuples, entre les religions».

Notant qu’il n’est pas toujours facile de «se comprendre quand on a des opinions différentes, pour se pardonner quand on se trompe, de s’entraider quand on est malade, et de se soutenir quand on est triste», le Pape reconnaissant que service et écoute exigent des efforts, un engagement, une capacité de renoncement et des sacrifices, mais, souligne-t-il, «c’est seulement ainsi, grâce à ces efforts, que l’on construit quelque chose de bon dans la vie ; c’est seulement ainsi que des relations authentiques et solides naissent et se développent entre les personnes, et que le Royaume de Dieu grandit, se répand et se fait présent, à partir d’en bas, à partir du quotidien».

Le Pape rappelle que saint Augustin, dans l’un de ses discours, réfléchissant sur l’épisode de Marthe et Marie – symboles de deux vies, présente et future, dans le labeur et le repos, temporaire et éternel – a commenté que «la fatigue passera et le repos viendra ; mais on n’arrivera au repos que par la fatigue». D’où l’invitation à «concilier» dans les jours «contemplation et action», «repos et fatigue», «silence et travail», avec «sagesse et équilibre»,en gardant toujours comme «critère de jugement» la charité de Jésus, comme «lumière» sa Parole et comme «source de force» sa grâce, qui soutient «au-delà de nos propres possibilités», conclue-t-il.

Avant la bénédiction finale, le Pape a remis à l’évêque d’Albano une chasuble en signe de proximité avec l’église diocésaine, en remerciant le prélat et son peuple.

Source : VATICANNEWS, le 20 juillet 2025