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15.01.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,40-45. 

En ce temps-là, un lépreux vint auprès de Jésus ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. »
Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. »
À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié.

Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt
en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. »
Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Paschase Radbert (?-v. 849)

moine bénédictin

Commentaire sur l’évangile de Matthieu, 5, 8; CCM 56 A, 475-476 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 243)

« Je le veux, sois purifié »

Le Seigneur guérit chaque jour l’âme de tout homme qui l’implore, l’adore pieusement et proclame avec foi ces paroles : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier », et cela quel que soit le nombre de ses fautes. « Car celui qui croit du fond du cœur devient juste » (Rm 10,10). Il nous faut donc adresser à Dieu nos demandes en toute confiance, sans mettre nullement en doute sa puissance… C’est la raison pour laquelle le Seigneur répond aussitôt au lépreux qui le supplie : « Je le veux ». Car, à peine le pécheur commence-t-il à prier avec foi, que la main du Seigneur se met à soigner la lèpre de son âme… Ce lépreux nous donne un très bon conseil sur la façon de prier. Il ne met pas en doute la volonté du Seigneur, comme s’il refusait de croire en sa bonté. Mais, conscient de la gravité de ses fautes, il ne veut pas présumer de cette volonté. En disant que le Seigneur, s’il le veut, peut le purifier, il affirme que ce pouvoir appartient au Seigneur, en même temps qu’il affirme sa foi… Si la foi est faible, elle doit d’abord être fortifiée. C’est alors seulement qu’elle révélera toute sa puissance pour obtenir la guérison de l’âme et du corps. L’apôtre Pierre parle sans aucun doute de cette foi quand il dit : « Il a purifié leurs cœurs par la foi » (Ac 15,9)… La foi pure, vécue dans l’amour, maintenue par la persévérance, patiente dans l’attente, humble dans son affirmation, ferme dans sa confiance, pleine de respect dans sa prière et de sagesse dans ce qu’elle demande, est certaine d’entendre en toute circonstance cette parole du Seigneur : « Je le veux ».

LECTURES :

Premier livre de Samuel 4,1b-11. 

En ces jours-là, Israël sortit pour aller combattre les Philistins. Israël campa près d’Ébène-Ézèr, tandis que les Philistins étaient campés à Apheq.
Les Philistins se déployèrent contre Israël, et le combat s’engagea. Dans cette bataille rangée en rase campagne, Israël fut battu par les Philistins, qui tuèrent environ quatre mille hommes,
et le peuple revint au camp. Les anciens d’Israël dirent alors : « Pourquoi le Seigneur nous a-t-il fait battre aujourd’hui par les Philistins ? Allons prendre à Silo l’arche de l’Alliance du Seigneur ; qu’elle vienne au milieu de nous, et qu’elle nous sauve de la main de nos ennemis. »
Le peuple envoya des gens à Silo ; ils en rapportèrent l’arche de l’Alliance du Seigneur des armées qui siège sur les Kéroubim. Les deux fils du prêtre Éli, Hofni et Pinhas, étaient là auprès de l’arche de Dieu.
Quand l’Arche arriva au camp, tout Israël poussa une grande ovation qui fit résonner la terre.
Les Philistins entendirent le bruit et dirent : « Que signifie cette grande ovation dans le camp des Hébreux ? » Ils comprirent alors que l’arche du Seigneur était arrivée dans le camp.
Alors ils eurent peur, car ils se disaient : « Dieu est arrivé au camp des Hébreux. » Puis ils dirent : « Malheur à nous ! Les choses ont bien changé depuis hier.
Malheur à nous ! Qui nous délivrera de la main de ces dieux puissants ? Ce sont eux qui ont frappé les Égyptiens de toutes sortes de calamités dans le désert.
Soyez forts, Philistins, soyez des hommes courageux, pour ne pas être asservis aux Hébreux comme ils vous ont été asservis : soyez courageux et combattez ! »
Les Philistins livrèrent bataille, Israël fut battu et chacun s’enfuit à ses tentes. Ce fut un très grand désastre : en Israël trente mille soldats tombèrent.
L’arche de Dieu fut prise, et les deux fils d’Éli, Hofni et Pinhas, moururent.

Psaume 44(43),10-11.14-15.24-25. 

R/ Sauve-nous, Seigneur, par ton amour. (Ps 43, 27b)

Maintenant, tu nous humilies, tu nous rejettes, 
tu ne sors plus avec nos armées.
Tu nous fais plier devant l’adversaire, 
et nos ennemis emportent le butin.

Tu nous exposes aux sarcasmes des voisins, 
aux rires, aux moqueries de l’entourage.
Tu fais de nous la fable des nations ; 
les étrangers haussent les épaules.

Réveille-toi ! Pourquoi dors-tu, Seigneur ? 
Lève-toi ! Ne nous rejette pas pour toujours.
Pourquoi détourner ta face, 
oublier notre malheur, notre misère ?

Saint John Henry Newman : Marie, cause de notre  salut (II)

Saint John Henry Newman : Marie, cause de notre  salut (II)

Maintenant que nous avons vu les racines bibliques de la participation active de Marie à l’acte de rédemption du Christ (1), nous pouvons mieux comprendre pourquoi les premiers Chrétiens avaient tant à dire sur qui elle était. Trois des premiers écrivains chrétiens présentent Marie comme la seconde Ève : Tertullien, saint Justin Martyr et Irénée. Tout comme Ève a joué un rôle actif en incitant Adam à manger le fruit défendu, Marie a également joué un rôle actif dans l’œuvre de rédemption de Jésus.

John Henry Newman note  que ces trois Pères de l’Église « ne parlent pas de la Sainte Vierge simplement comme de l’instrument physique de l’incarnation de notre Seigneur, mais comme d’une cause intelligente et responsable de celle-ci » (Difficulties Felt by Anglicans, vol. 2, 35). Concernant Irénée, Newman  écrit qu’il « représente saint Jean [l’apôtre], car [Irénée] avait été formé par le martyr saint Polycarpe, qui était un proche collaborateur de saint Jean, ainsi que d’autres apôtres ». Pour Irénée, Ève était « la cause de la mort tant pour elle-même que pour toute la race humaine », tandis que Marie était « la cause du salut ».

Analysons ce que Newman entendait par cette phrase. Il  écrit : « Aussi généreuse que [Marie] soit envers ses amis, elle ne considérerait pas comme un ami, mais comme un traître, celui qui la préférerait à [son fils Jésus] ». Marie est comme l’étoile du matin, qui ne brille pas pour elle-même, ni à partir d’elle-même, mais qui est le reflet de son Rédempteur et du nôtre, et qui le glorifie. 

Newman ne veut pas non plus dire que Marie est l’égale de Jésus. Pour lui , Jésus est Dieu ; il existe donc un fossé infini entre lui et Marie. Cependant, Jésus aime tellement sa mère qu’il veut que nous l’aimions et l’honorions aussi. C’est pourquoi Jésus est si réceptif à ses prières et à son intercession. Marie mérite tous les honneurs que l’Église catholique lui a accordés, car cela convient à celle qui est véritablement la Mère de Dieu.

La Bible aurait pu dire que Dieu écraserait le diable par le seul intermédiaire de son fils unique. Mais elle ne dit pas cela. Au contraire, du début à la fin, la mission de Jésus et sa victoire sur Satan ont inclus la participation active de Marie.

Diacre Paul Maxey, 29 octobre 2025

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

14.01.2026 – SAINTE DU JOUR

Ste Ninon († IVe siècle)

Sainte Ninon 

Jeune chrétienne emmenée en captivité en Géorgie (Caucase) vers 337, elle commença la conversion du pays.

Les Églises d’Orient la fête aujourd’hui. L’Église en Occident en fait mémoire aujourd’hui également et la célèbre le 15 décembre. Nous connaissons sa vie par l’écrivain ecclésiastique Rufin qui donna quelques détails sur la conversion de l’Ibérie, région intérieure de l’actuelle Géorgie.

Une jeune captive chrétienne, dont on ignore le pays d’origine, devenue esclave à la cour royale de Mzekhéta, non loin de Tbilissi, garde toute sa foi auprès du roi Mirian. Plus que sa grande beauté, c’est son inlassable charité qui la fait aimer et respecter. Ayant obtenu par ses prières la guérison d’un enfant, elle est appelée auprès de la reine Nana qui se meurt. Elle lui rend la santé. Quand le roi veut la récompenser, elle lui dit préférer sa conversion. Le roi en laisse d’abord le soin à sa femme. À quelque temps de là, il demandera à l’archevêque de Constantinople de lui envoyer un évêque pour évangéliser le royaume.

Sainte Ninon se retire dans la région de Bobdé où, dès le 4e siècle, fut construite une cathédrale. À Mzekhéta un petit oratoire rappelle aujourd’hui encore ce baptême de la Géorgie.

Sainte Ninon priez pour nous !