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12.09.2026 – SAINTE DU JOUR

Sainte Catherine de Gênes
Veuve 
Patronne de Gênes 

Commémorée le 15 septembre (dies natalis) par le Martyrologe Romain et le 12 septembre par le Diocèse de Gênes et par l’Église locale.

Caterina Fieschi, fille d’un vice-roi de Naples, naît à Gênes le 5 avril 1447. Sa famille, féconde en grands hommes, avait donné à l’Église deux papes, neuf cardinaux et deux archevêques. Dès l’âge de huit ans, conduite par l’Esprit de Dieu, elle se mit à pratiquer de rudes mortifications ; elle dormait sur une paillasse, avec un morceau de bois pour oreiller ; mais elle avait soin de cacher ses pénitences. Elle pleurait toutes les fois qu’elle levait les yeux sur une image de Marie tenant Jésus mort dans ses bras.

Malgré son vif désir du cloître, elle se vit obligée d’entrer dans l’état du mariage, où Dieu allait la préparer par de terribles épreuves à une vie d’une incroyable sainteté. Après cinq ans d’abandon, de mépris et de froideur de la part de son mari, après cinq ans de peines intérieures sans consolation, elle fut tout à coup éclairée de manière définitive sur la vanité du monde et sur les joies ineffables de l’amour divin : « Plus de monde, plus de péché » s’écria-t-elle. Jésus lui apparut alors chargé de sa croix, et couvert de sang de la tête aux pieds : « Vois, ma fille, lui dit-il, tout ce sang a été répandu au calvaire pour l’amour de toi, en expiation de tes fautes ! » La vue de cet excès d’amour alluma en Catherine une haine profonde contre elle-même : « Ô amour ! Je ne pécherai plus » s’écria-t-elle. 

Trois jours après, elle fit sa confession générale avec larmes, et désormais elle communia tous les jours. L’Eucharistie devint la nourriture de son corps et de son âme, et pendant vingt-trois ans il lui fut impossible de prendre autre chose que la Sainte Communion ; elle buvait seulement chaque jour un verre d’eau mêlée de vinaigre et de sel, pour modérer le feu qui la dévorait, et, malgré cette abstinence, elle jouissait d’une forte santé.

À l’abstinence continuelle se joignaient de grandes mortifications ; jamais de paroles inutiles, peu de sommeil ; tous les jours six à sept heures de prière à genoux ; jamais Catherine ne se départit de ces règles ; elle était surtout si détachée d’elle-même, qu’elle en vint à n’avoir plus de désir et à se trouver dans une parfaite indifférence pour ce qui n’était pas Dieu. 

Ses trois maximes principales étaient de ne jamais dire : Je veux, je ne veux pas, mien, tien, de ne jamais s’excuser, de se diriger en tout par ces mots : Que la Volonté de Dieu soit faite ! Elle eut la consolation de voir son époux revenir à Dieu, dans les derniers jours de sa vie, et de l’assister à sa mort. À partir de ce moment, Catherine se donna tout entière au soin des malades, et y pratiqua les actes les plus héroïques jusqu’au jour de son départ pour les demeures éternelles : le 15 septembre 1510 à Gênes.

Catherine de Gênes a été béatifiée le 6 avril 1675 par le pape Clément X (Emilio Altieri, 1670-1676) et canonisée, le 23 avril 1737, par le pape Clément XII (Lorenzo Corsini, 1730-1740).

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Catherine de Gênes

Source principale : Evangelizo.org (« Rév. x gpm »).

Sainte Catherine de Gênes priez pour nous !

12.09.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,43-49. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : «Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit.
Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces.
L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur.
Et pourquoi m’appelez-vous en disant : “Seigneur ! Seigneur !” et ne faites-vous pas ce que je dis ?

Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble.
Il ressemble à celui qui construit une maison. Il a creusé très profond et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l’inondation, le torrent s’est précipité sur cette maison, mais il n’a pas pu l’ébranler parce qu’elle était bien construite.

Mais celui qui a écouté et n’a pas mis en pratique ressemble à celui qui a construit sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s’est précipité sur elle, et aussitôt elle s’est effondrée ; la destruction de cette maison a été complète. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301)

moniale bénédictine

Le Héraut, Livre III, SC 143 (Œuvres spirituelles, trad. P. Doyère, éd. du Cerf, 1968, p. 137, 139, rev.)

N’avoir pour désir que la volonté de Dieu

Par le texte d’Isaïe : « Tu rendras gloire à Dieu, en ne suivant pas tes voies » (cf. Is 51,17) Gertrude comprit que celui qui, réfléchissant au préalable sur ce qu’il va faire ou dire et voyant que cela n’est d’aucune utilité, réfrène son attrait, en retire un triple profit. Premièrement, (…) il lui est donné de trouver en Dieu de plus suaves délices. Deuxièmement, les pensées malfaisantes auront moins de prise sur lui (…). Troisièmement, dans la vie éternelle, le Fils de Dieu lui accordera une plus abondante participation aux fruits de cette éminente sainteté de vie qui lui fit faire face avec une noblesse imposante à toute tentation et en triompher glorieusement. (…) Par le texte : « Voici, sa récompense est avec lui » (cf. Is 40,10), elle comprit comment le Seigneur, dans son amour, est lui-même la récompense de ses élus, se prodiguant avec tant de douceur que l’âme qui l’aime peut dire en toute vérité avoir été par l’effet d’une extrême bonté, récompensée bien au-delà de tout mérite. « Et son œuvre est devant lui » (ibid.) signifie que s’étant entièrement remise à la divine Providence et n’ayant pour désir, en toute action, que la volonté de Dieu, Dieu lui accorde d’être déjà comme parfaite devant lui. (…) Elle comprit que quiconque, faisant sincèrement pénitence de tout ce qu’il aurait commis ou omis, se disposerait d’un cœur droit à obéir aux préceptes de Dieu, serait en toute vérité sanctifié devant Dieu. (…) Par ce texte : « Chantez au Seigneur un cantique nouveau »(cf. Is 42,10), elle comprit que celui-là chante au Seigneur un cantique nouveau qui met dans son chant l’élan d’un don intérieur ; car, par là même que lui est venue de Dieu cette grâce de tourner vers lui son élan, l’acte nouveau qui en résulte sera agréable à Dieu.

LECTURES :

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,14-22. 

Mes bien-aimés, fuyez le culte des idoles.
Je vous parle comme à des personnes raisonnables ; jugez vous-mêmes de ce que je dis.
La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ?
Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain.
Voyez ce qui se passe chez les Israélites : ceux qui mangent les victimes offertes sur l’autel de Dieu, ne sont-ils pas en communion avec lui ?
Je ne prétends pas que la viande offerte aux idoles ou que les idoles elles-mêmes représentent quoi que ce soit.
Mais je dis que les sacrifices des païens sont offerts aux démons, et non à Dieu, et je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons.
Vous ne pouvez pas boire à la coupe du Seigneur et en même temps à celle des démons ; vous ne pouvez pas prendre part à la table du Seigneur et en même temps à celle des démons.
Voulons-nous provoquer l’ardeur jalouse du Seigneur ? Sommes-nous plus forts que lui ?

Psaume 116(115),12-13.17-18. 

R/ Seigneur, je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce. (Ps 115, 17a)

Comment rendrai-je au Seigneur 
tout le bien qu’il m’a fait ?
J’élèverai la coupe du salut, 
j’invoquerai le nom du Seigneur.

Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, 
j’invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur, 
oui, devant tout son peuple.

La Vierge Marie discute avec un agriculteur incrédule en 1886

La Vierge Marie discute avec un agriculteur incrédule en 1886

Le 11 septembre 1886, vers neuf heures du matin, au hameau du Cuchet, à Besse-en-Oisans (Isère, diocèse de Grenoble), François Hustache, agriculteur, rentre des champs où il vient de moissonner. Parvenu près de sa maison, il fit une rencontre :

« Je vis une femme assise près de là, et, en la voyant, elle ne me semblait pas une femme ordinaire. Ceci me donna une grande frayeur et je m’en retournais, mais elle m’appela en disant :

– Approchez-vous. Je ne suis pas ici pour vous épouvanter. Je m’approchais et je lui dis que je voulais aller boire. Elle me demanda s’il n’y avait personne dans le hameau et où était l’eau. Je lui répondis :

– Non, il n’y a personne, et l’eau est assez loin.

– Reposez-vous un moment, vous irez boire tout à l’heure. Vous portez un bâton. Avez-vous mal à la jambe ?

– Oui, madame, il y a deux ans que j’ai mal et ça ne veut pas se guérir.

– J’ai entendu dire qu’il se fait des miracles à La Salette ; n’y êtes-vous jamais allé ?

– Non madame, pour La Salette, je n’y crois pas.

– Il faut avoir la foi, car sans la foi nous ne pouvons être sauvés. J’ai entendu dire que votre prêtre a une grande foi pour La Salette ; il doit y être allé avec un grand nombre de ses paroissiens.

– Pour moi, je ne crois pas que la Sainte Vierge soit apparue à La Salette.

– Je vois que partout où je vais, je n’entends que jurements et autres choses ; je crois que le Bon Dieu sera forcé de punir son peuple sans tarder. Vous autres, dans les montagnes, vous devez avoir encore un peu de foi…

– Le Bon Dieu fera bien ce qu’il voudra de nous ; il ne nous a pas créés pour nous perdre.

– Ah ! mon ami, si nous ne faisons rien pour nous sauver, Dieu ne nous sauvera pas tout seul. Nous devrions bien le prier, car au moment où nous sommes, on a besoin de prière. Les personnes pieuses et tous les bons chrétiens devraient redoubler de ferveur, car on voit la jeunesse corrompue abandonner la prière, et, dans les écoles, on instruit les enfants sans religion. Je crois que le Bon Dieu punira les pères et mères de famille qui sont la cause de ce mal…

– Il faudrait que Dieu nous fasse de grands miracles pour nous faire croire tout ce que l’on dit des apparitions de la Sainte Vierge et autre chose, car il y a bien des incrédules, moi pour le premier.

– Ah ! mon ami, j’ai toujours entendu dire que Dieu ne faisait des miracles que très rarement, il veut éprouver son peuple par la foi et la confiance en Lui.”

Je la vis debout devant moi et toute changée, car, auparavant, elle avait une robe bleue et un bonnet blanc tout simple et ne se faisait pas connaître. Elle avait maintenant une belle robe blanche très brillante et une couronne sur la tête aussi brillante. Elle était si belle que la frayeur m’a pris ; je voulus me lever, mais je n’ai pu me tenir debout. Je me suis assis. J’ai vu sur la couronne : “Je suis la Reine du Ciel et de la Terre.” » 

D’après le Dictionnaire des Apparitions du P. René Laurentin – Fayard 2006

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

11.09.2026 – SAINT DU JOUR

St Jean-Gabriel Perboyre

Saint Jean-Gabriel Perboyre
Prêtre de la Congrégation de la Mission
Martyr en Chine
(1802-1840) 

Jean-Gabriel Perboyre naît à Mongesty, près de Cahors, dans la France méridionale, le 6 janvier 1802. Il est l’aîné d’une famille de paysans assez aisés dont six des huit enfants entreront en religion. 

On le destinait à reprendre la ferme, mais il accompagne son frère Louis, âgé de neuf ans, qui doit continuer ses études à Montauban, afin de l’aider à s’acclimater à la vie du pensionnat. L’école avait été fondée et est dirigée par son oncle Jacques, lazariste, qui avait traversé la tourmente révolutionnaire comme prêtre réfractaire. Devant ses aptitudes, on lui demande de rester aussi au pensionnat. 

À la fin de ses études, il suit une mission prêchée par un lazariste et il entre dans la Compagnie de la Mission en 1818. Justement son oncle vient de créer un séminaire, car il n’y en avait plus depuis la Révolution ; Jean-Gabriel est son premier élève. 
Il prononce ses vœux en 1820 et en 1823, avant même d’être ordonné, il est nommé professeur à Montdidier, près d’Amiens, où il réussit très bien auprès des jeunes, créant un comité de classe, organisant la visite des pauvres. 

Il est ordonné prêtre en 1826 à la Rue du Bac. On l’envoie alors à Saint-Flour dans le Cantal comme professeur de théologie, où il réussit si bien que son évêque le demande comme directeur du Séminaire. Notons qu’il avait suivi les idées de La Mennais sur l’éducation, mais quand celui-ci est condamné (1832), il s’incline. Il est nommé en 1832 assistant du Directeur du Séminaire interne de Paris, c’est le noviciat des Lazaristes. C’est l’époque où l’on ramène les reliques du bienheureux François-Régis, martyrisé en Chine. Cela fait naître en lui le désir de le suivre sur cette voie, d’autant plus que son frère Louis est mort avant d’arriver en Chine. 

En 1835, on accepte enfin de le laisser partir pour la Chine. (Le médecin qui s’y était opposé revient sur son verdict…après une nuit blanche!). Son long et pénible voyage dure de mars 1835 à la mi-août 1836, où il arrive à son Poste dans la Province du Ho Nan. Il accomplit plusieurs missions sur ce territoire très vaste. L’année suivante il est Curé dans la Province du Hou Péi. 

En 1839, il est livré par un catéchumène. Il subit plusieurs séances de torture qui font de lui un être pantelant, mais il refuse de piétiner la croix. Ses bourreaux sont impressionnés par sa politesse et son calme. Condamné, il doit attendre encore longtemps la confirmation du verdict par l’Empereur. Il meurt par strangulation sur un gibet en forme de croix, le vendredi après-midi 11 septembre 1840. Les chrétiens réussissent par un subterfuge à prendre son corps et l’enterrent à côté du bienheureux François-Régis qui avait été martyrisé 20 ans auparavant. 

Jean-Gabriel Perboyre a été béatifie le 10 novembre 1889 par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) et canonisé, à Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), le 2 juin 1996.

Pour un approfondissement biographique :
>>> Jean-Gabriel Perboyre

Sources principales : abbaye-saint-benoit.ch ; vatican.va  (« Rév. x gpm »).

Saint Jean-Gabriel Perboyre priez pour nous !