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20.03.2026 – MESSE À LOURDES
20.03.2026 – Prédication de Carême du père Roberto Pasolini O.F.M. Cap. (3/4)
3e méditation du Carême: la mission chrétienne naît d’une vie transformée par l’Évangile
Dans sa troisième méditation de Carême consacrée à la mission, inspirée de l’expérience de saint François d’Assise, le prédicateur de la Maison pontificale, en présence du Pape dans la salle Paul VI, a invité à redécouvrir que l’annonce de l’Évangile ne repose pas d’abord sur les paroles, mais sur «une vie transformée par le Christ», ouverte à la rencontre et au dialogue avec les autres.
Moriba Camara, S.J. – Cité du Vatican
Après avoir médité sur la conversion (première méditation) et la fraternité (seconde méditation), cette troisième méditation du Carême voulu comme un parcours spirituel conduit à «la mission», présentée par le père Roberto Pasolini, prédicateur de la Maison pontificale comme «un accomplissement». «La conversion et la fraternité ne sont pas une fin en soi: elles trouvent leur accomplissement dans la mission», a-t-il souligné. Évoquant l’exemple du “pauvre d’Assise”, il a rappelé que «ce que François a reçu – une sensibilité transformée, la joie de ses frères et sœurs, la découverte d’un Dieu qui aime en se dépouillant de lui-même – ne peut être gardé pour soi, mais est appelé à rayonner et à toucher la vie des autres». La mission apparaît ainsi comme un mouvement intérieur qui se prolonge vers autrui, vers le frère, enraciné dans l’expérience de Dieu.

Témoigner avant de parler
«Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la Parole de vie, […] nous vous l’annonçons aussi, afin que vous soyez en communion avec nous» (1 Jean 1, 1-3). Au cœur de la méditation du père Pasolini se trouve une conviction forte, celle de la primauté du témoignage sur la parole.
«D’abord vient la communion à la vie, ensuite l’annonce du salut. D’abord vient la contemplation de la Parole, ensuite la parole qui témoigne de sa présence. On ne peut véritablement parler de ce qui n’a pas encore pris racine en soi», rappelle le frère capucin. Dans cette perspective, «l’Évangile n’est pas communiqué comme une simple nouvelle, “un message à transmettre”; il est donné comme une vie qui se construit peu à peu». Saint François met en garde contre une annonce superficielle: «C’est une grande honte pour nous, serviteurs de Dieu, que les saints aient accompli des œuvres, et que nous souhaitions recevoir gloire et honneur en nous contentant de les raconter.» (Exhortation VI, 3 ; FF 154).
Ainsi, annoncer le Christ signifie se laisser transformer par la présence du Christ lui-même, «engendrer le Christ ne signifie pas parler en bien de lui ni convaincre autrui par des paroles éloquentes. Cela signifie laisser sa présence transformer véritablement notre vie, au point de devenir visible aux yeux des autres».
Se laisser accueillir avant d’annoncer
Le père Pasolini a insisté également sur une dimension essentielle de l’évangélisation, celle du «savoir recevoir avant de donner». Rappelant les recommandations d’envoi des frères en mission de François, inspiré de celle du Christ «Allez, mes bien-aimés, deux par deux, dans les différentes parties du monde et proclamez la paix et la pénitence pour le pardon des péchés; soyez patients dans la persécution, confiants que le Seigneur accomplira son plan et tiendra ses promesses. Répondez humblement à ceux qui vous interrogent, bénissez ceux qui vous persécutent, remerciez ceux qui vous insultent et vous calomnient, car le royaume éternel nous est préparé». Selon le prédicateur apostolique, la logique missionnaire est claire: «d’abord se laisser accueillir, ensuite le proclamer.».
Cette attitude missionnaire suppose humilité, confiance et sens de fraternité. Elle permet de reconnaître que l’autre n’est pas seulement destinataire, mais aussi porteur d’un bien déjà présent. Dans cette perspective, «évangéliser signifie dire à l’autre – même sans rien dire – qu’il est beau qu’il existe, que sa vie a de la valeur».
Attendre les questions, écouter avant de répondre
Autre dimension soulignée par le père Pasolini, est celle de la capacité à écouter et à attendre. «Évangéliser, dans cette perspective, ne signifie pas apporter des réponses immédiates, mais savoir attendre que les questions émergent. C’est une attitude intérieure, avant même une manière de communiquer: elle naît de la conviction que Dieu confirme et complète notre humble témoignage», a affirmé le prédicateur. Cette pédagogie, inspirée de l’attitude du Christ, invite à accompagner les personnes dans leur cheminement, sans imposer de réponses prématurées. Les questions elles-mêmes deviennent alors «un lieu où Dieu est présent et à l’œuvre».

La rencontre comme lieu de révélation
Le prédicateur de la Maison pontificale a évoqué également la rencontre de saint François avec le sultan d’Égypte comme modèle d’un dialogue authentique. Dans un contexte de guerre, cette rencontre n’a pas conduit à une conversion immédiate, mais à une reconnaissance mutuelle. Le véritable fruit n’est pas le succès visible, mais la qualité de la relation: «François revient sans résultats apparents, mais avec une conscience plus profonde: l’Évangile ne se proclame pas pour conquérir, mais pour rencontrer. L’autre n’est pas une chose à attendre, mais une seconde fois avant de s’arrêter, pour prêter attention à notre sollicitude». Ainsi, la mission chrétienne devient un espace de respect, où chacun peut exprimer le meilleur de son humanité. Car, «évangéliser ne signifie pas combler la distance à tout prix, mais la franchir sans l’effacer, en préservant la différence dans l’espace où Dieu continue d’agir au cœur de chacun».
Une mission vécue dans l’humilité
Enfin, le frère capucin a souligné que l’annonce de l’Évangile passe par une attitude d’humilité radicale. Il a rappelé que saint François invite toujours ses frères à être «soumis à toute créature humaine par amour pour Dieu». Cette «soumission» n’est pas faiblesse, mais choix libre de respect et de dialogue. Elle s’enracine dans l’exemple du Christ lui-même, qui «s’est dépouillé lui-même, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu comme un simple homme, il s’est abaissé, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même à la mort sur une croix» et a choisi la voie du service. Ainsi, «proclamer le Christ depuis une position de supériorité ou de contrôle risque de trahir l’Évangile même que nous cherchons à communiquer».
Une Église appelée à témoigner par la vie
En conclusion, la méditation prêchée par le père Roberto Pasolini, prédicateur de la Maison pontificale dans la salle Paul VI rappelle que la mission chrétienne ne se réduit pas à une activité ou à un discours. Elle naît d’une vie habitée par l’Évangile et s’exprime dans la relation aux autres, et «c’est précisément cette petitesse, cette humilité vécue, qui rend féconde la proclamation de l’Évangile». Dans un monde en quête de sens, cette approche propose un chemin exigeant mais fécond: celui d’une annonce discrète, patiente et incarnée, où «l’action silencieuse et efficace du Saint-Esprit» fait mûrir les fruits de l’Évangile.
Source : VATICANNEWS, le 20 mars 2026
20.03.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Au cœur de la péninsule arabique, Marie veille

Au cœur de la péninsule arabique, Marie veille
Les origines de la dévotion à Notre Dame d’Arabie remontent au milieu du XXe siècle, lorsque les Pères Carmes Déchaussés, originaires d’Irak, sont arrivés au Koweït à la fin des années 1940 pour venir en aide à la communauté catholique grandissante. Parmi leurs priorités pastorales figurait la nourriture spirituelle d’un troupeau hétérogène : des travailleurs, des familles et des migrants qui aspiraient ardemment à un sentiment d’appartenance et à la protection divine dans un pays loin du leur.
C’est dans ce contexte que les Carmes ont introduit une image mariale, connue par la suite sous le nom de Notre-Dame d’Arabie, afin qu’elle serve de présence maternelle unificatrice pour les catholiques dispersés dans le Golfe.
L’image actuelle provient d’une statue de 1919 de Notre-Dame du Mont Carmel provenant de la basilique du monastère Stella Maris à Haïfa, en Israël.
Le premier grand triomphe de cette dévotion eut lieu en 1960, à l’occasion du dixième anniversaire de l’arrivée de la statue au Koweït. En signe de gratitude pour les innombrables faveurs reçues par l’intercession de Marie, le Vicaire Apostolique du Koweït invita les fidèles à contribuer tout au long de l’année 1959 à la création de précieuses couronnes en or. Réalisées avec le plus grand soin dans les moindres détails, les couronnes furent envoyées à Rome et présentées au pape Saint Jean XXIII le 17 mars 1960.
Le pape délégua le cardinal Valerian Gracias, archevêque de Bombay, pour couronner la statue en son nom. Après une messe pontificale solennelle, le cardinal posa les couronnes d’or sur la tête de l’Enfant Jésus et de la Vierge Marie, scellant ainsi l’un des plus beaux chapitres de l’histoire initiale de cette dévotion. Le 5 janvier 2011, le pape Benoît XVI a approuvé le patronage de Notre Dame d’Arabie en tant que patronne principale du golfe Arabique.
La cathédrale Notre-Dame d’Arabie à Bahreïn a été consacrée en 2021 par le cardinal Luis Antonio Tagle, alors Préfet de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples.
Mgr Berardi, vicaire apostolique d’Arabie septentrionale, a réaffirmé la signification durable de cette présence mariale. En 2025, il a supervisé l’élévation du sanctuaire d’Ahmadi, où se trouve la statue originale vénérée, au rang de basilique mineure. Mgr Aldo fait remarquer que la présence ininterrompue d’une statue mariale pendant plus de 75 ans au cœur de la péninsule arabique est extraordinaire, compte tenu du contexte culturel et religieux de la région, où les images sacrées sont généralement limitées.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
20.03.2026 – SAINTE DU JOUR

Ste Claudia et ses compagnes
Martyrisées à Amide, en Asie mineure
(4e siècle)
Alexandra, Claudia, Euphrasie, Matrone, Julienne, Euphémie, Théodosie, Derphuta et une de ses sœurs, ses six compagnes martyres, sous Dioclétien. Elles étaient venues défendre des chrétiens devant le gouverneur d’Aminsos en Cappadoce. Les soldats se ruèrent sur elles et les dépouillèrent de leurs vêtements pour s’en amuser et les exposer à la risée de la foule. Puis ils les fouettèrent avec des verges pour les déchirer. Elles furent finalement jetées dans une fournaise.
Ste Claudia et ses compagnes priez pour nous !

20.03.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 7,1-2.10.14.25-30.

En ce temps-là, Jésus parcourait la Galilée : il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer.
La fête juive des Tentes était proche.
Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret.
On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait.
Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ?
Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ?

Mais lui, nous savons d’où il est. Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. »
Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas.
Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. »
On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Bernard (1091-1153)
moine cistercien et docteur de l’Église
24ème sermon sur le Cantique (trad. Béguin, Seuil 1953, p. 296 rev.)
« Chaque arbre se reconnaît à son fruit »
Si vous croyez au Christ, faites les oeuvres du Christ, afin que vive votre foi ; l’amour animera cette foi, l’action en fera la preuve. Vous qui prétendez demeurer en Jésus Christ, il faut marcher comme lui. Si vous recherchez la gloire, si vous enviez les heureux de ce monde, si vous dites du mal des absents et si vous rendez le mal pour le mal, ce sont là des choses que le Christ n’a pas faites. Vous dites que vous connaissez Dieu, mais vos actes le nient…: « Cet homme m’honore des lèvres, dit l’Écriture, mais son cœur est loin de moi » (Is 29,13; Mt 15,8)… Or la foi, même droite, ne suffit pas à faire un saint, un homme droit, si elle n’opère pas dans l’amour. Celui qui est sans amour est incapable d’aimer l’Épouse, l’Église du Christ. Et les oeuvres, même accomplies dans la droiture, ne parviennent pas sans foi à rendre le cœur droit. On ne peut attribuer la droiture à un homme qui ne plaît pas à Dieu ; or, « Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu » (He 11,6). Celui qui ne plaît pas à Dieu, Dieu ne saurait lui plaire. Mais celui à qui Dieu plaît ne saurait déplaire à Dieu. Et celui à qui Dieu ne plaît pas, l’Église-Épouse non plus ne lui plaît pas. Comment donc pourrait-il être droit, celui qui n’aime ni Dieu ni son Église, à laquelle il est dit : « Les justes savent t’aimer » (Ct 1,3 Vulg). Au saint, la foi ne suffit pas sans les oeuvres, ni les oeuvres sans la foi, pour faire la rectitude de l’âme. Frères, nous qui croyons au Christ, il nous faut tenter de suivre une voie droite. Élevons à Dieu nos cœurs et nos mains ensemble, afin d’être trouvés entièrement droits, confirmant par des actes de droiture la rectitude de notre foi, aimant l’Église-Épouse et aimés de l’Époux, notre Seigneur Jésus Christ, béni par Dieu dans les siècles des siècles.

LECTURES :
Livre de la Sagesse 2,1a.12-22.
Les impies ne sont pas dans la vérité lorsqu’ils raisonnent ainsi en eux-mêmes :
« Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s’oppose à nos entreprises, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d’infidélités à notre éducation.
Il prétend posséder la connaissance de Dieu, et se nomme lui-même enfant du Seigneur.
Il est un démenti pour nos idées, sa seule présence nous pèse ;
car il mène une vie en dehors du commun, sa conduite est étrange.
Il nous tient pour des gens douteux, se détourne de nos chemins comme de la boue. Il proclame heureux le sort final des justes et se vante d’avoir Dieu pour père.
Voyons si ses paroles sont vraies, regardons comment il en sortira.
Si le juste est fils de Dieu, Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires.
Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience.
Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui. »
C’est ainsi que raisonnent ces gens-là, mais ils s’égarent ; leur méchanceté les a rendus aveugles.
Ils ne connaissent pas les secrets de Dieu, ils n’espèrent pas que la sainteté puisse être récompensée, ils n’estiment pas qu’une âme irréprochable puisse être glorifiée.

Psaume 34(33),17-18.19-20.21.23.
R/ Le Seigneur est proche du cœur brisé. (Ps 33, 19a)
Le Seigneur affronte les méchants
pour effacer de la terre leur mémoire.
Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :
de toutes leurs angoisses, il les délivre.
Il est proche du cœur brisé,
il sauve l’esprit abattu.
Malheur sur malheur pour le juste,
mais le Seigneur chaque fois le délivre.
Il veille sur chacun de ses os :
pas un ne sera brisé.
Le Seigneur rachètera ses serviteurs :
pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.

19.03.2026 – MESSE DE LA SOLENNITÉ DE SAINT-JOSEPH À NOTRE-DAME DE PARIS
19.03.2026 – MESSE DE LA SOLENNITÉ DE SAINT JOSEPH
Le jeudi 19 mars 2026, à l’occasion de la solennité de saint Joseph, KTO retransmet en direct la messe depuis Nazareth, à 17h (heure de Paris). Présidée par le Custode de Terre Sainte, frère Francesco Ielpo, la célébration a lieu en la basilique de l’Annonciation à Nazareth. En partenariat avec le Christian Media Center.