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Au cimetière du Verano Léon XIV prie pour les morts dont personne ne se souvient

Au cimetière du Verano, Léon XIV prie pour les morts dont personne ne se souvient

Le Pape Léon XIV a célébré la messe pour la commémoration des défunts dans l’un des plus grands cimetières de la capitale italienne. Ceux qui nous ont précédés nous attendent pour le grand banquet autour du Seigneur.

Jean-Charles Putzolu – Cité du Vatican

C’est une assez récente tradition que perpètre Léon XIV en se rendant au cimetière romain du Verano pour célébrer une messe en commémoration des défunts. Jean Paul II fut le premier à y célébrer une messe en 1993. Mais c’est François qui 20 ans plus tard, a repris le flambeau pour institutionnaliser ensuite la messe chaque 2 novembre dans un cimetière de Rome ou de la périphérie.

Ainsi, Léon XIV a célébré l’eucharistie dans ce grand cimetière de la capitale italienne où il a souhaité prier pour ses proches et pour «les morts dont personne ne se souvient». Pourtant, on n’oublie pas les personnes qui nous ont quittés. Non seulement «nous les portons dans nos cœurs», mais «souvent quelque chose nous renvoie à eux». Il peut s’agir d’images, de lieux, de parfums qui «nous parlent de ceux que nous avons aimés et qui nous ont quittés, et gardent leur souvenir vivant en nous». Se retrouver dans un cimetière autour de leur souvenir n’est pas la seule finalité de la commémoration des défunts. Le Pape rappelle que «la foi chrétienne, fondée sur la Pâque du Christ, nous aide en effet à vivre la mémoire non seulement comme un souvenir du passé, mais aussi et surtout comme une espérance future»; cette espérance qui tourne notre regard «vers l’avenir, vers le but de notre cheminement, vers le port sûr que Dieu nous a promis, vers la fête sans fin qui nous attend. Là, autour du Seigneur Ressuscité et de nos proches».

Léon XIV au cimetière du Verano à Rome
Léon XIV au cimetière du Verano à Rome   (@Vatican Media)

La foi n’est pas une illusion

La foi «n’est pas une illusion qui sert à apaiser la douleur de la séparation d’avec les personnes aimées, ni un simple optimisme humain. C’est l’espérance fondée sur la résurrection de Jésus, qui a vaincu la mort et nous a ouvert le passage vers la plénitude de la vie». C’est donc vers cette destination, vers Dieu, que la vie emmène les croyants qui se savent aimés du très haut et dont la vie, sans l’amour du Ressuscité, «deviendrait une errance sans but, une erreur tragique sans destination».

Or la destination qui attend le chrétien n’est rien de moins que «le banquet autour duquel le Seigneur nous réunira» et ce sera «une rencontre d’amour». C’est par amour que Dieu «nous sauve de la mort» et veut «nous faire vivre pour toujours». La vie terrestre est une marche vers ceux qui nous ont précédés.

L’amour du Christ et l’amour de son prochain

L’amour que Dieu voue pour les hommes est aussi l’amour que chacun doit pratiquer envers son prochain, «en particulier envers les plus fragiles et les plus pauvres», méditant que les paroles du Seigneur: «j’avais faim, et vous m’avez donné à manger; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli». L’amour pour les autres est un acte de charité et «la charité triomphe de la mort». «Si nous cheminons dans la charité, notre vie devient une prière qui s’élève et nous unit aux défunts, nous rapproche d’eux, dans l’attente de les retrouver dans la joie de l’éternité», affirme le Pape Léon XIV dans son homélie et devant l’assemblée recueillie.

 premier cimetière de Rome

Le cimetière du Verano a une histoire longue de vingt siècles au moins. On y a retrouvé une nécropole romaine: les catacombes de sainte Cyriaque, du nom d’une martyre romaine du IIIe siècle. Le cimetière doit son nom à l’ancien terrain des Verani, une famille sénatoriale de la République romaine. Fondé sous le règne napoléonien, il n’a cessé de s’agrandir au fil des décennies et s’étend aujourd’hui sur une superficie de 83 hectares. L’entrée du lieu est ornée de quatre statues qui représentent la Méditation, l’Espérance, la Charité et le Silence.

Arrivée de Léon XIV au cimetière du Verano
Arrivée de Léon XIV au cimetière du Verano   (@VATICAN MEDIA)

Source : VATICANNEWS, le 2 novembre 2025

« Allez dans la maison des Blancs et demandez-leur de vous verser de l’eau sur la tête »

« Allez dans la maison des Blancs et demandez-leur de vous verser de l’eau sur la tête »

Lors de la fondation de la ville de Guanare (Venezuela), le 3 novembre 1591, l’une des tribus autochtones, les Kospes, s’enfuit dans la jungle. Peu après, le cacique (chef coutumier indien de la tribu) et sa femme traversent un ruisseau et voient une dame d’une merveilleuse beauté qui leur dit dans leur dialecte : « Allez dans la maison des Blancs et demandez-leur de vous verser de l’eau sur la tête, afin que vous puissiez aller au Ciel. »

Peu après, le cacique rencontra Sanchez, un Espagnol s’occupant des terres du bord du fleuve Guanare, et lui raconta l’apparition. Juan Sanchez lui demande d’amener sa tribu, huit jours plus tard, afin de lui donner l’enseignement nécessaire au baptême. La rencontre eut lieu au point de confluence entre les fleuves Guana Guanare et Tu Cupido (comme les appelaient les Indiens). Là, en accord avec les autorités Sanchez répartit le site autour de l’apparition et organise leur campement en ce lieu, tout en faisant leur catéchuménat en vue du baptême. Tous le reçurent mais pas le cacique qui regrettait sa jungle et son indépendance.

Selon la tradition, la Vierge lui apparut une seconde fois dans la nuit du samedi 8 septembre 1652, Le cacique, nullement converti, se saisit d’une flèche et la visa. Mais Marie, insensible à la menace, s’approche de lui. Il décoche alors sa flèche, mais Elle disparaît, lui laissant dans la main un petit parchemin : son image. Le cacique veut la brûler, mais un enfant la saisit providentiellement, précise la tradition. Juan Sanchez, prévenu, se rend au lieu de l’apparition et recueille la précieuse relique.

L’apparition de Coromoto, selon le nouveau nom donné au lieu de l’apparition, réalisa ainsi, au Venezuela, l’unité culturelle et religieuse comme les apparitions de Guadalupe au Mexique autour d’un lieu de culte qui devient le centre et le symbole religieux de la nation.

Selon la tradition, le cacique retourna dans la jungle, mais, sur le chemin, il fut mordu par un serpent venimeux. Il tourna alors son cœur vers Dieu et demanda le baptême. Un « bariné» qui passait par là versa l’eau sur sa tête : il ne mourut pas et devint un des apôtres de Notre Dame.

Le lieu de l’apparition devient pèlerinage sous le nom de «  sanctuaire de Notre-Dame de Coromoto ». Le 7 octobre 1944, le pape Pie XII déclare officiellement Notre Dame de Coromoto patronne du Venezuela, couronne la statue et érige le sanctuaire en basilique, que visitera le Pape Jean-Paul II en 1985.

Abbé René Laurentin, Fayard 2007 D’après le Dictionnaire des Apparitions

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

03.11.2025 – SAINT DU JOUR

St Martin de Porres

Saint Martin de Porres
Religieux du Tiers-Ordre de saint Dominique
(1579-1639)

Martin naît à Lima, dans l’Amérique du Sud, le 9 décembre 1579. Son père, Don Juan de Porres, était un conquérant espagnol, et sa mère, Anna Velasquez, une esclave noire devenue libre. Comme Martin ressemblait beaucoup à sa mère par sa couleur, son père l’abandonna à son sort. Sa pureté de mœurs, sa modestie, son humilité et sa charité pour les pauvres furent les vertus caractéristiques de son enfance et de toute sa vie.

À quinze ans, Martin de Porres entra dans le Tiers-Ordre de saint Dominique. Il déploya son dévouement dans l’office d’infirmier dont il fut chargé.

Dieu se plut à honorer l’éminente charité de son serviteur en le gratifiant de faveurs extraordinaires. Tout comme saint Padre Pio, saint Martin de Porres connaissait les secrets des cœurs, prédisait l’avenir, dévoilait les ruses des démons et repoussait leurs assauts avec autorité. Pendant une épidémie qui sévit au couvent du Rosaire, on garda toutes les portes closes. Les malades furent ébahis de constater la présence subite du saint près de leur lit. On a vu et entendu saint Martin de Porres en Europe, en Chine, en Algérie, au Japon, alors qu’il n’a jamais quitté l’Amérique.

Quoiqu’il n’eût point fait d’études religieuses, l’humble infirmier résolvait les plus graves questions de la théologie avec tant de sûreté que les hommes les plus doctes proclamaient avec émerveillement que sa science ne pouvait lui venir que du ciel.

Il meurt à Lima, à l’âge de soixante ans,  le 3 novembre 1639.


Béatifié le 19 mars 1836, par le pape Grégoire XVI (Bartolomeo Cappellari, 1836-1846), Martin de Porres a été canonisé le 6 mai 1962 par saint Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli, 1958-1963).

 

Pour un approfondissement biographique, lire :

>>> Saint Martin de Porrès 

©Evangelizo.org

Saint Martin de Porres priez pour nous !

03.11.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 14,12-14. 

En ce temps-là, Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour.
Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ;
heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire de Nazianze (330-390)

évêque et docteur de l’Église

De l’amour des pauvres, 8, 14 ; PG 35, 867, 875 (trad Orval)

« Quand tu donnes un festin, invite les pauvres »

      Veillons à la santé de notre prochain avec autant de soin qu’à la nôtre, qu’il soit bien-portant ou épuisé par la maladie. Car « nous sommes tous un dans le Seigneur » (Rm 12,5), riches ou pauvres, esclaves ou hommes libres, bien-portants ou malades. Pour tous, il n’y a qu’une seule tête, principe de tout — le Christ (Col 1,18) ; ce que sont les membres du corps les uns pour les autres, chacun de nous l’est pour chacun de ses frères. Il ne faut donc ni négliger ni abandonner ceux qui sont tombés avant nous dans un état de faiblesse qui nous guette tous. Plutôt que de nous réjouir d’être en bonne santé, mieux vaut compatir aux malheurs de nos frères pauvres… Ils sont à l’image de Dieu comme nous et, malgré leur déchéance apparente, ils ont gardé mieux que nous la fidélité de cette image. En eux, l’homme intérieur a revêtu le même Christ et ils ont reçu les mêmes « arrhes de l’Esprit » (2Co 5,5) ; ils ont les mêmes lois, les mêmes commandements, les mêmes alliances, les mêmes assemblées, les mêmes mystères, la même espérance. Le Christ est mort pour eux également, « lui qui enlève le péché du monde » (Jn 1,29). Ils ont part à l’héritage de la vie céleste, eux qui ont été privés de beaucoup de biens ici-bas. Ils sont les compagnons des souffrances du Christ, et ils le seront de sa gloire.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 11,29-36. 

Les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance.
Jadis, en effet, vous avez refusé de croire en Dieu, et maintenant, par suite de leur refus de croire, vous avez obtenu miséricorde ;
de même, maintenant, ce sont eux qui ont refusé de croire, par suite de la miséricorde que vous avez obtenue, mais c’est pour qu’ils obtiennent miséricorde, eux aussi.
Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans le refus de croire pour faire à tous miséricorde.
Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la connaissance de Dieu ! Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables !
Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ?
Qui lui a donné en premier et mériterait de recevoir en retour ?
Car tout est de lui, et par lui, et pour lui. À lui la gloire pour l’éternité ! Amen.

Psaume 69(68),30-31.33-34.36.37b. 

R/ Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi. (Ps 68, 14c)

Et moi, humilié, meurtri, 
que ton salut, Dieu, me redresse.
Et je louerai le nom de Dieu par un cantique, 
je vais le magnifier, lui rendre grâce.

Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête : 
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n’oublie pas les siens emprisonnés.

Car Dieu viendra sauver Sion 
et rebâtir les villes de Juda. 
Il en fera une habitation, un héritage :
patrimoine pour les descendants de ses serviteurs, 

demeure pour ceux qui aiment son nom.

02.11.2025 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: «La résurrection d’entre les morts de Jésus éclaire le destin de chacun»

Dans son exhortation lors de la prière de l’Angélus en ce dimanche 2 novembre, date de commémoration des fidèles défunts, le Pape a souligné que ce moment «nous rapproche encore davantage du mystère». «Ce désir de Dieu de ne perdre personne, nous le connaissons en effet de l’intérieur, chaque fois que la mort semble nous faire perdre à jamais une voix, un visage, un monde entier», a-t-il affirmé.

Myriam Sandouno – Cité du Vatican

Au lendemain de la Toussaint comme chaque année, l’Église commémore les fidèles défunts, les portant particulièrement en prière. «Les chrétiens catholiques ont toujours commémoré les défunts à chaque Eucharistie, et jusqu’à aujourd’hui, ils demandent que leurs proches soient mentionnés dans la prière eucharistique». De cette annonce, a déclaré le Pape Léon XIV ce dimanche, «naît l’espoir que personne ne sera perdu». La commémoration de tous les fidèles défunts «nous rapproche encore davantage du mystère. Ce désir de Dieu de ne perdre personne, nous le connaissons en effet de l’intérieur chaque fois que la mort semble nous faire perdre à jamais une voix, un visage, un monde entier», a dit le Saint-Père lors de la prière de l’Angélus place Saint-Pierre.

La mémoire et l’attente

«Aujourd’hui est donc un jour qui sollicite la mémoire humaine, si précieuse et si fragile». Le Pape souhaite que les visites au cimetière en ce 2 novembre, «soit pour nous tous une invitation à la mémoire et à l’attente» comme le rappelle cette prière du Credo: «J’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir». Léon XIV met ainsi en évidence, en ce début novembre, la «résurrection d’entre les morts de Jésus le Crucifié», qui «éclaire le destin de chacun d’entre nous». Dieu ne souhaite «que personne ne soit perdu pour toujours», mais plutôt «que chacun ait sa place et brille dans son unicité».

“C’est Lui-même qui nous l’a dit: «Telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé: que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour» (Jn 6, 39).”

La voix qui vient de l’avenir

Le Seigneur n’oublie aucun de ses enfants. Dans la mémoire vivante de Jésus, a rappelé le Successeur de Pierre, «apparaissent dans leur dignité infinie même ceux dont personne ne se souvient, même ceux que l’histoire semble avoir effacés». Le Saint-Père a invité à «commémorer l’avenir, à ne pas rester enfermés dans le passé, dans les larmes de la nostalgie». Puis de préciser ensuite: «Nous ne sommes pas non plus enfermés dans le présent, comme dans un tombeau».

Léon XIV a prié pour que «la voix familière de Jésus nous atteigne, et atteigne tout le monde, car c’est la seule qui vient de l’avenir». Cette voix, a-t-il rassuré, «nous appelle par notre nom, nous prépare une place, nous libère du sentiment d’impuissance qui risque de nous faire renoncer à la vie». Et Marie, «femme du samedi saint, nous enseigne encore à espérer».

“La solennité de la Toussaint: une communion des différences qui, pour ainsi dire, ouvre la vie de Dieu à toutes les filles et tous les fils qui ont désiré y participer. C’est le désir inscrit dans le cœur de chaque être humain, qui appelle la reconnaissance, l’attention et la joie.”

Source : VATICANNEWS, le 2 novembre 2025

Le chapelet au cou et les armes à la main

Le chapelet au cou et les armes à la main

Prêtres et fidèles du village catholique de Honai, au Vietnam, m’avaient affirmé qu’ils ne fuiraient pas devant les tankistes triomphants du régime communiste athée qui étaient à cinq kilomètres de chez eux. Femmes, enfants et vieillards de cette communauté farouche et résolue se sont rassemblés en prière dans les églises illuminées. Les hommes, formés en bataillons d’autodéfense, le chapelet autour du cou, armés de vieilles carabines, se sont faits exterminer en essayant d’interdire l’accès de leur paroisse aux blindés nord-vietnamiens.

Le père Hoang Quynh, curé de Cholon, réfugié du Nord lui aussi, m’avait dit : « Pour nous le communisme, c’est la mort. Nous avons eu au Tonkin une petite idée de ce qu’il entend réserver aux populations du Sud. Les exactions, les tortures, la prison, la foi traquée dans les villes, les campagnes, voilà son programme. Des milliers de tombes jalonnent déjà, de la frontière de Chine au delta du Mékong, la route douloureuse du catholicisme. Il y en aura des milliers d’autres autour de Saïgon, de Hué, de Dalat. C’est le prix que l’on devra payer. Nous sommes prêts. Chaque croix portera témoignage devant les hommes. »

Père J. Sigurd « Aspects de la France » le 15.05.75

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

02.11.2025 – SAINTE DU JOUR

Bse Marguerite de Lorraine
Duchesse d’Alençon, puis clarisse († 1521)

Marguerite de Lorraine nait en 1463 : elle est la fille de Yolande d’Anjou et du dernier comte de Vaudémont Ferri. Elle était la sœur du duc René II, le vainqueur de Charles le Téméraire.

La vie de Marguerite de Lorraine est en tout point admirable. Elle vécut un temps de son enfance en Provence auprès du bon roi René. À la mort de ce dernier, elle revint en Lorraine et en 1488, son frère, le duc de Lorraine, René II, lui fit épouser le duc René d’Alençon (fils du célèbre compagnon de Jeanne d’Arc). 

Un fils aîné, nommé Charles, et deux filles, Françoise et Anne, naquirent en l’espace de quatre ans. Hélas, René d’Alençon mourut en 1492 en la fête de la Toussaint. 

Pendant les vingt années de régence du duché d’Alençon, Marguerite va révéler que la gestion des affaires temporelles n’est pas incompatible avec l’idéal évangélique. 
Elle assainit les finances du duché, réforme les coutumes, humanise la vie sociale en assurant une aide aux « pauvres honteux » (ceux qui n’osaient pas mendier), refait l’unité du diocèse de Séez divisé entre deux évêques, réforme les abbayes d’Almenèches et de Saint-Martin de Sées et fonde un monastère de clarisses à Alençon, Mortagne, Château-Gontier, Mayenne et Argentan où elle se retirera après vingt-deux ans de règne. 
Elle restaure ou embellit aussi de nombreux monuments civils et religieux, entre autres les églises de Mortagne, Argentan et Alençon. Ainsi, est achevée en 1505 la construction de l’église Saint Léonard d’Alençon, et en 1515 le porche de la basilique Notre-Dame.
Elle élève enfin chrétiennement ses trois enfants et transmet le pouvoir à sa majorité, à son fils aîné Charles, l’époux de celle qui allait devenir Marguerite de Navarre, la sœur du roi François 1er

Douairière, elle se consacre plus pleinement au service des malades et des plus pauvres qu’elle appelait « ses seigneurs ». Vision sacrée de la pauvreté qui s’enracinait dans l’Évangile et la tradition franciscaine. Lorsqu’elle s’installe dans le « petit hôpital » de Mortagne, elle veille aussi à la tenue des hôpitaux qui, aux soins, ajoutent l’accueil « des pensionnaires ayant plein vivre ou demi vivre à l’hôpital » et l’hébergement « pour la nuitée » des indigents de passage. 

Ainsi a-t-elle mis en œuvre avant la lettre, cette spiritualité des laïcs décrite dans la constitution sur l’Église du Concile Vatican II : « Suivant les conditions de vie de chacun : vie conjugale et familiale, célibat et veuvage ; état de maladie, activité professionnelle et sociale… exercer ses propres charges sous la conduite de l’esprit évangélique, manifestant le Christ aux autres avant tout par le témoignage de vie, rayonnant de foi, d’espérance et de charité… » (Lumen Gentium 4).

Marguerite choisit de terminer sa vie simple religieuse au couvent des sœurs Clarisses d’Argentan où elle meurt le 2 novembre 1521, couvent qu’elle avait elle-même fondé et où elle avait prononcé ses vœux en 1520. Elle montrait ainsi la haute opinion qu’elle avait non seulement de la vocation de laïque mais aussi de consacrée. 

Marguerite de Lorraine fut déclarée bienheureuse par le pape Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922) le 20 mars 1921, l’Église reconnaissant en elle un « modèle pour ceux qui gouvernent les peuples ». 

Elle est la protectrice des familles et la patronne des dentellières, car on doit à cette pieuse duchesse la création du point d’Alençon dont le couvent des Clarisses de cette ville conserve deux superbes pièces de broderie de sa main.

Source principale : paroissenotredamealencon.fr/ (« Rév. x gpm »).

Bse Marguerite de Lorraine priez pour nous !