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12.04.2026 – SAINT DU JOUR

St Joseph Moscati

Saint Giuseppe Moscati

Médecin de Naples

 

La fête liturgique, pour l’Église universelle, est le 12 avril (dies natalis). Mais, à la demande des Jésuites de Naples, elle a été déplacée dans l’église du Gesù Nuovo au 16 novembre — date de la translation des restes du saint — pour éviter que celle-ci ne tombe pendant la Semaine sainte, ou une semaine proche de Pâques. 

Elle figure toujours à la date du 12 avril au Martyrologe romain.

Giuseppe Moscati naît à Bénévent (en Campanie), le 25 juillet 1880, du magistrat Francesco Moscati et Rosa De Luca qui appartiennent à la lignée des marquis de Roseto. Il est baptisé six jours après la naissance, le 31 juillet 1880. En 1884, la famille s’installe à Naples,  Francesco Moscati ayant été nommé Président de la Cour d’Appel de cette ville. Le climat familial favorise l’éclosion d’une foi profonde et vécue.

En 1889, Giuseppe entre au lycée classique Vittorio Emanuele de Naples où, en 1897, il obtient son baccalauréat avec mention. 

Ému par l’accident mortel d’un de ses frères, il décide de se mettre au service des malades et s’inscrit à la faculté de médecine. Il soutient une thèse sur l’uréogenèse hépatique, le 4 août 1903, et obtient son doctorat en médecine avec les félicitations du jury.

Giuseppe Moscati réussit le concours de collaborateur extraordinaire auprès de l’Hôpital des Incurables en 1903, puis celui d’assistant à l’Institut de chimie physiologique en 1908. Il se distingue pour son travail et son dévouement pendant l’éruption du Vésuve du 8 avril 1906. Les Hôpitaux réunis de Naples avaient une succursale à Torre del Greco, une petite ville près de Naples, à six kilomètres du cratère, où vivaient beaucoup de malades paralytiques et âgés. Moscati, pressentant le danger, fait évacuer l’hôpital juste avant l’écroulement du toit et sauve tous ceux qui y étaient hospitalisés. Deux jours plus tard il envoie une lettre au directeur général des Hôpitaux réunis de Naples, proposant de gratifier les personnes qui l’avaient aidé, mais insiste surtout pour qu’on ne cite pas son nom.

Suite à l’épidémie de choléra de 1911, le Ministère de la Santé publique l’appelle pour faire des recherches sur l’origine du mal et les moyens les plus efficaces pour le vaincre. Il termine son étude rapidement, et présente les interventions nécessaires pour assainir la ville ; à sa grande satisfaction, il voit la réalisation de beaucoup de ses propositions.

Toujours en 1911, à 31 ans, le docteur Moscati est reçu au concours de collaborateur ordinaire aux Hôpitaux réunis et cette même année, sur l’initiative d’Antonio Cardarelli, l’Académie royale de médecine chirurgicale le nomme membre agrégé tandis que le Ministère de l’Instruction publique lui attribue le doctorat en chimie physiologique.

Outre son intense travail entre l’Université et l’hôpital, le professeur Moscati assure aussi la direction de l’Institut d’anatomo-pathologie. Dans la salle d’autopsie, le professeur Moscati fait accrocher un crucifix avec l’inscription « Ero mors tua, o mors » (Osée 13,14: « Ô mort, je serai ta mort »).

Sa mère meurt le 25 novembre 1914 du diabète ; quelques années plus tard, il est l’un des premiers médecins à Naples, à expérimenter l’insuline et à enseigner à un groupe de médecins les modalités du traitement du diabète. L’insuline fut expérimentée sur les humains pour la première fois en janvier 1922.

Pendant la Première guerre mondiale, il demande à aller sur le front ce qui n’est pas accepté, les autorités militaires préférant lui confier le soins des blessés. Il visitera et soignera environ 3.000 militaires.

Le Conseil d’administration de l’Hôpital des Incurables le nomme officiellement, en 1919, directeur de la IIIe salle des hommes, tandis qu’il continue à enseigner à un grand nombre d’étudiants.

Le 14 octobre 1922 le Ministère de l’Instruction publique lui attribue la libera docenza (titre académique italien permettant d’enseigner à titre privé dans les universités et les autres instituts supérieurs) en médecine clinique. 

Trois jours après Moscati écrit : « Aime la vérité, montre la personne que tu es, sans feinte et sans peur, sans aucun ménagement. Et si la Vérité te vaut la persécution, toi, accepte-la, si elle t’apporte le tourment, toi, supporte-le. Et si pour la Vérité, il te fallait sacrifier toi-même et ta vie, sois fort dans le sacrifice ».

Le 12 avril 1927, un mardi saint, le professeur Moscati, après avoir participé à la messe, comme chaque jour, et reçu la communion, passe la matinée à l’hôpital, puis il rentre chez lui et après le repas s’occupe, gratuitement comme d’habitude, des patients venus le consulter à son domicile. Vers 15 h, il a un malaise et s’assit dans son fauteuil, où il s’éteint sereinement. Il a 47 ans.

Son corps est enseveli au cimetière de Poggioreale. Mais trois ans plus tard, le 16 novembre 1930, sur l’insistance de plusieurs personnalités du clergé et du laïcat, l’archevêque de Naples, le cardinal Alessio Ascalesi, permet la translation du corps à l’église du Gesù Nuovo, au milieu d’une double haie de personnes. Le corps est déposé dans une salle derrière l’autel de saint François Xavier où, aujourd’hui, une pierre en marbre, à droite de cet autel, en fait mémoire.

Le 25 octobre 1987, à 10 h du matin, place Saint-Pierre, à Rome, saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), en présence de plus de 100.000 personnes, admet officiellement Giuseppe Moscati au nombre des Saints, seulement 60 ans après sa mort.

Source principale : wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Saint Giuseppe Moscati priez pour nous !

12.04.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,19-31. 

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint.
À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. »
Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »


Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe

Lettre 94 au prêtre Jean de Pise, n° 48 (trad. Cartier, Téqui, 1976, tome 1, p. 627-628)

Son côté, un refuge où l’âme goûte les douceurs de l’Homme-Dieu

Très cher Père dans le Christ, le doux Jésus, moi, Catherine, la servante et l’esclave des serviteurs de Jésus Christ, je vous écris dans son précieux sang, avec le désir de vous voir baigné, noyé dans le sang de Jésus crucifié, et caché dans la plaie de son côté. Dans le sang vous trouverez le feu, car il l’a répandu par amour ; et dans le côté, vous trouverez l’amour du cœur, car tout ce que le Christ a fait pour nous a été fait avec l’amour du cœur. Alors votre âme s’enflammera du feu d’un saint désir, et ce désir est un effet de l’amour, qui ne vieillit jamais et rajeunit toujours au contraire, l’âme qui en est revêtue ; il la renouvelle dans la vertu, la fortifie, l’illumine et l’unit avec son Créateur ; car dans Jésus crucifié elle trouve le Père, et elle participe à sa puissance. Elle trouve la sagesse du Fils unique de Dieu, qui éclaire son intelligence ; elle goûte et voit la bonté de l’Esprit Saint, en trouvant le tendre amour que le Christ nous a montré dans le bienfait de sa Passion, lorsqu’il nous fit de son sang, un bain pour laver nos iniquités, et de son côté une demeure, un refuge où l’âme se repose et goûte les douceurs de l’Homme-Dieu. Je veux que nous fassions toujours ainsi, mon très cher Père. Que l’œil de notre intelligence ne se ferme jamais, et qu’il voie toujours, qu’il contemple combien Dieu nous aime, comme il nous le prouve par le moyen de son Fils ; que la volonté aime toujours, et qu’elle ne cesse jamais ; que l’amour envers le Créateur ne se ralentisse ni par le plaisir, ni par la peine, ni par aucune chose qui aura été dite ou faite ; et lors même que toutes les autres œuvres (…) cesseraient, l’amour ne devrait jamais s’éteindre. Je ne vous en dis pas davantage. Demeurez dans la sainte et douce dilection de Dieu. Doux Jésus, Jésus amour.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 2,42-47. 

Les frères étaient assidus à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières.
La crainte de Dieu était dans tous les cœurs à la vue des nombreux prodiges et signes accomplis par les Apôtres.
Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun ;
ils vendaient leurs biens et leurs possessions, et ils en partageaient le produit entre tous en fonction des besoins de chacun.
Chaque jour, d’un même cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple, ils rompaient le pain dans les maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité de cœur ;
ils louaient Dieu et avaient la faveur du peuple tout entier. Chaque jour, le Seigneur leur adjoignait ceux qui allaient être sauvés.

Psaume 118(117),2-4.13-15ab.22-24. 

R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! (Ps 117, 1)

Oui, que le dise Israël : 
Éternel est son amour !
Que le dise la maison d’Aaron :
Éternel est son amour !
Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur : 
Éternel est son amour !

On m’a poussé, bousculé pour m’abattre ; 
mais le Seigneur m’a défendu.
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; 
il est pour moi le salut.
Clameurs de joie et de victoire
sous les tentes des justes.

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs 
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.
Voici le jour que fit le Seigneur, 
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !

Première lettre de saint Pierre Apôtre 1,3-9. 

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts,
pour un héritage qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure, ni flétrissure. Cet héritage vous est réservé dans les cieux,
à vous que la puissance de Dieu garde par la foi, pour un salut prêt à se révéler dans les derniers temps.
Aussi vous exultez de joie, même s’il faut que vous soyez affligés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ;
elles vérifieront la valeur de votre foi qui a bien plus de prix que l’or – cet or voué à disparaître et pourtant vérifié par le feu –, afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur quand se révélera Jésus Christ.
Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ; en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi, vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire,
car vous allez obtenir le salut des âmes qui est l’aboutissement de votre foi.

11.04.2026 – VEILLÉE DE PRIÈRE POUR LA PAIX PRÉSIDÉE PAR LE PAPE LÉON XIV

Veillée de prière pour la paix: «La guerre divise, l’espérance unit»

«Arrêtez-vous! C’est le temps de la paix!», a déclaré Léon XIV dans sa réflexion lors de la veillée de prière pour la paix, ce samedi 11 avril en la basilique Saint-Pierre. Le Pape a exhorté les dirigeants du monde à privilégier le dialogue et la médiation plutôt que le réarmement et les logiques de mort. Dans un monde déchiré par les conflits et les tensions, le Saint-Père a lancé un vibrant appel à la paix, invitant chacun à devenir acteur d’une humanité réconciliée.

Augustine Asta – Cité du Vatican

Dans une basilique Saint-Pierre prise d’assaut par 7 000 personnes à l’intérieur et 3 000 à l’extérieur, le chant adressé à la Vierge Marie a ouvert la veillée de prière pour la paix, convoquée par le Pape lui-même lors de son premier message pascal avant sa traditionnelle bénédiction Urbi et Orbi, « à la ville et au monde », le dimanche de Pâques. C’était un moment émouvant, sobre et empreint de gravité. À partir de la flamme de la paix d’Assise installée au pied de la statue de la Vierge Marie, Reine de la paix, les représentants des cinq continents, au fil des cinq mystères glorieux, ont allumé tour à tour cinq autres lampes. Immédiatement après la récitation du chapelet et la litanie de la Vierge Marie, le Pape a partagé sa réflexion.

Retrouvez ici l’intégralité en français de la réflexion du Saint-Père lors de la Veillée de prière pour la paix.

«Dieu vivant éclaire»

«La guerre divise, l’espérance unit. La tyrannie piétine, l’amour élève. L’idolâtrie aveugle, le Dieu vivant éclaire», a lancé Léon XIV. Il suffit, a-t-il ajouté, «d’un peu de foi, d’une miette de foi» pour «affronter ensemble, comme humanité et avec humanité, cette heure dramatique de l’histoire.» Le Saint-Père a ainsi invité les fidèles rassemblés près de la tombe de saint Pierre et dans de nombreux lieux à travers le monde, à faire de la prière bien plus qu’un refuge spirituel. Car elle est, selon ses mots, «la réponse la plus gratuite, universelle et bouleversante à la mort».

“Nous sommes un peuple qui ressuscite déjà! En chacun de nous, en chaque être humain, le Maître intérieur enseigne en effet la paix, pousse à la rencontre, inspire l’invocation. Levons donc les yeux! Relevons-nous des décombres! Rien ne peut nous enfermer dans un destin déjà écrit, pas même dans ce monde où les sépulcres semblent ne pas suffire, car on continue à crucifier, à anéantir la vie, sans droit et sans pitié.”

L’héritage des Papes

S’inscrivant dans la lignée de ses prédécesseurs, le Pape a fait sien les propos de saint Jean-Paul II, qui, en pleine crise irakienne de 2003, lançait cet appel «si actuel»: «J’appartiens à la génération de ceux qui ont vécu la Deuxième Guerre mondiale et y ont survécu. J’ai le devoir de dire à tous les jeunes, à ceux qui sont plus jeunes que moi, qui n’ont pas connu cette expérience: »Plus jamais la guerre! » comme le disait Paul VI au cours de sa première visite aux Nations unies. Nous devons faire tout notre possible! Nous savons bien que la paix à n’importe quel prix n’est pas possible. Mais nous savons tous combien cette responsabilité est grande».

Léon XIV à la Veillée de prière pour la paix, samedi 11 avril 2026.
Léon XIV à la Veillée de prière pour la paix, samedi 11 avril 2026.   (@Vatican Media)

«La prière nous éduque à agir»

Loin d’être une fuite face aux responsabilités ou une manière d’anesthésier la douleur, la prière devient, a insisté le Souverain pontife, un acte profondément transformateur. Elle unit les limites humaines à «l’infini des possibilités de Dieu», permettant de rompre «la chaîne démoniaque du mal» et d’orienter pensées, paroles et actions vers un Royaume de Dieu: «un Royaume où il n’y a ni épée, ni drone, ni vengeance, ni banalisation du mal, ni profit injuste, mais seulement dignité, compréhension et pardon», a déclaré le Saint-Père. «Nous avons là, a-t-il continué, un rempart contre ce délire de toute-puissance qui, autour de nous, devient de plus en plus imprévisible et agressif.»

Des fidèles lors de la veillée de prière pour la paix ce samedi 11 avril 2026.
Des fidèles lors de la veillée de prière pour la paix ce samedi 11 avril 2026.   (@VATICAN MEDIA)

«Assez avec la guerre!»

Les équilibres au sein de la famille humaine sont gravement déstabilisés, a ensuite fait remarquer le Pape. «Même le Nom saint de Dieu, le Dieu de la vie, est entraîné dans les discours de mort», a-t-il déploré. Ainsi, disparaît alors un monde de «frères et de sœurs ayant un seul Père dans les cieux et, comme dans un cauchemar nocturne, la réalité se peuple d’ennemis», a regretté Léon XIV. Partout, «on perçoit des menaces, au lieu d’appels à l’écoute et à la rencontre», pourtant a noté le Vicaire du Christ «celui qui prie a conscience de ses limites, il ne tue pas et ne menace pas de mort».

“Assez avec l’idolâtrie de soi-même et de l’argent! Assez avec la démonstration de force! Assez avec la guerre! La véritable force se manifeste dans le service de la vie.”

Tout comme saint Jean XXIII, avait écrit: «La paix profite à tous: aux individus, aux familles, aux peuples, à toute la famille humaine», ou encore comme Pie XII soulignait avec force qu’«avec la paix, rien n’est perdu; mais tout peut l’être par la guerre», Léon XIV à son tour a recommandé d’unir les «énergies morales et spirituelles de millions, voire de milliards d’hommes et de femmes, de personnes âgées et de jeunes qui, aujourd’hui, croient en la paix, qui choisissent la paix, qui soignent les blessures et réparent les dégâts causés par la folie de la guerre.»

Le Souverain pontife a dit par ailleurs recevoir de nombreuses lettres d’enfants provenant de zones de conflit, «en les lisant, a-t-il affirmé,on perçoit, à travers la vérité de l’innocence, toute l’horreur et l’inhumanité d’actions dont certains adultes se vantent fièrement.» Et d’ajouter: «Écoutons la voix des enfants!»

Un cri adressé aux dirigeants et aux peuples

Le Successeur de Pierre a élargi sa réflexion à l’adresse des responsables politiques: «Arrêtez-vous! C’est le temps de la paix!», a-t-il enjoint. Poursuivant: «Asseyez-vous aux tables du dialogue et de la médiation, pas aux tables où l’on planifie le réarmement et où l’on délibère des actes de mort!»

Mais, a-t-il reconnu, la responsabilité n’incombe pas seulement aux puissants. Chaque individu est appelé à agir, à son échelle, pour construire la paix. Dans les familles, les écoles, les quartiers, il s’agit a fait savoir Léon XIV, de «convertir ce qui reste de violent » en soi et de promouvoir une culture de la rencontre.»

“Croyons de nouveau en l’amour, la modération et la bonne politique. Formons-nous et engageons-nous, chacun répondant à sa propre vocation. Chacun a sa place dans la mosaïque de la paix!”

Construire la paix, jour après jour

La paix, a rappelé le Léon XIV, ne se décrète pas: elle se construit patiemment, «mot après mot, geste après geste», à l’image du rosaire ou d’un tissage minutieux. Elle exige persévérance, engagement et une conversion profonde des cœurs. Reprenant une idée chère au Pape François, il a insisté sur la nécessité d’être des «artisans de paix»,capables d’élaborer des processus durables de réconciliation. Car au-delà des institutions, la paix relève aussi d’un «artisanat» quotidien, accessible à tous.

«Plus jamais la guerre»

Le Pape s’est adressé à «tous les peuples et toutes les nations», rappelant que l’humanité forme une seule famille, à la fois blessée et pleine d’espérance. «La paix n’est pas une utopie», «plus jamais la guerre, aventure sans retour, plus jamais la guerre, spirale de deuils et de violence», a clamé le Saint-Père.

Dans une supplique finale, Léon XIV a invoqué le don de la «paix du Christ ressuscité, fruit de son sacrifice d’amour sur la croix». Il s’agit d’une paix, a-t-il précisé, qui n’est ni imposée ni fragile, mais profondément enracinée dans l’amour, la foi et la dignité humaine.

Veillée de prière pour la paix – samedi 11 avril 2026

Source : VATICANNEWS, le 11 avril 2026

Après être tombé, viens près de la Mère

Après être tombé, viens près de la Mère

La première réaction d’un enfant, lorsqu’il a peur, lorsqu’il est embarrassé ou souffrant, est d’appeler sa mère. Ce cri, pour lui, résume tout. Prends, toi aussi, l’habitude d’appeler ta Mère : « Mère, je t’aime ; Tu es tout pour moi ! »

La mère aime son enfant, même s’il est infirme ou laid. Quelles que soient ta tiédeur, tes fautes ou tes infidélités, jette-toi dans les bras de ta mère : « Voici ta mère ! » Ce fut la dernière parole de Jésus. Comment aurait-elle le cœur de t’abandonner ?

Après être tombé, en toute humilité, viens près de la Mère, pleurer son fils qui meurt à cause de toi. Elle t’accueillera. Elle a accepté Jean comme son enfant ainsi que le bon larron et Marie-Madeleine.

Cardinal François-Xavier NGUYEN VAN THUAN

Sur le chemin de l’espérance, Le Sarment, Fayard 1991 Chapitre 35 – Notre Mère Marie.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

11.04.2026 – SAINT DU JOUR

St Stanislas

Saint Stanislas
Évêque de Cracovie, martyr 
(1030-1079)

Stanislas (Stanisław en polonais) naît à Cracovie en 1030 de parents fort avancés en âge, mariés depuis trente ans et encore sans postérité. Dieu, qui avait des vues élevées sur cet enfant, lui inspira dès son bas âge de grandes vertus, surtout la charité pour les pauvres, et une mortification qui le portait à jeûner souvent et à coucher sur la terre nue, même par les plus grands froids. 

Après de brillantes études, il n’aspirait qu’au cloître ; à la mort de ses parents, il vendit leurs vastes propriétés et en donna le prix aux pauvres. Stanislas dut se soumettre à son évêque, qui l’ordonna prêtre et le fit chanoine de Cracovie. 

Il fallut avoir recours au Pape pour lui faire accepter, en 1072, le siège de Cracovie, devenu vacant. Ses vertus ne firent que grandir avec sa dignité et ses obligations ; il se revêtit d’un cilice, qu’il porta jusqu’à sa mort ; il se fit remettre une liste exacte de tous les pauvres de la ville et donna l’ordre à ses gens de ne jamais rien refuser à personne. 

La plus belle partie de la vie de Stanislas est celle où il fut en butte à la persécution du roi de Pologne, Boleslas II. Ce prince menait une conduite publiquement scandaleuse. Seul l’évêque osa comparaître devant ce monstre d’iniquité, et d’une voix douce et ferme, condamner sa conduite et l’exhorter à la pénitence. Le roi, furieux, attendit l’heure de se venger. 

Stanislas avait acheté pour son évêché, devant témoins, et il avait payé une terre dont le vendeur était mort peu après. Le roi, ayant appris qu’il n’y avait pas d’acte écrit et signé, gagna les témoins par promesses et par menaces, et accusa Stanislas d’avoir usurpé ce terrain. L’évêque lui dit : « Au bout de ces trois jours, je vous amènerai comme témoin le vendeur lui-même, bien qu’il soit mort depuis trois ans. » 

Le jour venu, le saint se rendit au tombeau du défunt ; en présence d’un nombreux cortège, il fit ouvrir la tombe, où on ne trouva que des ossements. Stanislas, devant cette tombe ouverte, se met en prière, puis touche de la main le cadavre : « Pierre, dit-il, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, viens rendre témoignage à la vérité outragée. » 

À ces mots, Pierre se lève, prend la main de l’évêque devant le peuple épouvanté, et l’accompagne au tribunal du roi. Le ressuscité convainc de calomnie le roi et les témoins, et de nouveau accompagne l’évêque jusqu’au tombeau, qu’on referme sur son corps, redevenu cadavre. Loin de se convertir, le roi impie jura la mort de Stanislas, et bientôt l’assassina lui-même, en 1079, pendant qu’il offrait le saint sacrifice.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950 (« Rév. x gpm »).

Saint Stanislas priez pour nous !