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18.04.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,16-21. 

Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent jusqu’à la mer.
Ils s’embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l’autre rive. C’était déjà les ténèbres, et Jésus n’avait pas encore rejoint les disciples.
Un grand vent soufflait, et la mer était agitée.

Les disciples avaient ramé sur une distance de vingt-cinq ou trente stades (c’est-à-dire environ cinq mille mètres), lorsqu’ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de peur.
Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez plus peur. »

Les disciples voulaient le prendre dans la barque ; aussitôt, la barque toucha terre là où ils se rendaient.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942)

carmélite, martyre, copatronne de l’Europe

Poésie « Am Steuer » / « La Tempête », 1940 (trad. Malgré la nuit, Ad Solem 2002, p. 49)

« C’est moi. Soyez sans crainte »

— Seigneur, que les vagues sont hautes, que la nuit est obscure ! Ne voudrais-tu pas l’éclairer pour moi qui veille solitaire ? — Tiens fermement le gouvernail, garde confiance et reste calme. Ta barque a du prix à mes yeux, je veux la mener à bon port. Garde bien sans défaillance les yeux fixés sur le compas. Il aide à parvenir au but à travers nuits et tempêtes. L’aiguille du compas de bord frémit mais se maintient. Elle te montrera le cap que je veux te voir prendre. Garde confiance et reste calme : à travers nuits et tempêtes la volonté de Dieu, fidèle, te guide, si ton cœur veille.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 6,1-7. 

En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque récriminèrent contre ceux de langue hébraïque, parce que les veuves de leur groupe étaient désavantagées dans le service quotidien.
Les Douze convoquèrent alors l’ensemble des disciples et leur dirent : « Il n’est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables.
Cherchez plutôt, frères, sept d’entre vous, des hommes qui soient estimés de tous, remplis d’Esprit Saint et de sagesse, et nous les établirons dans cette charge.
En ce qui nous concerne, nous resterons assidus à la prière et au service de la Parole. »
Ces propos plurent à tout le monde, et l’on choisit : Étienne, homme rempli de foi et d’Esprit Saint, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un converti au judaïsme, originaire d’Antioche.
On les présenta aux Apôtres, et après avoir prié, ils leur imposèrent les mains.
La parole de Dieu était féconde, le nombre des disciples se multipliait fortement à Jérusalem, et une grande foule de prêtres juifs parvenaient à l’obéissance de la foi.

Psaume 33(32),1-2.4-5.18-19. 

R/ Que ton amour, Seigneur, soit sur nous, comme notre espoir est en toi ! (Ps 32, 22)

Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes ! 
Hommes droits, à vous la louange !
Rendez grâce au Seigneur sur la cithare, 
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; 
il est fidèle en tout ce qu’il fait.
Il aime le bon droit et la justice ; 
la terre est remplie de son amour.

Dieu veille sur ceux qui le craignent, 
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort, 
les garder en vie aux jours de famine.

17.04.2026 – MESSE PRÉSIDÉE PAR LE PAPE LÉON XIV AU STADE DE JAPONA DOUALA AU CAMEROUN

Ce vendredi 17 avril 2026 à 11h40 (UTC+2), le pape Léon XIV préside une messe au stade de Japoma à Douala. Le Pape passe une partie de la journée dans cette ville de l’ouest du Cameroun, capitale économique du pays.

Sauvés du naufrage par la Vierge Marie

Sauvés du naufrage par la Vierge Marie

Dom Géramb (1772-1848), abbé de la Trappe, à son retour de la Terre-Sainte, et près de toucher au port, fut assailli d’une rude tempête. Voici comment la Sainte Vierge vint au secours de l’équipage : « J’avais, dit-il, compté pouvoir me rendre de Malte à Gênes. Après avoir attendu beaucoup plus que je ne l’aurais voulu, et toujours vainement, qu’il se présentât un navire, je changeai de résolution, et je pris le parti de me confier à l’Aigle, brick anglais qui partait pour Marseille.

Le temps fut affreux ; nous fûmes obligés de naviguer au milieu de continuelles tempêtes. Pendant vingt-quatre heures au moins, tout parut désespéré. Matelots et passagers, nous nous crûmes perdus et je partageais l’anxiété commune. 

Dans cette douloureuse situation, l’équipage, qui était malmené , présentait le spectacle religieux le plus touchant. Malgré le sifflement continuel des vents, malgré les éclats répétés de la foudre, qui menaçait de tomber sur nous, la prière du soir ne fut pas une seule fois interrompue. Jamais, dans le silence et la retraite du cloître, je n’entendis chanter les antiennes et les litanies de la Sainte Vierge avec plus de dévotion et de ferveur.

Le capitaine était le premier à donner l’exemple. Sa voix forte et sonore, à laquelle répondaient unanimement celles de tous les matelots, retentissait au loin, et ces chants, animés par la vivacité de la foi et de la confiance, dominaient par intervalles le bruit du ciel et des vagues en courroux.

Nos prières furent exaucées : le bâtiment échappa à tous les périls et parvint heureusement au port. Un bienfait si inespéré ne fut pas, comme il n’arrive que trop souvent, oublié et méconnu. Le lendemain du débarquement, l’équipage et la plupart des passagers s’empressèrent de monter à la chapelle de Notre-Dame de la Garde pour remercier leur divine Protectrice et Lui témoigner leur sincère reconnaissance pour le secours qu’Elle leur avait obtenu en intercédant auprès de Son divin Fils. »

magnificat

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

17.04.2026 – SAINTE DU JOUR

Ste Kateri Tekakwitha

Sainte Kateri Tekakwitha

Indienne du continent nord-américain

Première sainte amérindienne

 

Kateri naît en 1656 d’une Algonquine et d’un chef Iroquois de la tribu de la Tortue, dans le village agnier d’Ossernenon, aujourd’hui Auriesville, dans l’État de New York. Sa mère avait vécu au poste français des Trois-Rivières et était chrétienne. 

La fillette avait quatre ans quand une épidémie de vérole se déclare dans la bourgade, emporte ses parents et son jeune frère et la laisse les yeux malades et le visage grêlé. Elle est accueillie par un oncle et élevée par ses tantes. Comme elle ne peut pas supporter l’éclat de la lumière du jour, on la surnomme Tekakwitha : « celle qui avance en tâtonnant ».

En 1666, une expédition française contre les Agniers oblige sa tribu à se réfugier dans la forêt pour y passer l’hiver. Tekakwitha accompagne les siens sur la rive nord de la rivière Mohawk, à un endroit qu’ils nomment Kahnawaké. C’est là qu’elle rencontre pour la première fois des missionnaires jésuites. Elle est frappée de leurs manières affables et de leur piété. Elle s’occupe des travaux domestiques et est habile à manier l’aiguille pour décorer les mocassins et les chemises et confectionner des colliers. Elle participe aux travaux des champs, aux cueillettes de fruits et à la récolte de légumes.

Elle doit subir les heurts de sa famille lorsqu’elle refuse l’époux qu’on lui propose. Quand le jésuite Jacques de Lamberville lui rend visite à l’automne 1675, elle demande le baptême. Après un catéchuménat de six mois, elle est baptisée le jour de Pâques 1676, sous le nom de Kateri. Pendant plus d’un an, sa famille continue de la persécuter et la prive de nourriture parce qu’elle ne veut pas travailler le dimanche. On lui lance des pierres quand elle se rend à la chapelle pour prier et une de ses tantes l’accuse même d’avoir une liaison avec son oncle. 

Le Père de Lamberville lui conseille alors d’aller vivre à la mission Saint-François-Xavier, sur la rive sud du Saint-Laurent, en face de Montréal.

Dans ce village, elle retrouve d’autres chrétiens et les Jésuites qu’elle avait rencontrés en 1666. Kateri fait sa première communion le jour de Noël 1677. Elle passe des heures en prière à la chapelle. Durant la chasse d’hiver, elle continue ses exercices de piété tout en se livrant aux travaux communs, et se fait un oratoire d’une croix taillée dans un arbre, près d’un ruisseau. 

D’autres épreuves fondent sur elle quand elle est accusée d’avoir couché avec l’époux d’une Indienne et que ses parents veulent la forcer à se marier. Elle ne peut réaliser son désir de fonder une communauté de religieuses autochtones, mais elle fait vœu de chasteté le 25 mars 1679. Accablée de migraines, d’une fièvre lente et d’un grand mal d’estomac, elle meurt le 17 avril 1680, à l’âge de 24 ans. 

Kateri Tekakwitha a été déclarée : 

Vénérable le 3 janvier 1943 par le vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958);

Bienheureuse le 22 juin 1980 par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) ;

Sainte le 21 octobre 2012 par le pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013).

Pour un approfondissement :

>>> Diocèse d’Edmundston

Source principale : dsjl.org/saintekateri/(« Rév. x gpm »).

Sainte Kateri Tekakwitha priez pour nous !