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24.11.2025 – MESSE À LOURDES
Lettre apostolique « In unitate fidei »: les chrétiens unis seront un signe de paix

Lettre apostolique « In unitate fidei »: les chrétiens unis seront un signe de paix
Dans le document publié ce dimanche, le Pape encourage «un élan renouvelé dans la profession de foi, dont la vérité» est depuis des siècles «le patrimoine commun des chrétiens», retrace l’histoire du Concile de Nicée et souligne sa «valeur œcuménique». Léon XIV invite à «marcher ensemble pour parvenir à l’unité et à la réconciliation», en laissant «derrière soi les controverses théologiques» pour «un œcuménisme tourné vers l’avenir, de réconciliation sur la voie du dialogue».
Tiziana Campisi – Cité du Vatican
«Dans l’unité de la foi, proclamée depuis les origines de l’Église, les chrétiens sont appelés à marcher dans la concorde, en gardant et en transmettant avec amour et joie» Jésus-Christ. Il est le «don» que les hommes ont «reçu», le «Fils unique de Dieu, descendu du ciel pour notre salut», auquel les évêques participant au Concile de Nicée ont déclaré croire en 325. Léon XIV l’écrit dans la lettre apostolique In unitate fidei à l’occasion du 1700e anniversaire du Concile de Nicée, qu’il remet aujourd’hui à l’Église, le 23 novembre, solennité du Christ, Roi de l’Univers, à quelques jours de son voyage apostolique en Turquie, afin d’encourager «un élan renouvelé dans la profession de foi, dont la vérité, qui constitue depuis des siècles le patrimoine commun des chrétiens, mérite d’être confessée et approfondie d’une manière toujours nouvelle et actuelle».
Un examen de conscience
Le Souverain pontife renvoie au document de la Commission théologique internationale Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur, publié le 3 avril dernier, pour l’approfondissement «de l’importance et de l’actualité non seulement théologique et ecclésiale, mais aussi culturelle et sociale du Concile de Nicée», et invite à un examen de conscience, s’inspirant du Credo de Nicée qui «commence par professer la foi en Dieu, le Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre: “Que signifie Dieu pour moi et comment témoigne-je de ma foi en Lui?”». Est-il «l’unique et seul Dieu» ou «y a-t-il des idoles plus importantes» que Lui «et ses commandements?». «Est-il le Créateur à qui je dois tout ce que je suis et tout ce que j’ai, dont je peux trouver les traces dans chaque créature? Suis-je prêt à partager les biens de la terre, qui appartiennent à tous, de manière juste et équitable?» «Est-ce que j’exploite la création, la détruis, au lieu de la préserver et de la cultiver comme la maison commune de l’humanité?».
La profession de foi dans le Christ donne de l’espérance
Le cœur de la foi chrétienne est «la profession de foi en Jésus-Christ, Fils de Dieu», réaffirme Léon XIV, proclamée à Nicée, encore prononcée aujourd’hui pendant la messe dans le «symbole nicéno-constantinopolitain», qui «unit tous les chrétiens» et «donne de l’espérance dans les temps difficiles que nous vivons, au milieu de nombreuses préoccupations et craintes, de menaces de guerre et de violence, de catastrophes naturelles, de graves injustices et déséquilibres, de la faim et de la misère dont souffrent des millions» de personnes.
La communauté chrétienne universelle, signe de paix
Dans ce texte, le Souverain Pontife retrace tout d’abord l’histoire du Concile de Nicée et s’attarde sur le Credo, formulé par l’assemblée, puis invite à réfléchir sur la «foi en Dieu» à l’époque actuelle, sur le sacrifice du Christ qui, pour le salut des hommes, est mort sur la croix «nous ouvrant la voie d’une vie nouvelle par sa résurrection et son ascension», sur l’amour du prochain prêché par Jésus et sur la «très haute valeur œcuménique» du Concile de Nicée. C’est précisément sur ce dernier que se fonde «le mouvement œcuménique», qui «a obtenu de nombreux résultats au cours des soixante dernières années». Et «si la pleine unité visible avec les Églises orthodoxes et orthodoxes orientales et avec les communautés ecclésiales nées de la Réforme ne nous a pas encore été donnée», c’est précisément «le dialogue œcuménique» qui a poussé à «reconnaître» comme «frères et sœurs en Jésus-Christ» ceux qui font partie «d’autres Églises et communautés ecclésiales et à redécouvrir la communauté unique et universelle des disciples du Christ dans le monde entier». Dans le monde actuel «divisé et déchiré par de nombreux conflits», celle-ci «peut être un signe de paix et un instrument de réconciliation, contribuant de manière décisive à un engagement mondial en faveur de la paix», écrit le Pape.
Marcher ensemble pour atteindre l’unité
En ce sens, la «mémoire» de ces «nombreux martyrs chrétiens provenant de toutes les Églises et communautés ecclésiales», dont le témoignage a été rappelé par Jean-Paul II, «unit et incite à être des témoins et des artisans de paix dans le monde», poursuit Léon XIV qui exhorte:
«Afin d’exercer ce ministère de manière crédible, nous devons marcher ensemble pour parvenir à l’unité et à la réconciliation entre tous les chrétiens. Le Credo de Nicée peut être la base et le critère de référence de ce cheminement. Il nous propose en effet un modèle de véritable unité dans la diversité légitime. Unité dans la Trinité, Trinité dans l’Unité, car l’unité sans multiplicité est tyrannie, la multiplicité sans unité est désagrégation».
Pour le Pape, il faut également «laisser derrière nous les controverses théologiques qui ont perdu leur raison d’être pour acquérir une pensée commune et, plus encore, une prière commune au Saint-Esprit, afin qu’il nous rassemble tous dans une seule foi et un seul amour».
Écoute et accueil réciproques
Ce n’est pas «un œcuménisme de retour à l’état antérieur aux divisions» auquel fait référence le Souverain pontife, «ni une reconnaissance réciproque du statu quo actuel de la diversité des Églises et des communautés ecclésiales», mais plutôt «un œcuménisme tourné vers l’avenir, de réconciliation sur la voie du dialogue, d’échange de nos dons et de nos patrimoines spirituels».
«Le rétablissement de l’unité entre les chrétiens ne nous appauvrit pas, au contraire, il nous enrichit. Comme à Nicée, cet objectif ne sera possible qu’à travers un chemin patient, long et parfois difficile d’écoute et d’accueil réciproque. Il s’agit d’un défi théologique et, plus encore, d’un défi spirituel, qui exige le repentir et la conversion de tous. C’est pourquoi nous avons besoin d’un œcuménisme spirituel de prière, de louange et de culte, comme cela s’est produit dans le Credo de Nicée Constantinople».
Le contenu du Credo de Nicée
Remontant dans le temps, Léon XIV rappelle que le Concile de Nicée a vu le jour pendant «l’une des plus grandes crises de l’histoire de l’Église du premier millénaire», alors que la controverse arienne faisait rage, et qu’à la fin de l’assemblée, les évêques, convoqués par l’empereur Constantin pour rétablir l’unité dans l’Église, «exprimèrent» leur «foi en un Dieu unique» et confessèrent «que Jésus est le Fils de Dieu en tant qu’il est «de la substance (ousia) du Père […] engendré, non créé, de même substance (homooúsios) que le Père», rejetant ainsi la thèse d’Arius.
Quelle réception intérieure du Credo?
Mais la lettre apostolique du Souverain pontife n’est pas un simple panorama historique. Reconnaissant le lien solide qui existe aujourd’hui entre «la liturgie et la vie chrétienne» avec le Credo de Nicée et de Constantinople, et se tournant vers le présent, il demande: «qu’en est-il aujourd’hui de la réception intérieure du Credo?», et relève que «pour beaucoup, Dieu et la question de Dieu n’ont presque plus de sens dans la vie» et que, comme l’a souligné Gaudium et Spes, «les chrétiens sont au moins en partie responsables de cette situation, car ils ne témoignent pas de la vraie foi et cachent le vrai visage de Dieu par des modes de vie et des actions éloignés de l’Évangile».
«Des guerres ont été menées, des personnes ont été tuées, persécutées et discriminées au nom de Dieu», regrette l’évêque de Rome, «au lieu d’annoncer un Dieu miséricordieux» et, relève-t-il, «on a parlé d’un Dieu vengeur qui inspire la terreur et punit». Au contraire, puisque «le cœur du Credo de Nicée-Constantinople» est «la profession de foi en Jésus-Christ, notre Seigneur et Dieu», il faut s’engager «à suivre Jésus comme Maître, compagnon, frère et ami», en gardant à l’esprit que son chemin «n’est pas une voie large et confortable, mais» un «sentier, souvent difficile, voire douloureux» et que «si Dieu nous aime de tout son être, alors nous devons nous aussi nous aimer les uns les autres».
«Dans la suite de Jésus, l’ascension vers Dieu passe par la descente et le dévouement envers nos frères et sœurs», poursuit le Pape, «en particulier les derniers, les plus pauvres, les abandonnés et les marginalisés». Ainsi, «face aux catastrophes, aux guerres et à la misère, nous pouvons témoigner de la miséricorde de Dieu aux personnes qui doutent de Lui, si celles-ci font l’expérience de sa miséricorde à travers nous», conclut le Souverain Pontife, qui termine sa Lettre par une prière à l’Esprit-Saint.
Source : VATICANNEWS, le 23 novembre 2025
Le Pape demande la libération des chrétiens enlevés au Nigeria et au Cameroun

Le Pape demande la libération des chrétiens enlevés au Nigeria et au Cameroun
Avant de réciter la prière de l’Angélus ce dimanche, le Saint-Père a lancé un appel à la libération immédiate des élèves, prêtres et fidèles dans les deux pays d’Afrique, faisant part de «sa grande douleur», et souhaité que les églises et les écoles restent «toujours et partout» des lieux sûrs.
Vatican News
Avant de réciter la prière de l’Angélus ce dimanche devant près de 60 000 fidèles rassemblés place Saint-Pierre, le Pape a lancé un appel vibrant pour demander la libération immédiate des personnes récemment enlevées au Nigeria et au Cameroun, en grande majorité des jeunes étudiants, filles et garçons. «C’est avec une immense tristesse que j’ai appris la nouvelle des enlèvements de prêtres, de fidèles et d’étudiants au Nigeria et au Cameroun», a lancé le Saint-Père depuis le parvis de la basilique après avoir célébré la messe clôturant le jubilé des chorales.
Léon XIV a dit ressentir «une grande douleur, surtout pour les nombreux jeunes garçons et filles séquestrés et pour leurs familles angoissées», avant de lancer un appel pressant «pour que les otages soient immédiatement libérés», exhortant «les autorités compétentes à prendre les décisions appropriées et rapides pour assurer leur libération».
Interrogé mardi dernier à sa sortie de Castel Gandolfo, le Pape avait déjà partagé son inquiétude sur les événements au Nigeria. «Je pense qu’au Nigeria et ailleurs, il existe un danger certain pour les chrétiens, mais aussi pour tous; des chrétiens et des musulmans ont été massacrés. Le terrorisme est lié à l’économie de guerre pour le contrôle des territoires. Malheureusement, de nombreux chrétiens ont péri, et il est essentiel, à mon sens, que le gouvernement et tous les peuples s’efforcent de promouvoir une véritable liberté religieuse», avait-il expliqué aux journalistes.
Une recrudescence des violences et enlèvements ciblant les chrétiens
Le Pape a enfin demandé «de prier pour nos frères et sœurs, et pour que les églises et les écoles restent toujours et partout des lieux de sécurité et d’espérance». Ces derniers jours, la violence visant en particulier les chrétiens au Nigeria est montée d’un cran, forçant le président Bola Tinubu à reporter un voyage prévu en Afrique du Sud et en Angola pour suivre l’évolution de la situation.
L’Association chrétienne du Nigeria (CAN) a indiqué le 22 novembre que des hommes armés avaient enlevé 315 personnes, élèves et enseignants, dans une école catholique de l’ouest du pays, après déjà un événement similaire de 25 jeunes filles en début de semaine dans un lycée dans le nord-ouest, à Kebbi. Ce dimanche après-midi, la CAN a annoncé que 50 élèves enlevés avaient pu s’échapper et ont retrouvé leurs parents.
Source : VATICANNEWS, le 23 novembre 2025
24.11.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
« Même en tant qu’officier supérieur, je n’ai pas honte de ma foi »

« Même en tant qu’officier supérieur, je n’ai pas honte de ma foi »
Lieutenant-colonel Onyinyechi, Apollonia Anele, première femme à occuper le poste de Directrice des Relations Publiques dans l’histoire de 162 ans de l’armée nigériane, attribue sa force et son orientation professionnelle à sa foi catholique, et particulièrement à sa dévotion au Saint Rosaire.
Dans une interview accordée le jeudi 11 septembre 2025 à ACI Afrique en marge d’une visite de courtoisie du Département de la Communication Sociale de l’Archidiocèse catholique d’Abuja au quartier général de l’armée, la colonel Anele a affirmé : « Même en tant qu’officier supérieur, je n’ai pas honte de ma foi. Je ne plaisante pas avec ma foi catholique, je la partage avec tous ceux que je rencontre chaque jour. »
Elle a ajouté : « Avant de quitter la maison chaque matin, je prie mon Rosaire. La Vierge Marie est mon guide et mon soutien. Chaque fois que j’ai un problème, je prie le Rosaire et je le lui confie. Cela a été ma force et mon moteur. Je suis très fière de ma foi. Je l’emporte dans mes fonctions professionnelles comme dans ma vie personnelle. Si vous regardez les murs de mon bureau, vous verrez l’image de Notre-Dame du Perpétuel Secours et d’autres images saintes. Partout où je vais, je les emmène avec moi ; elles sont la source de ma force », a-t-elle affirmé.
« Je pense que ma réussite est largement due au fait que je prie le Rosaire chaque jour. J’encourage les gens à le prier, et ils en reçoivent des miracles. Notre Mère Marie est toujours disponible et prête à intercéder pour nous, que vous soyez catholique ou non, tant que vous recherchez son aide maternelle, elle sera là », a assuré la colonel Anele. La porte-parole de l’armée nigériane, originaire de l’archidiocèse catholique d’Owerri, a indiqué que les enseignements tirés de la messe quotidienne et des lectures de l’Évangile influencent ses décisions et son sens des responsabilités. « Quand vous allez à la messe chaque jour, vous apprenez une ou deux choses grâce à l’Évangile et à l’homélie. Cela m’a aidée à devenir celle que je suis aujourd’hui », a-t-elle expliqué.
Interrogée sur ce que devraient incarner les Catholiques en position de leadership, la colonel Anele a été claire : « Imitez le Christ, c’est tout. »
Elle a ajouté qu’une vie chrétienne authentique parle souvent plus fort que des arguments dans les contextes interreligieux : « Si vous vivez votre vie comme un exemple, cela montre qui vous êtes et ce en quoi vous croyez. Les autres peuvent vous imiter aussi ».
Abuja, 14 septembre, 2025 – www.aciafrique.org
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
24.11.2025 – SAINTS DU JOUR

Saints Martyrs du Vietnam
André Dung Lac, prêtre et ses compagnons martyrs entre 1745 et 1862
Martyrologe Romain : Mémoire des saints André Dung Lac, prêtre, et ses compagnons, martyrs. Une célébration commune honore cent-dix-sept martyrs mis à mort entre 1745 et 1862 dans diverses régions du Vietnam : le Tonkin, l’Annam et la Cochinchine. Parmi eux, huit évêques, un grand nombre de prêtres et une foule considérable de laïcs chrétiens des deux sexes, de toute condition, de tout âge, qui ont tous préféré souffrir l’exil, la prison, les tortures et enfin les derniers supplices plutôt que de fouler aux pieds la croix et faillir à la foi chrétienne.
L’Église au Vietnam fécondée par le sang des Martyrs
L’œuvre de l’évangélisation, entreprise dès le début, du XVIe siècle, puis établie dans les deux premiers Vicariats Apostoliques du Nord (Dâng-Ngoâi) et du Sud (Dâng-Trong) en 1659, a connu au cours des siècles un admirable développement. À l’heure actuelle, les Diocèses sont au nombre de vingt-cinq (dix au Nord, six au Centre et neuf au Sud). Les catholiques sont environ six millions (presque 10% de la population).
Ce résultat est dû aussi au fait que, dès les premières années de l’évangélisation, la semence de la Foi a été mêlée sur la terre vietnamienne au sang abondamment versé des martyrs, tant du clergé missionnaire que du clergé local et du peuple chrétien du Vietnam. Tous ont supporté ensemble les fatigues de l’œuvre apostolique et ont d’un même cœur affronté aussi la mort pour rendre témoignage à la vérité évangélique. L’histoire religieuse de l’Église du Vietnam enregistre qu’il y a eu en tout cinquante-trois décrets, signés par les Seigneurs Trinh et Nguyen et par les Empereurs qui, du XVIIe au XIXe siècles, ont promulgué contre les chrétiens des persécutions plus violentes les unes que les autres. On compte environ 130.000 victimes tombées un peu partout sur le territoire du Vietnam.
Au cours des siècles, ces martyrs de la Foi ont été ensevelis d’une manière anonyme, mais leur mémoire est restée vivante dans l’esprit de la communauté catholique. Dès le début du XXe siècle, dans cette foule de héros, 117 personnes – dont les épreuves sont apparues les plus cruelles – ont été choisies et élevées aux honneurs des autels.
Ils furent tous canonisés en même temps par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), le 19 juin 1988, lors d’un de ses voyages en Asie, et déclarés Patrons du Vietnam le 14 décembre 1990.
Ces Saints peuvent être classés comme suit :
11 Espagnols, tous de l’ordre des Frères prêcheurs (Dominicains) : 6 évêques et 5 prêtres.
10 Français, tous de la Société des Missions Étrangères de Paris : 2 évêques et 8 prêtres.
96 Vietnamiens : 37 prêtres (dont onze Dominicains), 59 laïcs (parmi eux un séminariste, seize catéchistes, dix du Tiers Ordre dominicain et une femme).
Leur martyre a eu lieu à différentes périodes :
Ø 2 ont subi le martyre au temps de TRINH-DOANH (1740-1767)
Ø 2 ont subi le martyre au temps de TRINH-SAM (1767-1782)
Ø 2 ont subi le martyre au temps de CANH-TRINH (1782-1802)
Ø 58 ont subi le martyre au temps de l’Empereur MINH-MANG (1820-1840)
Ø 3 ont subi le martyre au temps de l’Empereur THIEU-TRI (1840-1847)
Ø 50 ont subi le martyre au temps de l’Empereur TU-DUC (1847-1883)
Sur le lieu de supplice l’Édit royal, placé à coté de chaque martyr, a précisé le mode de sentence :
Ø 75 condamnés à la décapitation,
Ø 22 condamnés à l’étranglement,
Ø 6 condamnés à être brûlés vifs,
Ø 5 condamnés à être écartelés,
Ø 9 sont morts en prison des suites des tortures.
« Tous ceux-là viennent de la grande épreuve : ils ont lavé leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l’Agneau » (Ap 7, 13-14)
Annuaire des 117 Martyrs du Vietnam :
1 Andrea DUNG-LAC, prêtre 21-12-1839
2 Domenico HENARES, évêque o.p. 25-06-1838
3 Clemente Ignazio DELGADO CEBRIAN, évêque o.p. 12-07-1838
4 Pietro Rosa Ursula BORIE, évêque M.E.P. 24-11-1838
5 Giuseppe Maria DIAZ SANJURJO, évêque o.p. 20-07-1857
6 Melchior GARCIA SAMPEDRO SUAREZ, évêque o.p. 28-07-1858
7 Girolamo HERMOSILLA, évêque o.p. O1-11-1861
8 Valentino BERRIO OCHOA, évêque O.P. 01-11-1861
9 Stefano Teodoro CUENOT, évêque M.E.P. 14-11-1861
10 Francesco GIL DE FEDERICH, prêtre o.p. 22-O1-1745
11 Matteo Alonso LECINIANA, prêtre o.p. 22-O1-1745
12 Giacinto CASTANEDA, prêtre o.p. 07-11-1773
13 Vincenzo LE OUANG LIEM, prêtre o.p. 07-11-1773
14 Emanuele NGUYEN VAN TRIEU, prêtre 17-09-1798
15 Giovanni DAT, prêtre 28-10-1798
16 Pietro LE TUY, prêtre 11-10-1833
17 Francesco Isidoro GAGELIN, prêtre M.E.P. 17-10-1833
18 Giuseppe MARCHAND, prêtre M.E.P. 30-11-1835
19 Giovanni Carlo CORNAY, prêtre M.E.P. 20-09-1837
20 Vincenzo DO YEN, prêtre o.p. 30-06-1838
21 Pietro NGUYEN BA TUAN, prêtre 15-07-1838
22 Giuseppe FERNANDEZ, prêtre o.p. 24-07-1838
23 Bernardo VU VAN DUE, prêtre 01-08-1838
24 Domenico NGUYEN VAN HANH (DIEU), prêtre o.p. 01-08-1838
25 Giacomo DO MAI NAM, prêtre 12-08-1838
26 Giuseppe DANG DINH (NIEN) VIEN, prêtre 21-08-1838
27 Pietro NGUYEN VAN TU, prêtre o.p. 05-09-1838
28 Francesco JACCARD, prêtre M.E.P. 21-09-1838
29 Vincenzo NGUYEN THE DIEM, prêtre 24-11-1838
30 Pietro VO BANG KHOA, prêtre 24-11-1838
31 Domenico TUOC, prêtre o.p. 02-04-1839
32 Tommaso DINH VIÊT DU, prêtre o.p. 26-11-1839
33 Domenico NGUYÊN VAN (DOAN) XUYÊN, prêtre o.p. 26-11-1839
34 Pietro PHAM VAN TIZI, prêtre 21-12-1839
35 Paolo PHAN KHAC KHOAN, prêtre 28-04-1840
36 Giuseppe DO QUANG HIEN, prêtre o.p. 09-05-1840
37 Luca VU BA LOAN, prêtre 05-06-1840
38 Domenico TRACH (DOAI), prêtre o.p. 18-09-1840
39 Paolo NGUYEN NGAN, prêtre 08-11-1840
40 Giuseppe NGUYEN DINH NGHI, prêtre 08-11-1840
41 Martino TA DUC THINH, prêtre 08-11-1840
42 Pietro KHANH, prêtre 12-07-1842
43 Agostino SCHOEFFLER, prêtre M.E.P. 01-05-1851
44 Giovanni Luigi BONNARD, prêtre M.E.P. 01-05-1852
45 Filippo PHAN VAN MINH, prêtre 03-07-1853
46 Lorenzo NGUYEN VAN HUONG, prêtre 27-04-1856
47 Paolo LE BAO TINH, prêtre 06-04-1857
48 Domenico MÂU, prêtre o.p. 05-11-1858
49 Paolo LE VAN LOC, prêtre 13-02-1859
50 Domenico CAM, prêtre T.O.P. 11-03-1859
51 Pietro DOAN LONG QUY, prêtre 31-07-1859
52 Pietro Francesco NERON, prêtre m.e.p. 03-11-1860
53 Tommaso KHUONG, prêtre T.O.P. 30-01-1861
54 Giovanni Teofano VENARD, prêtre M.E.P. 02-02-1861
55 Pietro NGUYEN VAN LUU, prêtre 07-04-1861
56 Giuseppe TUAN, prêtre o.p. 30-04-1861
57 Giovanni DOAN TRINH HOAN, prêtre 26-05-1861
58 Pietro ALMATO RIBERA, prêtre o.p. 01-11-1861
59 Paolo TONG VIET BUONG, laïc 23-10-1833
60 Andrea TRÂN VAN THÔNG, laïc 28-11-1835
61 Francesco Saverio CAN, catéchiste 20-11-1837
62 Francesco DO VAN (HIEN) CHIEU, catéchiste 25-06-1838
63 Giuseppe NGUYEN DINH UPEN, catéchiste T.O.P. 03-07-1838
64 Pietro NGUYEN DICH, laïc 12-08-1838
65 Michele NGUYEN HUY MY, laïc 12-08-1838
66 Giuseppe HOANG LUONG CANH, laïc T.O.P. 05-09-1838
67 Tommaso TRAN VAN THIEN, séminariste 21-09-1838
68 Pietro TRUONG VAN DUONG, catéchiste 18-12-1838
69 Paolo NGUYEN VAN MY, catéchiste 18-12-1838
70 Pietro VU VAN TRUAT, catéchiste 18-12-1838
71 Agostino PHAN VIET HUY, laïc 13-06-1839
72 Nicola Bui DUC THE, laïc 13-06-1839
73 Domenico (Nicola) DINH DAT, laïc 18-07-1839
74 Tommaso NGUYEN VAN DE, laïc T.O.P. 19-12-1839
75 Francesco Saverio HA THONG MAU, catéchiste T.O.P. 19-12-1839
76 Agostino NGUYEN VAN MOI, laïc T.O.P. 19-12-1839
77 Domenico BUI VAN UY, catéchiste T.O.P. 19-12-1839
78 Stefano NGUYEN VAN VINTI, laïc T.O.P. 19-12-1839
79 Pietro NGUYEN VAN HIEU, catéchiste 28-04-1840
80 Giovanni Battista DINH VAN THANH, catéchiste 28-04-1840
81 Antonio NGUYEN HUU (NAM) QUYNH, laïc 10-07-1840
82 Pietro NGUYEN KHAC TU, catéchiste 10-07-1840
83 Tommaso TOAN, catéchiste T.O.P. 21-07-1840
84 Giovanni Battista CON, laïc 08-11-1840
85 Martino THO, laïc 08-11-1840
86 Simone PHAN DAC HOA, laïc 12-12-1840
87 Agnese LE THI THANH (DE), laïc 12-07-1841
88 Matteo LE VAN GAM, laïc 11-05-1847
89 Giuseppe NGUYEN VAN LUU, catéchiste 02-05-1854
90 Andrea NGUYEN KIM THONG (NAM THUONG), catéchiste 15-07-1855
91 Michele HO DINH HY, laïc 22-05-1857
92 Pietro DOAN VAN VAN, catéchiste 25-05-1857
93 Francesco PHAN VAN TRUNG, laïc 06-10-1858
94 Domenico PHAM THONG (AN) KHAM, laïc T.O.P. 13-01-1859
95 Luca PHAM THONG (CAI) THIN, laïc 13-01-1859
96 Giuseppe PHAM THONG (CAI) TA, laïc 13-01-1859
97 Paolo HANH, laïc 28-05-1859
98 Emanuele LE VAN PHUNG, laïc 31-07-1859
99 Giuseppe LE DANG THI, laïc 24-10-1860
100 Matteo NGUYEN VAN (NGUYEN) PHUONG, laïc 26-05-1861
101 Giuseppe NGUYEN DUY KHANG, catéchiste T.O.P. 06-11-1861
102 Giuseppe TUAN, laïc 07-01-1862
103 Giuseppe TUC, laïc 01-06-1862
104 Domenico NINH, laïc 02-06-1862
105 Domenico TORI, laïc 05-06-1862
106 Lorenzo NGON, laïc 22-05-1862
107 Paolo (DONG) DUONG, laïc 03-06-1862
108 Domenico HUYEN, laïc 05-06-1862
109 Pietro DUNG, laïc 06-06-1862
110 Vincenzo DUONG, laïc 06-06-1862
111 Pietro THUAN, laïc 06-06-1862
112 Domenico MAO, laïc 16-06-1862
113 Domenico NGUYEN, laïc 16-06-1862
114 Domenico NHI, laïc 16-06-1862
115 Andrea TUONG, laïc 16-06-1862
116 Vincenzo TUONG, laïc 16-06-1862
117 Pietro DA, laïc 17-06-1862
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André Dung Lac, prêtre et ses compagnons priez pour nous !

24.11.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,1-4.
En ce temps-là, comme Jésus enseignait dans le Temple, levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor.
Il vit aussi une veuve misérable y mettre deux petites pièces de monnaie.

Alors il déclara : « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres.
Car tous ceux-là, pour faire leur offrande, ont pris sur leur superflu mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)
fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
A Simple Path, p. 99 (trad. Un Chemin tout simple, Plon Mame 1995, p. 95 rev.)
« Ils ont donné de leur superflu, mais elle, de son indigence »
Il faut donner ce qui vous coûte quelque chose. Il ne suffit pas de donner seulement ce dont vous pouvez vous passer mais aussi ce dont vous ne pouvez ni ne voulez vous passer, des choses auxquelles vous êtes attaché. Votre don devient alors un sacrifice qui aura du prix aux yeux de Dieu… C’est ce que j’appelle l’amour en action. Tous les jours, je vois cet amour, chez des enfants, des hommes et des femmes. Un jour je descendais la rue ; un mendiant est venu vers moi et m’a dit : « Mère Teresa, tout le monde te fait des dons ; moi aussi, je veux te donner quelque chose. Aujourd’hui, je n’ai reçu que vingt-neuf centimes pour toute la journée et je veux te les donner ». J’ai réfléchi un moment : si je prends ces vingt-neuf centimes, il risque de n’avoir rien à manger ce soir, et si je ne les prends pas, je lui ferai de la peine. Alors j’ai tendu les mains et j’ai pris l’argent. Jamais sur aucun visage, je n’ai vu autant de joie que sur celui de cet homme : lui aussi, un mendiant, il a pu faire un don à Mère Teresa ! C’était un énorme sacrifice pour ce pauvre qui avait mendié toute la journée au soleil et qui n’avait reçu que vingt-neuf centimes. Mais c’était merveilleux aussi : je ne pouvais rien faire avec cette somme, mais puisqu’il y a renoncé et que moi j’ai accepté, ces piécettes devenaient une fortune parce qu’elles étaient données avec tant d’amour.

LECTURES :
Livre de Daniel 1,1-6.8-20.
La troisième année du règne de Joakim, roi de Juda, Nabucodonosor, roi de Babylone, arriva devant Jérusalem et l’assiégea.
Le Seigneur livra entre ses mains Joakim, roi de Juda, ainsi qu’une partie des objets de la Maison de Dieu. Il les emporta au pays de Babylone, et les déposa dans le trésor de ses dieux.
Le roi ordonna à Ashpénaz, chef de ses eunuques, de faire venir quelques jeunes Israélites de race royale ou de famille noble.
Ils devaient être sans défaut corporel, de belle figure, exercés à la sagesse, instruits et intelligents, pleins de vigueur, pour se tenir à la cour du roi et apprendre l’écriture et la langue des Chaldéens.
Le roi leur assignait pour chaque jour une portion des mets royaux et du vin de sa table. Ils devaient être formés pendant trois ans, et ensuite ils entreraient au service du roi.
Parmi eux se trouvaient Daniel, Ananias, Misaël et Azarias, qui étaient de la tribu de Juda.
Daniel eut à cœur de ne pas se souiller avec les mets du roi et le vin de sa table, il supplia le chef des eunuques de lui épargner cette souillure.
Dieu permit à Daniel de trouver auprès de celui-ci faveur et bienveillance.
Mais il répondit à Daniel : « J’ai peur de mon Seigneur le roi, qui a fixé votre nourriture et votre boisson ; s’il vous voit le visage plus défait qu’aux jeunes gens de votre âge, c’est moi qui, à cause de vous, risquerai ma tête devant le roi. »
Or, le chef des eunuques avait confié Daniel, Ananias, Azarias et Misaël à un intendant. Daniel lui dit :
« Fais donc pendant dix jours un essai avec tes serviteurs : qu’on nous donne des légumes à manger et de l’eau à boire.
Tu pourras comparer notre mine avec celle des jeunes gens qui mangent les mets du roi, et tu agiras avec tes serviteurs suivant ce que tu auras constaté. »
L’intendant consentit à leur demande, et les mit à l’essai pendant dix jours.
Au bout de dix jours, ils avaient plus belle mine et meilleure santé que tous les jeunes gens qui mangeaient des mets du roi.
L’intendant supprima définitivement leurs mets et leur ration de vin, et leur fit donner des légumes.
À ces quatre jeunes gens, Dieu accorda science et habileté en matière d’écriture et de sagesse. Daniel, en outre, savait interpréter les visions et les songes.
Au terme fixé par le roi Nabucodonosor pour qu’on lui amenât tous les jeunes gens, le chef des eunuques les conduisit devant lui.
Le roi s’entretint avec eux, et pas un seul n’était comparable à Daniel, Ananias, Misaël et Azarias. Ils entrèrent donc au service du roi.
Sur toutes les questions demandant sagesse et intelligence que le roi leur posait, il les trouvait dix fois supérieurs à tous les magiciens et mages de tout son royaume.

Livre de Daniel 3,52.53.54.55.56.
R/ À toi, louange et gloire éternellement ! (Dn 3, 52)
Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères :
À toi, louange et gloire éternellement !
Béni soit le nom très saint de ta gloire :
À toi, louange et gloire éternellement !
Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire :
À toi, louange et gloire éternellement !
Béni sois-tu sur le trône de ton règne :
À toi, louange et gloire éternellement !
Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes :
À toi, louange et gloire éternellement !
Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim :
À toi, louange et gloire éternellement !
Béni sois-tu au firmament, dans le ciel,
À toi, louange et gloire éternellement !
