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15.05.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Isidore le laboureur
Modèle d’un paysan chrétien très pieux
(1070-1130)
Isidore naît à Madrid, en Espagne, de parents très pauvres qui ne purent le faire étudier, mais lui apprirent à aimer Dieu et à détester le péché. L’enfant devint bientôt très habile dans cette science, la meilleure de toutes. Quand il fut en âge de travailler, il se plaça comme laboureur chez un riche habitant de la ville, nommé Jean de Vargas.
Plus tard, il épousa une femme aussi pauvre et aussi vertueuse que lui, et il eut un enfant auquel il enseigna le service de Dieu. Un jour, cet enfant tomba dans un puits ; ses parents, désolés, adressèrent au Ciel de si ferventes prières, que l’eau du puits s’élevant jusqu’en haut, y apporta cet enfant plein de vie et de santé. En reconnaissance, les deux époux se séparèrent et vouèrent à Dieu une continence perpétuelle.
Quoique occupé du grossier travail de mener la charrue, Isidore n’en avait pas moins des heures fixes et réglées pour ses exercices de piété. Les jours ordinaires, après avoir passé une partie de la nuit en oraison, il se levait de grand matin et s’en allait visiter les principales églises de Madrid ; les jours de fête étaient entièrement consacrés à suivre les offices et à prier.
Jamais il ne négligeait en rien son travail ; malgré cela, ses compagnons l’accusèrent auprès du maître, qui voulut s’assurer par lui-même de la vérité ; il regarda Isidore travailler, et vit deux Anges qui l’aidaient. Dès lors, Jean de Vargas conçut la plus grande estime pour son serviteur, et les bénédictions du Ciel se répandirent sur sa maison.
Isidore opéra des miracles en sa faveur ; il rendit la vie à un cheval dont on avait grand besoin; la fille de Jean de Vargas étant morte à la suite d’une maladie douloureuse, il la ressuscita. Un jour, en frappant du pied la terre, il fit jaillir, afin d’étancher la soif de son maître, une fontaine qui coule encore. À la suite de ces miracles, Jean de Vargas se déchargea sur Isidore du soin de sa maison.
Isidore était pauvre, et cependant il trouvait le moyen de se montrer libéral envers les indigents ; il partageait avec eux son dîner, et un jour qu’il avait tout donné, il pria sa femme d’aller voir s’il ne restait pas quelque chose : celle-ci trouva le plat qui venait d’être vidé, aussi plein que si personne n’y eût touché. Une autre fois, il avait été invité à un dîner de confrérie, et ses dévotions le retinrent si longtemps, qu’il arriva quand tout était fini.
Une multitude de pauvres le suivaient comptant sur ses restes. Les confrères lui dirent, d’assez mauvaise humeur, qu’on lui avait gardé sa part, mais qu’il n’y avait rien pour les mendiants. « C’est assez, répondit-il, cela suffira pour moi et pour les pauvres de Jésus-Christ. » En effet, on trouva un repas entier là où on n’avait mis de côté que quelques morceaux.
La femme d’Isidore, de son côté, donnait des marques d’une sainteté aussi grande que celle de son mari. Elle aussi faisait des miracles. Retirée dans un petit héritage, près de l’ermitage de Caraquiz, elle avait à traverser une rivière pour se rendre à une église de la Sainte Vierge qu’elle fréquentait assidûment. Un jour, elle trouva cette rivière débordée, et, avec une entière confiance dans la puissance de Dieu, elle détacha son tablier, l’étendit sur les eaux, et, à l’aide de cette barque d’un nouveau genre, passa tranquillement à l’autre bord.
Isidore meurt avant sa femme, en 1170, et on l’enterra sous une gouttière, dans le cimetière de Saint-André, où il fut oublié quarante ans. Alors il apparut à une dame vertueuse pour la presser de procurer l’élévation et la translation de son corps. Quand on l’eut retiré de terre, il fut trouvé aussi frais et aussi sain que s’il venait de mourir ; un parfum de délicieuse odeur embauma les airs, et toutes les cloches sonnèrent d’elles-mêmes. L’église de Saint-André fut choisie pour recevoir ses saintes reliques ; on y vit un grand concours de peuple ; de nombreux miracles s’opérèrent et firent croître et grandir la dévotion à saint Isidore.
Source principale : nouvl.evangelisation.free.fr/(« Rév. x gpm »).
Saint Isidore le laboureur priez pour nous !

15.05.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,20-23a.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie.
La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde.
Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera.
En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)
prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église
Homélie 1 sur la 1ère lettre aux Thessaloniciens (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 132)
« Maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai…, et votre joie, personne ne vous l’enlèvera »
« Vous êtes devenus les imitateurs du divin Maître », dit Paul. Comment cela ? « En recevant la parole au milieu des épreuves, dans la joie de l’Esprit Saint » (1Th 1,6). Ce n’est pas seulement dans l’épreuve, c’est au milieu des épreuves, parmi des souffrances sans nombre. Vous pouvez le constater dans les Actes des Apôtres. On y voit de quelle façon la persécution a été excitée contre eux, comment leurs ennemis les ont dénoncés aux magistrats et ont soulevé la ville. Ils étaient dans l’épreuve, et on ne peut pas dire qu’ils sont restés fidèles avec peine, en gémissant ; non, ils l’étaient avec une grande joie. Les apôtres leur avaient donné l’exemple : « Se réjouissant d’avoir été jugés dignes de subir les affronts pour le nom du Christ » (Ac 5,41). Voilà ce qu’il y a de vraiment admirable ! C’est déjà beaucoup de souffrir l’épreuve avec patience ; mais s’en réjouir, c’est se montrer supérieur à la nature humaine et n’avoir plus, pour ainsi dire, qu’un corps impassible. Mais comment ont-ils été les imitateurs du Christ ? En ce que lui-même a souffert sans pousser une plainte, avec joie ; car c’est de sa propre volonté qu’il se trouvait en de pareilles épreuves. C’est pour nous qu’il s’est anéanti, allant au devant des crachats, des soufflets, de la croix même ; et il s’en réjouissait tellement qu’il appelait cela sa gloire : « Père, disait-il, glorifie-moi » (Jn 17,5).

LECTURES :
Livre des Actes des Apôtres 18,9-18.
À Corinthe, une nuit, le Seigneur dit à Paul dans une vision : « Sois sans crainte : parle, ne garde pas le silence.
Je suis avec toi, et personne ne s’en prendra à toi pour te maltraiter, car dans cette ville j’ai pour moi un peuple nombreux. »
Paul y séjourna un an et demi et il leur enseignait la parole de Dieu.
Sous le proconsulat de Gallion en Grèce, les Juifs, unanimes, se dressèrent contre Paul et l’amenèrent devant le tribunal,
en disant : « La manière dont cet individu incite les gens à adorer le Dieu unique est contraire à la loi. »
Au moment où Paul allait ouvrir la bouche, Gallion déclara aux Juifs : « S’il s’agissait d’un délit ou d’un méfait grave, je recevrais votre plainte à vous, Juifs, comme il se doit.
Mais s’il s’agit de débats sur des mots, sur des noms et sur la Loi qui vous est propre, cela vous regarde. Être juge en ces affaires, moi je m’y refuse. »
Et il les chassa du tribunal.
Tous alors se saisirent de Sosthène, chef de synagogue, et se mirent à le frapper devant le tribunal, tandis que Gallion restait complètement indifférent.
Paul demeura encore assez longtemps à Corinthe. Puis il fit ses adieux aux frères et s’embarqua pour la Syrie, accompagné de Priscille et d’Aquila. À Cencrées, il s’était fait raser la tête, car le vœu qui le liait avait pris fin.

Psaume 47(46),2-3.4-5.6-7.
R/ Dieu est le roi de toute la terre. (Ps 46, 8a)
Tous les peuples, battez des mains,
acclamez Dieu par vos cris de joie !
Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,
le grand roi sur toute la terre.
Celui qui nous soumet des nations,
qui tient des peuples sous nos pieds ;
il choisit pour nous l’héritage,
fierté de Jacob, son bien-aimé.
Dieu s’élève parmi les ovations,
le Seigneur, aux éclats du cor.
Sonnez pour notre Dieu,
sonnez, sonnez pour notre roi, sonnez !

14.05.2026 – MESSE DE LA SOLENNITÉ DE L’ASCENSION DU SEIGNEUR À NOTRE-DAME DE PARIS
14.05.2026 – VÊPRES DE LA SOLENNITÉ DE L’ASCENSION DU SEIGNEUR À NOTRE-DAME DE PARIS
14.05.2026 – CHAPELET DE LA SOLENNITÉ DE L’ASCENSION DU SEIGNEUR À LOURDES
17.05.2026 – INTÉGRALE DES LECTURES DU 7ÈME DIMANCHE DE PÂQUES
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’intégralité des lectures du 7e dimanche de Pâques, année A.
17.05.2026 – HOMÉLIE DU 6ÈME DIMANCHE DE PÂQUES – JEAN 16, 23b-28

L’amour du Père
Homélie par le Fr. Laurent Mathelot
Lectures : Évangile selon saint Jean 17, 1b-11a
Le chapitre 17 de l’Évangile de Jean est sans doute une des plus belles pages de la littérature antique. On est à l’issue de la dernière Cène, après le repas. Alors qu’il sera bientôt arrêté, Jésus prie son Père pour ses disciples. Le texte est d’une tendresse touchante et c’est de nous qu’il parle. Alors voyons comment faire coller le texte à notre vie spirituelle.
Deux lectures sont possibles. D’abord, celle de l’enseignement du Christ, qui vise à nous inspirer, à nous élever vers Dieu. Mais aussi, celle de notre propre accomplissement de ce texte : comment s’agit-il aujourd’hui de l’incarner ?
Cette prière de Jésus est un véritable élan d’amour vers Dieu, qui emporte l’humanité au ciel. On remarque d’emblée la proximité affective du discours, le tutoiement et la tendresse des mots employés. C’est une invitation à avoir nous-mêmes, une telle proximité avec Dieu. On relève aussi des demandes impératives : « Glorifie ton Fils » ; « Et maintenant, glorifie-moi » qui traduisent la finalité de l’Incarnation. Il s’agit en effet que notre vie témoigne de la gloire de Dieu. Il s’agit, au fond, d’exprimer dans la prière l’essence du désir chrétien : aimer comme Dieu aime. Et il est sain d’aborder toute prière personnelle en ravivant ce désir : fais surgir en moi ton amour.
Sur le fond, le texte explique cette primauté de l’amour du Père que nous sommes appelés à incarner par notre vie. En parlant du Christ, Jésus dit : « Comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. » Il y a derrière ces mots une mécanique subtile. Le Christ a certes tout pouvoir, mais il n’emporte au ciel que ceux que l’amour du Père a touchés. Avant d’incarner le Christ par nos vies, il s’agit d’abord d’être porté par l’amour de Dieu. Sinon, notre foi n’est que théorie et notre engagement social n’est qu’humanisme. La grâce – la conscience que nous avons d’être aimés du Père – est première, et nécessaire à l’engagement chrétien. On ne comprend pas le Christ si on ne comprend pas l’amour du Père. Ainsi, le salut n’est pas accessible à celui qui ne croit pas que Dieu l’aime.
Ce peut sembler sévère, cette exigence d’être nécessairement touché par l’amour de Dieu pour être sauvé. C’est en tous cas un démenti à la conviction naïve que, puisque Dieu est si bon, nous irons tous au paradis. Ce n’est pas théologiquement vrai. Le Christ ne sauve que ce ceux que le Père lui donne, c’est à dire ceux qui conçoivent un amour divin, ceux en qui l’étincelle divine jaillit. Ce n’est pas une exigence sévère, ni la fermeture du ciel aux athées. C’est le prix de la plus absolue liberté. Oui, il faut reconnaître que Dieu nous aime pour être sauvé. Sinon, au mieux, Jésus ne pourra plus nous apparaître que comme un grand homme, dépourvu de caractère divin. C’est parce que nous éprouvons le même amour du Père que le Christ nous emporte à lui. Récemment, quelqu’un me disait encore : « l’amour de Dieu, c’est à travers l’amour des autres que je le vis ». Ce n’est pas suffisant ! Il faut, à notre exercice de l’amour, un ancrage divin. Il aimer Dieu. Et, pour cela, d’abord concevoir qu’il nous aime. Comme conclut le paragraphe : « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ ». C’est par l’amour du Père qui surgit en nous que nous connaissons le Fils.
Abordons maintenant le deuxième volet de notre lecture spirituelle, mettons-nous à la place du Christ, incarnons le texte. Ainsi, comme lui, au soir de notre vie, munis de l’amour du Père, il s’agira de pouvoir dire : « Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père ». C’est en effet la certitude d’arriver devant Dieu avec le sentiment de la tâche accomplie qui nous ouvrira grandes les portes du ciel et nous permettra de quitter ce monde sans l’ombre d’un remord. La vie chrétienne aboutie est celle qui, à l’image du Christ, a incarné l’amour du Père qu’il a reçu.
L’idéal chrétien n’est pas tant de réaliser la fraternité humaine que la filiation divine de l’humanité. L’Église, ces derniers temps, s’est fort attachée à proposer l’idéal chrétien au monde – et il faut le faire : le Christ nous appelle à être témoins de son Évangile. Mais le témoignage chrétien se dilue en humanisme s’il ne s’établit pas en référence directe à l’amour de Dieu. Nous ne sommes pas tant appelés à témoigner de l’amour, que de l’amour que Dieu a pour nous. On y revient : il faut éprouver l’amour de Dieu en premier.
Et le Christ conclut : « Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi et ce qui est à toi est à moi » soulignant qu’on ne peut appartenir au Fils sans appartenir au Père. Et que c’est ainsi qu’il nous sauve. Enfin, en croix, c’est encore l’amour du Père que le Fils proclamera.
Alors que nous venons de célébrer l’Ascension – le Christ qui s’élève au ciel – et que nous célébrerons dimanche prochain la Pentecôte – l’Esprit Saint qui en descend –, prions que cet esprit d’amour du Père vivifie notre élan, certes vers le monde, mais surtout vers lui.
Que l’Esprit Saint, par le Fils, glorifie le Père en nous. Amen.

Source : RESURGENCE.BE, le 13 mai 2026
17.05.2026 – HOMÉLIE DU 7ÈME DIMANCHE DE PÂQUES – JEAN 17,1b-11a

Une Église en prière
Pistes pour l’homélie par l’Abbé Jean Compazieu
Textes bibliques : Lire
Entre l’Ascension et la Pentecôte, ce dimanche risque de passer inaperçu pour beaucoup de gens. Et pourtant il a une bonne nouvelle de la plus haute importance à nous transmettre. Les textes bibliques de ce jour nous parlent de l’Église en train de naître. C’est une Église en prière. Il y a là les apôtres, les femmes qui ont accompagné Jésus durant son ministère et des proches de sa famille. Pour eux, c’est important car une grande mission les attend.
C’est également important pour nous : avant de prendre des décisions qui engagent toute une vie, nous commençons par un temps de prière. C’est vrai pour un jeune qui se prépare à être ordonné prêtre. Il va dans un monastère pour quelques jours de retraite. C’est aussi le cas pour des couples qui se préparent au mariage. Quels que soient nos engagements, nous avons tous besoin de ces temps de prière. Ils nous permettent de nous ajuster à ce que Dieu attend de nous. C’est son amour que le monde doit pouvoir reconnaître en nous.
Dans cette Église naissante, saint Luc souligne la place de Marie, la Mère de Jésus. Elle était présente dans le groupe des apôtres ; elle l’est aussi dans l’Église d’aujourd’hui. Nous ne pouvions rêver d’un meilleur accompagnement. Aujourd’hui comme autrefois, elle est là pour nous renvoyer au Christ et à son Évangile. Elle ne cesse de nous dire : « Faites tout ce qu’il vous dira. » Et ce que Jésus nous dit, c’est de puiser à la Source d’eau vive qui est en Dieu.
Dans l’Évangile de ce jour, c’est Jésus qui est en prière ; tout commence par ces paroles : « Père, glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. » Cette parole risque parfois d’être mal comprise. Dans notre monde, la gloire, c’est la renommée. Beaucoup sont prêts à tout pour se mettre en valeur et obtenir des distinctions honorifiques. Dans la bible, c’est tout autre chose : la gloire c’est la valeur réelle de la personne, c’est son poids. Saint Paul nous le dit à sa manière : « Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. »
Cette prière de Jésus nous montre sa totale communion avec son Père. Ils sont liés l’un à l’autre par une communion éternelle. Les Évangiles nous disent que Jésus passait parfois des nuits entières à prier son Père. Cette union dépasse tout ce que nous pouvons vivre à notre niveau. Elle nous montre l’intensité de la prière de Jésus et nous en sommes éblouis. Ce qui est extraordinaire c’est qu’il veut nous associer tous à cette prière. C’est avec lui que nous découvrons le bonheur de prier. En fait, ce n’est pas nous qui prions mais le Christ qui prie en nous.
L’Évangile de ce dimanche nous montre Jésus à un moment crucial de sa vie. Il se prépare à « passer de ce monde à son Père ». Sa mort sur la croix ne sera pas un échec mais une « élévation ». Ce sera la grande victoire de l’amour sur la mort et le péché. Aujourd’hui, il rend grâce pour ces merveilles. Il reconnaît la foi de ses disciples qui l’ont accueilli comme l’Envoyé du Père et qui ont su garder ses paroles. Il intercède en leur faveur car ils vont « demeurer » dans le monde. Ils y auront la tâche de prolonger sa mission et son œuvre.
Voilà ce message qui est rappelé à une Église en train de naître. C’est une Église qui souffre. Nous y trouvons des chrétiens qui sont persécutés à cause de leur foi au Christ. L’apôtre Pierre (2ème lecture) leur rappelle que cette épreuve est ce qui les conduit vers la gloire. Ils doivent se réjouir car « L’Esprit de gloire, l’Esprit de Jésus » repose sur eux. Les disciples du Ressuscité suivent son chemin. Ce chemin passe par la souffrance mais il conduit à la joie.
Avec Marie et avec toute l’Église, nous nous tournons vers le Christ. Nous nous préparons à recevoir la plénitude de l’Esprit Saint. Nous pouvons lui demander de nous transformer en communauté de prière vraiment fervente. C’est auprès de lui que nous puiserons la force et le courage dont nous avons besoin pour surmonter les épreuves. Et que Marie, la Mère de Dieu nous apprenne à vivre « pour la gloire de Dieu et le Salut du monde ». Amen

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 10 mai 2026