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21.05.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Marie apporte un remède au « Mal des ardents »

Marie apporte un remède au « Mal des ardents »
Dans la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 mai de l’année 1105, Itier, de Tirlemont dans le Brabant (Belgique), fut favorisé d’une vision merveilleuse : une femme toute vêtue de blanc lui apparut en songe et l’invita à se rendre à Arras, auprès du prêtre Lambert.
Il devra convaincre le religieux d’entrer en prière et de faire confiance à la Dame qui lui confiera un cierge, dans la nuit de la vigile de Pentecôte. L’eau purifiée par quelques gouttes de cire de ce cierge guérira les malades.
La Belle Dame demande à Itier d’associer un autre ménestrel, Norman, du comté de Saint-Pol. Or une haine mortelle sépare les deux hommes. Au cours de tournois alors que la jalousie et la haine s’étaient un jour glissées entre eux, Norman avait tué le frère d’Itier ! Une inimitié profonde s’était donc établie entre ces deux ménestrels et faisait craindre une nouvelle effusion de sang, s’ils se retrouvaient jamais ensemble. La Belle Dame apparut aussi à Norman et lui demanda la même chose qu’à Itier.
Les deux ménestrels se retrouvent auprès de Lambert. Cette réconciliation est reçue comme un don du Seigneur par l’intermédiaire de Notre Dame. Ainsi Itier, Norman et Lambert se trouvent associés dans cette belle histoire, où guérison des cœurs et guérison des corps sont étroitement associées. La Vierge apparut dans la cathédrale, descendant de la voûte, portant un cierge qu’elle remet à Lambert.
On ne tarda pas à appeler le cierge miraculeux de sainte chandelle ou « Joyel ». Quelques gouttes de sa cire, répandues dans l’eau, donnaient à celle-ci des vertus curatives merveilleuses qui arrêtèrent l’épidémie du « mal des ardents », maladie causée par l’ergot de seigle, qui faisait d’énormes ravages dans la région.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
21.05.2026 – SAINTS DU JOUR

Saint Christophe Magallanes
et 24 compagnons
Martyrs
Christophe Magallanes, prêtre mexicain, né le 30 juillet 1869, fut persécuté ainsi que vingt-quatre de ses compagnons suite à un décret ordonnant la fermeture des églises et l’arrestation des ministres du culte.
Pour ne pas avoir abandonné leur ministère, ni rallié l’Église mexicaine indépendante de Rome, ils furent exécutés entre 1915 et 1937.
Au Mexique, la séparation de l’Église et l’État s’est transformée en véritable persécution de l’Église, déchaînant la haine contre la religion catholique. L’État mexicain règlemente et contrôle les ordinations et de nombreux prêtres s’exilent.
Dans ce contexte, le père Christophe Magallanes fonde un séminaire dans son diocèse pour que les ordinations ne soient pas interrompues pendant les persécutions. Il est fusillé le 25 mai 1927.
Christophe Magallanes et ses compagnons furent canonisés le 21 mai 2000 par Saint Jean-Paul II(Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).
Liste des 25 martyrs canonisés le 21 mai 2000
(Le Martyrologe Romain commémore chacun à la date anniversaire du martyre)
Prêtres : Cristobal Magallanes Jara, Agustin Caloca Cortes, Roman Adame Rosales, Rodrigo Aguilar Aleman, Julio Alvarez Mendoza, Luis Batis Sainz, Mateo Correa Magallanes, Atilano Cruz Alvarado, Miguel De La Mora, Pedro Esqueda Ramirez, Margarito Flores Garcia, Jose Isabel Flores Varela, David Galvan Bermudez,Pedro de Jesus Maldonado Lucero, Jesus Mendez Montoya,Justino Orona Madrigal, Jose Maria Robles Hurtado, Toribio Romo Gonzalez, Jenaro Sanchez Delgadillo, Sabas Reyes Salazar, David Uribe Velasco, Tranquilino Ubiarco Robles.
Laïcs : Salvador Lara Puente,Manuel Morales, David Roldan Lara.
Pour un approfondissement :
>>> 25 martyrs du Mexique (1915 – 1937)
Sources principales : santiebeati.it ; vatican.va (« Rév. x gpm »).
St Christophe Magallanes et 24 compagnons priez pour nous !

21.05.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17,20-26.

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.
Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé.

Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN :
moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.
Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.
Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé.

Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Augustin (354-430)
évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
Sermon 103 (Sainte Marie Madeleine, Textes, Prières, Miracles ; trad. Sr Marie-Ancilla, o.p. ; éd. Bénédictines, 2017 ; p. 14-15)
Songez à l’unité !
Songez à l’unité, mes frères, et voyez si dans la multiplicité même rien vous plait comme elle. Par la grâce de Dieu je vous vois ici en grand nombre : qui pourrait vous y souffrir si vous n’étiez unis de sentiments ? D’où vient ce calme dans une telle multitude ? Avec l’unité, c’est un peuple, et sans elle, une foule. Qu’est-ce en effet qu’une foule, sinon une multitude en désordre ? Mais écoutez l’Apôtre: « Je vous conjure, mes frères » ; il s’adressait à une multitude, mais à une multitude où il voulait rétablir l’unité ; « Je vous conjure, mes frères, de n’avoir tous qu’un même langage et de ne pas souffrir de schismes parmi vous ; mais d’être tous affermis dans le même esprit et dans les mêmes sentiments » (1Co 1,10). Ailleurs encore il engage à vivre dans l’union des cœurs, dans les mêmes pensées, à ne rien faire par esprit de contention ni par vaine gloire (cf. Ph 2,2-3). Le Seigneur ne disait-il pas à son Père, en parlant des fidèles : « Qu’ils soient un, comme nous sommes un nous-mêmes » (Jn 17,21) ? et n’est-il pas écrit aux Actes des Apôtres : « Or, la multitude des croyants n’avait qu’une âme et qu’un cœur » (Ac 4,32) ? Ainsi donc bénissez le Seigneur avec moi et glorifions son nom pour arriver à l’unité ; à cette unité nécessaire, à cette unité sublime où sont si intimement unis le Père, le Fils et l’Esprit Saint. Vous voyez comme tout nous recommande l’unité. Oui, notre Dieu est Trinité ; le Père n’est pas le Fils, le Fils n’est pas le Père, et l’Esprit-Saint n’est ni Père ni le Fils, mais l’Esprit de l’un et de l’autre ; ces trois néanmoins ne sont ni trois Dieux ni trois tout-puissants, mais un seul Dieu tout-puissant, et la Trinité n’est qu’un Dieu. C’est l’unité nécessaire; mais pour y arriver il faut que tous nos cœurs soient unis.

LECTURES :
Livre des Actes des Apôtres 22,30.23,6-11.
En ces jours-là, Paul avait été arrêté à Jérusalem. Le lendemain, le commandant voulut savoir avec certitude de quoi les Juifs l’accusaient. Il lui fit enlever ses liens ; puis il convoqua les grands prêtres et tout le Conseil suprême, et il fit descendre Paul pour l’amener devant eux.
Sachant que le Conseil suprême se répartissait entre sadducéens et pharisiens, Paul s’écria devant eux : « Frères, moi, je suis pharisien, fils de pharisiens. C’est à cause de notre espérance, la résurrection des morts, que je passe en jugement. »
À peine avait-il dit cela, qu’il y eut un affrontement entre pharisiens et sadducéens, et l’assemblée se divisa.
En effet, les sadducéens disent qu’il n’y a pas de résurrection, pas plus que d’ange ni d’esprit, tandis que les pharisiens professent tout cela.
Il se fit alors un grand vacarme. Quelques scribes du côté des pharisiens se levèrent et protestèrent vigoureusement : « Nous ne trouvons rien de mal chez cet homme. Et si c’était un esprit qui lui avait parlé, ou un ange ? »
L’affrontement devint très violent, et le commandant craignit que Paul ne se fasse écharper. Il ordonna à la troupe de descendre pour l’arracher à la mêlée et le ramener dans la forteresse.
La nuit suivante, le Seigneur vint auprès de Paul et lui dit : « Courage ! Le témoignage que tu m’as rendu à Jérusalem, il faut que tu le rendes aussi à Rome. »

Psaume 16(15),1-2a.5.7-8.9-10.11.
R/ Garde- moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. (Ps 15, 1)
Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »
Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.
Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m’abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.
Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !
