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28.12.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2,13-15.19-23. 

Après le départ des mages, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. »
Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte,

où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : ‘D’Égypte, j’ai appelé mon fils.’
Après la mort d’Hérode, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte
et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et pars pour le pays d’Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. »
Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère, et il entra dans le pays d’Israël.
Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s’y rendre. Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée
et vint habiter dans une ville appelée Nazareth, pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes : ‘Il sera appelé Nazaréen.’

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Charles de Foucauld (1858-1916)

ermite et missionnaire au Sahara

Retraite à Nazareth (Écrits spirituels de Charles de Foucauld, ermite au Sahara, apôtre des touaregs ; Éd. J. de Gigord, 1964 ; p. 56-58 ; rev.)

Une vie d’humilité à Nazareth

Mon Jésus, inspirez-moi ce qu’il faut que je pense de Votre vie cachée… « Il descendit avec eux et alla à Nazareth, et Il leur était soumis » (Lc 2,51)… Il descendit, s’enfonça, s’humilia… ce fut une vie d’humilité : Dieu, vous paraissez homme ; homme, Vous Vous faites le dernier des hommes ; ce fut une vie d’abjection, jusqu’à la dernière des dernières places ; Vous êtes descendu avec eux pour y vivre de leur vie, de la vie des pauvres ouvriers, vivant de leur labeur ; Votre vie fut, comme la leur, pauvreté et labeur ; ils étaient obscurs, Vous avez vécu dans l’ombre de leur obscurité. Vous êtes allé à Nazareth, petite ville perdue, cachée dans la montagne, d’où « rien de bon ne sortait » (Jn 1,46), disait-on ; c’était la retraite, l’éloignement du monde et des capitales, Vous avez vécu dans cette retraite… Vous leur étiez soumis, soumis comme un fils l’est à son père, à sa mère ; c’était une vie de soumission, de soumission filiale ; Vous obéissez en tout ce qu’obéit un bon fils. Si un désir de Vos parents n’était pas selon la vocation divine que Vous aviez, Vous ne l’accomplissiez pas, Vous obéissiez « à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Ac 5,29), comme quand Vous êtes resté trois jours à Jérusalem ; mais, sauf le cas où la vocation que Vous aviez demandait que Vous ne Vous rendiez pas à leurs désirs, Vous Vous y rendiez en tout, étant en tout le meilleur fils, et, par conséquent, non seulement obéissant à leurs moindres désirs, mais les prévenant, faisant tout ce qui pouvait leur faire plaisir, les consoler, leur rendre la vie douce et agréable, tâchant de tout votre cœur de les rendre heureux, étant le modèle des fils, et ayant toutes les attentions possibles pour Vos parents, dans la mesure, bien entendu, que permettait Votre vocation… (…) Voilà ce que fut Votre vie à Nazareth (…) ! Votre vie était celle du modèle des fils, vivant entre un père et une mère pauvres ouvriers.

LECTURES :

Livre de l’Ecclésiastique 3,2-6.12-14. 

Le Seigneur glorifie le père dans ses enfants, il renforce l’autorité de la mère sur ses fils.
Celui qui honore son père obtient le pardon de ses péchés,
celui qui glorifie sa mère est comme celui qui amasse un trésor.
Celui qui honore son père aura de la joie dans ses enfants, au jour de sa prière il sera exaucé.
Celui qui glorifie son père verra de longs jours, celui qui obéit au Seigneur donne du réconfort à sa mère.
Mon fils, soutiens ton père dans sa vieillesse, ne le chagrine pas pendant sa vie.
Même si son esprit l’abandonne, sois indulgent, ne le méprise pas, toi qui es en pleine force.
Car ta miséricorde envers ton père ne sera pas oubliée, et elle relèvera ta maison si elle est ruinée par le péché.

Psaume 128(127),1-2.3.4-5. 

R/ Heureux qui craint le Seigneur et marche selon ses voies ! (Ps 127, 1)

Heureux qui craint le Seigneur 
et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains : 
Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !

Ta femme sera dans ta maison 
comme une vigne généreuse, 
et tes fils, autour de la table, 
comme des plants d’olivier.

Voilà comment sera béni 
l’homme qui craint le Seigneur.
De Sion, que le Seigneur te bénisse ! 
Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 3,12-21. 

Frères, puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes sanctifiés, aimés par lui, revêtez-vous de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience.
Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonné : faites de même.
Par-dessus tout cela, ayez l’amour, qui est le lien le plus parfait.
Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés, vous qui formez un seul corps. Vivez dans l’action de grâce.
Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres en toute sagesse ; par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés, chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance.
Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père.
Vous les femmes, soyez soumises à votre mari ; dans le Seigneur, c’est ce qui convient.
Et vous les hommes, aimez votre femme, ne soyez pas désagréables avec elle.
Vous les enfants, obéissez en toute chose à vos parents ; cela est beau dans le Seigneur.
Et vous les parents, n’exaspérez pas vos enfants ; vous risqueriez de les décourager.

Ce lieu où Jésus est venu donner Son cœur à l’humanité

Ce lieu où Jésus est venu donner Son cœur à l’humanité

En cette année 2025 et jusqu’au 6 janvier 2026, est célébré à Paray-le-Monial en Bourgogne (France), le jubilé des 350 ans des apparitions du Sacré-Cœur à sainte Marguerite-Marie.

Au XVIIe siècle, en effet, le Christ a montré son Cœur à sœur Marguerite-Marie, religieuse de l’ordre de la Visitation à Paray-le-Monial (aujourd’hui en Saône-et- Loire). Les 3 apparitions principales ont eu lieu le 27 décembre 1673, le 1er vendredi d’un mois de 1674 et en juin 1675.

Le message de Jésus au cours de ces trois apparitions comporte trois dimensions :

  1. Jésus montre son Cœur qui a tant aimé le monde, un Cœur passionné d’amour pour tous les hommes
  2. Il se plaint de ne recevoir en retour qu’ingratitude et indifférence
  3. Il demande de réparer ces manques d’amour, notamment par l’institution d’une   fête pour honorer son divin Cœur.

Il s’agit donc de rendre amour pour amour, c’est-à-dire aimer en retour ce Seigneur qui nous a tant aimés. Comment cela se fait-il ? En accueillant, tout d’abord, l’amour personnel de Jésus pour chacun de nous. Le Seigneur Jésus désire nous rencontrer, entrer en relation avec chacun.

Ensuite, le Seigneur nous invite à réparer les manques d’amour dont il souffre… aimer pour ceux qui n’aiment pas, vivre dans un esprit de gratitude, de louange et d’action de grâce.

Enfin, le Seigneur Jésus nous appelle à entrer dans la compassion de son Cœur pour ceux qui ont tant besoin de consolation. Le monde est en souffrance, tant de gens ne connaissent pas le Christ et son amour unique pour chacun. Jésus nous invite à ouvrir notre propre cœur, à nous laisser toucher par la misère de l’autre et à recevoir cet appel à la mission : « Va, fais des disciples, afin qu’ils connaissent l’amour de mon Cœur ! »

N’oublions pas que les premiers vendredis du mois sont dédiés au Sacré Cœur de Jésus et prions afin de devenir des disciples missionnaires de son Cœur !

www.emmanuel.info

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

27.12.2025 – SAINT DU JOUR

St Jean

Saint Jean
Apôtre et évangéliste 
(† v. 103)

Jean occupe une place de choix et dans l’Évangile et au sein du collège apostolique.

Représentant l’Amour, il marche à côté de Pierre, qui symbolise la Doctrine. Jésus semble avoir réservé à cet apôtre les plus tendres effusions de son Cœur. Plus que tout autre, en effet, Jean pouvait rendre amour pour amour au divin Maître. 

Le Sauveur prit plaisir à multiplier les occasions de témoigner envers son cher disciple une prédilection singulière : il le fit témoin de la résurrection de la fille de Jaïre ; il lui montra sa gloire sur le Thabor, au jour de sa transfiguration. Mais surtout, la veille de sa Passion, à la dernière cène, il lui permit de reposer doucement la tête sur son Cœur divin, où il puisa cette charité et cette science des choses de Dieu, qu’il répandit dans ses écrits et au sein des peuples auxquels il porta le flambeau de l’Évangile.

Une des gloires de saint Jean fut d’être le seul, parmi les apôtres, fidèle à Jésus dans ses souffrances ; il le suivit dans l’agonie du calvaire ; il accompagna, dans ces douloureux instants, la Mère du Sauveur.

« Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : “Femme, voici ton fils.” Puis il dit au disciple : “Voici ta mère.” Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. » (Jn 19,26-27)      

L’Apôtre, en cette circonstance, nous disent les saints docteurs, représentait l’humanité tout entière ; en ce moment solennel Marie devenait la Mère de tous les hommes, et les hommes recevaient le droit de s’appeler les enfants de Marie.

Il était juste que saint Jean, ayant participé aux souffrances de la Passion, goûtât, l’un des premiers, les joies pures de la Résurrection. Le jour où le Sauveur apparut sur le rivage du lac de Génésareth, pendant que les disciples étaient à la pêche, saint Jean fut le seul à Le reconnaître. C’est le Seigneur, dit-il à Pierre. Jean était donc bien, comme tout l’Évangile le prouve, le disciple que Jésus aimait.

Pour approfondir, lire les Catéchèses du pape Benoît XVI :

 >>> 1) Jean, apôtre 


>>> 2) Jean, le théologien

>>> 3) Jean, le Voyant de Patmos

©Evangelizo.org

Saint Jean l’Évangéliste priez pour nous !

27.12.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,2-8. 

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine courut trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat,
ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Origène (v. 185-253)

prêtre et théologien

Commentaire sur l’évangile de Jean, I, 21-25 ; SC 120 (trad. SC p. 69 rev.)

« Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire…, pleine de grâce et de vérité » (Jn 1,14)

Je pense que les quatre évangiles sont les éléments essentiels de la foi de l’Église…, et je pense que les prémices des évangiles se trouvent dans… l’évangile de Jean qui, pour parler de celui dont d’autres ont fait la généalogie, commence par celui qui n’en a pas. En effet, Matthieu, écrivant pour les juifs qui attendent le fils d’Abraham et de David, dit : « Généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham » (1,1) ; et Marc, sachant bien ce qu’il écrit, met : « Début de l’Évangile » (1,1). La fin de l’Évangile nous la trouvons chez Jean : c’est « le Verbe qui était au commencement », la Parole de Dieu (1,1). Mais Luc aussi réserve à celui qui a reposé sur la poitrine de Jésus (Jn 13,25) les discours les plus grands et les plus parfaits sur Jésus. Aucun d’eux n’a montré sa divinité d’une manière aussi absolue que Jean, qui lui fait dire : « C’est moi la lumière du monde », « C’est moi le chemin, la vérité et la vie », « C’est moi la résurrection », « C’est moi la porte », « C’est moi le bon berger » (8,12; 14,6; 11,25; 10,9.11) et, dans l’Apocalypse, « C’est moi l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin, le premier et le dernier » (22,13). Il faut donc oser dire que, de toutes les Écritures, les évangiles sont les prémices et que, parmi les évangiles, les prémices sont celui de Jean, dont nul ne peut saisir le sens s’il ne s’est penché sur la poitrine de Jésus et n’a reçu de Jésus Marie pour mère (Jn 19,27)… Quand Jésus dit à sa mère : « Voici ton fils » et non : « Voici, cet homme est aussi ton fils », c’est comme s’il lui disait : « Voici ton fils que tu as enfanté ». En effet, quiconque est arrivé à la perfection « ne vit plus, mais le Christ vit en lui » (Ga 2,20)… Est-il encore nécessaire de dire quelle intelligence il nous faut pour interpréter dignement la parole déposée dans les trésors d’argile (cf. 2Co 4,7) d’un langage ordinaire ? dans cette lettre qui peut être lue par n’importe qui, cette parole rendue audible par une voix et qu’entendent tous ceux qui prêtent leurs oreilles ? Car, pour interpréter avec exactitude l’évangile de Jean, il faut pouvoir dire en toute vérité : « Nous, nous avons la pensée du Christ, pour connaître les grâces que Dieu nous a accordées » (1Co 2,16.12).

LECTURES :

Première lettre de saint Jean 1,1-4. 

Bien-aimés, ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons.
Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons vue, et nous rendons témoignage : nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous.
Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Or nous sommes, nous aussi, en communion avec le Père et avec son Fils, Jésus Christ.
Et nous écrivons cela, afin que notre joie soit parfaite.

Psaume 97(96),1-2.5-6.11-12. 

R/ Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ! (Ps 96, 12a)

Le Seigneur est roi ! Exulte la terre ! 
Joie pour les îles sans nombre !
Ténèbre et nuée l’entourent, 
justice et droit sont l’appui de son trône.

Les montagnes fondaient comme cire devant le Seigneur, 
devant le Maître de toute la terre.
Les cieux ont proclamé sa justice, 
et tous les peuples ont vu sa gloire.

Une lumière est semée pour le juste, 
et pour le cœur simple, une joie.
Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ; 
rendez grâce en rappelant son nom très saint.