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15.06.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,38-42. 

En ce temps- là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Œil pour œil, et dent pour dent’.
Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre.

Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui.
À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897)

carmélite, docteur de l’Église

Poésies « Vivre d’amour » et « Pourquoi je t’aime, ô Marie » (OC, Cerf DDB 1996, p. 668)

« Laisse-lui encore ton manteau »

Vivre d’Amour, c’est donner sans mesure Sans réclamer de salaire ici-bas. Ah ! sans compter je donne, étant bien sûre Que lorsqu’on aime, on ne calcule pas ! Au Cœur Divin, débordant de tendresse, J’ai tout donné…. légèrement je cours Je n’ai plus rien que ma seule richesse : Vivre d’Amour. Vivre d’Amour, c’est bannir toute crainte, Tout souvenir des fautes du passé. De mes péchés je ne vois nulle empreinte, En un instant l’amour a tout brûlé ! Flamme divine, ô très douce fournaise, En ton foyer je fixe mon séjour. C’est en tes feux que je chante à mon aise (cf Dn 3,51) : « Je vis d’Amour ! »… « Vivre d’Amour, quelle étrange folie ! » Me dit le monde. « Ah ! cessez de chanter, « Ne perdez pas vos parfums, votre vie : « Utilement sachez les employer ! » T’aimer, Jésus, quelle perte féconde ! Tous mes parfums sont à toi sans retour, Je veux chanter en sortant de ce monde : « Je meurs d’Amour ! » Aimer c’est tout donner et se donner soi-même.

LECTURES :

Premier livre des Rois 21,1-16. 

En ce temps-là, Naboth, de la ville de Yizréel, possédait une vigne à côté du palais d’Acab, roi de Samarie.
Acab dit un jour à Naboth : « Cède-moi ta vigne ; elle me servira de jardin potager, car elle est juste à côté de ma maison ; je te donnerai en échange une vigne meilleure, ou, si tu préfères, je te donnerai l’argent qu’elle vaut. »
Naboth répondit à Acab : « Que le Seigneur me préserve de te céder l’héritage de mes pères ! »
Acab retourna chez lui sombre et irrité, parce que Naboth lui avait dit : « Je ne te céderai pas l’héritage de mes pères. » Il se coucha sur son lit, tourna son visage vers le mur, et refusa de manger.
Sa femme Jézabel vint lui dire : « Pourquoi es-tu de mauvaise humeur ? Pourquoi ne veux-tu pas manger ? »
Il répondit : « J’ai parlé à Naboth de Yizréel. Je lui ai dit : “Cède-moi ta vigne pour de l’argent, ou, si tu préfères, pour une autre vigne en échange.” Mais il a répondu : “Je ne te céderai pas ma vigne !” »
Alors sa femme Jézabel lui dit : « Est-ce que tu es le roi d’Israël, oui ou non ? Lève-toi, mange, et retrouve ta bonne humeur : moi, je vais te donner la vigne de Naboth. »
Elle écrivit des lettres au nom d’Acab, elle les scella du sceau royal, et elle les adressa aux anciens et aux notables de la ville où habitait Naboth.
Elle avait écrit dans ces lettres : « Proclamez un jeûne, faites comparaître Naboth devant le peuple.
Placez en face de lui deux vauriens, qui témoigneront contre lui : “Tu as maudit Dieu et le roi !” Ensuite, faites-le sortir de la ville, lapidez-le, et qu’il meure ! »
Les anciens et les notables qui habitaient la ville de Naboth firent ce que Jézabel avait ordonné dans ses lettres.
Ils proclamèrent un jeûne et firent comparaître Naboth devant le peuple.
Alors arrivèrent les deux individus qui se placèrent en face de lui et portèrent contre lui ce témoignage : « Naboth a maudit Dieu et le roi. » On fit sortir Naboth de la ville, on le lapida, et il mourut.
Puis on envoya dire à Jézabel : « Naboth a été lapidé et il est mort. »
Lorsque Jézabel en fut informée, elle dit à Acab : « Va, prends possession de la vigne de ce Naboth qui a refusé de la céder pour de l’argent, car il n’y a plus de Naboth : il est mort. »
Quand Acab apprit que Naboth était mort, il se rendit à la vigne de Naboth et en prit possession.

Psaume 5,2-3.5-6ab.6c-7. 

R/ Comprends ma plainte, Seigneur. (Ps 5, 2b)

Écoute mes paroles, Seigneur, 
comprends ma plainte ;
entends ma voix qui t’appelle, 
ô mon Roi et mon Dieu !

Tu n’es pas un Dieu ami du mal, 
chez toi, le méchant n’est pas reçu.
Non, l’insensé ne tient pas
devant ton regard.

Tu détestes tous les malfaisants,
tu extermines les menteurs ; 
l’homme de ruse et de sang, 
le Seigneur le hait.

14.06.2026 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: «le regard de Jésus donne naissance à un peuple nouveau»

Avant la récitation de la prière de l’Angélus place Saint-Pierre, le Pape est revenu sur l’Évangile de Saint Matthieu (Mt 9,36 – 10,8) où le Christ choisit les douze apôtres pour les envoyer en mission. Une mission qui est d’offrir la consolation de Dieu à ceux qui souffrent, en apportant la charité là où règne la misère, l’espérance là où règne l’affliction, la foi là où règne la méfiance. 

Olivier Bonnel – Cité du Vatican

Devant 20 000 fidèles rassemblés sous un chaud soleil place Saint-Pierre, le Pape a commenté ce dimanche l’évangile du jour, tiré de Saint Matthieu où Jésus envoie des ouvriers pour la moisson, et choisit les douze Apôtres. Un évangile «qui nous offre un immense cadeau, car il intègre tous ceux qui l’écoutent dans le regard de Jésus» a-t-il relevé. À traverse ce récit, le Christ voit les foules « désemparées et abattues » et est saisi de compassion. 

Dieu regarde l’humanité, a souligné Léon XIV: «il voit l’oppression qui écrase et la violence qui prive de toute force. Il voit les blessures des guerres et la vacuité du consumérisme. Il voit des visages figés comme des masques, des familles broyées par le mal et des jeunes séduits par de faux idéaux. Jésus voit et aime. Il aime et souffre pour nous, avec nous : sa compassion exprime non seulement une proximité fraternelle, mais aussi une volonté de rédemption».

Offrir la consolation de Dieu

Face à tant de personnes semblables à des « brebis sans berger », le Christ se consacre à toutes comme un bon berger, et , en tant que maître de la moisson, il envoie des ouvriers dans le champ du monde. «Quel travail doivent-ils accomplir ?» a demandé le Pape, énonçant cette tâche: «offrir la consolation de Dieu à ceux qui souffrent : apporter la charité là où règne la misère, l’espérance là où règne l’affliction, la foi là où règne la méfiance».

L’évangile mentionne ensuite le nom de ces premiers ouvriers, douze disciples devenus apôtres «c’est-à-dire des missionnaires et des prédicateurs». À travers les siècles, a poursuivi le Souverain pontife, «la Bonne Nouvelle demeure immuable : éternellement jeune, fraîche et libératrice : « Le royaume des Cieux est tout proche » (Mt 10,7)!»

Un regard qui transforme la réalité

Ce royaume est proche dans le sens où «Dieu se fait proche de chaque homme et de chaque femme, de chaque peuple et de chaque nation» a encore souligné Léon XIV, expliquant que «lorsque cet Évangile est annoncé et mis en pratique, le mal s’effondre comme une maladie qui prend fin (cf. v. 8), comme une nuit qui cède la place à l’aurore, comme la mort vaincue par le Ressuscité». 

La mission de l’Église part donc du regard de Jésus, un regard qui transforme la réalité : «pleine d’amour, son initiative donne naissance à un peuple nouveau». «Oui, le don de Jésus est tout à fait gratis, car sa valeur dépasse toute mesure : il est impossible de le mériter ou de l’“acheter”. Cette grâce est le très beau nom de la miséricorde de Dieu qui nous rejoint partout, pour nous attirer à lui. « Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson » (Mt 9, 38) !» 

Avant de réciter la prière mariale, le Pape a conclu sa méditation en résumant le coeur de la mission d’évangéliser à laquelle chaque ouvrier est appelé: une mission qui  «découle du don de Dieu qui, dans le Christ, devient pardon pour le monde, service des plus petits et des plus pauvres, et engagement en faveur de la justice». 

Source : VATICANNEWS, le 14 juin 2026

Pourquoi la plus prestigieuse des universités catholiques américaines est consacrée à Marie ? (I)

Pourquoi la plus prestigieuse des universités catholiques américaines est consacrée à Marie ? (I)

L’université de Notre-Dame peut être considérée comme la plus prestigieuse des universités catholiques des États-Unis. En 2017, elle est classée 15e meilleure université nationale.

Par une journée d’hiver enneigée de 1842, le père Édouard Sorin se tenait devant un lac gelé dans le nord de l’Indiana et entreprit quelque chose d’audacieux : il consacra la terre, l’institution qu’il s’apprêtait à fonder et chaque âme qui y étudierait ou y travaillerait un jour, à la Sainte Vierge Marie — et il le fit non pas comme une idée après coup ou une piété de circonstance, mais comme l’acte fondateur lui-même.

Cette consécration était — et reste — constitutive de ce qu’est Notre-Dame. C’est pourquoi le McGrath Institute for Church Life vient de publier « Mary, Icon of the Church », un nouveau court-métrage explorant ce que signifie pour une université d’être consacrée à la Vierge Marie , et ce que cette consécration révèle sur l’indissociabilité de la dévotion mariale du culte chrétien authentique.

Voici ce que nous oublions parfois : Marie n’est pas un ajout facultatif au Christianisme. Elle n’est pas une particularité catholique que les autres Chrétiens peuvent ignorer sans risque. La dévotion à Marie est intrinsèque au culte chrétien car elle nous montre à quoi ressemble le fait de recevoir Dieu.

Pensez à l’Annonciation. L’ange est venu avec un message qui défiait toute catégorie de compréhension humaine : une vierge concevrait par la puissance du Saint-Esprit, et l’enfant né d’elle serait le Fils du Très-Haut, celui en qui les promesses de Dieu à David trouveraient leur accomplissement.

C’est le pivot autour duquel toute l’histoire du salut a tourné, le moment où l’éternité a fait irruption dans le temps et où le Verbe s’est préparé à prendre chair. Et Marie, confrontée à cette proposition qui bouleversait le monde, a dit oui — non pas parce qu’elle comprenait en détail le plan de Dieu , mais parce qu’elle faisait confiance à Celui qui le lui demandait.

Son « fiat » fut l’acte suprême de liberté, le moment où un être humain a aligné sa volonté si complètement sur celle de Dieu qu’elle est devenue le moyen même par lequel l’Incarnation s’est produite. Comme le dit « Lumen Gentium » du Concile Vatican II, citant saint Irénée, par son obéissance, elle « est devenue la cause du salut pour elle-même et pour toute la race humaine ».

Leonard J. De Lorenzo, 9 avril 2026catholicreview.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

14.06.2026 – SAINTE DU JOUR

Bse Francisca de Paula De Jesus
(surnommée Nhà Chica : tante Francisca)
Laïque (ex esclave) brésilienne 

Francisca de Paula De Jesus, fille d’une mère célibataire esclave, naît entre 1808 et 1810 dans le quartier Santo Antônio do Rio das Mortes Pequeno de São João del-Rei (Bresil).

Fille d’esclave, Francisca ne reçoit aucune instruction. Elle est analphabète et se retrouve orpheline très jeune. Mais elle apprit de sa mère à aimer Jésus et Marie. Au moment de sa mort, sa mère lui recommanda de conduire une vie retirée de manière à mieux pratiquer la charité et conserver la foi.

Adulte, elle choisit le célibat, et se consacre à la prière. À partir de ce moment-là, Francisca vécut seule dans une petite maison sur une colline à la périphérie de la ville de Baependi, se consacrant à la prière et aux soins des plus démunis, choisissant, ainsi, une vie de pauvreté et de louange, pauvre parmi les pauvres. 

Sa maison devient un véritable lieu de « pèlerinage ». Femme d’une humilité extraordinaire, et d’une grande dévotion pour la Vierge Marie, Nhà Chica consacre sa vie aux pauvres, ce qui lui vaut l’appellation de « Mère des pauvres». 

Sa renommée de mère humble se diffusa rapidement parmi ceux qui l’approchaient, recevant prières, nourriture, consolation et réconfort.

Héritant d’une immense fortune après la mort de son frère, elle distribue tous ses biens aux plus pauvres et fait construire une chapelle dédiée à Notre-Dame de la Conception, où elle sera enterrée à sa mort : le 14 juin 1895.

De son vivant, Nhá Chica était considérée comme une sainte. En 1991, son procès en béatification fut ouvert à la phase diocésaine et passé, après une validation par la Congrégation pour les causes des saints, à la phase romaine en 2007, au titre duquel elle a été déclarée vénérable. La postulation pour la cause en béatification de Nhá Chica a reçu environ 20 000 témoignages de grâces.

Francisca de Paula De Jesus a été déclarée bienheureuse le 4 mai 2013 au Sanctuaire de Notre-Dame de la Conception à Baependi (Brésil). La cérémonie a été présidée par le card. Angelo Amato s.d.b., préfet de la Congrégation pour les causes des saints, au nom du pape François, qui s’est uni au peuple brésilien, dans la prière durant le Regina Cœli du dimanche 5 mai 2013. Le pape a en effet évoqué la nouvelle bienheureuse. 
« Sa vie simple fut toute dédiée à Dieu et à la charité, à tel point qu’elle était appelée “mère des pauvres”, a souligné le pape François, s’unissant « à la joie de l’Église du Brésil pour cette disciple lumineuse du Seigneur ».

14.06.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,36-38.10,1-8. 

Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »

Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, nommé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ;
Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ;
Simon le Zélote et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains.
« Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. »

Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)

prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église

Homélie sur la moisson abondante, 10, 2-3; PG 63, 519-521 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 107)

« La moisson est abondante »

Tous les travaux de l’agriculteur aboutissent naturellement à la moisson. Comment donc le Christ a-t-il appelé moisson une œuvre qui en était encore à ses débuts ? L’idolâtrie régnait sur toute la terre… Partout la fornication, l’adultère, la débauche, la cupidité, le vol, les guerres… La terre était emplie de tant de maux ! Aucune semence n’y avait encore été jetée. Les épines, les chardons et les mauvaises herbes qui recouvraient le sol n’avaient pas encore été arrachés. Aucune charrue n’avait encore été tirée, aucun sillon tracé. Comment donc Jésus peut-il dire que la moisson est abondante ? … Les apôtres sont probablement bouleversés et déconcertés : « Comment pourrons-nous même ouvrir la bouche, nous tenir debout, devant tant d’hommes ? Nous, les Onze, comment corrigerons-nous tous les habitants de la terre ? Saurons-nous, si ignorants, aborder des savants ; nous si dépouillés, des hommes armés ; nous, des subordonnés, des autorités ? Nous ne connaissons qu’une langue, arriverons-nous à discuter avec les peuples barbares qui parlent des langues étrangères ? Qui nous supportera sans même comprendre notre langue ? » Jésus ne veut pas que de pareils raisonnements les plongent dans le désarroi. Aussi appelle-t-il l’Évangile une moisson. C’est comme s’il leur disait : « Tout est préparé, toutes les dispositions ont été prises. Je vous envoie récolter le grain mûr ; vous pourrez semer et moissonner le même jour. » Quand l’agriculteur sort de chez lui pour aller faire la moisson, il déborde de joie et resplendit de bonheur. Il n’envisage ni les peines ni les difficultés qu’il pourra rencontrer… Prêtez-moi votre langue, dit le Christ, et vous verrez le grain mûr entrer dans les greniers du roi. Aussi les envoie-t-il ensuite en leur disant : « Moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28,20).

LECTURES :

Livre de l’Exode 19,2-6. 

C’est en partant de Rephidim qu’ils arrivèrent dans ce désert, et ils y établirent leur camp juste en face de la montagne.
Moïse monta vers Dieu. Le Seigneur l’appela du haut de la montagne : « Tu diras à la maison de Jacob, et tu annonceras aux fils d’Israël :
“Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Égypte, comment je vous ai portés comme sur les ailes d’un aigle et vous ai amenés jusqu’à moi.
Maintenant donc, si vous écoutez ma voix et gardez mon alliance, vous serez mon domaine particulier parmi tous les peuples, car toute la terre m’appartient ;
mais vous, vous serez pour moi un royaume de prêtres, une nation sainte.” Voilà ce que tu diras aux fils d’Israël. »

Psaume 100(99),2.3.5. 

R/ Il nous a faits, et nous sommes à lui, nous, son peuple, son troupeau. (Ps 99, 3bc)

Servez le Seigneur dans l’allégresse, 
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui, 
nous, son peuple, son troupeau.

Oui, le Seigneur est bon, 
éternel est son amour, 
sa fidélité demeure d’âge en âge.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 5,6-11. 

Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les impies que nous étions.
Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ; peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien.
Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs.
À plus forte raison, maintenant que le sang du Christ nous a fait devenir des justes, serons-nous sauvés par lui de la colère de Dieu.
En effet, si nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils alors que nous étions ses ennemis, à plus forte raison, maintenant que nous sommes réconciliés, serons-nous sauvés en ayant part à sa vie.
Bien plus, nous mettons notre fierté en Dieu, par notre Seigneur Jésus Christ, par qui, maintenant, nous avons reçu la réconciliation.