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14.01.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
14.01.2026 – SAINTE DU JOUR

Sainte Ninon
Jeune chrétienne emmenée en captivité en Géorgie (Caucase) vers 337, elle commença la conversion du pays.
Les Églises d’Orient la fête aujourd’hui. L’Église en Occident en fait mémoire aujourd’hui également et la célèbre le 15 décembre. Nous connaissons sa vie par l’écrivain ecclésiastique Rufin qui donna quelques détails sur la conversion de l’Ibérie, région intérieure de l’actuelle Géorgie.
Une jeune captive chrétienne, dont on ignore le pays d’origine, devenue esclave à la cour royale de Mzekhéta, non loin de Tbilissi, garde toute sa foi auprès du roi Mirian. Plus que sa grande beauté, c’est son inlassable charité qui la fait aimer et respecter. Ayant obtenu par ses prières la guérison d’un enfant, elle est appelée auprès de la reine Nana qui se meurt. Elle lui rend la santé. Quand le roi veut la récompenser, elle lui dit préférer sa conversion. Le roi en laisse d’abord le soin à sa femme. À quelque temps de là, il demandera à l’archevêque de Constantinople de lui envoyer un évêque pour évangéliser le royaume.
Sainte Ninon se retire dans la région de Bobdé où, dès le 4e siècle, fut construite une cathédrale. À Mzekhéta un petit oratoire rappelle aujourd’hui encore ce baptême de la Géorgie.
Sainte Ninon priez pour nous !

14.01.2027 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,29-39.

En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade.
Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.

Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait.
Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.
Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. »
Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. »
Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Jean Tauler (v. 1300-1361)
dominicain à Strasbourg
Sermon 15, pour la veille des Rameaux (trad. Cerf 1991, p. 110 rev.)
« Jésus alla dans un endroit désert, et là il priait »
Quand le Fils de Dieu « leva les yeux au ciel et dit : ‘ Père, glorifie ton Fils ‘ » (Jn 17,1), il nous a appris par cette action que nous devons élever bien haut tous nos sens, nos mains, nos facultés, notre âme, et prier en lui, avec lui et par lui. Voilà l’œuvre la plus aimable et la plus sainte que le Fils de Dieu ait faite ici-bas : adorer son Père bien-aimé. Mais ceci dépasse de beaucoup tout raisonnement, et nous ne pouvons en aucune façon y atteindre et le comprendre, si ce n’est dans le Saint Esprit. Saint Augustin et saint Anselme nous disent de la prière qu’elle est « une élévation de l’âme vers Dieu »… Moi je ne te dis que ceci : dégage-toi, en vérité, de toi-même et de toutes choses créées, et élève pleinement ton âme à Dieu au-dessus de toutes les créatures, dans l’abîme profond. Là, plonge ton esprit dans l’esprit de Dieu, dans un véritable abandon…, dans une véritable union avec Dieu… Là, demande à Dieu tout ce qu’il veut qu’on lui demande, ce que tu désires et ce que les hommes désirent de toi. Et tiens ceci pour certain : ce qu’une pauvre petite pièce de monnaie est vis-à-vis de cent mille pièces d’or, voilà ce qu’est toute prière extérieure vis-à-vis de cette prière qui est véritable union avec Dieu, cet écoulement et cette fusion de l’esprit créé dans l’esprit incréé de Dieu… Si l’on t’a demandé une prière, il est bon que tu la fasses de façon extérieure comme tu en as été prié et comme tu l’as promis. Mais, ce faisant, entraîne ton âme vers les hauteurs et dans le désert intérieur, pousse là tout ton troupeau comme Moïse (Ex 3,1)… « Les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité » (Jn 4,23). En cette prière intérieure s’achèvent toutes les pratiques, toutes les formules et toutes les sortes de prière qui depuis Adam jusqu’ici ont été offertes et qui seront encore offertes jusqu’au dernier jour. On mène tout cela à sa perfection en un instant, dans ce recueillement véritable et essentiel.

LECTURES :
Premier livre de Samuel 3,1-10.19-20.

En ces jours-là, le jeune Samuel assurait le service du Seigneur en présence du prêtre Éli. La parole du Seigneur était rare en ces jours-là, et la vision, peu répandue.
Un jour, Éli était couché à sa place habituelle – sa vue avait baissé et il ne pouvait plus bien voir.
La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte. Samuel était couché dans le temple du Seigneur, où se trouvait l’arche de Dieu.
Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! »
Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher. » L’enfant alla se coucher.
De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. »
Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée.
De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant,
et il lui dit : « Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” » Samuel alla se recoucher à sa place habituelle.
Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » Et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »

Samuel grandit. Le Seigneur était avec lui, et il ne laissa aucune de ses paroles sans effet.
Tout Israël, depuis Dane jusqu’à Bershéba, reconnut que Samuel était vraiment un prophète du Seigneur.

Psaume 40(39),2ab.5ab.7-8a.8b-9.10.
R/ Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté. (Ps 39, 8a.9a)
D’un grand espoir
j’espérais le Seigneur :
Heureux est l’homme
qui met sa foi dans le Seigneur.
Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.
« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles. »
J’annonce la justice
dans la grande assemblée ;
vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.

13.01.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE PARIS
13.01.2026 – VÊPRES À NOTRE-DAME DE PARIS
13.01.2026 – CHAPELET À LOURDES
Saint John Henry Newman : Marie, cause de notre salut (I)

Saint John Henry Newman : Marie, cause de notre salut (I)
Le 1er novembre 2025, saint John Henry Newman a été officiellement nommé trente-huitième docteur de l’Église. Il est à ce jour le seul docteur de l’Église à avoir écrit en anglais moderne.
Si je vous disais que Marie est la cause de notre salut, votre première réaction serait sûrement de me qualifier d’hérétique. Cependant, ce sont les mots exacts de Newman. Cette affirmation nécessite une explication approfondie. Ce qui est encore plus surprenant, c’est que Newman n’en est pas l’auteur. Il cite en fait le trente-septième docteur de l’Église, saint Irénée de Lyon. Qu’entendent-ils tous les deux par-là ?
Commençons par les Écritures, de peur que les Catholiques ne soient accusés d’ajouter à la Bible. Du début à la fin de la Bible, partout où nous trouvons Jésus, nous trouvons également (directement ou indirectement) la présence de Marie. Dès le premier instant où le péché est entré dans le monde, dans son amour miséricordieux, Dieu nous a promis un rédempteur : son fils, Jésus-Christ. Dans le même souffle, Dieu a également promis de nous envoyer Marie, lorsqu’il a dit au serpent : « Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon » (Genèse 3, 15).
Dès le début de la Bible, la prophétie de la victoire de Jésus sur Satan inclut Marie. À la fin de la Bible, dans le chapitre 12 de l’Apocalypse, nous voyons à nouveau Jésus lutter contre Satan. Mais il n’est pas seul. Marie est là, aux côtés de Jésus, luttant contre Satan.
Si nous nous tournons vers les Évangiles, nous continuons à voir Marie participer activement, aux côtés de Jésus, à sa mission de rédemption de l’humanité du péché :
Tout d’abord, Marie dit « oui » au plan de Dieu lorsque l’ange Gabriel lui apparaît pour lui annoncer qu’elle sera la mère du Messie (Luc 1, 26-38).
Deuxièmement, lorsque Marie et Joseph amènent l’enfant Jésus au Temple, Siméon fait une prophétie sur Jésus et Marie. S’adressant à Marie, il dit : « Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de beaucoup en Israël, et à devenir un signe contesté (et une épée transpercera ton âme) » (Luc 2, 34-35).
Troisièmement, c’est Marie qui initie le ministère public de Jésus lorsqu’elle lui demande d’accomplir son premier miracle public lors des noces de Cana. Jésus et Marie sont à un mariage lorsque le vin vient à manquer. Marie dit à Jésus qu’ils n’ont plus de vin. Elle se tourne alors vers les serviteurs et leur dit : « Faites tout ce qu’il [Jésus] vous dira. » (Jean 2, 1-12).
Enfin, Marie est présente au pied de la croix. C’est certainement à ce moment-là que son âme est transpercée par l’épée prophétisée par Siméon (Jean 19, 25-27). La crucifixion de Jésus est un exemple clair de la manière dont Marie a activement participé à l’œuvre de salut de Jésus. Ce n’est pas son corps qui a été crucifié, mais son cœur maternel.
Diacre Paul Maxey, 29 octobre 2025
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source: une minute avec Marie