29.08.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 11,19-27. 

En ce temps-là, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.
Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison.
Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.
Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »
Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. »
Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. »

Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ;
quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »
Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Éphrem (v. 306-373)

diacre en Syrie, docteur de l’Église

Commentaire de l’Évangile concordant, 17, 7-10 ; SC 121 (trad. cf  SC p. 307)

« Moi, je suis la résurrection et la vie »

      Quand il a demandé : « Où l’avez-vous déposé ? », les larmes venaient aux yeux de notre Seigneur. Ses larmes ont été comme la pluie, Lazare comme le grain, et le sépulcre comme la terre. Il a crié d’une voix de tonnerre, la mort a tremblé à sa voix, Lazare a jailli comme le grain, est sorti et a adoré le Seigneur qui l’avait ressuscité.       Jésus a rendu la vie à Lazare et est mort à sa place, car, lorsqu’il l’eut tiré du sépulcre et pris place à sa table, lui-même a été enseveli symboliquement par l’huile que Marie a versée sur sa tête (Mt 26,7). La force de la mort qui avait triomphé depuis quatre jours est écrasée pour que la mort sache qu’il était facile au Seigneur de la vaincre le troisième jour ; sa promesse est véridique : il avait promis qu’il ressusciterait lui-même le troisième jour (Mt 16,21)… Le Seigneur a donc rendu leur joie à Marie et à Marthe en terrassant l’enfer pour montrer que lui-même ne serait pas retenu par la mort pour toujours… Maintenant, chaque fois qu’on dira que ressusciter le troisième jour est impossible, qu’on regarde celui qui a été ressuscité le quatrième jour…       « Approchez-vous et enlevez la pierre. » Quoi donc, celui qui a ressuscité un mort et lui a rendu la vie n’aurait-il pas pu ouvrir le sépulcre et renverser la pierre ? Lui qui disait à ses disciples : « Si vous avez la foi gros comme un grain de moutarde, vous direz à cette montagne : Déplace-toi, et elle se déplacera » (Mt 17,20), n’aurait-il pas pu par un mot déplacer la pierre qui fermait l’entrée du sépulcre ? Certes, il aurait pu aussi enlever la pierre par sa parole, lui dont la voix, alors qu’il était suspendu à la croix, a fendu les pierres et les sépulcres (Mt 27,51-52). Mais, parce qu’il était l’ami de Lazare, il dit : « Ouvrez, pour que l’odeur de la pourriture vous frappe, et déliez-le, vous qui l’avez enveloppé dans son suaire, pour que vous reconnaissiez bien celui que vous aviez enseveli. »

LECTURES :

Première lettre de saint Jean 4,7-16. 

Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu.
Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour.
Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui.
Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés.
Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres.
Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection.
Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous : il nous a donné part à son Esprit.
Quant à nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde.
Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.
Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.

Psaume 34(33),2-3.4-5.6-7.8-9.10-11. 

R/ Dieu, mon rempart au temps de la détresse ! (Ps 58, 17)

Je bénirai le Seigneur en tout temps, 
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur : 
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Magnifiez avec moi le Seigneur, 
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond : 
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira, 
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

L’ange du Seigneur campe à l’entour 
pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon ! 
Heureux qui trouve en lui son refuge !

Saints du Seigneur, adorez-le : 
rien ne manque à ceux qui le craignent.
Des riches ont tout perdu, ils ont faim ; 
qui cherche le Seigneur ne manquera d’aucun bien.

Marie nous protège de l’IA sans conscience (II)

Marie nous protège de l’IA sans conscience (II)

En mai 2026, le pape Léon XIV publiait sa première encyclique adressée au monde entier à l’occasion de la fête de Marie, Mère de l’Eglise. Intitulée Magnifica Humanitas (sur la grandeur de l’humanité), cette encyclique est une réflexion sur la protection de la personne humaine en cette nouvelle ère de l’intelligence artificielle. Le Pape nous demande de ne pas oublier que chaque être humain possède un visage et une voix uniques. Avant d’être un profil, une statistique, un pseudonyme, un consommateur, un plaignant ou un « dossier », une personne est un être créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Et il nous rappelle que lorsque Dieu a voulu sauver l’humanité de l’orgueil, du péché et de la mort, il a choisi de le faire en venant parmi nous avec une voix humaine, un visage humain et un cœur humain.

Les Chrétiens, ainsi que toutes les personnes de bonne volonté, peuvent donc se poser ces questions au sujet de l’intelligence artificielle : Est-elle véridique ? Est-elle juste ? Honore-t-elle la personne humaine créée à l’image de Dieu ? Protège-t-elle les plus vulnérables et sert-elle le bien commun, ou se contente-t-elle d’accumuler richesse et pouvoir entre les mains de quelques-uns ?

Quelles sont ses répercussions sur la vie et la dignité humaines, la solidarité, la justice et le souci de la création de Dieu ? Sert-elle les personnes humaines ou tend-elle au contraire à les déshumaniser, ou cherche-t-elle même à les remplacer ?

C’est pourquoi je vous encourage à prier souvent, en union avec Marie, pour que l’humanité soit protégée en cette ère technologique qui avance à grands pas. Marie, la Nouvelle Eve, Mère de tous les vivants, agit comme une « boussole » qui nous guide à travers les eaux inconnues qui s’étendent devant nous.

Le pape Léon affirme que Marie dirige nos regards sur « les points de fracture de l’humanité, là où se produit la distorsion du monde » (MH 244). Elle nous enseigne « à regarder le monde… avec les yeux de ceux qui souffrent, et non avec le regard des grands ; avec les yeux des petits et non avec la perspective des puissants ; à interpréter les événements de l’histoire du point de vue de la veuve, de l’orphelin, de l’étranger, de l’enfant blessé, de l’exilé, du fugitif ».

Et lorsque nous soupirons vers Marie, elle considère nos soupirs dans son Cœur Immaculé : elle porte dans son cœur nos peurs et nos angoisses, ainsi que toutes les questions complexes et déroutantes auxquelles l’humanité est confrontée en ce moment. Marie connaît nos faiblesses humaines ; elle sait quelles tentations nous assaillent. Et son Cœur Immaculé nous supplie de rechercher les voies de la paix dans le monde ; de prier le Rosaire chaque jour ; de nous laisser nourrir par l’Eucharistie et la Confession. Marie nous exhorte à faire des actes de réparation pour les péchés qui menacent de détruire la « grandeur de l’humanité ». Elle nous montre la voie d’une « civilisation de l’amour », de la beauté, de la vérité, de la charité et du pardon, et dans sa sollicitude maternelle, elle s’efforce de nous détourner de la laideur de l’égoïsme, de la colère, de la violence, de la guerre, de la cupidité et de l’exploitation des plus faibles.

Elle est la Reine de la Paix et elle a promis la paix au monde à Fatima, si seulement nous parvenons à rester fidèles au rosaire et à son Cœur Immaculé.

Mgr Eamon Martin Archevêque d’Armagh, primat d’Irlande

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

28.08.2026 – SAINT DU JOUR

St Augustin d'Hippone

Saint Augustin d’Hippone
Évêque d’Hippone, Docteur de l’Église 
(354-430)

Augustin est l’un des plus grands génies qui aient paru sur la terre et l’un des plus grands saints dont Dieu ait orné son Église. Moine, pontife, orateur, écrivain, philosophe, théologien, interprète de la Sainte Écriture, homme de prière et homme de zèle, il est une des figures les plus complètes que l’on puisse imaginer. Ce qu’il y a de plus admirable, c’est que Dieu tira cet homme extraordinaire de la boue profonde du vice pour l’élever presque aussi haut qu’un homme puisse atteindre ; c’est bien à son sujet qu’on peut dire : « Dieu est admirable dans ses saints ! »  

Augustin naît à Tagaste, en Afrique, l’an 354, et, s’il reçut de la part de sa sainte mère, Monique, les leçons et les exemples de la vertu, il reçut les exemples les plus déplorables de la part d’un malheureux père, qui ne se convertit qu’au moment de la mort. À l’histoire des égarements de cœur du jeune et brillant étudiant se joint l’histoire des égarements étranges de son esprit ; mais enfin, grâce à trente années de larmes versées par sa mère, Dieu fit éclater invinciblement aux yeux d’Augustin les splendeurs de la vérité et les beautés seules vraies de la vertu, et le prodigue se donna tout à Dieu : « Le fils de tant de larmes ne saurait périr ! » avait dit un prêtre vénérable à la mère désolée. Parole prophétique, qui renferme de grands enseignements pour les nombreuses Moniques des Augustins modernes.  

C’est à Milan, sous l’influence d’Ambroise, qu’Augustin était rentré en lui-même. La voix du Ciel le rappela en Afrique où, dans une retraite laborieuse et paisible, avec quelques amis revenus à Dieu avec lui, il se prépara aux grandes destinées qui l’attendaient. Augustin n’accepta qu’avec larmes l’évêché d’Hippone, car son péché était toujours sous ses yeux, et l’humilité fut la grande vertu de sa vie nouvelle. Il fut le marteau de toutes les hérésies de son temps ; ses innombrables ouvrages sont un des plus splendides monuments de l’intelligence humaine éclairée par la foi, et ils demeurent comme la source obligée de toutes les études théologiques et philosophiques.  

Si les écrits d’Augustin sont admirables par leur science, ils ne le sont pas moins par le souffle de la charité qui les anime ; nul cœur ne fut plus tendre que le sien, nul plus compatissant au malheur des autres, nul plus sensible aux désastres de la patrie, nul plus touché des intérêts de Dieu, de l’Église et des âmes. Il passa les dix derniers jours de sa vie seul avec Dieu, dans le silence le plus absolu, goûtant à l’avance les délices de l’éternité bienheureuse.

Pour approfondir, lire le Catéchèses du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Augustin (1)

>>> Saint Augustin (2)

>>> Saint Augustin (3)

>>> Saint Augustin (4)

>>> Saint Augustin (5)

Et plus encore >>> Œuvres complètes de Saint Augustin   

Sources principales : livres-mystiques.com ; vatican.va (« Rév. x gpm »).

Saint Augustin priez pour nous !

28.08.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25,1-13. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : 
« Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux.
Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes :
les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,
tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile.
Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”
Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe.
Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.”
Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.”
Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.
Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”
Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.”

Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Homélies sur les évangiles, 12 ; PL 76, 1119-1120

« Nos lampes s’éteignent »

« Les cinq vierges folles, en prenant leurs lampes, n’avaient pas emporté d’huile avec elles ; les sages au contraire portaient avec leurs lampes de l’huile dans des vases. » L’huile désigne ici l’éclat de la gloire ; les vases, ce sont nos cœurs, dans lesquels nous portons toutes nos pensées. Les vierges sages portent de l’huile dans leurs vases, parce qu’elles gardent au-dedans de leur conscience tout l’éclat de leur gloire, comme le dit saint Paul : « Ce qui fait notre gloire, c’est le témoignage de notre conscience » (2Co 1,12). Les vierges folles au contraire n’emportent pas d’huile avec elles, parce qu’elles ne portent pas leur gloire dans le secret de leur cœur, c’est à dire qu’elles la demandent aux louanges d’autrui. « Mais au milieu de la nuit, un cri retentit : ‘ Voici l’Epoux qui vient, allez au-devant de lui ! ‘ » Alors toutes les vierges se lèvent. Mais les lampes des vierges folles s’éteignent parce que leurs œuvres, qui du dehors paraissaient éclatantes aux yeux des hommes, ne sont plus au-dedans que ténèbres à l’arrivée du Juge ; et elles ne reçoivent de Dieu aucune récompense, ayant pour elles déjà reçu des hommes ces louanges qu’elles aimaient.

LECTURES :

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 1,17-25. 

Le Christ, en effet, ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l’Évangile, et cela sans avoir recours au langage de la sagesse humaine, ce qui rendrait vaine la croix du Christ.
Car le langage de la croix est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais pour ceux qui vont vers leur salut, pour nous, il est puissance de Dieu.
L’Écriture dit en effet : Je mènerai à sa perte la sagesse des sages, et l’intelligence des intelligents, je la rejetterai.
Où est-il, le sage ? Où est-il, le scribe ? Où est-il, le raisonneur d’ici-bas ? La sagesse du monde, Dieu ne l’a-t-il pas rendue folle ?
Puisque, en effet, par une disposition de la sagesse de Dieu, le monde, avec toute sa sagesse, n’a pas su reconnaître Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par cette folie qu’est la proclamation de l’Évangile.
Alors que les Juifs réclament des signes miraculeux, et que les Grecs recherchent une sagesse,
nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes.
Mais pour ceux que Dieu appelle, qu’ils soient Juifs ou Grecs, ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu.
Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.

Psaume 33(32),1-2.4-5.10-11. 

R/ Toute la terre, Seigneur, est remplie de ton amour. (Ps 32, 5b)

Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes ! 
Hommes droits, à vous la louange !
Rendez grâce au Seigneur sur la cithare, 
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; 
il est fidèle en tout ce qu’il fait.
Il aime le bon droit et la justice ; 
la terre est remplie de son amour.

Le Seigneur a déjoué les plans des nations, 
anéanti les projets des peuples.
Le plan du Seigneur demeure pour toujours, 
les projets de son cœur subsistent d’âge en âge.