Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’Évangile du 22e dimanche du temps ordinaire, année A : Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 16, 21-27.
Auteur : ndfatima
30.08.2026 – SAINT DU JOUR
Saint Fiacre
Solitaire
(† 670)
Fiacre, fils d’un roi d’Écosse, vivait au VIe siècle ; il fut élevé dans la science et la piété par des maîtres habiles. Jeune encore, il sentit son âme enflammée par l’amour de la solitude et le désir de ne vivre que pour Dieu. Il s’embarqua pour la France, à l’insu de son père, et se choisit, près de Meaux, un lieu retiré, dans une forêt, où l’évêque lui concéda une portion de terre.
Il y bâtit un couvent, qu’il consacra à la Sainte Vierge, à laquelle il avait voué dès son enfance, une dévotion singulière. Là il mena une vie angélique, tant par son application à Dieu que par la pratique de la plus rude mortification et le soin de subjuguer les moindres saillies des passions mauvaises. Sa sainteté ne manqua pas d’attirer en foule vers lui les pauvres et les pèlerins.
Fiacre mangeait peu et employait presque tout le produit du travail de ses mains à la subsistance de ses pieux visiteurs. On lui amenait des possédés et des malades, et il les délivrait ou les guérissait en grand nombre. Cependant le petit terrain qu’il occupait étant devenu insuffisant pour subvenir à tant d’aumônes et à une si généreuse hospitalité, Fiacre fut obligé d’implorer de l’évêque une nouvelle concession de terre, et le prélat lui permit de prendre et d’utiliser tout ce qu’il pourrait entourer d’un fossé dans l’espace d’une journée. Chose merveilleuse, Dieu vint au secours du travailleur : la terre se fendait d’elle-même comme par enchantement, et un seul jour suffit à Fiacre pour entourer une étendue considérable.
C’est sans doute à cause des travaux de jardinage dont il occupait les loisirs que lui laissaient la prière et le service de Dieu, que saint Fiacre est regardé comme le patron des jardiniers.
Tandis qu’il jouissait tranquillement des délices de la solitude, des envoyés écossais vinrent lui offrir la couronne royale, dont son frère s’était rendu indigne. Fiacre avait eu révélation de leur approche et obtint de Dieu, à force de larmes et de prière, de ne pas permettre qu’il sortît de sa chère solitude pour être exposé aux dangers des honneurs du monde. Il devint aussitôt semblable à un lépreux. Quand les ambassadeurs furent arrivés près de lui, ils ne purent voir sans horreur ce visage défiguré, et ils n’eurent plus aucun désir de le faire monter sur le trône de ses pères. Fiacre mourut dans son ermitage ; il opéra de grands miracles après sa mort.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.
Saint Fiacre priez pour nous !

30.08.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 16,21-27.
En ce temps-là, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter.
Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. »
Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.

Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera.
Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ?
Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Césaire d’Arles (470-543)
moine et évêque
Sermon 159 ; CCL 104, 650 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 289 rev.)
« Qu’il me suive » mon
En péchant, l’homme avait couvert sa route d’obstacles, mais celle-ci a été aplanie lorsque le Christ l’a foulée à sa résurrection et qu’il a fait, d’un sentier étroit, une avenue digne d’un roi. L’humilité et la charité sont les deux pieds qui permettent de la parcourir rapidement. Tous sont attirés par les hauteurs de la charité, mais l’humilité est le premier degré qu’il faut monter. Pourquoi lèves-tu le pied plus haut que toi ? Tu veux donc tomber et non monter ? Commence par la première marche, c’est-à-dire l’humilité, et déjà elle te fait monter. Voilà pourquoi notre Seigneur et Sauveur ne s’est pas borné à dire : « Qu’il renonce à lui-même », mais il a ajouté : « Qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ». Que signifie : qu’il prenne sa croix ? Qu’il supporte tout ce qui lui est pénible, c’est ainsi qu’il marchera à ma suite. Dès qu’il aura commencé à me suivre, en se conformant à ma vie et à mes commandements, il trouvera sur son chemin bien des gens qui le contrediront, qui chercheront à le détourner, qui non seulement se moqueront de lui, mais le persécuteront. Ces gens-là ne se trouvent pas uniquement parmi les païens qui sont hors de l’Église ; il s’en trouve même parmi ceux qui semblent être dans l’Église, si on les juge de l’extérieur… Dès lors, si tu désires suivre le Christ, porte sa croix sans plus attendre et supporte les méchants sans te laisser abattre… « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. » Si donc nous voulons mettre cela en pratique, efforçons-nous, avec l’aide de Dieu, de faire nôtre cette parole de l’apôtre Paul : « Si nous avons de quoi manger et nous habiller, sachons nous en contenter ». Il est à craindre que si nous recherchons plus de biens terrestres qu’il ne nous en faut, « voulant nous enrichir », nous ne « tombions dans le piège de la tentation, dans une foule de désirs absurdes et dangereux, qui précipitent les gens dans la ruine et la perdition » (1Tm 6,8-9). Daigne le Seigneur nous prendre sous sa protection et nous délivrer de cette tentation.

LECTURES :
Livre de Jérémie 20,7-9.
Seigneur, tu m’as séduit, et j’ai été séduit ; tu m’as saisi, et tu as réussi. À longueur de journée je suis exposé à la raillerie, tout le monde se moque de moi.
Chaque fois que j’ai à dire la parole, je dois crier, je dois proclamer : « Violence et dévastation ! » À longueur de journée, la parole du Seigneur attire sur moi l’insulte et la moquerie.
Je me disais : « Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son nom. » Mais elle était comme un feu brûlant dans mon cœur, elle était enfermée dans mes os. Je m’épuisais à la maîtriser, sans y réussir.

Psaume 63(62),2.3-4.5-6.8-9.
R/ Mon âme a soif de toi, Seigneur mon Dieu ! (Ps 62, 2b)
Dieu, tu es mon Dieu,
je te cherche dès l’aube :
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.
Je t’ai contemplé au sanctuaire,
j’ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie :
tu seras la louange de mes lèvres !
Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ;
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.
Oui, tu es venu à mon secours :
je crie de joie à l’ombre de tes ailes.
Mon âme s’attache à toi,
ta main droite me soutient.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 12,1-2.
Je vous exhorte donc, frères, par la tendresse de Dieu, à lui présenter votre corps – votre personne tout entière –, en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu : c’est là, pour vous, la juste manière de lui rendre un culte.
Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait.

29.08.2026 – VÊPRES À NOTRE-DAME DE PARIS
29.08.2026 – CHAPELET À LOURDES
29.08.2026 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR AU SACRÉ-CŒUR DE MONTMARTRE
29.08.2026 – MESSE À LOURDES
29.08.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
« Si on en prend et si on recourt à son intercession et que l’on ait la foi, on guérira »

« Si on en prend et si on recourt à son intercession et que l’on ait la foi, on guérira »
Dans la basilique de Notre-Dame du Laus (1), près de l’autel de la chapelle où Marie est apparue à Benoîte Rencurel à partir de 1664, une lampe brûle en permanence, alimentée par de l’huile, pour indiquer la présence réelle de Jésus dans le tabernacle. « La bonne Mère dit à Benoîte que l’huile de la chapelle, si on en prend et que l’on s’en applique, si on recourt à son intercession et que l’on ait la foi, qu’on guérira. » (Pierre Gaillard, vicaire général du diocèse de Gap, contemporain de Benoîte).
Marie nous propose de poser ainsi un acte de foi et de confiance en Dieu avec l’aide de cette huile ordinaire qui a brûlé devant la présence eucharistique de Jésus.
Le sanctuaire reçoit de très nombreux témoignages de personnes affirmant qu’elles ont été soulagées dans leurs douleurs, parfois guéris de leurs misères physiques, morales, spirituelles, après avoir prié et utilisé de l’huile de la lampe du sanctuaire.
http://www.sanctuaire-notredamedulaus.com
(1) Les apparitions de Notre Dame du Laus, désignent les apparitions mariales à la voyante Benoîte Rencurel, de mai 1664 jusqu’à la fin de 1718, dans le hameau du Laus du village de Saint-Étienne-le-Laus dans le Dauphiné (Hautes-Alpes actuelles, en France). Ces apparitions ont été reconnues comme authentiques par l’Église catholique, en 2008.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
29.08.2026 – SAINTE DU JOUR

Sainte Marthe
(† vers l’an 81)
Marthe était la sœur de Marie Madeleine et de Lazare. C’est elle qui dirigeait la maison de Béthanie et s’en montrait digne par sa douceur et son amabilité envers les siens, par sa charité envers les pauvres et par l’hospitalité si dévouée qu’elle offrait au Sauveur et à ses disciples.
Un jour, Marthe était absorbée par les soins domestiques, tandis que Madeleine se tenait aux pieds de Jésus. Marthe se plaignit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma soeur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » “Marthe, Marthe, lui dit le Maître, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule chose est nécessaire ; Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera point enlevée.” »
C’est Marthe qui fit prévenir Jésus de la maladie, puis de la mort de son frère Lazare : « Seigneur, Lui dit-elle, dès qu’elle L’aperçut, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Et Jésus lui donnant des paroles d’espérance, elle répondit : « Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.
Sainte Marthe priez pour nous !
