Le grand Empereur Charlemagne (1) fut consacré dans la Basilique d’Aix-la-Chapelle (ville de l’Allemagne actuelle) qu’il avait voulu dédier à la Mère de Dieu. Il recueillit avec grande dévotion la relique de la ceinture de la Sainte Vierge que lui donna l’Impératrice de Constantinople, et il porta toute sa vie l’image de Marie attachée à son cou par une chaîne d’or.
Devenu âgé, il demanda à être enterré avec une statue de la Vierge sur son cœur. Après sa mort, le Concile de Mayence imposa à l’ensemble de l’Empire Franc la fête de l’Assomption. L’Empire de Charlemagne marque la fin de la féodalité et le début de l’unification de l’Europe qui naît en même temps que la Chrétienté, sous la protection de la Mère de Dieu.
En 778, Charlemagne, lassé par la résistance opiniâtre du Seigneur sarrasin Mirat dans la citadelle de Mirambel (l’actuelle citadelle de Lourdes), s’apprêtait à renoncer et à lever le siège lorsque Turpin, évêque du Puy-en-Velay, son compagnon, eut une inspiration et obtint l’autorisation d’aller parlementer avec l’assiégé. Il proposa à Mirat de se rendre, non pas au souverain, mais à la Reine des cieux. La proposition plut au chef maure qui déposa ses armes aux pieds de la Vierge noire du Puy et qui se fit baptiser.
Le jour de son baptême, Mirat prit le nom de Lorus qui, transmis à la ville, devint plus tard Lourdes. Mille ans avant Bernadette, la Vierge prenait donc officiellement possession du lieu où elle apparaîtra plus tard.
Synthèse de Françoise Breynaert Marie de Nazareth. codexdei.mariedenazareth.com(1) Charlemagne fut roi et empereur des Francs
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Saint Thomas d’Aquin Prêtre dominicain, Docteur de l’Église
Tommaso d’Aquino naît en 1225 dans une noble famille napolitaine.
Élevé à l’abbaye bénédictine du Mont-Cassin, Thomas choisit, cependant, à 19 ans, d’entrer chez les Frères prêcheurs. Ce n’est guère du goût de sa famille, qui le fait enlever et enfermer. L’ordre dominicain est un ordre mendiant, fondé quelques années plus tôt, et il n’avait pas bonne presse dans l’aristocratie.
Au bout d’un an, Thomas peut enfin suivre sa vocation. On l’envoie à Paris pour y suivre les cours de la bouillonnante Université. Il a comme professeur saint Albert le Grand. Pour ce dernier, il faut faire confiance à la raison et à l’intelligence de l’homme pour chercher Dieu. Le philosophe le plus approprié à cette recherche est Aristote. Thomas retient la leçon.
Devenu professeur, il s’attelle à un gigantesque travail pour la mettre en œuvre. Connaissant très bien Aristote et ses commentateurs, mais aussi la Bible et la tradition patristique chrétienne, il élabore une pensée originale, qu’il expose dans de multiples ouvrages, dont le plus connu est la « Summa Theologiae» (Somme Théologique).
Comme professeur, il doit aussi soutenir de véhémentes controverses avec des intellectuels chevronnés. Il voyage aussi à la demande des papes. Mais c’est l’étude qui a toute sa faveur : à la possession de « Paris la grande ville », il dit préférer « le texte correct des homélies de saint Jean Chrysostome sur l’évangile de saint Matthieu ».
Il meurt sur la route qui le conduisait au Concile de Lyon, le 7 mars 1274, dans l’abbaye cistercienne de Fossanova (dans la région du Latium).
On célèbre sa mémoire au jour anniversaire du transfert de son corps au couvent des dominicains de Toulouse, les Jacobins, en 1369.
Il est le saint patron de l’Enseignement catholique.
Pour approfondir, lire les Catéchèses du pape Benoît XVI :
En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer de Galilée. Une foule très nombreuse se rassembla auprès de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit. Il était sur la mer, et toute la foule était près de la mer, sur le rivage. Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles, et dans son enseignement il leur disait : « Écoutez ! Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin ; les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé. Du grain est tombé aussi sur du sol pierreux, où il n’avait pas beaucoup de terre ; il a levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde ; et lorsque le soleil s’est levé, ce grain a brûlé et, faute de racines, il a séché. Du grain est tombé aussi dans les ronces, les ronces ont poussé, l’ont étouffé, et il n’a pas donné de fruit. Mais d’autres grains sont tombés dans la bonne terre ; ils ont donné du fruit en poussant et en se développant, et ils ont produit trente, soixante, cent, pour un. » Et Jésus disait : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Quand il resta seul, ceux qui étaient autour de lui avec les Douze l’interrogeaient sur les paraboles. Il leur disait : « C’est à vous qu’est donné le mystère du royaume de Dieu ; mais à ceux qui sont dehors, tout se présente sous forme de paraboles. Et ainsi, comme dit le prophète : “Ils auront beau regarder de tous leurs yeux, ils ne verront pas ; ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles, ils ne comprendront pas ; sinon ils se convertiraient et recevraient le pardon.” » Il leur dit encore : « Vous ne saisissez pas cette parabole ? Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles ? Le semeur sème la Parole. Il y a ceux qui sont au bord du chemin où la Parole est semée : quand ils l’entendent, Satan vient aussitôt et enlève la Parole semée en eux. Et de même, il y a ceux qui ont reçu la semence dans les endroits pierreux : ceux-là, quand ils entendent la Parole, ils la reçoivent aussitôt avec joie ; mais ils n’ont pas en eux de racine, ce sont les gens d’un moment ; que vienne la détresse ou la persécution à cause de la Parole, ils trébuchent aussitôt. Et il y en a d’autres qui ont reçu la semence dans les ronces : ceux-ci entendent la Parole, mais les soucis du monde, la séduction de la richesse et toutes les autres convoitises les envahissent et étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre : ceux-là entendent la Parole, ils l’accueillent, et ils portent du fruit : trente, soixante, cent, pour un. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Césaire d’Arles (470-543)
moine et évêque
Sermons au peuple, n° 6 ; CCL 103, 32 (trad. SC 175, p. 327 et Orval)
Donner du fruit trente, soixante ou cent pour un
Frères, il y a deux sortes de champs : l’un est le champ de Dieu, l’autre celui de l’homme. Tu as ton domaine ; Dieu aussi a le sien. Ton domaine, c’est ta terre ; le domaine de Dieu, c’est ton âme. Est-il juste que tu cultives ton domaine et que tu laisses en friche celui de Dieu ? Si tu cultives ta terre et que tu ne cultives pas ton âme, c’est parce que tu veux mettre ta propriété en ordre et laisser en friche celle de Dieu ? Est-ce juste ? Est-ce que Dieu mérite que nous négligions notre âme qu’il aime tant ? Tu te réjouis en voyant ton domaine bien cultivé ; pourquoi ne pleures-tu pas en voyant ton âme en friche ? Les champs de notre domaine nous feront vivre quelques jours en ce monde ; le soin de notre âme nous fera vivre sans fin dans le ciel… Dieu a daigné nous confier notre âme comme son domaine ; mettons-nous donc à l’œuvre de toutes nos forces avec son aide, pour qu’au moment où il viendra visiter son domaine, il le trouve bien cultivé et parfaitement en ordre. Qu’il y trouve une moisson et non des ronces ; qu’il y trouve du vin et non du vinaigre ; du blé plutôt que de l’ivraie. S’il y trouve tout ce qui peut plaire à ses yeux, il nous donnera en échange les récompenses éternelles, mais les ronces seront vouées au feu.
LECTURES :
Deuxième livre de Samuel 7,4-17.
Cette nuit-là, la parole du Seigneur fut adressée au prophète Nathan : « Va dire à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur : Est-ce toi qui me bâtiras une maison pour que j’y habite ? Depuis le jour où j’ai fait monter d’Égypte les fils d’Israël et jusqu’à ce jour, je n’ai jamais habité dans une maison ; j’ai été comme un voyageur, sous la tente qui était ma demeure. Pendant tout le temps où j’étais comme un voyageur parmi tous les fils d’Israël, ai-je demandé à un seul des juges que j’avais institués pasteurs de mon peuple Israël : “Pourquoi ne m’avez-vous pas bâti une maison de cèdre ?” Tu diras donc à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur de l’univers : C’est moi qui t’ai pris au pâturage, derrière le troupeau, pour que tu sois le chef de mon peuple Israël. J’ai été avec toi partout où tu es allé, j’ai abattu devant toi tous tes ennemis. Je t’ai fait un nom aussi grand que celui des plus grands de la terre. Je fixerai en ce lieu mon peuple Israël, je l’y planterai, il s’y établira et ne tremblera plus, et les méchants ne viendront plus l’humilier, comme ils l’ont fait autrefois, depuis le jour où j’ai institué des juges pour conduire mon peuple Israël. Oui, je t’ai accordé la tranquillité en te délivrant de tous tes ennemis. Le Seigneur t’annonce qu’il te fera lui-même une maison. Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté. C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal. Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils. S’il fait le mal, je le corrigerai avec le bâton, à la manière humaine, je le frapperai comme font les hommes. Mais ma fidélité ne lui sera pas retirée, comme je l’ai retirée à Saül que j’ai écarté de devant toi. Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours. » Toutes ces paroles, toute cette vision, Nathan les rapporta fidèlement à David.
Psaume 89(88),4-5.27-28.29-30.
R/ Sans fin je lui garderai mon amour. (Ps 88, 22a)
« Avec mon élu, j’ai fait une alliance, j’ai juré à David, mon serviteur : J’établirai ta dynastie pour toujours, je te bâtis un trône pour la suite des âges.
« Il me dira : “Tu es mon Père, mon Dieu, mon roc et mon salut !” » Et moi, j’en ferai mon fils aîné, le plus grand des rois de la terre ! »
Sans fin je lui garderai mon amour, mon alliance avec lui sera fidèle. » je fonderai sa dynastie pour toujours, son trône aussi durable que les cieux. »
Nous qui, par l’Esprit, sommes de Jésus et de Marie, nous devenons comme des petits enfants de Marie. Parce que Marie nous reçoit comme une mère, elle nous reçoit comme fils en son sein.
Nous devons être comme un fœtus dans le sein de Marie. En le sein de Marie, nous vivons de son sang.
Pierre Goursat (1914-1991) (1). Dans Paroles, rassemblées et présentées par Martine Catta. Editions de l’Emmanuel, Paris 2011, page 267
(1) Pierre Goursat, laïc français, est le fondateur de la Communauté de l’Emmanuel et de la Fraternité de Jésus. Il est reconnu vénérable par l’Église catholique
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.