19.08.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 19,16-22. 

En ce temps-là, voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? »
Jésus lui dit : « Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. »


Il lui dit : « Lesquels ? » Jésus reprit : « ‘Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage.
Honore ton père et ta mère.’ Et aussi : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ »
Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ? »
Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. »


À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Vénérable Madeleine Delbrêl (1904-1964)

missionnaire des gens des rues

Des communautés évangéliques pour notre temps (Communautés selon l’Évangile, éd. du Seuil, 1973, p. 42-47)

Les ruptures du chrétien et de l’Église

Les ruptures nécessaires à l’Église et à un chrétien, les ruptures nécessaires avec le monde pour sauver le monde et les ruptures nécessaires pour que l’Église soit en marche, doivent être placées là où il faut, mais elles sont fondamentales. Je crois qu’il est important que nous prenions conscience des ruptures qui sont les ruptures chrétiennes et sans lesquelles une vie chrétienne n’est pas chrétienne élémentairement, des ruptures qui sont demandées à tout chrétien simplement parce qu’il est un baptisé. On ne peut pas devenir la chair et le sang de l’Église par le baptême, être la chair et le sang de son corps, du corps du Christ, sans qu’il y ait entre le monde et nous des oppositions qui sont des ruptures ; et c’est par ces ruptures que nous devenons aptes à participer à la rédemption du Christ. « En même temps, dit Paul VI, que l’Église prend plus pleinement conscience de certaines exigences intérieures, elle est sollicitée plus fortement par les besoins du monde auquel elle est destinée. » De même, c’est parce que nous sommes baptisés, parce que nous avons reçu le Saint-Esprit, parce que normalement il doit travailler en nous, qu’il doit nous entraîner dans la marche qu’il imprime à l’Église. Or, tout ce qui bouge rompt avec quelque chose. On pourrait dire que la liberté élémentaire, essentielle des enfants de Dieu, a pour rançon des ruptures. Mais une rupture n’est chrétienne que si elle se motive par l’union au Christ et la participation à l’œuvre du Christ. On ne rompt pas pour rompre. Le corps tout entier, toute l’Église du Christ a besoin de ces ruptures fondamentales. (…) Ce sont des ruptures qui doivent nous rendre libres d’appartenir uniquement et définitivement à Jésus-Christ ; des ruptures qui doivent nous donner la liberté d’essayer par sa grâce de vivre une vie toute de charité selon l’Évangile. Ce sont des ruptures qui doivent nous donner la liberté d’être disponibles à sa volonté au plus intime de l’Église.

LECTURES :

Livre d’Ézéchiel 24,15-24. 

La parole du Seigneur me fut adressée :
« Fils d’homme, je vais te prendre subitement la joie de tes yeux. Tu ne feras pas de lamentation, tu ne pleureras pas, tu ne laisseras pas couler tes larmes.
Soupire en silence, ne prends pas le deuil ; enroule ton turban sur ta tête, chausse tes sandales, ne voile pas tes lèvres, ne prends pas le repas funéraire. »
Le matin, je parlais encore au peuple, et le soir ma femme mourut. Le lendemain matin, je fis ce qui m’avait été ordonné.
Les gens me dirent : « Vas-tu nous expliquer ce que tu fais là ? Qu’est-ce que cela veut dire pour nous ? »
Je leur répondis : « La parole du Seigneur m’a été adressée :
Dis à la maison d’Israël : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais profaner mon sanctuaire, votre orgueil et votre force, la joie de vos yeux, la passion de votre cœur. Vos fils et vos filles, que vous avez laissés à Jérusalem, tomberont par l’épée.
Vous ferez alors comme je viens de faire : vous ne voilerez pas vos lèvres, vous ne prendrez pas le repas funéraire,
vous mettrez vos turbans, et vous chausserez vos sandales. Vous ne ferez pas de lamentation, vous ne pleurerez pas. Mais vous pourrirez dans vos péchés, et vous gémirez tous ensemble.
Ézékiel sera pour vous un signe : tout ce qu’il a fait, vous le ferez. Et quand cela arrivera, vous saurez que Je suis le Seigneur Dieu.

Livre du Deutéronome 32,18-19.20.21. 

Tu dédaignes le Rocher qui t’a mis au monde ; 
le Dieu qui t’a engendré, tu l’oublies.
Le Seigneur l’a vu : il réprouve 
ses fils et ses filles qui l’ont exaspéré.

Il dit : « Je vais leur cacher ma face 
et je verrai quel sera leur avenir ; 
oui, c’est une engeance pervertie, 
ce sont des enfants sans foi.

Eux m’ont rendu jaloux par un dieu qui n’est pas dieu, 
exaspéré par leurs vaines idoles ; 
moi, je vais les rendre jaloux par un peuple qui n’est pas un peuple, 
les exaspérer par une nation stupide.

06.06.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 21,15-19. 

Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade. Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »

Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »
Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. »
Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis.


Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Nersès Snorhali (1102-1173)

patriarche arménien

Deuxième partie, § 785-788 ; SC 203 (Jésus Fils Unique du Père, trad. I. Kéchichian, éd. du Cerf, 1973 ; p. 192)

Guéris-mes reniements par ton amour !

Trois fois de suite par la parole de l’amour En interrogeant après le repas, La triple négation De Pierre, Tu l’as guérie. En moi, même interrogé mille fois, Des parcelles de bien ne paraissent pas ; Guéris la plaie de la blessure Et mets-y profond l’onguent, Afin que je sois transpercé par ton amour Et que mon cœur T’embrasse, Comme le Sage a chanté L’amour de l’épouse envers l’Époux. Et veuille me diriger comme lui Afin de Te suivre au ciel, Bien qu’une chose pareille soit impossible pour moi, Mais tout à fait possible pour Toi.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 25,13-21. 

En ces jours-là, le roi Agrippa et Bérénice vinrent à Césarée saluer le gouverneur Festus.
Comme ils passaient là plusieurs jours, Festus exposa au roi la situation de Paul en disant : « Il y a ici un homme que mon prédécesseur Félix a laissé en prison.
Quand je me suis trouvé à Jérusalem, les grands prêtres et les anciens des Juifs ont exposé leurs griefs contre lui en réclamant sa condamnation.
J’ai répondu que les Romains n’ont pas coutume de faire la faveur de livrer qui que ce soit lorsqu’il est accusé, avant qu’il soit confronté avec ses accusateurs et puisse se défendre du chef d’accusation.
Ils se sont donc retrouvés ici, et sans aucun délai, le lendemain même, j’ai siégé au tribunal et j’ai donné l’ordre d’amener cet homme.
Quand ils se levèrent, les accusateurs n’ont mis à sa charge aucun des méfaits que, pour ma part, j’aurais supposés.
Ils avaient seulement avec lui certains débats au sujet de leur propre religion, et au sujet d’un certain Jésus qui est mort, mais que Paul affirmait être en vie.
Quant à moi, embarrassé devant la suite à donner à l’instruction, j’ai demandé à Paul s’il voulait aller à Jérusalem pour y être jugé sur cette affaire.
Mais Paul a fait appel pour être gardé en prison jusqu’à la décision impériale. J’ai donc ordonné de le garder en prison jusqu’au renvoi de sa cause devant l’empereur. »

Psaume 103(102),1-2.11-12.19-20ab. 

R/ Le Seigneur a son trône dans les cieux. (Ps 102, 19a)

Bénis le Seigneur, ô mon âme, 
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme, 
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Comme le ciel domine la terre, 
fort est son amour pour qui le craint ;
Aussi loin qu’est l’orient de l’occident, 
il met loin de nous nos péchés.

Le Seigneur a son trône dans les cieux : 
sa royauté s’étend sur l’univers.
Messagers du Seigneur, bénissez-le,
invincibles porteurs de ses ordres !

Mettez-vous à genoux à côté de Marie ; ne cherchez pas à marcher tout seul

Mettez-vous à genoux à côté de Marie ; ne cherchez pas à marcher tout seul

Figurez-vous Marie à genoux au Cénacle ; voyez-la adorant son Fils caché dans l’Eucharistie ! Mettez-vous donc à genoux à côté de Marie ; ne cherchez pas à marcher tout seul mais tenez-vous à côté de Marie, ne faisant avec elle qu’une même adoration, présentant un même hommage.

O Jésus, je ne sais pas adorer moi, mais je vous répéterai son adoration pour les pécheurs, pour la conversion du monde et tous les besoins de l’Église. Alors vous réjouirez le cœur de Marie ; elle vous montrera à Jésus, lui disant : « Voyez, ô mon Fils, comme je revis en cette âme ; comme je vous adore encore en elle et par elle ».

Oh ! oui, si quelqu’un doit honorer, aimer et servir Marie, c’est bien celui qui fait profession de vivre pour l’Eucharistie ; il a besoin de Marie pour adorer ; il faut qu’il ne fasse qu’un avec elle dans son adoration. Laissez la sainte Vierge gouverner votre vie ; laissez-la vous mener à Jésus !

Saint Julien Eymard, Jour 19, extrait de Adorer Jésus avec le cœur de Marie

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

29.10.2025 – SAINT DU JOUR

St Gaétan Errico

Saint Gaetano Errico
Prêtre et fondateurs de la Congrégation :
« Missionnaires des Sacrés Cœurs »

Gaetano, Gaëtan en français, troisième enfant d’une famille de dix enfants, naît le 19 octobre 1791 à Secondigliano (nord de Naples) de Pasquale et Maria Marseglia ; il reçoit le baptême le lendemain dans la paroisse des saints Côme et Damien avec les prénoms de Gaetano, Cosma et Damiano. Son père dirigeait une fabrique de pâtes et sa mère faisait du tissage. 

À l’âge de quatorze ans, il prit conscience de sa vocation religieuse et demanda à rejoindre les Rédemptoristes qui le refusèrent à cause de son trop jeune âge.

A 16 ans, en 1808, il entre au séminaire diocésain de Naples et il est ordonné prêtre en 1815 dans la cathédrale de cette ville. 

Pendant 20 ans il exerce son ministère dans l’église paroissiale des Saints Côme et Damien et il est instituteur. Il accomplit une intense activité apostolique, missionnaire et caritative, marquée par la prière et la pénitence. Chaque année, il se retire chez les pères rédemptoristes de Pagani pour ses exercices spirituels. 

Pendant une retraite qu’il fit en 1818 chez les Rédemptoristes, il eut une vision : saint Alphonse-Marie de Liguori (fondateur des Rédemptoristes) qui l’incitait à bâtir une église et à fonder une Congrégation.

Il se mit alors à l’ouvrage, récoltant des fonds auprès de la population locale et, le 9 Décembre 1830, l’église Notre-Dame des Douleurs était ouverte. Elle devint par la suite un très important lieu de Pèlerinage en Italie.

Plus tard, une autre apparition lui précise que la nouvelle congrégation doit être instituée en l’honneur des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie. Il se fait alors l’apôtre de leur amour miséricordieux dans toute l’Italie méridionale. Aux Jansénistes qui insistaient trop sur la justice de Dieu, répandant dans les âmes peur et malaise, Gaétan Errico oppose l’annonce de la miséricorde divine. Il ne se lasse pas d’exhorter les prêtres: « Si des âmes arrivent emplies de nombreuses fautes, aidez-les à se relever, encouragez-les à la confiance, dites-leur que le Seigneur les pardonne toutes, si elles se repentent de tout cœur ». Il donne l’exemple en passant des journées entières au confessionnal, prodiguant ses meilleures énergies dans l’accueil et l’écoute des pénitents. 

En 1833, il quitte la maison familiale et se retire dans une petite maison qui deviendra le siège de sa fondation: la Congrégation des « Missionnaires des Sacrés Cœurs », laquelle fut approuvée successivement par les évêques en 1838, le roi en 1840 et le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) le 7 août 1846. Don Gaetano en fut le premier supérieur général. La Congrégation est aujourd’hui présente en Italie, en Argentine, aux États-Unis, en Inde et en Slovaquie. 

Le 29 octobre 1860, à Secondigliano, à 10 heures du matin c’est pour lui l’heure de la Rencontre avec Celui auquel il a donné toute sa vie !

Gaetano Errico a été béatifié le 14 avril 2002, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) et canonisé le 12 octobre 2008, par le Pape Benoît XVI (Joseph Aloisius Ratzinger).

Sources principales : nouvl.evangelisation.free.fr ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Saint Gaetano Errico priez pour nous !

18.01.2026 – SAINTE DU JOUR

Ste Marguerite de Hongrie

Sainte Marguerite de Hongrie
Princesse et moniale

Marguerite de Hongrie naît vers 1242 dans la famille royale hongroise des Arpads. 
Fille du roi Béla IV de Hongrie et d’une princesse byzantine, elle entra d’abord au monastère de Veszprem puis chez les Dominicaines près de Budapest. 

Elle y prit le voile à l’âge de 19 ans et se distingua bientôt par l’intensité de sa vie spirituelle. Elle vivait le plus pauvrement possible et donnait aux pauvres tout l’argent que lui donnait son frère, le roi Étienne V. 

A l’intérieur du monastère, Marguerite cherchait les tâches les plus rudes et les plus humbles. Éprise d’ascèse, elle affligeait son corps de toutes les façons, non par fidélité à la règle dominicaine qui n’en demandait pas tant, mais de sa propre initiative. 
Pour mieux s’associer à la Passion du Christ, elle se flagellait souvent, portait à même la peau des cordes qui lui provoquaient des plaies. En retour, elle fut couronnée de dons mystiques assez étonnants.

Le 18 janvier 1270 elle remet son âme entre les mains de son Époux céleste, à peine âgée de vingt huit ans.

Son procès de béatification commença en 1271 sous le Bx Grégoire X (Tebaldo Visconti, 1271-1276). 
Le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958), le 19 novembre 1943, a confirmé son culte, ininterrompu, par une canonisation équipollente (cela signifie que le Pape étend d’autorité à toute l’Église le culte, à travers l’inscription de sa fête, avec messe et office, dans le Calendrier de l’Église universelle).

Pour un approfondissement biographique :
>>> Sainte Marguerite de Hongrie

Sainte Marguerite de Hongrie priez pour nous !

La dévotion du premier samedi a 100 ans et invite les Catholiques à revenir au cœur de Marie (I)

La dévotion du premier samedi a 100 ans et invite les Catholiques à revenir au cœur de Marie (I)

Saint Carlo Acutis connaissait bien les demandes de Notre Dame de Fatima. « Quelques jours après la mort de sœur Lucie en 2005, Carlo a rêvé d’elle. Elle lui a dit que la pratique des cinq premiers samedis du mois pouvait changer le destin du monde », raconte sa mère Antonia Salzano Acutis dans son livre, Le secret de mon fils, Carlo Acutis : Comment il est devenu saint.

En quoi consiste cette demande mariale vieille d’un siècle ? Se confesser le premier samedi (ou le samedi immédiatement précédent ou suivant) ; recevoir la Sainte Communion le premier samedi même ; réciter cinq dizaines du Rosaire ; converser avec Notre Dame pendant 15 minutes, en utilisant un ou plusieurs mystères du Rosaire dans l’intention de réparer son Cœur Immaculé ; et faire tout cela le premier samedi de cinq mois consécutifs.

« La Sainte Mère ne demande pas des choses sans importance », a souligné David Carollo, directeur exécutif de l’Apostolat mondial de Fatima ajoutant qu’au moment de sa demande en 1925, la Russie avait été envahie par les communistes et que la répression politique et les exécutions s’étaient intensifiées. La grande guerre (la Seconde Guerre mondiale) dont Marie avait averti le 13 juillet 1917, n’était pas encore une menace, mais sœur Lucie (aujourd’hui « vénérable Lucie ») avait compris que la paix ou la guerre dans le monde dépendait de notre pratique de cette dévotion.

« Aujourd’hui, nous entendons des rumeurs d’une troisième guerre mondiale, d’une apostasie et d’une impiété croissantes, d’avancées technologiques qui peuvent anéantir notre vision de l’humanité comme étant créée à l’image de Dieu », a déclaré Mgr Carollo. « Sœur Lucie n’a jamais cessé de nous exhorter à pratiquer la dévotion des cinq premiers samedis, car ce serait le moyen par lequel nous pourrions obtenir la paix dans le monde jusqu’à ce que les événements et la mission de Fatima soient accomplis. »

Le père Donald Calloway, auteur de plusieurs livres sur Marie, explique également pourquoi les gens doivent tenir compte de cet appel. « Nous devons écouter la demande du ciel et y répondre, car 100 ans se sont écoulés depuis que les cinq premiers samedis nous ont été donnés et les choses ne se sont pas améliorées, mais ont empiré. Si Notre Dame était offensée par les événements d’il y a 100 ans, imaginez à quel point elle doit être offensée aujourd’hui ! », a-t-il souligné.

Comme l’a déclaré le cardinal Raymond Burke dans une lettre récente sur la préparation du centenaire, « l’insistance de Notre Dame sur la dévotion des premiers samedis est une merveilleuse expression de son amour maternel indéfectible ».

Joseph Pronechen, 6 décembre 2025 – National Catholic Register

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

03.03.2026 – SAINTE DU JOUR

Sainte Cunégonde
Impératrice, veuve 
(975 – †1033)

Inscrite au 3 mars au Martyrologe Romain, au Luxembourg, dont elle est la patronne avec Saint Willibrod et la Vierge Marie, sa mémoire est célébrée le 13 juillet avec celle de saint Henri.

Cunégonde était la fille du comte Siegfried I (ou Sigefroi) de Luxembourg et de sa sainte épouse, Hedwige de Nordgau, qui l’éduquèrent pieusement. 

Cunégonde épousa le duc Henri de Bavière (saint Henri), roi de Germanie. Comme cadeau il lui donna un crucifix oriental, apparemment identique à celui qui se trouve actuellement à Munich. Certains auteurs postérieurs affirment que les deux époux firent vœu de virginité le jour de leur mariage, et le Martyrologe romain répète cette tradition.

Après la mort de l’empereur Otton III, Henri II fut élu roi de Germanie en 1002. En 1014, il fut couronné empereur du Saint Empire romain par Benoît VIII. Les chroniques de l’époque signalent que Sainte Cunégonde corègna avec lui.

Sur les instances de Cunégonde, l’empereur fonda le monastère et la cathédrale de Bamberg, cathédrale qui fut consacrée par le pape Benoît VIII lui-même.

Au cours d’une grave maladie, l’impératrice fit vœu de bâtir un monastère à Kaufungen (dans le land de Hesse) près de Cassel. Elle exécuta son vœu aussitôt qu’elle recouvra la santé. Son époux mourut avant que les travaux ne fussent terminés. Cunégonde remit le monastère achevé à des moniales bénédictines. On rapporte que l’impératrice avait une nièce, appelée Judith, qui lui fut très chère et qu’elle avait éduquée avec une grande sollicitude. 

Cunégonde nomma Judith supérieure du nouveau couvent, non sans lui avoir donné beaucoup de bons conseils.

En 1024, le jour anniversaire de la mort de son époux, Cunégonde invita de nombreux prélats à la dédicace de l’église qu’elle avait fait construire à Kaufungen. Après le chant de l’Évangile, elle posa sur l’autel une relique de la croix de Jérusalem, échangea ses vêtements impériaux contre l’habit religieux et reçut le voile des mains de l’évêque de la ville.

Entrée en religion, elle parut oublier d’avoir été impératrice et se considérait comme la dernière des religieuses, convaincue de l’être aux yeux de Dieu. Elle ne craignait rien tant que ce qui pouvait lui rappeler son ancienne dignité. Elle priait et lisait beaucoup et se dédiait particulièrement aux consolations et visites des malades.

Ainsi passèrent les dernières années de sa vie. Elle mourut vers l’an 1033 ou 1039. Sa dépouille fut ensevelie à Bamberg, à côté de celle de son époux.

Elle a été canonisée le 29 mars 1200 par le pape Innocent II (Lotario dei Conti di Segni, 1198-1216). 

©Evangelizo.org

Sainte Cunégonde priez pour nous !

03.03.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,1-12. 

En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,
et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas.
Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ;
ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues
et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères.
Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Paschase Radbert (?-v. 849)

moine bénédictin

Commentaire sur l’évangile de Matthieu, 10, 23; CCM 56B, 1112 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 152)

« Si moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres » (Jn 13,14)

       « Qui s’abaissera sera élevé. » Non seulement le Christ a dit à ses disciples de ne pas se faire appeler maîtres et de ne pas aimer les premières places dans les repas ni aucun autre honneur, mais il a donné lui-même, en sa personne, l’exemple et le modèle de l’humilité. Alors que le nom de maître lui est donné non par complaisance mais par droit de nature, car « tout subsiste par lui » (Col 1,17), par son entrée dans la chair il nous a communiqué un enseignement qui nous conduit tous à la vraie vie et, parce qu’il est plus grand que nous, il nous a « réconciliés avec Dieu » (Rm 5,10). Comme s’il nous disait : N’aimez pas les premiers honneurs, ne désirez pas vous faire appeler maîtres, de même que « ce n’est pas moi qui recherche ma gloire, il y a quelqu’un qui la recherche » (Jn 8,50). Tenez vos regards fixés sur moi, « car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie pour la multitude » (Mt 20,28).       Assurément, dans ce passage de l’Évangile, le Seigneur instruit non seulement ses disciples, mais aussi les chefs des Églises, leur prescrivant à tous de ne pas se laisser entraîner par l’avidité à rechercher les honneurs. Au contraire, que « celui qui veut devenir grand » soit le premier à se faire comme lui « le serviteur de tous » (Mt 20,26-27).

LECTURES :

Livre d’Isaïe 1,10.16-20. 

Écoutez la parole du Seigneur, vous qui êtes pareils aux chefs de Sodome ! Prêtez l’oreille à l’enseignement de notre Dieu, vous, peuple de Gomorrhe !
Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal.
Apprenez à faire le bien : recherchez le droit, mettez au pas l’oppresseur, rendez justice à l’orphelin, défendez la cause de la veuve.
Venez, et discutons – dit le Seigneur. Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront aussi blancs que neige. S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront comme de la laine.
Si vous consentez à m’obéir, les bonnes choses du pays, vous les mangerez ;
mais si vous refusez, si vous vous obstinez, c’est l’épée qui vous mangera. – Oui, la bouche du Seigneur a parlé.

Psaume 50(49),7ab.8.13-14.16bc-17.21abc.23ab. 

R/ À celui qui veille sur sa conduite, je ferai voir le salut de Dieu. (Ps 49, 23cd)

« Écoute, mon peuple, je parle ;
Israël, je te prends à témoin.
Je ne t’accuse pas pour tes sacrifices ; 
tes holocaustes sont toujours devant moi.

« Vais-je manger la chair des taureaux 
et boire le sang des béliers ?
Offre à Dieu le sacrifice d’action de grâce, 
accomplis tes vœux envers le Très-Haut.

« Qu’as-tu à réciter mes lois,
à garder mon alliance à la bouche,
toi qui n’aimes pas les reproches 
et rejettes loin de toi mes paroles ?

« Voilà ce que tu fais ;
garderai-je le silence ?
Penses-tu que je suis comme toi ?
Qui offre le sacrifice d’action de grâce,
celui-là me rend gloire. »