Notre-Dame du Peuple, l’icône vénérée par les Bélarusses et les Ukrainiens

Le Pape François en prière devant l’icône de Notre Dame du Peuple, le 11 janvier 2023.Le Pape François en prière devant l’icône de Notre Dame du Peuple, le 11 janvier 2023. (ANSA)

Notre-Dame du Peuple, l’icône vénérée par les Bélarusses et les Ukrainiens

Dans la salle Paul VI lors de l’audience générale ce mercredi 11 janvier, le Pape François s’est arrêté pour prier devant la Vierge adorée par les peuples de deux pays d’Europe orientale. Une image dont la vénération s’est largement répandue. De l’apparition de la petite icône à sa réplique agrandie, son message de tendresse a été accueilli en particulier au Bélarus et en Ukraine.

Maria Milvia Morciano – Cité du Vatican

L’image de la Vierge à l’Enfant, ornée de poinsettias, brille dans un coin de l’estrade de la salle Paul VI. Il s’agit de la même image miraculeuse de la Sainte Mère de Dieu de Žyrovici, au Bélarus. Après sa catéchèse, le Pape François a mentionné l’icône mariale, déclarant, après un nouvel appel pour l’Ukraine martyrisée, qu’il se tiendrait devant elle « en priant pour ce cher pays et pour la paix ». 

L’apparition de l’icône

La légende veut qu’une icône de la Vierge soit apparue dans le village de Žyrovici, en 1470, ce qui correspond à l’actuel village du district de Slonim, région de Grodno au Bélarus. Autour du village se trouvait une forêt où, près d’une source, des bergers ont remarqué une lumière qui brillait entre les branches d’un poirier: c’était une icône de la Vierge au Fils, très petite, en fait la plus petite icône connue de ce type iconographique dont la taille était de 43×56 millimètres.

image sacrée a été immédiatement emportée et remise au propriétaire de la forêt, Oleksandr Soltan, un noble bélarusse et trésorier de la cour du Grand-Duché de Lituanie, qui n’a pas voulu accorder plus d’attention à l’affaire et l’a cachée chez lui. L’histoire se poursuit entre le scepticisme du noble Soltan et la disparition de l’icône, qui aboutit à sa réapparition miraculeuse. Le noble change alors d’avis et décide de construire d’abord une petite chapelle, puis une grande église en bois, qui sera détruite dans un incendie un siècle plus tard. L’icône sacrée est cependant restée intacte : elle a été trouvée par des enfants errant autour de l’église détruite, dans les mains d’une belle femme assise sur une pierre, où une nouvelle église a été construite plus tard par Ivan, le neveu de Soltan. Au cours des XVIe et XVIIe siècles, un monastère a été ajouté. 

Une image vénérée par deux peuples

Il existe des témoignages des nombreux miracles survenus à ceux qui s’arrêtaient en prière devant cette icône et ensuite devant sa copie, c’est-à-dire celle conservée à Rome, dans la cathédrale ukrainienne gréco-catholique des Saints Sergius et Bacchus. L’histoire et la légende s’épaississent également autour de cette image et sont difficiles à reconstituer. 

Ce qui reste, cependant, et qui est important, c’est que le doux visage de la Mère rapproché de celui du Fils et l’échange réciproque de regards, c’est-à-dire la Mère Theotókos du type Eleousa, qui signifie tendresse, appartient à une iconographie très vénérée dans les pays orientaux, qui, par Marie, sont unis dans le même amour. Et dans ce cas, l’image de Notre-Dame de Žyrovici est également chère aux deux peuples du Bélarus et de l’Ukraine.

Source : VATICANNEWS, le 11 janvier 2023

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