Cour suprême des Etats-Unis : les juges gravement menacés

Cour suprême, les abortistes menacent de tuer les juges

Un document du département de la sécurité intérieure décrit les graves dangers d’attaques contre les juges de la Cour suprême des États-Unis, les pro-vie et les églises à la suite de la publication du projet de décision anti-avortement. Les menaces comprennent « l’incendie ou la prise d’assaut de la Cour suprême des États-Unis et le meurtre des juges et de leurs greffiers » ainsi que des membres du Congrès.

La guerre déclenchée par les abortistes et les démocrates depuis le 2 mai, avec la publication du projet d’arrêt de la Cour suprême contre l’avortement, que nous avons déjà décrit, a atteint un point culminant. Les appels, que les républicains adressent depuis quinze jours à l’administration Biden et au ministère de la Justice sur les dangers encourus par les juges, étaient jusqu’à présent restés lettre morte. Quelque chose bouge, mais maintenant il y a des terroristes sur le terrain.

Pour convaincre le ministre de la Justice, Merrick Garland, qu’il était urgent d’agir, il fallait un document spécifique du département de la Sécurité intérieure (DHS), décrivant lCour suprême des Etats-Unis : des abortistes menacent de tuer les juges. Le scoop journalistique de Politico début mai et le matraquage médiatique des avorteurs et des démocrates ont déclenché une vague de menaces contre les pro-vie et les juges et ont augmenté la « probabilité de violence extrémiste », indique le document rendu public mercredi 18 mai. La violence pourrait venir des deux côtés, affirme le document, bien qu’à ce jour aucune violence n’ait été signalée à l’encontre de personnes favorables à la vie, mais aussi d' »autres types d’extrémistes » cherchant à exploiter les tensions, selon ce rapport destiné aux agences gouvernementales locales.

Le document – daté du 13 mai, publié le 18 par l’agence de presse Axios, puis repris intégralement par divers médias et sites web – tente de faire la distinction entre les activités illégales et les manifestations intenses mais légales, qui seront également garanties lorsque la Cour suprême rendra son arrêt dans les mois à venir. « Le Dhs s’engage à protéger la liberté d’expression et les autres droits civils et libertés civiles des Américains, y compris le droit de manifester pacifiquement », a déclaré un porte-parole du département de la sécurité intérieure répondant à une demande de commentaire de l’agence de presse Axios.

Le document du Dhs indique que « si, historiquement, les actes de violence liés à cette question ont été principalement commis par des extrémistes violents opposés au droit à l’avortement », toutefois, « à l’avenir, les griefs liés à la limitation de l’accès à l’avortement pourraient alimenter la violence des extrémistes violents pro-choix et autres » (extrémistes violents nationaux).

La publication du projet d’arrêt de la Cour suprême a provoqué une « augmentation significative » des menaces via les médias sociaux à l’encontre des juges de la Cour suprême, des membres du Congrès et d’autres fonctionnaires, ainsi que du clergé et des professionnels de la santé. « Les extrémistes de la violence domestique et les groupes criminels ont adopté des récits sur le droit à l’avortement pour encourager la violence, augmentant probablement la menace contre le personnel et les installations de soins de santé gouvernementaux, religieux et reproductifs et les opposants idéologiques. » Le Dhs affirme avoir identifié « au moins 25 menaces violentes sur les médias sociaux », parmi lesquelles « l’incendie ou l’assaut de la Cour suprême des États-Unis et le meurtre de juges et de leurs greffiers, de membres du Congrès et de manifestants pacifiques ».

Le même jour, mercredi, le ministère de la Justice a dû annoncer que l’U.S. Marshals Service, la force de police chargée de la sécurité des juges, avait placé les juges de la Cour suprême sous surveillance 24 heures sur 24. Ce n’est que dans la soirée du mercredi 18 mai que le procureur général Garland a décidé de rencontrer les responsables du ministère de la Justice et les hauts fonctionnaires de la Cour suprême afin d’envisager des mesures de sécurité supplémentaires pour les juges, leurs familles, les fonctionnaires, le bâtiment et les bureaux de la Cour elle-même. Aucune intention d’interdire les manifestations. Superficialité, sous-estimation, complicité ? Pourquoi, du 13 mai au soir du 18 mai, l’administration Biden et le procureur général n’ont-ils pas levé le petit doigt pour empêcher les plans terroristes et protéger les juges et les églises ? Pourtant, les enregistrements audio et vidéo des menaces de mort proférées par les avorteurs à l’encontre de pro-vie et de prêtres sans défense, qui ont fait le tour du Web ces derniers jours, étaient connus des enquêteurs.

Parmi les pro-vie, ce sont les catholiques et les églises qui ont le plus subi d’attaques et de menaces, comme l’a détaillé le président de Catholic Vote, Brian Burch, à Dailywire. Pour rappel, le 14 janvier dernier, la Conférence des évêques américains avait déjà demandé au gouvernement d’être vigilant et de protéger les églises et leurs fidèles, dénonçant une centaine d’attaques reçues en peu de temps ; et dans un nouveau document, les évêques américains rendent compte de 132 attaques violentes et blasphématoires à ce jour. La situation est dangereuse et risque de provoquer une effusion de sang. Néanmoins, le Washington Post a comparé, dans un article au vitriol, l’éventuelle décision de la Cour suprême contre l’avortement aux attentats du 11 septembre 2001 contre les tours jumelles. Les mots peuvent devenir des balles, mais les libéraux et les démocrates américains n’ont pas vécu nos tragiques « années de plomb » et jouent avec le feu.

Emblématique est le choix de la vice-présidente Kamala Harris, qui hier, 19 mai, a bien pensé à témoigner de sa proximité avec les opérateurs des multinationales américaines de l’avortement, Planned Parenthood en tête, les remerciant de leur engagement et les assurant du soutien total de l’administration fédérale. Biden ? Sa cote de popularité est tombée à 26 % parmi l’électorat hispanique qui l’avait soutenu à 55 % l’année dernière. L’essence atteint un record de quatre dollars le gallon… Restons en là.

Source: LaNuovaBussola, le 20 mai 2022

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