Chemin de Croix: les familles partagent leurs difficultés et espoirs

Le Chemin de Croix en présence du Pape François au Colisée, le 30 mars 2019.Le Chemin de Croix en présence du Pape François au Colisée, le 30 mars 2019.

Chemin de Croix: les familles partagent leurs difficultés et espoirs

Le Saint-Siège a publié, ce 11 avril, les méditations pour le Chemin de Croix du Vendredi saint qui sera, comme le veut la tradition, organisé au Colisée. Quinze familles offrent leurs réflexions sur différentes souffrances endurées par les foyers à travers le monde, parmi lesquelles le fait d’être porteur de handicap, de vivre la migration ou encore la guerre actuelle en Ukraine.

Vatican News

Plaintes, incertitudes, besoins, blessures, mais également courage, pardon, prières et espoir. Ces thèmes, liés à la vie de chaque famille à travers le monde, constituent la base des méditations écrites pour le Chemin de Croix que le Pape François présidera le 15 avril, jour du Vendredi Saint, au Colisée à Rome.

Quinze familles liées à des associations et des communautés de bénévoles catholiques ont rédigé les méditations, en cette année de la famille Amoris Laetitia qui célèbre le cinquième anniversaire de l’exhortation apostolique éponyme du Saint-Père.

Progression de la vie familiale

L’ordre des méditations reflète en partie la progression de la vie familiale, passant des difficultés financières des jeunes couples aux épreuves de la parentalité, et de la douleur de la perte à des situations extraordinairement difficiles telles que la guerre.

Un jeune couple entame le Chemin de Croix en réfléchissant à ses difficultés: ils voient le mariage de leurs amis échouer, leur amour n’a pas encore été mis à l’épreuve et ils ont du mal à s’en sortir financièrement. «Le mariage, disent-ils, n’est pas seulement une aventure romantique, c’est aussi Gethsémani: l’angoisse que nous ressentons avant de briser notre corps pour l’autre.»

Une famille missionnaire partage ensuite sa difficulté à faire confiance à la Providence divine, alors qu’elle est témoin des horreurs de la guerre et qu’elle est tentée de recourir à la violence en réponse. Pourtant, elle lutte quotidiennement pour résister à la tentation de trahir le Christ, en s’en prenant à ses frères et sœurs.

L’amour sans et avec enfants

Un couple de personnes âgées sans enfant a écrit la réflexion pour la 3ème station. Elles soulignent combien elles ont souvent fait l’expérience de la condamnation des autres qui les jugent pour leur stérilité. L’amour, ajoute ce couple, remplit leur famille lorsqu’ils marchent main dans la main.

Une famille nombreuse partage le point de vue opposé, notant que les projets personnels et les objectifs de carrière cèdent souvent le pas aux devoirs familiaux, bien qu’ils ne soient pas imposés. «Malgré nos inquiétudes et nos journées bien remplies, disent-ils, nous ne penserions jamais à revenir en arrière.»

Jugement et maladie

Les méditations des stations suivantes donnent la parole à d’autres modèles familiaux. Un couple raconte que leur fils handicapé a été jugé avant même de venir au monde, puisque les médecins leur ont dit qu’il serait «un fardeau pour vous et la société: ‘crucifiez-le’». Mais cet enfant n’avait rien fait de mal, et ils ont choisi pour lui la vie.

Une famille, qui a transformé sa maison en un foyer pour de nombreuses autres personnes, souligne que la douleur a le pouvoir de transformer, et de rappeler la simplicité de la dignité humaine. Un homme dont la femme a été atteinte d’une grave maladie, propose également une réflexion sur la 7e station. Cette épreuve inattendue, exprime-t-il, chemin du Golgotha, les a mis lui et sa femme sur la croix, mais en a aussi fait le socle de leur famille.

La guerre en Ukraine

Les deux dernières stations du Chemin de Croix sont des récits sur la violence causée par la guerre et sur la migration forcée au sein des foyers de notre époque. Une famille ukrainienne et une famille russe décrivent tout ce que la guerre change, «l’existence, les jours, l’insouciance de la neige en hiver, aller chercher les enfants à l’école, le travail, les embrassades, les amitiés». Ils demandent à Dieu pourquoi, au milieu des larmes qui ont coulé et de la colère qui «a fait place à la résignation». Conscients de la difficulté de la réconciliation, ils invoquent le Seigneur pour qu’Il parle «dans le silence de la mort et de la division», en enseignant «à faire la paix, à être frères et sœurs, à reconstruire ce que les bombes auraient voulu détruire».

Les espoirs des migrants

Enfin, à la 14e station, une famille de personnes éxilées confie, après de durs périples, être perçue comme un fardeau dans son pays d’accueil. «Ici, nous sommes des chiffres, des catégories, des simplifications. Pourtant, nous sommes bien plus que des immigrants. Nous sommes des personnes». «Le corps de Jésus est déposé dans le tombeau», avec leurs sacrifices et leur passé. Leur parole, loin d’être résignée, est emprunte d’espoir: «Nous savons que la grande pierre à la porte du tombeau sera un jour roulée», concluent-ils, en se réjouissant de Pâques et de la vie nouvelle du Christ.

Source: VATICANNEWS, le 11 avril 2022

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