Rapport Fides: 21 missionnaires tués dans le monde en 2021

Missionnaires de la charité en Inde. Missionnaires de la charité en Inde. (AFP or licensors)

Rapport Fides: 21 missionnaires tués dans le monde en 2021

Selon le rapport annuel de l’agence de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples publié ce jeudi 30 décembre, 21 missionnaires ont été tués en 2021, dont 12 prêtres, 1 religieux, 2 religieuses et 6 laïcs.

Au cours de l’année 2021, 21 missionnaires ont été tués dans le monde: 12 prêtres, 1 religieux, 2 religieuses, 6 laïcs. Quant à la répartition continentale, le nombre le plus élevé a été enregistré en Afrique, où 10 missionnaires ont été tués (6 prêtres, 2 religieux, 2 laïcs), suivie par l’Amérique, avec 7 missionnaires tués (4 prêtres, 1 religieux, 2 laïcs) puis l’Asie, où 3 missionnaires ont été tués (1 prêtre, 2 laïcs), et l’Europe, où 1 prêtre a été tué.

536 missionnaires tués depuis 2000

Ces dernières années, l’Afrique et l’Amérique se sont relayées en tête de cette liste tragique. De 2000 à 2020, selon les données de Fides, 536 missionnaires ont été tués dans le monde.

Depuis quelque temps, la liste annuelle ne concerne pas seulement les missionnaires ad gentes au sens strict du terme, mais tente de recenser tous les chrétiens catholiques engagés d’une manière ou d’une autre dans une activité pastorale et qui sont morts de manière violente, non expressément «en haine de la foi». Selon l’agence, les missionnaires tués témoignaient «simplement» de leur foi dans des contextes de violence, d’inégalité sociale, d’exploitation, de dégradation morale et environnementale, où l’abus des plus forts sur les plus faibles est la règle de conduite, sans aucun respect pour la vie humaine, tout droit et toute autorité.

Mort pour avoir témoigné

De l’Afrique à l’Amérique, de l’Asie à l’Europe, ces missionnaires ont partagé «avec les frères et sœurs qui les entourent» la vie quotidienne, avec ses risques et ses peurs, ses violences et ses privations, apportant dans les petits gestes de chaque jour le témoignage chrétien «comme semence d’espérance». Fides cite ainsi des prêtres paroissiaux tués dans leurs communautés, en Afrique et en Amérique, torturés, enlevés par des criminels à la recherche d’un trésor inexistant ou attirés par le mirage de rançons faciles, ou pour faire taire les voix gênantes qui les exhortent à ne pas se soumettre passivement au régime criminel; des prêtres engagés dans le travail social, comme à Haïti, tués pour leur voler l’argent nécessaire à ces activités, ou tués par ceux qu’ils aidaient, comme en France, ou au Venezuela, où un religieux a été tué par des voleurs dans l’école même où il enseignait aux jeunes à construire un avenir.

Des catéchistes tués dans des affrontements armés avec les communautés qu’ils animaient au Sud-Soudan; des jeunes gens tués par des tireurs d’élite alors qu’ils s’efforçaient d’apporter de l’aide aux personnes déplacées fuyant les affrontements entre l’armée et les guérillas en Birmanie; un missionnaire laïc brutalement assassiné pour avoir volé un téléphone portable au Pérou; un jeune homme ayant sauté sur une mine terrestre en République Centrafricaine alors qu’il voyageait dans sa voiture de mission; ou encore un catéchiste indigène, militant non violent des droits de l’homme, tué au Mexique.

Source: VATICANNEWS, le 30 décembre 2021

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