22.10.2021 – SAINT DU JOUR

Saint Jean-Paul II
« Le Géant de Dieu »
Pape (263e) de 1978 à 2005

 « Au vu de la dimension extraordinaire avec laquelle ces Souverains Pontifes ont offert au clergé et aux fidèles un modèle singulier de vertu et ont promu la vie dans le Christ, tenant compte des innombrables requêtes partout dans le monde, le Saint-Père François, faisant siens les désirs unanimes du peuple de Dieu, a disposé que les célébrations de saint Jean XXIII, Pape, et de saint Jean-Paul II, Pape, soient inscrites dans le Calendrier Romain général, la première le 11, la deuxième le 22 octobre, avec le degré de mémoire facultative. […] »

De la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, 29 mai 2014, solennité de l’Ascension du Seigneur.

« Frères et sœurs, n’ayez pas peur d’accueillir le Christ et d’accepter son pouvoir ! Aidez le Pape et tous ceux qui veulent servir le Christ et, avec la puissance du Christ servir l’homme et l’humanité entière !N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ ! À sa puissance salvatrice ouvrez les frontières des États, les systèmes économiques et politiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation, du développement. N’ayez pas peur ! 

Ces paroles mémorables, prononcées le 22 octobre 1978 dans l’homélie du début du pontificat (>>>Vidéo Extraits du discours du Pape) restent, désormais, sculptées dans les cœurs de tous les chrétiens et des hommes de bonne volonté du monde entier.

Ce que le Pape demandait à tous, lui même l’a fait en premier : il a ouvert au Christ la société, la culture, les systèmes politiques et économiques, en inversant, avec la force d’un géant qui venait de Dieu, une tendance qui pouvait sembler irréversible. 

Karol Józef Wojtyła, devenu Jean-Paul II à son élection au Siège apostolique d’octobre 1978, est né le 18 mai 1920 à Wadowice, petite ville située à 50 km de Cracovie. Il est le plus jeune des trois enfants de Karol Wojtyła et d’Émilie Kaczorowska. Sa mère mourut en 1929. Son frère aîné Edmund, qui fut médecin, est décédé en 1932 ; leur père, ancien sous-officier, en 1941. Leur sœur Olga était décédée avant la naissance de Karol.

Il fut baptisé le 20 juin 1920, dans l’église paroissiale de Wadowice, par le prêtre François Żak, fit sa Première Communion à neuf ans et reçut la Confirmation à dix-huit ans. Ses études secondaires près l’École Marcin Wadowita de Wadowice achevées, il s’inscrit en 1938 à l’Université Jagellon de Cracovie et à un cours de théâtre. L’Université ayant été fermée en 1939 par l’occupant nazi, le jeune Karol dut travailler sur un chantier de l’usine chimique Solvay afin de gagner sa vie et d’échapper à la déportation en Allemagne.

À compter de 1942, ressentant l’appel au sacerdoce, il suivit les cours de formation du Séminaire clandestin de Cracovie. Il fut à la même époque l’un des promoteurs du Théâtre Rapsodique, lui aussi clandestin.

Après la Seconde Guerre mondiale, il poursuivit ses études au Grand Séminaire de Cracovie à peine rouvert, et également à la Faculté de théologie de l’Université Jagellon, jusqu’à son ordination sacerdotale à Cracovie le 1er novembre 1946 des mains du cardinal Adam Stefan Sapieha. Il fut ensuite envoyé à Rome par le cardinal Sapieha et poursuivit ses études doctorales sous la direction du dominicain français, le P. Garrigou-Lagrange. Il soutint en 1948 sa thèse en théologie consacrée à la Foi dans l’œuvre de saint Jean-de-la-Croix (Doctrina de fide apud Sanctum Ioannem a Cruce). Durant ce séjour romain, il occupa son temps libre pour exercer son ministère pastoral auprès des émigrés polonais de France, de Belgique et des Pays-Bas.

Il rentra en 1948 en Pologne pour être vicaire en diverses paroisses de Cracovie et aumônier des étudiants jusqu’en 1951 où il reprit ses études philosophiques et théologiques. 

En 1953, il soutint à l’Université catholique de Lublin une thèse intitulée « Mise en valeur de la possibilité de fonder une éthique catholique sur la base du système éthique de Max Scheler ». Il accéda ensuite à l’enseignement professoral de la théologie morale et d’éthique sociale au Grand Séminaire de Cracovie et à la Faculté de théologie de Lublin.

Le 4 juillet 1958, le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) le nomma Évêque titulaire d’Ombi et auxiliaire de Cracovie et, le 28 septembre suivant, il reçut la consécration épiscopale des mains de l’Archevêque Eugeniusz Baziak, en la cathédrale du Wawel (Cracovie).

Le 13 janvier 1964, il fut nommé Archevêque de Cracovie par  saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) qui, le 26 juin 1967, l’éleva au cardinalat, du titre de S. Cesareo in Palatio, une diaconie élevée au rang presbytéral pro illa vice (pour l’occasion). Après avoir participé au Concile Vatican II (1962-1965), où il offrit notamment une importante contribution à l’élaboration de la constitution Gaudium et Spes, le Cardinal Wojtyła prit part à toutes les assemblées du Synode des Évêques.

Au cours du second Conclave de 1978, il fut élu Pape par les Cardinaux le 16 octobre et prit le nom de Jean-Paul II. Le 22 octobre, Jour du Seigneur, il entamait solennellement son ministère de 263e successeur de l’Apôtre Pierre. Son pontificat de près de 27 années allait être l’un des plus longs de l’histoire de l’Église. 

Jean-Paul II a exercé son ministère pétrinien avec un inlassable esprit missionnaire, prodiguant toutes ses énergies, poussé par la sollicitude pastorale envers toutes les Églises et par la charité ouverte à l’humanité tout entière. En vingt-six années de pontificat, le pape Jean-Paul II a accompli 104 voyages apostoliques hors d’Italie et 146 visites dans ce pays. Comme Évêque de Rome, il a visité 317 des 333 paroisses de son diocèse.

Plus qu’aucun de ses prédécesseurs, il a rencontré le Peuple de Dieu et les Responsables des nations : aux 1166 audiences générales du mercredi ont participé plus de 17 600 000 pèlerins, sans compter toutes les autres audiences spéciales et les cérémonies religieuses [plus de 8 millions de pèlerins seulement au cours du Grand Jubilé de l’An 2000] ; outre les millions de fidèles qu’il a rencontrés au cours de ses visites pastorales en Italie et dans le monde. Nombreuses sont les personnalités gouvernementales reçues en audience : il suffit de rappeler les 38 visites officielles et les 738 audiences ou rencontres de chefs d’État, ainsi que les 246 audiences et rencontres de premiers ministres.

Son amour pour les jeunes l’a poussé à lancer en 1985 les Journées mondiales de la Jeunesse, et les dix-neuf JMJ de son pontificat ont rassemblé des millions de jeunes dans diverses parties du monde. D’autre part, son attention à la famille s’est exprimée par la tenue de Rencontres mondiales des Familles entreprises à son initiative en 1994.

Il a promu avec succès le dialogue avec les juifs et avec les représentants des autres religions, les invitant parfois à des rencontres de prière pour la paix, en particulier à Assise.

Sous sa direction l’Église s’est approchée du troisième millénaire et a célébré le grand Jubilé de l’An 2000, selon les orientations indiquées dans la Lettre apostolique Tertio Millennio Adveniente. Celle-ci s’est ensuite ouverte à la nouvelle époque, en recevant ses indications dans la Lettre apostolique Novo Millennio Ineunte, dans laquelle il montrait aux fidèles le chemin de l’avenir. 

Avec l’Année de la Rédemption, l’Année mariale et l’Année de l’Eucharistie il a promu le renouveau spirituel de l’Église. 

Il a donné une impulsion extraordinaire aux canonisations et aux béatifications, pour montrer d’innombrables exemples de la sainteté d’aujourd’hui, qui soient un encouragement pour les hommes de notre temps. Jean-Paul II a procédé à 147 cérémonies de béatification (1338 bienheureux) et à 51 de canonisation (482 saints). Il a proclamé Docteur de l’Église sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.

Il a considérablement élargi le Collège des Cardinaux, en en créant 231 en neuf Consistoires, plus un in pectore, dont le nom n’a jamais été révélé. Il a également présidé six réunions plénières du Sacré Collège.

Jean-Paul II a présidé quinze Synodes des Évêques : six Assemblées ordinaires (1980, 1983, 1987, 1990, 1994 et 2001), une générale extraordinaire (1985), huit spéciales (1980, 1991, 1994, 1995, 1997, 1998 [2] et 1999).

Il a prononcé 20 351 discours pendant son seul pontificat dont 3438 hors d’Italie. Au nombre de ses documents majeurs, on compte quatorze encycliques, quinze exhortations apostoliques, onze constitutions apostoliques et quarante-cinq lettres apostoliques. 

À titre privé, en tant que Docteur, a également publié cinq livres : Entrer dans l’espérance (octobre 1994) ; Don et Mystère  en ce 50ème anniversaire de mon ordination sacerdotale (novembre 1996) ; Triptyque romain – Méditations poétiques (mars 2003) ; Levez-vous et allons ! (mai 2004) et Mémoire et Identité (février 2005).

Les seuls écrits officiels représentent plus de 80 000 pages ; à cela il faut ajouter des publications à titre personnel et sans doute des milliers de lettres et documents privés divers.

Il a promulgué le Catéchisme de l’Église catholique, à la lumière de la Tradition, interprétée avec autorité par le Concile Vatican II. Il a également réformé les Codes de droit canonique latin et oriental, a créé de nouvelles institutions et réorganisé la Curie romaine.

Jean-Paul II est décédé au Vatican le 2 avril 2005 à 21 h 37, tandis qu’on entrait déjà dans le Jour du Seigneur, Octave de Pâques et Dimanche de la Divine Miséricorde.

Les funérailles se sont déroulées le >>> 08/04/05 alors que, depuis son décès, plus de trois millions de fidèles étaient venus à Rome saluer sa dépouille, attendant jusqu’à 24 heures avant d’entrer dans la basilique Saint-Pierre.

Le 28 avril, le nouveau pape Benoît XVI a accordé la dispense des cinq années après la mort pour l’ouverture de la Cause en béatification-canonisation de Jean-Paul II. La procédure canonique a été ouverte le 28 juin suivant par le card. Camillo Ruini, Vicaire général pour le diocèse de Rome.

Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła) a été officiellement élevé aux honneurs des autels le dimanche 1ermai 2011au cours de la messe de béatification, sur la place Saint-Pierre de Rome, présidée par le pape Benoît XVI  (>>> Homélie).

Le  27 avril 2014 sa Sainteté le pape Francesco a proclamé Saints ses prédécesseurs Jean XXIII et Jean-Paul II. Un moment de joie et de prière pour les 800 000 et plus fidèles qui, du monde entier, ont conflué dans la place Saint-Pierre, mais aussi le début d’un voyage éternel dans la gloire de l’Église catholique.

Pour un approfondissement :
>>> Canonisation des bienheureux Jean XXIII et Jean-Paul II

Saint Jean-Paul II priez pour nous !

Acte de consécration à Notre-Dame de Fatima du pape Saint Jean-Paul II, prononcé au sanctuaire de Fatima le 13 mai 1982

Voici l’acte d’offrande et de consécration que le Saint-Père a prononcé à la fin de la concélébration eucharistique du 13.05.1982 [1] :

1. « Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu ! » (« Sub tuum praesidium confugimus, Sancta Dei Genetrix. ») En prononçant les paroles de cette antienne avec laquelle l’Église du Christ prie depuis des siècles, je me trouve aujourd’hui en ce lieu choisi par toi, et par toi, ô Mère, particulièrement aimée.

Je suis ici, en union avec tous les pasteurs de l’Église par ce lien particulier qui fait que nous constituons un corps et un collège, de la même manière que, selon la volonté du Christ, les apôtres étaient unis à Pierre.

C’est dans le lien de cette unité que je prononce les paroles du présent acte, dans lequel je désire rassembler encore une fois les espoirs et les angoisses de l’Église dans le monde de ce temps.

Il y a quarante ans – puis à nouveau dix ans plus tard –, ton serviteur le Pape Pie XII, ayant devant les yeux les douloureuses expériences de la famille humaine, a confié et consacré à ton cœur immaculé le monde entier, et spécialement les peuples qui étaient, d’une manière particulière, l’objet de ton amour et de ta sollicitude.

Ce monde des hommes et des nations, je l’ai moi aussi devant les yeux aujourd’hui, au moment où je désire renouveler l’offrande et la consécration accomplies par mon prédécesseur sur le siège de Pierre : le monde du second millénaire qui va se terminer, le monde contemporain, notre monde actuel !

Se souvenant des paroles du Seigneur : « Allez… de toutes les nations faites des disciples… Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28, 19-20), l’Église a renouvelé, au Concile Vatican II, la conscience de sa mission en ce monde.

C’est pourquoi, ô Mère des hommes et des peuples, toi qui « connais toutes leurs souffrances et leurs espoirs », toi qui ressens d’une façon maternelle toutes les luttes entre le bien et le mal, entre la lumière et les ténèbres, qui secouent le monde contemporain, reçois l’appel que, comme mus par l’Esprit-Saint, nous adressons directement à ton cœur, et avec ton amour de Mère et de Servante, embrasse notre monde humain que nous t’offrons et te consacrons, pleins d’inquiétude pour le sort terrestre et éternel des hommes et des peuples.

Nous t’offrons et te consacrons d’une manière spéciale les hommes et les nations qui ont particulièrement besoin de cette offrande et de cette consécration.

« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu ! » Ne rejette pas nos prières alors que nous sommes dans l’épreuve !

Ne les rejette pas !

Accepte notre humble confiance – et notre offrande !

2. « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. » (Jn 3, 16.)

C’est précisément cet amour qui a fait que le Fils de Dieu s’est consacré lui-même pour tous les hommes : « Pour eux je me consacre moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, consacrés dans la vérité. » (Jn 17,19.)

En vertu de cette consécration, les disciples de tous les temps sont appelés à se dépenser pour Je salut du monde, à ajouter quelque chose aux souffrances du Christ en faveur de son Corps qui est l’Église (cf. 2 Co 12, 15 ; Col l, 24).

Devant toi, Mère du Christ, devant ton cœur immaculé, je veux aujourd’hui, avec toute l’Église, m’unir à notre Rédempteur en sa consécration pour le monde et pour les hommes, car c’est seulement dans son cœur divin qu’elle a le pouvoir d’obtenir le pardon et de procurer la réparation.

La puissance de cette consécration dure dans tous les temps, elle embrasse tous les hommes, peuples et nations, elle surpasse tout mal que l’esprit des ténèbres est capable de réveiller dans le cœur de l’homme et dans son histoire, et que, de fait, il a réveillé à notre époque.

A cette consécration de notre Rédempteur s’unit l’Église, Corps mystique du Christ, par le service du successeur de Pierre.

Combien profondément nous sentons le besoin de consécration pour l’humanité et pour le monde, pour notre monde contemporain, dans l’unité du Christ lui-même ! A l’œuvre rédemptrice du Christ, en effet, doit participer le monde par l’intermédiaire de l’Église.

Alors, quel mal nous fait tout ce qui, dans l’Église et en chacun de nous, s’oppose à la sainteté et à la consécration ! Et quel mal suscite en nous le fait que l’invitation à la pénitence, à la conversion, à la prière, n’ait pas rencontré l’accueil qu’elle aurait dû !

Quel mal nous procure le fait que beaucoup participent si froidement à l’œuvre de la Rédemption du Christ ! Et que d’une manière si insuffisante se complète en notre chair « ce qu’il reste à souffrir des épreuves du Christ » (Coll, 24) !

Bénies soient donc toutes les âmes qui obéissent à l’appel de l’amour éternel ! Bénis soient ceux qui, jour après jour, avec une inépuisable générosité, accueillent ton invitation, ô Mère, à faire ce que dit ton Jésus (cf. Jn 2, 5), et donnent à l’Église et au monde un témoignage serein de vie inspirée par l’Évangile !

Bénie sois-tu par-dessus tout, toi, la servante du Seigneur qui obéis de la manière la plus pleine à ce divin appel !

Sois saluée, toi qui t’es entièrement unie à la consécration rédemptrice de ton Fils !

Mère de l’Église ! Enseigne au peuple de Dieu les chemins de la foi, de l’espérance, et de la charité ! Aide-nous à vivre avec toute la vérité de la consécration du Christ pour toute la famine humaine du monde contemporain !

3. En te confiant, ô Mère, le monde, tous les hommes et tous les peuples, nous te confions aussi la consécration même pour le monde et nous la mettons dans ton cœur maternel.

O Cœur immaculé ! Aide-nous à vaincre la menace du mal qui s’enracine si facilement dans le cœur des hommes d’aujourd’hui et qui, avec ses effets incommensurables. pèse sur notre époque et semble fermer les voies vers l’avenir !

De la faim et de la guerre, délivre-nous !

De la guerre nucléaire, d’une autodestruction incalculable, de toutes les sortes de guerre, délivre-nous !

Des péchés contre la vie de l’homme depuis ses premiers moments, délivre-nous !

De la haine et de la dégradation de la dignité des fils de Dieu, délivre-nous !

De tous les genres d’injustices dans la vie sociale, nationale et internationale, délivre-nous !

De la facilité avec laquelle on piétine les commandements de Dieu, délivre-nous !

De la tentative d’enterrer dans les cœurs humains la vérité même de Dieu, délivre-nous !

Des péchés contre l’Esprit-Saint, délivre-nous ! Délivre-nous !

Accueille, ô Mère du Christ, ce cri chargé de la souffrance de tous les hommes ! Chargé de la souffrance de sociétés entières !

Que se révèle encore une fois dans l’histoire du monde la puissance infinie de l’amour miséricordieux ! Qu’il arrête le mal ! Qu’il transforme les consciences ! Que dans ton cœur immaculé se manifeste pour tous la lumière de l’Espérance !

Je veux encore t’adresser une prière spéciale, ô Mère qui connais les angoisses et les préoccupations de tes fils.

D’une manière pressante, je te supplie d’intercéder pour la paix du monde. entre les peuples qui, en diverses régions du monde, sont en litige pour des intérêts nationaux ou qui s’opposent les uns aux autres dans des actes de violence injuste.

Je te supplie en particulier, pour que prennent fin les hostilités qui opposent, depuis trop de jours, deux grands pays dans les eaux de l’Atlantique Sud, occasionnant de douloureuses pertes en vies humaines. Fais que l’on trouve finalement une solution juste et honorable pour les deux parties, non seulement dans la controverse qui les divise et les menace avec des conséquences imprévisibles, mais aussi et surtout pour le rétablissement entre eux de la plus haute et profonde harmonie, celle qui convient à leur histoire, à leur civilisation, à leurs traditions chrétiennes.

Que la grave et préoccupante controverse soit vite dépassée et terminée : de sorte que, aussi, le voyage projeté en Grande-Bretagne puisse avoir lieu heureusement, en accomplissement non seulement de mon désir, mais aussi de celui de tous ceux qui attendent ardemment cette visite et l’ont préparée avec tant d’efforts et de tout cœur.

La Documentation Catholique – 6 juin 1982 – n° 1831

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