Méditation du quatrième dimanche de Pâques :  » Jésus, le bon berger »

Croce, crocifissoCroce, crocifisso 

Méditation du quatrième dimanche de Pâques :  » Jésus, le bon berger »

Le Père jésuite Martin Bhati nous introduit à la méditation avec les lectures du quatrième dimanche de Pâques de l’année B.

Mes chers frères et sœurs, aujourd’hui l’Eglise nous propose de célébrer le quatrième dimanche de Pâques, année B. Les Actes des Apôtres présentent l’apôtre Saint Pierre devant le Sanhedrin. Il témoigne d’une guérison d’un infirme, au nom de Jésus. La première lettre de Saint Jean, dans la péricope lue, montre les rapports difficiles entre le monde et Dieu et tous ses serviteurs. Cette lecture souligne également notre marche d’amour vers la plénitude de la vie en Dieu.

Dans l’Evangile le Christ se présente comme le Bon Berger qui connait ses brebis et qui se sacrifie pour elles. Le langage du berger et des troupeaux fait historiquement partie intégrante de la compréhension que l’Eglise a d’elle-même. Le Bon Pasteur, c’est celui qui permet à ceux et à celles qui lui sont confiés de « vivre pleinement » : il dirige, guide, défend et protège son troupeau.

Le bon Berger connait ses brebis et ses brebis le connaissent. Il connaît chacune par son nom ; elles sont toutes uniques. S. Jean, met l’accent sur l’individualité de chacun et l’importance que nous avons pour Dieu. Qui que nous soyons, nous avons du prix à ses yeux. Chacun est un modèle unique devant Dieu.

Ensuite, Jésus dit que le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Il prend tous les risques possibles pour protéger ses brebis jusqu’au sacrifice suprême. Il ne les abandonne pas quand viennent les animaux sauvages, quand viennent les voleurs. Ils restent solidaires avec elles.

Enfin, le Bon Pasteur nous dit qu’il a d’autres brebis dans d’autres bergeries. Il s’en préoccupe ; il veut les rassembler toutes en un seul troupeau dans l’unité. Quand Jésus affirme cela, il ne pense pas seulement aux bons chrétiens ; il pense aussi à tous ceux et celles qui ne connaissent pas Dieu, ceux et celles qui organisent leur vie sans lui et en dehors de lui ; il voit aussi ceux et celles qui combattent l’espérance chrétienne ou la tournent en dérision. Les uns et les autres sont connus et aimés de Dieu.

La question fondamentale que nous devons aborder d’aujourd’hui est donc celle de savoir comment nous devons considérer le ministère. Être chrétien, c’est être conscient des relations qui nous lient les uns aux autres malgré les différences.  Agir en tant que chrétien, c’est être conscient de la manière dont nous affectons les autres, et en retour, sommes affectés par eux, en bien ou en mal.

L’antipathie et la haine, détruisent l’individualité, et regroupent les gens en leur donnant une étiquette négative. On ne connaît plus le nom des personnes, ils n’ont plus de visage, nous ne savons plus qui ils sont… Il devient alors plus facile de lutter contre eux et de les éliminer… 

Dans l’évangile d’aujourd’hui, le Seigneur refuse cette négation de la personne. Il connaît ses brebis et il les appelle par leur nom. Le bon pasteur est le Dieu des Juifs, des Bouddhistes, des Musulmans, des Hindous, des Chrétiens. En ce dimanche du bon pasteur, nous sommes invités à marcher dans les traces du Seigneur, d’être de bons pasteurs pour les gens autour de nous. 

Méditation 4è dimanche de Paques de l’année liturgique B avec le Père Bahati, SJ

Source: VATICANNEWS, le 24 avril 2021

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