Causes des saints : Santiago Masarnau Fernández, pianiste espagnol, «héroïque»

Santiago de Marsanau, dessin de Félix Badillo, gravure de Arturo Carretero @ wikimedia commons /DP

Santiago De Marsanau, Dessin De Félix Badillo, Gravure De Arturo Carretero @ Wikimedia Commons /DP

Causes des saints : Santiago Masarnau Fernández, pianiste espagnol, «héroïque»

Fondateur de la Société de saint Vincent de Paul en Espagne

Le serviteur de Dieu Santiago Masarnau Fernández (1805-1882), laïc espagnol, premier président et fondateur de la Société de saint Vincent de Paul en Espagne, a vécu les vertus humaines et chrétiennes de façon « héroïque », c’est-à-dire évangélique.

Un décret reconnaissant « les vertus héroïques » de Santiago Masarnau Fernández a été promulgué par la Congrégation pour les causes de saints, avec l’approbation du pape François, jeudi 21 janvier 2021. La reconnaissance d’un miracle ouvrirait ensuite la porte à sa béatification.

Le pape François a approuvé, lors d’une audience accordée au cardinal Marcello Semeraro, la publication de huit décrets de la Congrégation pour les causes des saints pour un martyre et les « vertus héroïques » de sept baptisés.

Musicien en Europe

Santiago Masarnau Fernández est né le 10 décembre 1805 à Madrid, lit-on dans sa biographie publiée en espagnol par la Société de saint Vincent de Paul en Espagne.

En 1806, son père est nommé secrétaire des Écuries royales de Cordoue, la ville où toute la famille s’installe. Deux ans plus tard, sa mère décède et le reste de la famille déménage à Grenade. Là-bas, Santiago commence à prendre les premières leçons de composition et d’interprétation musicales.

En 1814, la famille Masarnau s’installe à Madrid ou le père est nommé secrétaire de l’intendance du palais. Santiago poursuit sa formation musicale, tout en faisant ses études ordinaires au Collège « Doña María de Aragón », dirigé par les Augustins. Plus tard, de 1820 à 1822, il étudie les mathématiques au « Real Estudios de San Isidro ».

En 1825, Santiago, qui a décidé de poursuivre une carrière musicale, se rend à Paris pour compléter sa formation. Il poursuit ensuite ses études musicales à Londres, où il prend des leçons chez le célèbre musicien Johann Baptist Cramer.

Au cours de ces années, ses croyances religieuses ont plus un fondement philosophique qu’un engagement chrétien authentique, bien qu’il se conforme aux obligations formelles qu’il a en tant que catholique.

La conversion de Paris

Au cours des années 1830, Santiago vit à Madrid, où il enseigne au Conservatoire et donne des concerts, et encore à Paris où il se consacre à la composition et à l’enseignement de la musique.

Pendant le Carême de 1838, à Paris, Santiago « vit un profond changement dans l’expérience de sa foi », lit-on dans sa biographie. « Son premier biographe l’appelle ‘conversion’. Une confession générale qui culmine par une communion le 19 mai à la paroisse de Notre-Dame de Lorette, marque définitivement le cours de sa vie. »

En 1843, Santiago revient définitivement à Madrid, appelé par son frère Vicente qui le veut comme directeur adjoint et professeur de musique à l’école qu’il a créée.

Le 11 novembre 1849, Santiago Masarnau fonde la Société de saint Vincent de Paul en Espagne. Avec les gens qui partagent ses idéaux, il commence à servir des personnes les plus défavorisées et à lutter contre les inégalités sociales et les injustices.

Dissolution et rétablissement

Le 8 décembre 1851, la première assemblée générale de la Société a lieu. Depuis, elle connaît une croissance spectaculaire dans toute l’Espagne.

En 1856, la publication du Bulletin de la Société commence et elle a aussi le soutien de l’archevêque de Cuba et confesseur de la reine, saint Antoine Marie Claret (1807-1870).

En 1868, la Société de saint Vincent de Paul est dissoute par un décret gouvernemental. Santiago « reçoit cette sévère mesure avec sa sérénité habituelle ».

Sept ans plus tard, une fois la monarchie constitutionnelle rétablie en la personne du roi Alphonse XII, « les sociétés pieuses de saint Vincent de Paul sont légalement rétablies ».

En 1882, la mauvaise santé de Santiago lui fait présenter sa démission de la présidence de la Société.

Le 14 décembre, il décède à l’âge de 77 ans.

Le procès diocésain de la cause de canonisation du serviteur de Dieu Santiago Masarnau a commencé le 5 juin 1999.

Source: ZENIT.ORG, le 22 janvier 2021

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