Nouvelle campagne de l’AED en faveur des chrétiens de Syrie

Noël orthodoxe à Damas (archives 2019)Noël orthodoxe à Damas (archives 2019)  (ANSA)

Nouvelle campagne de l’AED en faveur des chrétiens de Syrie

Baptisée «Nous sommes leur ancre de salut», cette collecte de fonds de l’Aide à l’Église en détresse est entièrement consacrée aux chrétiens toujours moins nombreux de Syrie. 

Les conditions de vie restent très difficiles pour les Syriens, surtout les plus vulnérables, particulièrement exposés à la menace du coronavirus, d’autant que les structures de santé du pays, gravement endommagées par des années de guerre, ne peuvent répondre à l’urgence.

Sur les quelque 11,7 millions de déplacés recensés -dont la moitié se trouvent à l’intérieur du pays-, on estime que les chrétiens représentent entre 500 et 600 000. A cette communauté minoritaire, la fondation de Droit pontifical continue d’apporter une aide matérielle et un soutien moral. C’est dans cet esprit que se place cette nouvelle campagne, en continuité avec tout ce qui a été accompli l’année dernière.

En 2020, de nombreuses interventions et initiatives pastorales ont été réalisées en faveur des familles chrétiennes à travers le pays: des milliers de foyers ont été alimentés en électricité, des centaines de familles ont été soutenues dans le paiement de leur loyer, des colis alimentaires ont été distribués aux personnes les plus démunies et grâce à des bourses, 6 500 jeunes ont pu poursuivre leurs études. A Lattaquié et Tartous, un plan d’aide a garanti des soins de santé pour les habitants de ces deux villes de l’est de la Syrie, tandis qu’à Alep, la cathédrale Saint Élie, détruite en 2013 dans une attaque d’un groupe djihadiste, a été rouverte et reconsacrée.

Pour le directeur de l’antenne italienne de l’AED, cette aide matérielle, loin de s’apparenter à de l’assistanat, contribue à insuffler une véritable espérance. «L’AED connaît parfaitement les chrétiens de Syrie et sait par expérience qu’ils sont les premiers à se retrousser les manches pour faire face aux vrais problèmes, qu’ils sont les premiers à donner des exemples lumineux de foi et qu’ils sont encore une fois les premiers à chérir leur pays, ce qui les rend naturellement réticents à l’émigration. Ils veulent simplement vivre leur foi, leur vie, avec dignité dans le pays où ils sont nés», assure Alessandro Monteduro.

L’organisation s’inquiète également de la situation des jeunes Syriens; 2,8 millions de mineurs se trouvent parmi les déplacés internes, hors de tout circuit scolaire. Les conséquences s’en feront sentir sur plusieurs générations, craint Monteduro.

Source: VATICANNEWS, le 22 janvier 2021

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